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Michna Beroura 696 →- דיני הספד ותענית ועשיית מלאכה בפורים. ובו ח סעיפים:
פורים מותר בעשיית מלאכה ובמקום שנהגו שלא לעשות אין עושין (והאידנא נהגו בכל מקום שלא לעשות) (כל בו) והעושה אינו רואה סימן ברכה מאותה מלאכה לעולם אלא אם הוא בנין של שמחה כגון בית חתנות לבנו או אבורנקי של מלכים דשרי: הגה ומותר לעשות כל מלאכת מצוה כגון לכתוב פסקי הלכות וכן מותר לעשות אפילו מלאכות גמורות לצורך פורים (ת"ה סי' קי"ב):Lois relatives à l'oraison funèbre, au jeûne et à l'accomplissement de travaux à Pourim. Il contient 8 séifim.
À Pourim, il est permis d'accomplir des travaux (mela'kha), mais dans un endroit où l'on a l'usage de ne pas en faire, on n'en fait pas (et aujourd'hui, on a l'usage en tout lieu de ne pas en faire) (Kol Bo). Et celui qui en fait ne verra jamais de signe de bénédiction de ce travail-là, sauf s'il s'agit d'une construction de réjouissance, comme une maison nuptiale pour son fils, ou un pavillon (avarnaki) pour les rois, ce qui est permis. Haga (Rema) : Et il est permis de faire tout travail de mitsva, comme écrire des décisions de halakha. De même, il est permis de faire même de véritables travaux pour les besoins de Pourim (Teroumat HaDéchen, siman 112).séif 1
- אפי' במקום שנהגו לא נהגו אלא ביום מקרא מגילה בלבד אבל לאסור את של זה בזה אינו מנהג:Même dans un endroit où l'on a cet usage de ne pas travailler, on n'en a l'usage que le jour de la lecture de la Méguila seulement ; mais interdire le jour de l'un (le 14 ou le 15) à l'autre (aux habitants de l'autre catégorie de ville), ce n'est pas un usage.
séif 2
- יום י"ד ויום ט"ו אסורים בהספד ותענית לכל אדם בכל מקום בין לבני כרכים שהם עושין ט"ו בלבד בין לבני עיירות שהם עושין י"ד בלבד והנשים מענות בהם שכולם עונות כאחת ומטפחות שמכות כף אל כף אבל לא מקוננות שתהא אחת מדברת וכולן עונות אחריה נקבר המת לא מענות ולא מקוננות :Le 14 et le 15 Adar sont interdits pour l'oraison funèbre et le jeûne, à tout homme, en tout lieu, aussi bien pour les habitants des villes fortifiées, qui ne célèbrent que le 15, que pour les habitants des bourgs, qui ne célèbrent que le 14. Et les femmes peuvent se lamenter (me'anot) ces jours-là, c'est-à-dire toutes répondent ensemble, et frapper des mains (metapé'hot), c'est-à-dire qu'elles frappent une paume contre l'autre ; mais pas réciter des complaintes (mekonenot), c'est-à-dire qu'une seule parle et toutes lui répondent. Une fois le mort enterré, elles ne se lamentent pas et ne récitent pas de complaintes.
séif 3
- כל דברי אבילות נוהגים בחנוכה ופורים: הגה ומכל מקום ילך לבית הכנסת לשמוע המגילה (תוספות פרק קמא דמועד קטן) ואם יוכל לאסוף מנין לביתו לקרות המגילה עדיף טפי. (מהרי"ל) ויש אומרים שאין אבילות נוהג בפורים לא בי"ד ולא בט"ו (הרא"ש ומנהגים) וכן נוהגין ואפי' אבילות יום ראשון נדחה מפני פורים (ד"ע) אבל דברים שבצנעה נוהג ואע"פ שאינו נוהג אבילות בפורים עולה לו למנין שבעה ימי אבילות כמו שבת וכן פסק הרב בעצמו בטור י"ד סי' ת"א:Toutes les pratiques de deuil s'appliquent à 'Hanouka et à Pourim. Haga (Rema) : Néanmoins, il (l'endeuillé) ira à la synagogue pour entendre la Méguila (Tossefot, premier chapitre de Moëd Katan) ; et s'il peut réunir un minyan chez lui pour lire la Méguila, c'est encore préférable (Maharil). Et certains disent que le deuil ne s'applique pas à Pourim, ni le 14 ni le 15 (le Roch et les Minhaguim), et tel est l'usage ; et même le deuil du premier jour est repoussé à cause de Pourim (Darkhei Moché). Mais les choses qui se font en privé, il les observe. Et bien qu'il n'observe pas le deuil à Pourim, cela compte pour lui dans le nombre des sept jours de deuil, comme le Chabbat ; et ainsi a tranché le Rav (Rema) lui-même dans ses gloses sur le Tour, Yoré Dé'a, siman 401.
séif 4
- אם חל פורים במוצאי שבת ואבל יושב בבית הכנסת בשבת במנחה לא יצא משם עד שיתפלל תפלת ערבי' וישמע קריאת מגילה ולמחרת לא יצא מפתח ביתו:Si Pourim tombe à l'issue du Chabbat, et qu'un endeuillé est assis à la synagogue le Chabbat à Min'ha, il ne sortira pas de là jusqu'à ce qu'il ait prié la prière d'Arvit et entendu la lecture de la Méguila ; et le lendemain, il ne sortira pas du seuil de sa maison.
séif 5
- יש מי שאומר שהאבל חייב לשלוח מנות: הגה אבל אין שולחין לאבל כל י"ב חדש (מהרי"ל) וכמו שיתבאר בי"ד סי' שפ"ה ע"ש ואם אין בעיר אלא האבל עם אחר חייב לשלוח לאבל כדי לקיים משלוח מנות אלא אם כן מחל האבל על מנתו (מהריב"ש):Il y a un avis selon lequel l'endeuillé est obligé d'envoyer des portions (michloa'h manot). Haga (Rema) : Mais on n'envoie pas de portions à un endeuillé pendant tous les douze mois (Maharil), comme il sera expliqué dans Yoré Dé'a, siman 385 ; vois là-bas. Et s'il n'y a dans la ville que l'endeuillé et un autre homme, celui-ci est obligé d'envoyer à l'endeuillé afin d'accomplir la mitsva de michloa'h manot, à moins que l'endeuillé n'ait renoncé à sa portion (Ribach).
séif 6
- יש מי שאומר שאונן מותר בבשר ויין דלא אתי עשה דיחיד דאבילות ודחי עשה דרבים דאורייתא דלשמוח בפורים דברי קבלה נינהו שהם כדברי תורה: הגה וכל שכן שחייב במקרא מגילה ותפלה וק"ש ונ"ל דדוקא בלילה אע"פ שמתו מוטל לפניו אבל ביום שרוצה לקברו קבורת מתו קודם כמו שנתבאר לעיל סימן תרפ"ז ס"ב ולכן קורא ומתפלל אחר כך דלא עדיף מי"ט ושבת כמו שנתבאר לעיל סימן ע"א כנ"ל:Il y a un avis selon lequel l'onen (endeuillé dont le mort n'est pas encore enterré) est autorisé à consommer de la viande et du vin, car le commandement positif individuel du deuil ne vient pas repousser le commandement positif public (dont l'autorité est comparable à celle) de la Torah de se réjouir à Pourim ; en effet, ce sont des paroles de la tradition (divrei kabbala, les Prophètes et Hagiographes), qui sont comme des paroles de Torah. Haga (Rema) : Et à plus forte raison, il est obligé à la lecture de la Méguila, à la prière et à la lecture du Chema. Et il me semble que cela ne vaut que la nuit, bien que son mort soit étendu devant lui ; mais le jour, lorsqu'il veut l'enterrer, l'enterrement de son mort passe d'abord, comme il a été expliqué plus haut (siman 687, séif 2) ; c'est pourquoi il lit et prie ensuite, car Pourim n'est pas supérieur au Yom Tov et au Chabbat, comme il a été expliqué plus haut (siman 71). Ainsi me semble-t-il.
séif 7
- מותר לישא אשה בפורים: הגה בין בי"ד בין בט"ו וכ"ש שמותר לעשות פדיון הבן (תוס' פרק קמא דמועד קטן) מה שנהגו ללבוש פרצופים בפורים וגבר לובש שמלת אשה ואשה כלי גבר אין איסור בדבר מאחר שאין מכוונין אלא לשמחה בעלמא וכן בלבישת כלאים דרבנן וי"א דאסור אבל המנהג כסברא הראשונה וכן בני אדם החוטפים זה מזה דרך שמחה אין בזה משום לא תגזול ונהגו כך ובלבד שלא יעשה דבר שלא כהוגן ע"פ טובי העיר: (תשובת מהר"י מינץ סי' י"ז):Il est permis d'épouser une femme à Pourim. Haga (Rema) : Aussi bien le 14 que le 15 ; et à plus forte raison, il est permis de faire le rachat du premier-né (pidyon habèn) (Tossefot, premier chapitre de Moëd Katan). Quant à l'usage de porter des masques à Pourim, et qu'un homme porte un vêtement de femme et une femme un habit d'homme, il n'y a pas d'interdit en la matière, puisqu'ils n'ont en vue qu'une simple réjouissance ; et de même pour le port de kilayim (mélange de laine et de lin) d'ordre rabbinique. Et certains disent que c'est interdit, mais l'usage suit le premier avis. De même, les gens qui s'arrachent des objets les uns aux autres par manière de réjouissance, il n'y a pas là de transgression de « Tu ne voleras pas » (Lévitique 19, 13), et on a cet usage, pourvu qu'on ne fasse rien d'inconvenant, selon l'appréciation des notables de la ville (Responsa du Mahari Mintz, siman 17).
séif 8