Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 690 →- דיני קריאת המגילה. ובו יח סעיפים:
קורא אדם את המגילה בין עומד בין יושב אבל לא יקרא בצבור יושב לכתחלה מפני כבוד הצבור: הגה ואסור לחזן לקרוא את המגילה עד שאומרים לו קרא [מרדכי פ' הקורא]:Lois de la lecture de la Meguila. Il contient 18 séifim :
On lit la Meguila soit debout, soit assis ; mais on ne la lira pas pour la communauté assis, lekhat'hila, par égard pour l'honneur de la communauté. Haga (Rema) : Et il est interdit à l'officiant ('hazan) de lire la Meguila avant qu'on lui dise : « Lis ! » ([Mordekhaï, chapitre HaKoré]).séif 1
- אפילו שנים ואפילו עשרה יכולים לקרותה ביחד ויוצאים הם והשומעים מהם:Même deux, et même dix personnes, peuvent la lire ensemble, et ils sont quittes, eux ainsi que ceux qui les entendent.
séif 2
- צריך לקרותה כולה ומתוך הכתב ואם קראה על פה לא יצא וצריך שתהא כתובה כולה לפניו לכתחלה אבל בדיעבד אם השמיט הסופר באמצעה תיבות אפי' עד חציה וקראם הקורא על פה יצא: הגה אבל אם השמיט תחילתה או סופה אפי' מיעוטא לא יצא [ר"ן] ואפי' באמצע' דוקא דלא השמיט ענין שלם [ב"י בשם א"ח] אבל ביותר מחציה אפי' הן כתובות אלא שהן מטושטשות ואין רישומן ניכר פסולה:Il faut la lire entièrement, et à partir de l'écrit ; et s'il l'a lue de mémoire, il n'est pas quitte. Et il faut, lekhat'hila, qu'elle soit entièrement écrite devant lui ; mais bediavad, si le scribe a omis des mots en son milieu, même jusqu'à la moitié, et que le lecteur les a lus de mémoire, il est quitte. Haga (Rema) : Mais s'il a omis son début ou sa fin, même une petite partie, il n'est pas quitte ([Ran]) ; et même au milieu, cela ne vaut que s'il n'a pas omis un sujet entier ([Beit Yossef au nom de l'Or'hot 'Hayim]). Mais s'il manque plus de la moitié, ou même si les mots sont écrits mais effacés, sans que leur trace soit reconnaissable, la Meguila est invalide.
séif 3
- מי שתופס בידו מגילה שאינה כשירה לא יקרא עם שליח צבור אלא שומע ושותק: הגה וכן לא יסייע שום אדם על פה לחזן ולכן אותם הפסוקים שקורין הקהל צריך החזן לחזור ולקרותם מתוך מגילה כשרה [ב"י בשם שבולי לקט]:Celui qui tient en main une Meguila qui n'est pas valide ne lira pas avec l'officiant, mais écoutera et se taira. Haga (Rema) : Et de même, personne n'aidera l'officiant de mémoire ; c'est pourquoi les versets que lit l'assemblée, l'officiant doit les relire dans une Meguila valide ([Beit Yossef au nom du Chibolei HaLéket]).
séif 4
- קראה סירוגין דהיינו שפסק בה ושהה ואח"כ חזר למקום שפסק אפי' שהה כדי לגמור את כולה יצא: הגה ואפי' סח בנתיים מיהו גוערין במי שסח בנתיים כדלקמן סי' תרצ"ב סעיף ב' [הרשב"א סי' רמ"ד]:S'il l'a lue de façon discontinue (sirouguin), c'est-à-dire qu'il s'est interrompu, a attendu, puis est revenu à l'endroit où il s'était interrompu, même s'il a attendu le temps nécessaire pour la terminer entièrement, il est quitte. Haga (Rema) : Et même s'il a parlé entre-temps ; toutefois, on réprimande celui qui parle entre-temps, comme plus loin, siman 692, séif 2 ([Rachba, siman 244]).
séif 5
- הקורא את המגילה למפרע לא יצא קרא פסוק אחד ודילג השני וקרא שלישי ואח"כ חזר וקרא השני לא יצא מפני שקרא למפרע פסוק אחד אלא כיצד יעשה מתחיל מפסוק שני ששכח וקורא על הסדר:Celui qui lit la Meguila dans le désordre (lemafréa) n'est pas quitte. S'il a lu un verset, sauté le deuxième, lu le troisième, et qu'ensuite il est revenu lire le deuxième, il n'est pas quitte, car il a lu un verset dans le désordre. Comment fera-t-il donc ? Il recommence à partir du deuxième verset, qu'il a oublié, et lit dans l'ordre.
séif 6
- הקורא את המגילה על פה לא יצא ידי חובתו:Celui qui lit la Meguila de mémoire n'est pas quitte de son obligation.
séif 7
- הלועז ששמע את המגילה הכתובה בלשון הקודש ובכתבי הקודש אע"פ שאינו יודע מה הם אומרים יצא ידי חובתו:Celui qui parle une langue étrangère (loez) et qui a entendu la Meguila écrite en langue sainte et en écriture sainte (l'écriture assyrienne), bien qu'il ne sache pas ce qu'ils disent, est quitte de son obligation.
séif 8
- היתה כתובה תרגום או בלשון אחרת מלשונו' העכו"ם לא יצא ידי חובתו בקריאתה אלא המכיר אותו הלשון בלבד אבל אם היתה כתובה בכתב עברי וקראה ארמי' לארמי לא יצא שנמצא זה קורא ע"פ וכיון שלא יצא הקורא ידי חובתו לא יצא השומע ממנו: הגה אבל אין לחוש באיזה כתב כתובה [ב"י]:Si elle était écrite en traduction araméenne (targoum) ou dans une autre des langues des non-Juifs, on n'est pas quitte de son obligation en la lisant, sauf celui qui connaît cette langue seulement. Mais si elle était écrite en écriture hébraïque et qu'il l'a lue en araméen à un araméen, il n'est pas quitte, car il se trouve qu'il lit de mémoire ; et puisque le lecteur n'est pas quitte de son obligation, celui qui l'entend n'est pas quitte non plus. Haga (Rema) : Mais il n'y a pas lieu de se soucier de l'écriture dans laquelle elle est écrite ([Beit Yossef]).
séif 9
- מי שיודע לעז ויודע אשורית אינו יוצא בלעז ויש אומרים שיוצא: הגה ואם כתובה בשני לשונות מי שמבינים יצאו [ב"י]:Celui qui connaît une langue étrangère et connaît l'hébreu en écriture assyrienne (achourit) n'est pas quitte en lisant en langue étrangère ; et certains disent qu'il est quitte. Haga (Rema) : Et si elle est écrite en deux langues, ceux qui comprennent la langue étrangère sont quittes ([Beit Yossef]).
séif 10
- יש למחו' ביד הקוראים לנשים המגילה בלשון לעז אע"פ שכתובה בלשון לעז:Il faut protester contre ceux qui lisent la Meguila aux femmes en langue étrangère, même si elle est écrite en langue étrangère.
séif 11
- קראה מתנמנם הואיל ולא נרדם בשינה יצא אבל אם שמעה מתנמנם לא יצא:S'il l'a lue en somnolant, puisqu'il n'était pas plongé dans le sommeil, il est quitte ; mais s'il l'a entendue en somnolant, il n'est pas quitte.
séif 12
- היה כותבה שקורא פסוק במגילה שהוא מעתיק ממנה וכותבה אם כוון לבו לצאת ידי חובתו יצא והוא שתהא כתובה כולה לפניו במגילה שהוא מעתיק ממנה וכן אם היה מגיה וכן אם היה דורש' שקורא פסוק במגילה שלימ' ודורשו אם כוון לבו לצאת ידי חובתו יצא ולא יפסיק בה בעניינים אחרים כשדורש שאסור להפסיק בה בעניינים אחרים:S'il était en train de l'écrire, lisant chaque verset dans la Meguila qu'il recopie, puis l'écrivant, s'il a dirigé son cœur (eu l'intention) de s'acquitter de son obligation, il est quitte, à condition qu'elle soit entièrement écrite devant lui, dans la Meguila qu'il recopie. Et de même s'il était en train de la corriger ; et de même s'il était en train de l'expliquer publiquement, lisant chaque verset dans une Meguila complète et l'expliquant : s'il a dirigé son cœur pour s'acquitter de son obligation, il est quitte. Et il ne l'interrompra pas par d'autres sujets lorsqu'il l'explique, car il est interdit de l'interrompre par d'autres sujets.
séif 13
- הקורא את המגילה צריך שיכוין להוציא השומע וצריך [שיכוין] השומע לצאת ואם הקורא שליח צבור מסתמא דעתו על כל השומעים אפי' הם אחורי בית הכנס' אין מדקדקין בטעיותיה וי"א דוקא בטעו' שהלשון והענין אחד כההוא עובדא דתרי תלמידי דהוו יתבי קמי' דרב חד קרי יהודים וחד קרי יהודיים ולא אהדר חד מינייהו אבל טעות אחר לא:Celui qui lit la Meguila doit avoir l'intention d'acquitter l'auditeur, et l'auditeur doit [avoir l'intention] de s'acquitter ; et si le lecteur est l'officiant (cheli'ah tsibour), dans l'incertitude, son intention porte sur tous les auditeurs, même s'ils sont derrière la synagogue. On n'est pas pointilleux sur ses erreurs (de lecture) ; et certains disent que cela ne vaut que pour une erreur où le sens et le sujet restent les mêmes, comme ce fait des deux élèves qui étaient assis devant Rav : l'un lisait Yehoudim et l'autre Yehoudiyim, et Rav ne reprit aucun d'eux ; mais pour une autre erreur, non.
séif 14
- צריך לומר עשרת בני המן ועשרת הכל בנשימה אחת להודיע שכולם נהרגו ונתלו כאחד: הגה ודוקא לכתחלה אבל בדיעבד אם הפסיק ביניהם יצא [תוס' ספ"ק דמגילה ואבודרהם ומהרי"ל] ולכתחלה נוהגין לומר בנשימה אחת מתחלת חמש מאות איש ואת פרשנדתא כו' עד עשרת [מהרי"ל בשם רוקח]:Il faut dire les noms des dix fils de Haman, et le mot « dix », tout en une seule respiration, pour faire savoir qu'ils furent tous tués et pendus ensemble. Haga (Rema) : Et cela ne vaut que lekhat'hila ; mais bediavad, s'il s'est interrompu entre eux, il est quitte ([Tossafot, fin du premier chapitre de Meguila, Aboudarham et Maharil]). Et lekhat'hila, l'usage est de dire en une seule respiration depuis le début de « cinq cents hommes », « et Parchandata », etc., jusqu'à « dix » (Esther 9, 6-10) ([Maharil au nom du Rokéa'h]).
séif 15
- צריך שיאמר ארור המן ברוך מרדכי ארורה זרש ברוכה אסתר ארורים כל עובדי אלילים ברוכים כל ישראל וצריך שיאמר וגם חרבונה זכור לטוב:Il faut dire : « Maudit soit Haman, béni soit Mordekhaï ; maudite soit Zérech, bénie soit Esther ; maudits soient tous les idolâtres, bénis soient tous les enfants d'Israël » ; et il faut dire : « Et aussi 'Harvona, qu'il soit rappelé en bien. »
séif 16
- מנהג כל ישראל שהקורא קורא ופושטה כאיגרת להראו' הנס וכשיגמור חוזר וכורכה כולה ומברך: הגה יש שכתבו שנוהגין לומר ד' פסוקים של גאולה בקול רם דהיינו איש יהודי וגו' ומרדכי יצא וגו' ליהודים היתה אורה וגו' כי מרדכי היהודי וגו' וכן נוהגין במדינות אלו [הגהות מיימוני פ"א וכל בו ואבודרהם] והחזן חוזר וקורא אותן. עוד כתבו שנהגו התינוקות לצור צורת המן על עצים ואבנים או לכתוב שם המן עליהם ולהכותן זה על זה כדי שימחה שמו על דרך מחה תמחה את זכר עמלק ושם רשעים ירקב ומזה נשתרבב המנהג שמכים המן כשקורים את המגילה בב"ה [אבודרהם] ואין לבטל שום מנהג או ללעוג עליו כי לא לחנם הוקבע [ב"י בשם א"ח]:C'est l'usage de tout Israël que le lecteur lise la Meguila et la déploie comme une lettre (iguéret), pour montrer le miracle ; et lorsqu'il a terminé, il la réenroule entièrement et dit la bénédiction finale. Haga (Rema) : Certains ont écrit que l'usage est de dire quatre versets de délivrance à voix haute, à savoir : « Il y avait un homme juif », etc. (Esther 2, 5) ; « Et Mordekhaï sortit », etc. (8, 15) ; « Pour les Juifs, il y eut lumière », etc. (8, 16) ; « Car Mordekhaï le Juif », etc. (10, 3) ; et tel est l'usage dans ces pays-ci ([Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1, Kol Bo et Aboudarham]) ; et l'officiant les relit. Ils ont encore écrit que les enfants ont l'usage de dessiner la figure de Haman sur des morceaux de bois et des pierres, ou d'écrire sur eux le nom de Haman, et de les frapper l'un contre l'autre afin que son nom soit effacé, selon les versets « tu effaceras le souvenir d'Amalek » (Deutéronome 25, 19) et « le nom des méchants pourrira » (Proverbes 10, 7) ; et de là s'est répandu l'usage de frapper Haman lorsqu'on lit la Meguila à la synagogue ([Aboudarham]). Et il ne faut abolir aucun usage ni s'en moquer, car ce n'est pas pour rien qu'il a été établi ([Beit Yossef au nom de l'Or'hot 'Hayim]).
séif 17
- מגילה בי"ד ובט"ו צריך לחזור אחר עשרה ואם אי אפשר בעשרה קורים אות' ביחיד: הגה ויש להסתפק אם נשים מצטרפות לעשרה [הגהות אשירי פ"ק טור סי' תרפ"ד] ואם קראו אותה בצבור ואיזה יחיד לא שמעה יכול לקרות אפילו לכתחלה ביחיד הואיל וקורין אותה באותה העיר בעשרה [ב"י בשם א"ח] וכשהיחיד קורא אותה בזמנה צריך לברך עליה [ב"י]:Pour la Meguila, le 14 et le 15, il faut rechercher dix personnes ; et s'il est impossible de la lire avec dix, on la lit seul. Haga (Rema) : Et il y a lieu de douter si les femmes se joignent aux dix ([Hagahot Achéri, premier chapitre ; Tour, siman 684]). Et si on l'a lue en public et qu'un particulier ne l'a pas entendue, il peut la lire seul, même lekhat'hila, puisqu'on la lit dans cette ville avec dix ([Beit Yossef au nom de l'Or'hot 'Hayim]). Et lorsque le particulier la lit en son temps, il doit dire la bénédiction sur elle ([Beit Yossef]).
séif 18