Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 696 →- (א) מותר בעשיית מלאכה - דאע"ג דכתיב משתה ושמחה ויו"ט מ"מ לא קיבלו עליהם לעשותו יו"ט אכן אח"ז נהגו מעצמן באיזה מקומות שלא לעשות:(1) Il est permis de faire un travail – car bien qu'il soit écrit : « festin, joie et jour de fête » (Esther 9, 19), néanmoins ils n'ont pas accepté sur eux d'en faire un Yom Tov (où le travail serait interdit). Cependant, par la suite, on a pris de soi-même l'usage, en certains endroits, de ne pas travailler.
séif katan 1
- (ב) אין עושין - וע"י עכו"ם שרי:(2) On n'en fait pas – mais par l'intermédiaire d'un non-Juif, c'est permis.
séif katan 2
- (ג) בכל מקום שלא לעשות - ופרקמטיא מותר ששמחה היא לו:(3) Partout, de ne pas en faire – mais le commerce (prakmatya) est permis, car c'est pour lui une joie.
séif katan 3
- (ד) סימן ברכה - כגון אם זורע איזה דבר אינו מצמיח [ב"י] אבל הרא"ם כתב שאינו מרויח אבל אינו מפסיד ג"כ [מ"א]:(4) Signe de bénédiction – par exemple, s'il sème quelque chose, cela ne pousse pas [Beit Yossef] ; mais le Réem a écrit qu'il n'en tire pas de profit, mais qu'il n'y perd pas non plus [Maguen Avraham].
séif katan 4
- (ה) או אבורנקי של מלכים - שנוטעים לצל להסתופף בצלו:(5) Ou un pavillon (avourneki) de rois – que l'on plante (un arbre) pour l'ombre, afin de s'abriter à son ombre.
séif katan 5
- (ו) פסקי הלכות - ופשטי המקרא ואגרת שלום ומזכרת חובותיו וכן כל דבר שא"צ עיון גדול. וכתב בסי' עמודי שמים דמ"מ יש לראות שלא ימשוך בה ויתבטל משמחת פורים. מגילה מותר לכתוב בפורים:(6) Des décisions de halakha – ainsi que les explications du sens simple des versets, une lettre de salutation (iguéret chalom) et le mémorandum de ses créances ; et de même toute chose qui ne nécessite pas une grande réflexion. Et l'auteur du siddour Amoudé Chamayim a écrit que néanmoins il faut veiller à ne pas s'y attarder et à ne pas négliger pour cela la joie de Pourim. Il est permis d'écrire une Méguila à Pourim.
séif katan 6
- (ז) אינו מנהג - ויש מחמירין בזה ונראה דתלוי במנהג אותו המקום:(7) Ce n'est pas un usage – et certains sont rigoureux en cela ; et il semble que cela dépende de l'usage de ce lieu.
séif katan 7
- (ח) בהספד - ומקום שנהגו שביום ז' הולכים על הקבר לקונן אסור בפורים אלא האבל לבדו ילך לשם עם חזן אחד ויאמר לו השכבה ואפילו בערב פורים לא ילך לשם שלא יחשבו העולם שהאבילות נפסק בפורים:(8) Pour l'oraison funèbre – et là où l'on a l'usage, le septième jour du deuil, d'aller sur la tombe pour se lamenter, c'est interdit à Pourim ; seul l'endeuillé ira là-bas avec un 'hazane (officiant), qui lui dira la Hachkava (prière pour l'âme du défunt). Et même la veille de Pourim, il n'ira pas là-bas, afin que les gens ne pensent pas que le deuil est interrompu à Pourim.
séif katan 8
- (ט) ותענית - ולענין ת"ח עיין לעיל בסימן תרצ"ה ס"ב בהג"ה ובמ"ב שם. ודין ת"ח בפניו עיין ביו"ד סימן ת"א:(9) Et le jeûne – et en ce qui concerne l'oraison funèbre d'un talmid 'hakham (érudit en Torah), vois plus haut, siman 695, séif 2, dans la Haga, et dans la Michna Beroura là-bas. Et pour la règle de l'oraison funèbre d'un talmid 'hakham en sa présence (avant l'enterrement), vois Yoré Dé'a, siman 401.
séif katan 9
- (י) ילך לבהכ"נ לשמוע וכו' - ומה שכתב בסעיף ה' בסופו דלמחרת לא יצא מפתח ביתו מיירי כשיש לו מנין בביתו אף דבעלמא קריאה בצבור עדיף טפי:(10) Il ira à la synagogue pour entendre, etc. – et ce qu'il (l'auteur) a écrit au séif 5, à la fin, que le lendemain il ne sortira pas du seuil de sa maison, traite du cas où il a un minyane chez lui, bien qu'en général la lecture en public soit préférable.
séif katan 10
- (יא) המגילה - אבל תפלת מעריב יתפלל בביתו:(11) La Méguila – mais la prière d'Arvit, il la priera chez lui.
séif katan 11
- (יב) וי"א שאין וכו' וכן נוהגין - אף שהב"ח ועוד אחרונים כתבו שבמקומם היה המנהג להתאבל אבל כבר כתב בשע"ת בשם כמה אחרונים להקל ושכן פשט המנהג במדינות אלו ובפרט בענין חליצת מנעלים וישיבה ע"ג קרקע בודאי אין להחמיר ומ"מ יראה למעט במיני שמחה שעושין. כתב בתשובת בנין עולם סי' ל"ה לענין לקרות האבל המגילה בביהכ"נ אם אין שם אחר שיודע לקרות כ"כ בנקודות ובטעמים ובדקדוק האותיות טוב יותר שיקראנה האבל כמ"ש ביו"ד לענין להתפלל בשבתות ויו"ט:(12) Et certains disent que le deuil ne s'applique pas, etc., et tel est l'usage – bien que le Ba'h et d'autres A'haronim aient écrit que, dans leur région, l'usage était d'observer le deuil ; mais le Chaaré Techouva a déjà écrit, au nom de plusieurs A'haronim, d'être indulgent, et que tel est l'usage répandu dans ces pays-ci ; et en particulier pour ce qui est d'ôter les chaussures et de s'asseoir à même le sol, il ne faut certainement pas être rigoureux. Néanmoins, il veillera à réduire les formes de réjouissance que l'on pratique. Il est écrit dans les Responsa Binyan Olam, siman 35, au sujet de la question de savoir si l'endeuillé peut lire la Méguila à la synagogue : s'il n'y a pas là d'autre personne qui sache lire aussi bien, avec les voyelles, les cantillations (teamim) et la précision des lettres, il est préférable que l'endeuillé la lise, comme il est écrit dans Yoré Dé'a au sujet de l'endeuillé qui veut officier pour la prière les Chabbats et les Yamim Tovim.
séif katan 12
- (יג) דברים שבצנעה נוהג - הנה ט"ז כתב דהליכה מביתו לתפלה אסור גם לדעה זו ולא מקרי זה בפרהסיא דלא מינכר שעושה כן משום אבילות ובמ"א כתב דמשמע בטור דבשחרית הולך לבהכ"נ להתפלל ועיין בפמ"ג שכתב דהמיקל להתנהג כן לא הפסיד וכ"כ בדה"ח דשחרית הולך לתפלה בבהכ"נ:(13) Les choses qui se font en privé, il les observe – voici que le Taz a écrit que le fait d'aller de chez lui à la synagogue pour la prière est interdit même selon cet avis, et que cela n'est pas considéré comme une chose faite en public, car il n'est pas visible qu'il agit ainsi en raison du deuil. Et le Maguen Avraham a écrit qu'il ressort du Tour que le matin (pour Cha'harit) il va à la synagogue pour prier. Et vois le Peri Megadim, qui a écrit que celui qui est indulgent pour se conduire ainsi n'y perd pas ; et de même, le 'Hayé Adam (dans Derekh Ha'Hayim) a écrit que le matin il va prier à la synagogue.
séif katan 13
- (יד) עולה לו למנין שבעה - אפילו מת בפורים:(14) Cela lui compte dans le compte des sept jours – même si le défunt est mort à Pourim.
séif katan 14
- (טו) לא יצא משם וכו' - דין זה כתבו הרוקח ובמקומו היו אוכלין סעודה שלישית קודם מנחה לכן קאמר דבבואו להתפלל מנחה לא יצא משם אבל לדידן צריך לילך לביתו אחר מנחה לאכול סעודה שלישית ובלילה יתפלל מעריב ויקרא המגילה בביתו אם יש לו מנין וא"ל ילך לבהכנ"ס בעוד יום ויהיה שם לתפלה וקריאת המגילה:(15) Il n'en sortira pas, etc. – cette règle, c'est le Rokéa'h qui l'a écrite, et dans son pays on mangeait le troisième repas (séouda chlichit) avant Min'ha ; c'est pourquoi il dit que, lorsqu'il vient prier Min'ha, il n'en sortira pas. Mais pour nous, il doit aller chez lui après Min'ha pour manger le troisième repas ; et la nuit, il priera Arvit et lira la Méguila chez lui s'il a un minyane ; et sinon, il ira à la synagogue alors qu'il fait encore jour, et il y restera pour la prière et la lecture de la Méguila.
séif katan 15
- (טז) מפתח ביתו - ורק לשמוע מקרא מגילה אם אין לו מנין בביתו וכנ"ל. והנה המחבר שהעתיק דברי הרוקח אזיל לשיטתו בס"ד דאבילות נוהג בפורים אבל כבר כתב הרמ"א לעיל דאנן נוהגין כהפוסקים דאין אבילות נוהג בפורים. ולפ"ז אפילו אם יש לו מנין בביתו הולך לבהכ"נ לשמוע מקרא מגילה בצבור [ולצאת מפתח ביתו לעניני רשות משמע מפמ"ג שיש להחמיר] וכ"ז ביום דימי משתה ושמחה כתיב אבל בלילה אם יש לו מנין יתפלל ויקרא המגילה בביתו ואם אין לו מנין יתפלל בביתו וילך לשמוע מקרא מגילה בבהכ"נ ולבד הקריאה לא יצא מפתח ביתו. ועיין בדה"ח דביום ט"ו לא ילך מביתו לביהכ"נ אפי' להתפלל שחרית ומ"מ לענין חליצת מנעלים וישיבה ע"ג קרקע משמע מן הפוסקים דאפילו ביום ט"ו א"צ. כתב הלבוש א"א צידוק הדין ולא קדיש אלא לחכם בפניו אחר שדורשין עליו ואע"פ שא"א צ"ה אומרים קדיש:(16) Du seuil de sa maison – sauf seulement pour entendre la lecture de la Méguila, s'il n'a pas de minyane chez lui, comme il a été dit plus haut. Or l'auteur (Rabbi Yossef Karo), qui a recopié les paroles du Rokéa'h, suit sa propre méthode, énoncée au séif 4, selon laquelle le deuil s'applique à Pourim ; mais le Rema a déjà écrit plus haut que nous suivons l'usage des décisionnaires selon lesquels le deuil ne s'applique pas à Pourim. Dès lors, même s'il a un minyane chez lui, il va à la synagogue pour entendre la lecture de la Méguila en public [mais pour sortir du seuil de sa maison pour des affaires facultatives, il ressort du Peri Megadim qu'il faut être rigoureux]. Et tout cela concerne le jour, car il est écrit : « des jours de festin et de joie » (Esther 9, 22) ; mais la nuit, s'il a un minyane, il priera et lira la Méguila chez lui ; et s'il n'a pas de minyane, il priera chez lui et ira entendre la lecture de la Méguila à la synagogue, et hormis pour la lecture, il ne sortira pas du seuil de sa maison. Et vois dans le Derekh Ha'Hayim que le 15, il n'ira pas de chez lui à la synagogue, même pour prier Cha'harit ; néanmoins, pour ce qui est d'ôter les chaussures et de s'asseoir à même le sol, il ressort des décisionnaires que même le 15 ce n'est pas nécessaire. Le Levouch a écrit : on ne dit pas le Tsidouk HaDin (acceptation du jugement divin) ni le Kaddich (d'enterrement), sauf pour un sage enterré en sa présence, après qu'on a prononcé son éloge ; et bien qu'on ne dise pas le Tsidouk HaDin, on dit le Kaddich.
séif katan 16
- (יז) שהאבל וכו' - אפילו תוך שבעה דהא חייב בכל מצות האמורות בתורה וכ"ש דחייב במתנות לאביונים:(17) Que l'endeuillé, etc. – même pendant les sept jours, puisqu'il est obligé dans toutes les mitsvot énoncées dans la Torah ; et à plus forte raison est-il obligé dans les dons aux pauvres.
séif katan 17
- (יח) חייב לשלוח מנות - אכן כל דבר שמחה לא ישלח וז"ל ס"ח מי שמת אביו בפורים לשנה הבאה ישלח מנות (אף דהוא יא"צ) ובאותו שנה ישלח מעות או בשר לעניים רק לא תפנוקים העשויים לשמחה:(18) Est obligé d'envoyer des mets – cependant, il n'enverra aucune chose de réjouissance. Voici les termes du Sefer 'Hassidim : celui dont le père est mort à Pourim, l'année suivante il enverra des mets (bien que ce soit le jour de la yahrtzeit, l'anniversaire du décès) ; et cette année-là (l'année du décès), il enverra de l'argent ou de la viande aux pauvres, mais pas de friandises faites pour la réjouissance.
séif katan 18
- (יט) אבל אין שולחין לאבל - אפילו דבר שאינו של שמחה. ואם האבל הוא עני מותר לשלוח לו מעות אפילו תוך ז' דלא גרע מצדקה:(19) Mais on n'envoie pas à un endeuillé – même une chose qui n'est pas de réjouissance. Et si l'endeuillé est pauvre, il est permis de lui envoyer de l'argent, même pendant les sept jours, car cela n'est pas moindre que la charité.
séif katan 19
- (כ) כל י"ב חודש - היינו לאביו ואמו [ולשאר קרובים תוך ל'] והטעם כדין שאילת שלום שאסור י"ב חודש:(20) Pendant tous les douze mois – c'est-à-dire pour le deuil de son père et de sa mère [et pour les autres proches, pendant les trente jours] ; et la raison est comme la règle de la salutation (chéélat chalom), qui est interdite pendant douze mois.
séif katan 20
- (כא) וכמו שיתבאר ביו"ד סימן שפ"ה - כונתו להורות דבמקום שנהגו להקל לשאול בשלומם מותר לשלוח להם מנות ג"כ בתוך י"ב חודש [אבל לא בתוך שלשים] אבל לא ישלחו לו מיני שמחה:(21) Et comme il sera expliqué dans Yoré Dé'a, siman 385 – son intention est d'enseigner que là où l'on a l'usage d'être indulgent pour saluer les endeuillés, il est permis de leur envoyer aussi des mets pendant les douze mois [mais pas pendant les trente jours] ; mais on ne lui enverra pas des choses de réjouissance.
séif katan 21
- (כב) אא"כ מחל האבל וכו' - דאין נותנין לאדם מתנה על כרחו:(22) À moins que l'endeuillé n'ait renoncé, etc. – car on ne donne pas un cadeau à quelqu'un malgré lui.
séif katan 22
- (כג) שאונן וכו' - אונן נקרא כ"ז שלא נקבר המת:(23) Qu'un onen, etc. – on appelle onen tant que le mort n'est pas enterré.
séif katan 23
- (כד) מותר בבשר ויין - אף דדעת המחבר לעיל דאבלות נוהג בפורים מ"מ אנינות ס"ל דאינו נוהג וכמו שכתב הטעם ועיין במ"א שהעלה דדוקא ביום שחל מצות שמחת פורים דימי משתה ושמחה כתיב אבל לא בלילה אפילו בלילה ראשונה. וכ"ש בלילה שניה ומש"כ אח"כ ונ"ל דוקא בלילה לא קאי רק לענין מגילה ותפלה וק"ש:(24) Est autorisé à consommer de la viande et du vin – bien que l'avis de l'auteur, plus haut (séif 4), soit que le deuil s'applique à Pourim, néanmoins, en ce qui concerne l'aninout (état d'onen), il pense qu'elle ne s'applique pas, comme il en a écrit la raison. Et vois le Maguen Avraham, qui a conclu que cela ne vaut que le jour, où s'applique la mitsva de la joie de Pourim, car il est écrit : « des jours de festin et de joie » ; mais pas la nuit, même la première nuit, et à plus forte raison la seconde nuit. Et ce qu'il (le Rema) a écrit ensuite : « et il me semble que cela ne vaut que la nuit », ne se rapporte qu'à la Méguila, à la prière et au Chema.
séif katan 24
- (כה) וכ"ש שחייב במקרא וכו' - ר"ל דכשם שבשביל מצות שמחת היום דחינן את העשה דאבילות והתרנוהו בבשר ויין בודאי אין ראוי לפטרו בלילה ממקרא מגילה ושאר מצות כיון שאין דרך לקברו אז ודומה לאונן בליל יו"ט שני דהרבה פוסקים חייבוהו במצות מטעם זה אבל יש לפקפק ע"ז אחד דליל יו"ט שני גופא יש דיעות בפוסקים ועוד דשם עכ"פ יו"ט הוא ולכך אין חל האנינות מחמת שאין דרך לקברו בלילה משא"כ בפורים דעיקר שמחה ביום הוא ובלילה דומה לשאר לילה של חול דבודאי חל אנינות אף שאין דרך לקברו אז ולכן כתב בדה"ח דבליל י"ד ישמע קריאת המגילה מאחר:(25) Et à plus forte raison est-il obligé de lire, etc. – cela veut dire : de même qu'en raison de la mitsva de la joie du jour nous avons repoussé le commandement positif du deuil et lui avons permis la viande et le vin, il ne convient certainement pas de l'exempter, la nuit, de la lecture de la Méguila et des autres mitsvot, puisqu'il n'est pas d'usage de l'enterrer (le mort) à ce moment-là ; et c'est semblable à un onen la nuit du second jour de Yom Tov, que de nombreux décisionnaires ont obligé dans les mitsvot pour cette raison. Mais on peut émettre des réserves à ce sujet : d'une part, au sujet de la nuit du second jour de Yom Tov elle-même, il y a des avis divergents parmi les décisionnaires ; et d'autre part, là-bas, en tout cas, c'est Yom Tov, et c'est pourquoi l'aninout ne s'applique pas, puisqu'il n'est pas d'usage de l'enterrer la nuit ; ce qui n'est pas le cas à Pourim, où l'essentiel de la joie est le jour, et la nuit est semblable à une autre nuit de semaine, où l'aninout s'applique certainement, bien qu'il ne soit pas d'usage de l'enterrer alors. C'est pourquoi le Derekh Ha'Hayim a écrit que la nuit du 14, il entendra la lecture de la Méguila d'un autre (après l'enterrement).
séif katan 25
- (כו) קבורת מתו קודם כמו שנתבאר וכו' - ר"ל דשם מוכח דלאו דוקא מת מצוה קודם לקריאת המגילה דה"ה כל מת שאין לו קוברין כדי צרכו הפוגע בו קוברו תחלה ואח"כ קורא. והנה באמת כבר כתב שם המ"א דהרבה פוסקים חולקין ע"ז וס"ל דבכל מת קריאת המגילה קודם לקבורתו וכן נוהגין לקברו אחר יציאת בהכ"נ והקשה המ"א דהא תינח באנשים אחרים אבל האונן איך הוא חייב בקריאת המגילה הלא הוא פטור מכל המצות ואיך יצא במה ששמע בצבור אחרי שאז לא היה חייב כלל וע"כ מסיק המ"א דאע"פ ששמע הקריאה בצבור יקראנה שנית אחר שנקבר המת. ולענין ק"ש ותפלה הוא כשאר אונן בימות החול דקודם הקבורה הוא פטור ולאחר הקבורה עיין לעיל בסימן ע"א במ"ב סק"ד שם מבואר כל הפרטים. ולענין תפילין דעת כמה אחרונים דלא יניח וכדלעיל בסימן ל"ח ס"ה:(26) L'enterrement de son mort passe en premier, comme il a été expliqué, etc. – cela veut dire que là-bas (siman 687) il est démontré que ce n'est pas seulement un met mitsva (mort sans personne pour l'enterrer) qui passe avant la lecture de la Méguila, mais qu'il en est de même de tout mort qui n'a pas suffisamment de gens pour l'enterrer comme il le faut : celui qui le rencontre l'enterre d'abord, et ensuite il lit. Mais en vérité, le Maguen Avraham a déjà écrit là-bas que de nombreux décisionnaires contestent cela et pensent que, pour tout mort, la lecture de la Méguila passe avant son enterrement ; et tel est l'usage : on l'enterre après la sortie de la synagogue. Et le Maguen Avraham a objecté : cela va bien pour les autres personnes, mais l'onen, comment est-il obligé dans la lecture de la Méguila ? N'est-il pas exempt de toutes les mitsvot ? Et comment s'acquitterait-il par ce qu'il a entendu en public, alors qu'à ce moment-là il n'était pas du tout obligé ? C'est pourquoi le Maguen Avraham conclut que, bien qu'il ait entendu la lecture en public, il la lira une seconde fois après que le mort aura été enterré. Et en ce qui concerne le Chema et la prière, il est comme tout autre onen les jours de semaine : avant l'enterrement, il est exempt ; et pour après l'enterrement, vois plus haut, siman 71, dans la Michna Beroura, séif katan 4, où tous les détails sont expliqués. Et en ce qui concerne les téfilines, l'avis de plusieurs A'haronim est qu'il ne les mettra pas (le jour de l'enterrement), comme il est dit plus haut, siman 38, séif 5.
séif katan 26
- (כז) אחר כך - ר"ל אבל קודם הקבורה הוא פטור מזה ולזה מסיים דלא עדיף משבת ויו"ט והיינו ביו"ט שני כשקוברו וכן בשבת כשמחשיך על התחום לצרכי הקבורה הוא פטור אז מכל המצות וכ"ש כאן:(27) Ensuite – cela veut dire : mais avant l'enterrement, il en est exempt ; et c'est pour cela qu'il conclut que Pourim n'est pas supérieur au Chabbat et au Yom Tov, c'est-à-dire au second jour de Yom Tov, lorsqu'on l'enterre (où il est exempt) ; et de même le Chabbat, lorsqu'on attend la tombée de la nuit à la limite du te'houm (périmètre de Chabbat) pour les besoins de l'enterrement, il est alors exempt de toutes les mitsvot ; et à plus forte raison ici.
séif katan 27
- (כח) מותר לישא וכו' - ולא דמי לחג דכתיב ושמחת בחגיך ולא באשתך משא"כ בפורים והמ"א כתב דיעשה החופה ביום י"ג והסעודה בערב ועיין בשע"ת שכתב שבמדינות אלו פשט המנהג להיתר כדעת הש"ע ובחמד משה כתב שנכון יותר לעשות החופה בסוף יום י"ד וסעודת פורים יעשה מקודם:(28) Il est permis d'épouser, etc. – et ce n'est pas semblable à la fête (où il est interdit de se marier), car il est écrit : « et tu te réjouiras dans ta fête » (Deutéronome 16, 14), et non avec ta femme ; ce qui n'est pas le cas à Pourim. Et le Maguen Avraham a écrit qu'on fera la 'houppa le 13 et le repas le soir. Et vois le Chaaré Techouva, qui a écrit que dans ces pays-ci l'usage s'est répandu de permettre, selon l'avis du Choulhan Aroukh ; et dans le 'Hemed Moché il est écrit qu'il est plus convenable de faire la 'houppa à la fin du 14, et le repas de Pourim, on le fera auparavant.
séif katan 28
- (כט) פדיון הבן - וברית מילה דבזה אין שמחה כ"כ דיהיה שייך בהו לומר אין מערבין שמחה בשמחה:(29) Le rachat du premier-né – et la circoncision (brit mila), car en cela il n'y a pas une si grande joie qu'il y ait lieu de dire à leur sujet : « on ne mêle pas une joie à une autre joie ».
séif katan 29
- (ל) הראשונה - עיין ביו"ד סימן קפ"ב שכתב שם הט"ז בשם הב"ח שיש לבטל מנהג זה הן בפורים או בשמחת נישואין וכ"כ באה"ג שם ואם כל המלבושים של איש רק מלבוש א' של אשה וניכרים הם אפשר שאין למחות בהם [פמ"ג] ועיין בכנה"ג ובשל"ה שהזהירו להרחיק מזה:(30) Le premier – vois Yoré Dé'a, siman 182, où le Taz a écrit, au nom du Ba'h, qu'il faut abolir cet usage, que ce soit à Pourim ou lors d'une réjouissance de mariage ; et de même l'a écrit le Béer HaGola là-bas. Et si tous les vêtements sont d'homme et qu'un seul vêtement est de femme, et qu'ils (les hommes) sont reconnaissables, il est possible qu'il ne faille pas protester contre eux [Peri Megadim]. Et vois la Knesset HaGuedola et le Chla, qui ont mis en garde de s'en éloigner.
séif katan 30
- (לא) משום לא תגזול - ולפ"ז מותר לברך על מה שחוטפין מיהו כתב בשל"ה לאו משנת חסידים היא ושומר נפשו ירחק ממלבושים דכלאים ולחטוף מחבירו [א"ר]:(31) De « tu ne voleras pas » – et dès lors, il est permis de réciter une bénédiction sur ce qu'on arrache (sans que ce soit une mitsva accomplie par une transgression). Cependant, le Chla a écrit que ce n'est pas la manière des hommes pieux ; et celui qui préserve son âme s'éloignera des vêtements de kilayim et d'arracher des choses à son prochain [Eliya Rabba].
séif katan 31
- (לב) ונהגו כך - היינו מעת קריאת המגילה עד ליל סעודת פורים שהם שני לילות ויום אחד [א"ר]:(32) Et on a l'usage de faire ainsi – c'est-à-dire depuis le moment de la lecture de la Méguila jusqu'à la nuit qui suit le repas de Pourim, soit deux nuits et un jour [Eliya Rabba].
séif katan 32