Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 690 →- (א) בין יושב - מיהו הברכה יברך בעמידה:(1) Qu'il soit assis (ou debout) – toutefois, la bénédiction, il la prononcera debout.
séif katan 1
- (ב) אבל לא יקרא וכו' - ר"ל דאם קורא בצבור צריך לקרוא בעמידה ועיין בה"ל שצידדנו דעמידה ע"י סמיכה שרי לענין מגילה:(2) Mais il ne lira pas, etc. – c'est-à-dire que s'il lit la Méguila pour l'assemblée, il doit lire debout ; et vois le Biour Halakha, où nous avons envisagé que le fait de se tenir debout en s'appuyant est permis concernant la Méguila.
séif katan 2
- (ג) ואסור לחזן וכו' - דלהוציא הצבור הוא ענין כבוד ואין ראוי לאדם לחלוק כבוד לעצמו כ"ז שלא כבדוהו וכ"ז באינו קבוע לכך אבל בש"ץ קבוע שמינוהו לכך א"צ להמתין:(3) Et il est interdit à l'officiant ('hazan), etc. – car le fait de rendre quitte l'assemblée de son obligation est une question d'honneur, et il ne convient pas qu'un homme s'attribue de l'honneur à lui-même tant qu'on ne l'a pas honoré (en le lui demandant). Et tout cela concerne celui qui n'est pas attitré pour cela ; mais un officiant (chelia'h tsibour) attitré, qu'on a nommé pour cela, n'a pas besoin d'attendre qu'on le lui demande.
séif katan 3
- (ד) ויוצאים הם וכו' - ולא אמרינן דתרי קלי לא משתמעי שפיר כדאמרינן לענין קה"ת ושארי דוכתי דקריאה זו חביבה ביותר מפני הנס ויהיב דעתיה לשמוע היטיב. וכיון שכן פשוט הוא באם מרגיש בעצמו שמבלבלים ליה הקולות ושא"א לו לשמוע כל התיבות בודאי לא יצא:(4) Et ils sont quittes, etc. – et l'on ne dit pas ici que « deux voix ne s'entendent pas bien », comme nous le disons concernant la lecture de la Torah et en d'autres endroits, car cette lecture est particulièrement chère au public en raison du miracle, et chacun applique son attention à bien entendre. Et puisqu'il en est ainsi, il est évident que s'il sent lui-même que les voix le troublent et qu'il lui est impossible d'entendre tous les mots, il n'est certainement pas quitte.
séif katan 4
- (ה) צריך לקרותה כולה - והוא לעיכובא. ודעת רוב הפוסקים שאפילו אם חיסר ממנה רק תיבה אחת לא יצא:(5) Il doit la lire en entier – et c'est une condition indispensable (leikouva). Et l'avis de la plupart des décisionnaires est que même s'il n'en a omis qu'un seul mot, il n'est pas quitte.
séif katan 5
- (ו) ומתוך הכתב - ומתבאר בש"ס דאפילו קורא כל פסוק במגילה אלא שלא היתה המגילה כשרה נמי מקרי בע"פ ולא יצא:(6) Et à partir de l'écrit – et il ressort du Talmud que même s'il lit chaque verset dans une Méguila, mais que la Méguila n'était pas valide, cela s'appelle aussi lire par cœur, et il n'est pas quitte.
séif katan 6
- (ז) וצריך שתהא כתובה וכו' - ר"ל דמה שאמרנו לא יצא היינו אם קרא בע"פ את כל המגילה או רובה אבל אם קרא מקצתה כשרה דיעבד ואפילו אם היתה סיבת קריאתו בע"פ מפני שהסופר השמיט בה איזה תיבות באמצעה עד חציה והוכרח הקורא לקרותם בע"פ אף שלכתחלה אינו נכון לקרות במגילה שחסרה תיבות מ"מ בדיעבד יצא:(7) Et il faut qu'elle soit écrite, etc. – c'est-à-dire que ce que nous avons dit, qu'il n'est pas quitte, c'est s'il a lu par cœur toute la Méguila ou sa plus grande partie ; mais s'il en a lu une partie par cœur, la lecture est valide bediavad (a posteriori). Et même si la raison de sa lecture par cœur était que le scribe y avait omis quelques mots au milieu, jusqu'à la moitié, et que le lecteur a été contraint de les lire par cœur, bien que lekhat'hila (a priori) il ne convienne pas de lire dans une Méguila à laquelle manquent des mots, néanmoins, bediavad, il est quitte.
séif katan 7
- (ח) אבל בדיעבד וכו' - ואם אין לו מגילה אחרת קורא בה לכתחלה:(8) Mais bediavad, etc. – et s'il n'a pas d'autre Méguila, il y lit (dans celle où manquent des mots) lekhat'hila.
séif katan 8
- (ט) אפילו עד חציה - וחציה יש לעיין אם כשירה בדיעבד:(9) Même jusqu'à la moitié – et s'il en manque la moitié exactement, il y a lieu d'examiner si elle est valide bediavad.
séif katan 9
- (י) אבל אם השמיט וכו' - דבזה נראה כספר חסר משא"כ בנשמט בו פסוק באמצע אינו אלא כספר שלם שיש בו טעיות שאין מדקדקין במגילה בזה כ"ז שהטעיות אינם ברובה של מגילה הואיל ונקרית אגרת:(10) Mais s'il a omis, etc. – car dans ce cas, elle paraît comme un livre incomplet ; ce qui n'est pas le cas lorsqu'un verset y a été omis au milieu : ce n'est alors qu'un livre complet qui comporte des erreurs, car on n'est pas pointilleux pour la Méguila sur ce point, tant que les erreurs ne portent pas sur la majeure partie de la Méguila, puisqu'elle est appelée « lettre » (iguéret).
séif katan 10
- (יא) אפילו מיעוטה - ואפשר אפילו בחסר רק פסוק ראשון או אחרון נמי הדין כן:(11) Même une petite partie – et il est possible que même s'il ne manque que le premier ou le dernier verset, la règle soit la même.
séif katan 11
- (יב) דוקא דלא השמיט ענין שלם - דבהשמיט ענין שלם נראה כספר חסר:(12) Seulement s'il n'a pas omis un passage entier – car s'il a omis un passage entier, elle paraît comme un livre incomplet.
séif katan 12
- (יג) לא יקרא וכו' - דשמא יתן השומע לבו לזה הקורא ולא לש"ץ ולפי טעם זה אם קורא רק לאדם אחד רשאי לקרות עם הקורא מתוך מגילה פסולה או מתוך חומש אבל יש מחמירין בכל גווני לפי שנותן דעתו בקריאתו ואינו משגיח למה שאומר הש"ץ כיון שהוא עסוק בקריאתה:(13) Il ne lira pas, etc. – de peur que l'auditeur ne prête attention à ce lecteur-ci et non à l'officiant. Et selon cette raison, s'il ne lit que pour une seule personne, il lui est permis de lire avec le lecteur dans une Méguila non valide ou dans un 'Houmach (livre imprimé du texte biblique). Mais certains sont rigoureux dans tous les cas, parce qu'il (celui qui lit lui-même) applique son attention à sa propre lecture et ne prête pas attention à ce que dit l'officiant, puisqu'il est occupé à la lire.
séif katan 13
- (יד) וכן לא יסייע וכו' - ג"כ מטעם הנ"ל ועיין בא"ר דמצדד גם בזה להחמיר אפילו בשקורא להוציא יחיד דשמא יתן דעתו למה שקורא בע"פ בעצמו ובתוך כך ישתמט ממנו כמה תיבות שקורא הש"ץ:(14) Et de même, il n'aidera pas, etc. – également pour la raison mentionnée ci-dessus. Et vois l'Eliya Rabba, qui penche ici aussi vers la rigueur, même lorsque l'officiant lit pour rendre quitte un seul individu, de peur qu'il (celui qui aide) ne prête attention à ce qu'il lit lui-même par cœur, et qu'entre-temps lui échappent quelques mots que lit l'officiant.
séif katan 14
- (טו) ולכן אותן הפסוקים וכו' - ר"ל כמו שם דמחמירין שלא יסייע ע"פ דעי"ז יתנו כמה אנשים דעת לשמוע מזה המסייע דקורא ע"פ ובאמת צריך לקרותה לכתחלה כולה מן הכתב כן גם בזה צריך החזן לחזור ולקרותם מתוך מגילה כשרה והם יכוונו לצאת בקריאתו כדי שיהא כולה מתוך הכתב:(15) Et c'est pourquoi ces versets, etc. – c'est-à-dire : de même que là, on est rigoureux pour qu'il n'aide pas le lecteur par cœur, car de ce fait plusieurs personnes appliqueront leur attention à écouter celui qui aide, qui lit par cœur, alors qu'en vérité il faut lekhat'hila la lire entièrement à partir de l'écrit, de même ici aussi l'officiant doit relire ces versets (que l'assemblée dit à voix haute) dans une Méguila valide, et eux (les fidèles) auront l'intention d'être quittes par sa lecture, afin qu'elle soit entièrement lue à partir de l'écrit.
séif katan 15
- (טז) צריך החזן וכו' - היינו לכתחלה:(16) L'officiant doit, etc. – c'est-à-dire lekhat'hila.
séif katan 16
- (יז) אפילו שהה כדי לגמור את כולה - ר"ל שהיה יכול בזמן הזה לגמור כל המגילה מראשה עד סופה:(17) Même s'il s'est interrompu le temps de la terminer entièrement – c'est-à-dire qu'il aurait pu, pendant ce temps, terminer toute la Méguila du début à la fin.
séif katan 17
- (יח) יצא - ובשהה מחמת אונס לפי מה דקיי"ל לעיל בסימן ס"ה לענין ק"ש דחוזר לראש ה"ה הכא דחוזר וקורא מיהו אין לו לברך עוד פעם שני ועיין מש"כ שם בבה"ל:(18) Il est quitte – et s'il s'est interrompu en raison d'une contrainte (ones), selon ce que nous avons établi plus haut, au siman 65, concernant la lecture du Chema, qu'il recommence au début, il en est de même ici : il recommence et lit depuis le début ; toutefois, il ne doit pas réciter la bénédiction une seconde fois. Et vois ce que nous avons écrit là-bas, dans le Biour Halakha.
séif katan 18
- (יט) ואפילו סח וכו' - ר"ל דל"ד בשהה בשתיקה אלא אפילו פסקו באמצע המגילה בשיחה ושהו עי"ז נמי א"צ לחזור אלא גומר ממקום שפסק. וכ"ז כששח הקורא אבל השומע ששח ולא שמע עי"ז הקריאה אפילו חיסר רק תיבה אחת דעת כמה פוסקים דלא יצא ולכן צורך גדול להיות לכל אחד חומש כי בעוד שמכין הנערים המן וכיוצא א"א לשמוע כמה תיבות מש"ץ ויוצא מה שקורא ע"פ מחומש ויוצא עכ"פ דיעבד [פמ"ג]:(19) Et même s'il a parlé, etc. – c'est-à-dire que ce n'est pas seulement s'il s'est interrompu en silence, mais même s'il s'est interrompu au milieu de la Méguila par une conversation et a tardé de ce fait, il n'a pas non plus besoin de recommencer, mais il termine à partir de l'endroit où il s'est arrêté. Et tout cela, lorsque c'est le lecteur qui a parlé ; mais l'auditeur qui a parlé et n'a pas entendu de ce fait la lecture, même s'il n'a manqué qu'un seul mot, l'avis de plusieurs décisionnaires est qu'il n'est pas quitte. C'est pourquoi il est très nécessaire que chacun ait un 'Houmach, car pendant que les enfants frappent Haman et ce qui est similaire, il est impossible d'entendre quelques mots de l'officiant ; et il comble ce manque par ce qu'il lit, considéré comme par cœur, dans le 'Houmach, et il est quitte au moins bediavad (Peri Megadim).
séif katan 19
- (כ) מיהו גוערין וכו' - דכיון שבירך עליה אין לו להפסיק בינתיים עד לאחר כל המצוה:(20) Toutefois, on réprimande, etc. – car puisqu'il a récité la bénédiction sur elle, il ne doit pas s'interrompre entre-temps, jusqu'après l'accomplissement de toute la mitsva.
séif katan 20
- (כא) למפרע - היינו שקרא הפסוקים האחרונים קודם שקרא הפסוקים הראשונים ואפילו רק פסוק אחד וכדלקמיה וה"ה היכי שקרא פרשה ב' קודם לא':(21) À rebours – c'est-à-dire qu'il a lu les derniers versets avant d'avoir lu les premiers, et même s'il s'agit d'un seul verset, comme il est dit ensuite ; et il en est de même s'il a lu le deuxième passage avant le premier.
séif katan 21
- (כב) ודילג השני וקרא שלישי - וה"ה אם קרא אחר הדילוג כל המגילה או ענין אחד ואח"כ קרא פסוק הנדלג לא יצא וה"ה אם קרא תיבה אחת למפרע כ"ז בכלל למפרע וצריך לחזור ולקרות על הסדר:(22) Et il a sauté le deuxième et lu le troisième – et il en est de même si, après le saut, il a lu toute la Méguila ou un passage, et ensuite a lu le verset sauté : il n'est pas quitte. Et de même, s'il a lu un seul mot à rebours, tout cela entre dans la catégorie de la lecture à rebours, et il doit recommencer et lire dans l'ordre.
séif katan 22
- (כג) ואח"כ חזר וקרא השני לא יצא - היינו בקורא אח"כ פסוק רביעי אלא אחר שחזר וקרא פסוק שני צריך לקרות שוב פסוק שלישי וזהו שמסיים אלא כיצד וכו':(23) Et ensuite il est revenu lire le deuxième, il n'est pas quitte – c'est-à-dire s'il lit ensuite le quatrième verset ; mais après être revenu lire le deuxième verset, il doit lire à nouveau le troisième verset ; et c'est ce que l'auteur conclut par : « mais comment doit-il faire, etc. »
séif katan 23
- (כד) הקורא וכו' ע"פ - כבר כתבו המחבר לעיל בס"ג וחזר ושנאו כאן משום דהתחיל להעתיק כאן לשון הרמב"ם בסעיף ז' ולהלן ע"כ העתיק כסדר הכתוב שם ושם מתחיל מדינא דקרא ע"פ עי"ש:(24) Celui qui lit, etc., par cœur – l'auteur (le Choulhan Aroukh) l'a déjà écrit plus haut, au séif 3, et il l'a répété ici parce qu'il a commencé à recopier ici le langage du Rambam, au séif 7 et suivants ; c'est pourquoi il a recopié dans l'ordre de ce qui est écrit là-bas, et là-bas le Rambam commence par la règle de celui qui lit par cœur ; vois là-bas.
séif katan 24
- (כה) ובכתבי הקודש - צ"ל בכתב הקודש וכך הגירסא ברמב"ם ור"ל בכתב אשורית:(25) Et en écritures saintes – il faut lire : « en écriture sainte », et telle est la version dans le Rambam ; et cela signifie : en écriture assyrienne (achourit, l'écriture carrée).
séif katan 25
- (כו) יצא י"ח - דהא האחשתרנים בני הרמכים גם אנן לא ידעינן מהו אלא לא בעינן אלא מצות קריאה ופרסומי ניסא ואפילו לכתחלה נמי ומשו"ה יוצאין ג"כ הנשים ועמי הארץ. כתב הפמ"ג כל ירא שמים נכון שיהיה לו מגילה כשרה בידו ולקרוא מלה במלה בלחישה שא"א לשמוע מן הש"ץ הכל ובפרט שהנערים מבלבלים:(26) Il est quitte de son obligation – car en effet les mots ha'ahachtranim benei haramakhim (Esther 8, 10), nous non plus, nous ne savons pas ce qu'ils signifient ; mais nous n'exigeons que la mitsva de la lecture et la publication du miracle (pirsoumei nissa), et cela vaut même lekhat'hila ; et c'est pourquoi les femmes et les ignorants (amei haarets) sont également quittes. Le Peri Megadim a écrit : il convient que tout homme craignant D.ieu ait en main une Méguila valide et lise mot à mot à voix basse, car il est impossible d'entendre tout de l'officiant, et en particulier lorsque les enfants font du tumulte.
séif katan 26
- (כז) היתה כתובה תרגום וכו' - ואפילו הכתב היה כתב אשורית ג"כ לא יצא מי שאינו מכיר הלשון:(27) Si elle était écrite en traduction araméenne (targoum), etc. – et même si l'écriture était l'écriture assyrienne, celui qui ne connaît pas la langue n'est pas non plus quitte.
séif katan 27
- (כח) אבל אם היתה כתובה וכו' - ר"ל אימת אמרינן שיוצא משום שמכיר הלשון דוקא אם קורא בלשון הכתוב במגילה אבל אם מעתיק זה הלשון ללשון אחר אף שהוא מכיר שתי הלשונות יחד אינו יוצא והטעם כדלקמיה:(28) Mais si elle était écrite, etc. – c'est-à-dire : quand disons-nous qu'il est quitte parce qu'il connaît la langue ? Seulement s'il lit dans la langue écrite dans la Méguila ; mais s'il transpose cette langue dans une autre langue, bien qu'il connaisse les deux langues à la fois, il n'est pas quitte ; et la raison est celle qui est donnée ensuite.
séif katan 28
- (כט) בכתב עברי - ר"ל בלשון העברי:(29) En écriture hébraïque – c'est-à-dire en langue hébraïque.
séif katan 29
- (ל) וקראה ארמית לארמי - אשמועינן דאע"ג שהמגילה לפניו והוא מעיין בכל תיבה ומתרגמה להשומע והו"א דזה עדיף מקורא ע"פ קמ"ל דגם בזה לא יצא:(30) Et l'a lue en araméen à un Araméen – il nous enseigne que, bien que la Méguila soit devant lui, qu'il examine chaque mot et le traduise à l'auditeur, et qu'on aurait pu penser que cela vaut mieux que celui qui lit par cœur, il nous enseigne que dans ce cas non plus il n'est pas quitte.
séif katan 30
- (לא) לא יצא - ר"ל השומע כיון שהקורא קראה ע"פ ואינה חשיבה קריאה אף לעצמו לא עדיף השומע ממנו:(31) Il n'est pas quitte – c'est-à-dire l'auditeur : puisque le lecteur l'a lue par cœur, et que ce n'est pas considéré comme une lecture même pour lui-même, l'auditeur ne vaut pas mieux que lui.
séif katan 31
- (לב) אבל אין לחוש וכו' - ר"ל דלא קפדינן שיהא דוקא הכתב של לשון זה שקורא ואפילו בהיה הלשון גיפטית והאותיות כתוב עילמית וכיו"ב נמי שרי [ומ"מ בעינן שיהא מכיר הקורא אותו הכתב דאל"ה הוי בכלל ע"פ כשאינו מכיר] אבל כמה פוסקים חולקים וס"ל דמגילה בכל לשון שהיא אינה כשרה לקרות בה ואפילו ללועז אלא בשהכתב שלה אשורית ועיין בבה"ל. כתב הפמ"ג אם היתה כתובה כתב ולשון תרגום וכדומה והקורא אינו מבין תרגום וקראה להשומע שמבין לשון תרגום אינו יוצא י"ח אף לדעת המחבר. וכן ה"ה אם הקורא מבין אותו הלשון וכתובה לפניו באותו הלשון אם השומע אינו מבין אותו הלשון השומע אינו יוצא דכיון שאינו מבין אין כאן זכרון הנס גבי שומע מיהו נוהגין בזה"ז לקרות הכל בלה"ק ולכתבה בכתבי אותיות הקודש [לבוש]:(32) Mais il n'y a pas à craindre, etc. – c'est-à-dire que nous ne sommes pas pointilleux pour que ce soit précisément l'écriture propre à la langue dans laquelle il lit ; et même si la langue était l'égyptien et les lettres écrites en élamite, ou ce qui est similaire, c'est aussi permis [et néanmoins, il faut que le lecteur connaisse cette écriture, car sinon, cela entre dans la catégorie de la lecture par cœur, puisqu'il ne la connaît pas]. Mais plusieurs décisionnaires contestent et sont d'avis qu'une Méguila, en quelque langue que ce soit, n'est pas valide pour y lire, même pour un non-hébréophone (loez), sauf lorsque son écriture est assyrienne ; et vois le Biour Halakha. Le Peri Megadim a écrit : si elle était écrite en écriture et en langue araméenne, ou ce qui est similaire, et que le lecteur ne comprend pas l'araméen et l'a lue à l'auditeur qui comprend l'araméen, il (l'auditeur) n'est pas quitte de son obligation, même selon l'avis de l'auteur (le Choulhan Aroukh). Et de même, si le lecteur comprend cette langue et qu'elle est écrite devant lui dans cette langue, si l'auditeur ne comprend pas cette langue, l'auditeur n'est pas quitte, car puisqu'il ne comprend pas, il n'y a pas ici de rappel du miracle pour l'auditeur. Toutefois, on a l'usage, de nos jours, de tout lire en langue sainte et de l'écrire en caractères de l'écriture sainte (Levouch).
séif katan 32
- (לג) אינו יוצא בלע"ז - משמע דעת המחבר לסתום כדעה זו ומ"מ אינו חוזר ומברך דספק ברכות להקל. ומתבאר בפוסקים דלדעה זו אין לו להוציא אפילו למי שאינו מבין לה"ק דכיון דקריאתו לא מהני לו בעצמו הו"ל כמי שאינו מחוייב בדבר שאינו מוציא אחרים:(33) Il n'est pas quitte en langue étrangère (laaz) – il ressort que l'avis de l'auteur est de trancher sans réserve selon cet avis ; et néanmoins, il ne recommence pas en récitant la bénédiction, car en cas de doute sur les bénédictions, on est indulgent. Et il ressort des décisionnaires que selon cet avis, il ne doit pas rendre quitte (par une lecture en langue étrangère) même celui qui ne comprend pas la langue sainte, car puisque sa lecture ne lui est pas valable à lui-même, il est comme celui qui n'est pas soumis à l'obligation, qui ne peut en rendre quittes les autres.
séif katan 33
- (לד) וי"א שיוצא - דע דבכל מקום דאמרינן דיוצא בלע"ז היינו שעכ"פ תיבת האחשתרנים בני הרמכים יקרא לפניהם בלשה"ק:(34) Et certains disent qu'il est quitte – sache que partout où nous disons qu'il est quitte en langue étrangère, c'est à condition qu'au moins les mots ha'ahachtranim benei haramakhim soient lus devant eux en langue sainte.
séif katan 34
- (לה) בשני לשונות - כגון מקצת המגילה בלשון אחד ומקצתה בלשון אחרת:(35) En deux langues – par exemple, une partie de la Méguila dans une langue et une partie dans une autre langue.
séif katan 35
- (לו) יצאו - בדיעבד אבל לכתחלה אין נכון להיות כתובה בשתי לשונות:(36) Ils sont quittes – bediavad ; mais lekhat'hila, il ne convient pas qu'elle soit écrite en deux langues.
séif katan 36
- (לז) יש למחות ביד וכו' - טעם הדבר משום דהגברים הקוראים מבינים לה"ק ויש לחוש לדעת הפוסקים שסוברים דהיכי שהוא מבין לה"ק אינו יוצא בקריאה בלע"ז וממילא אינו יכול להוציא בקריאה זו אף למי שאינו מבין לה"ק וכנ"ל ועוד משום האחשתרנים בני הרמכים שאינו ידוע בלע"ז שלהן וא"ת יקרא האחשתרנים בני הרמכים בלה"ק י"ל דאסור לכתחלה לקרותו בשתי לשונות:(37) Il faut protester contre, etc. – la raison en est que les hommes qui lisent comprennent la langue sainte, et il y a lieu de tenir compte de l'avis des décisionnaires qui pensent que là où l'on comprend la langue sainte, on n'est pas quitte par une lecture en langue étrangère ; et par conséquent, on ne peut pas rendre quitte par cette lecture même celui qui ne comprend pas la langue sainte, comme dit ci-dessus. Et en outre, à cause de l'expression ha'ahachtranim benei haramakhim, dont on ne connaît pas l'équivalent dans leur langue étrangère. Et si tu objectes : qu'il lise ha'ahachtranim benei haramakhim en langue sainte ! On peut répondre qu'il est interdit lekhat'hila de la lire en deux langues.
séif katan 37
- (לח) אע"פ שכתובה בלע"ז - דאי לא כתובה בלע"ז רק מעיין ומתרגם בלע"ז הוי ליה קורא בע"פ וכדלעיל ובלא"ה לא יוציא. כתבו האחרונים דאפילו הקוראים בשני ימים להחמיר ג"כ לא יקראו בלע"ז:(38) Bien qu'elle soit écrite en langue étrangère – car si elle n'est pas écrite en langue étrangère, mais qu'il se contente d'examiner le texte et de traduire en langue étrangère, il est considéré comme lisant par cœur, comme dit plus haut ; et même sans cela (même écrite en langue étrangère), il ne rendra pas quitte (comme expliqué au séif katan précédent). Les A'haronim ont écrit que même ceux qui lisent pendant deux jours par rigueur ne liront pas non plus en langue étrangère.
séif katan 38
- (לט) קראה מתנמנם - ומתנמנם נקרא כגון דקרו ליה ועני ולא ידע לאהדורי סברא וכי מדכרו לי מדכר וצ"ל דמ"מ יכול לכוין לצאת דמצות צריכות כונה [פמ"ג]:(39) Il l'a lue en somnolant – est appelé « somnolent », par exemple, celui à qui l'on parle et qui répond, mais ne sait pas restituer un raisonnement, et qui, quand on lui rappelle quelque chose, s'en souvient. Et il faut dire que néanmoins il peut avoir l'intention d'être quitte, car les mitsvot requièrent l'intention (Peri Megadim).
séif katan 39
- (מ) יצא - וה"ה השומע ממנו ג"כ יצא אם רק נשמעים הדברים היטיב כ"כ המאירי ואע"ג דצריך לכוין להוציא אפשר דמתנמנם ג"כ יכול לכוין ויותר נראה לומר דמיירי שחשב בתחילת הקריאה קודם שנתנמנם להוציא השומעין:(40) Il est quitte – et de même, celui qui l'entend de lui est aussi quitte, pourvu seulement que les paroles soient bien entendues ; ainsi l'a écrit le Méïri. Et bien qu'il faille (que le lecteur) ait l'intention de rendre quitte, il est possible que celui qui somnole puisse aussi avoir l'intention ; et il paraît plus juste de dire qu'il s'agit d'un cas où il a pensé, au début de la lecture, avant de somnoler, à rendre quittes les auditeurs.
séif katan 40
- (מא) אבל אם שמעה וכו' - דבקריאה כיון שקורא כראוי הרי מוכח שרמי אנפשיה לומר שפיר משא"כ בשמיעה בודאי חסר לו כמה תיבות:(41) Mais s'il l'a entendue, etc. – car pour la lecture, puisqu'il lit correctement, il est prouvé qu'il s'est appliqué à bien la dire ; ce qui n'est pas le cas pour l'écoute, où il lui manque certainement quelques mots.
séif katan 41
- (מב) שקורא פסוק במגילה וכו' - היינו אפילו אם באופן זה היתה קריאת כל המגילה כשרה הואיל שכיון לצאת בזה י"ח ואם לא כיון לצאת אפילו רק פסוק ראשון אף שמשם ואילך התכוין לצאת לא יצא:(42) Qui lit un verset dans la Méguila, etc. – c'est-à-dire que même si c'est de cette manière (en recopiant verset par verset) qu'a eu lieu la lecture de toute la Méguila, elle est valide, puisqu'il a eu l'intention d'être ainsi quitte de son obligation. Et s'il n'a pas eu l'intention d'être quitte, même pour le premier verset seulement, bien qu'à partir de là il ait eu l'intention d'être quitte, il n'est pas quitte.
séif katan 42
- (מג) אם כיון לבו לצאת י"ח - סתם בזה כהפוסקים דס"ל מצות צריכות כונה לצאת ידי המצוה ועיין לעיל בסימן ס' ס"ד:(43) S'il a eu l'intention de s'acquitter de son obligation – il a tranché ici sans réserve selon les décisionnaires qui sont d'avis que les mitsvot requièrent l'intention pour s'acquitter de la mitsva ; et vois plus haut, siman 60, séif 4.
séif katan 43
- (מד) שתהא כתובה כולה - עיין לעיל בס"ג:(44) Qu'elle soit écrite entièrement – vois plus haut, au séif 3.
séif katan 44
- (מה) וכן אם היה מגיה - ר"ל ובעת הגה קוראה ומכוין לצאת י"ח ודוקא אם קרא בניקוד כראוי אבל אם קרא להגיה ע"פ המסורת ולא בניקוד כראוי אינו יוצא י"ח:(45) Et de même, s'il corrigeait – c'est-à-dire qu'au moment où il corrigeait, il la lisait avec l'intention de s'acquitter de son obligation ; et seulement s'il a lu avec la vocalisation, comme il convient ; mais s'il a lu pour corriger selon la massora (l'orthographe traditionnelle des mots), et non avec la vocalisation comme il convient, il n'est pas quitte de son obligation.
séif katan 45
- (מו) שאסור להפסיק וכו' - עיין לעיל בס"ה בהג"ה:(46) Qu'il est interdit de s'interrompre, etc. – vois plus haut, au séif 5, dans la glose (du Rema).
séif katan 46
- (מז) בענינים אחרים - היינו שלא מענינו של יום:(47) Par d'autres sujets – c'est-à-dire qui ne relèvent pas du sujet du jour.
séif katan 47
- (מח) צריך שיכוין וכו' וצריך וכו' - ולעיכובא הוא אפילו בדיעבד וזה הכיון הוא קודם שמתחיל לקרוא יכוין על כל הקריאה זה לצאת וזה להוציא ותו א"צ לכוין בכל הקריאה. וצריך השומע להאזין אוזנו ולשמוע כל תיבה ותיבה מפי הקורא ואם חיסר הקורא אפילו תיבה אחת וכן אם השומע חיסר תיבה אחת לשמוע לא יצאו וצריך לחזור:(48) Il faut qu'il ait l'intention, etc., et il faut, etc. – et c'est une condition indispensable, même bediavad. Et cette intention se fait avant de commencer à lire : l'un (l'auditeur) aura l'intention, pour toute la lecture, d'être quitte, et l'autre (le lecteur) de rendre quitte ; et il n'a plus besoin d'avoir l'intention pendant toute la lecture. Et l'auditeur doit tendre l'oreille et entendre chaque mot de la bouche du lecteur ; et si le lecteur a omis même un seul mot, et de même si l'auditeur a manqué d'entendre un seul mot, ils ne sont pas quittes et il faut recommencer.
séif katan 48
- (מט) מסתמא דעתו וכו' - ולענין השומעים ישתנה הדין דהעומדים בביהכ"נ סתמא מכונים אבל העובר אחורי בהכ"נ בעינן שיכוין בפירוש לצאת ידי חובה [פר"ח]:(49) Sans précision, son intention est, etc. – et concernant les auditeurs, la règle diffère : ceux qui se tiennent à la synagogue ont, sans précision, l'intention de s'acquitter ; mais celui qui passe derrière la synagogue, il faut qu'il ait expressément l'intention de s'acquitter de son obligation (Peri 'Hadach).
séif katan 49
- (נ) אין מדקדקין בטעיותיה - אין הדין הזה מיירי לענין כתיבה דשם הדין כמו בס"ג והכא מיירי לענין קריאה דהיינו אפילו קרא אותה בכמה טעיות כיון שעכ"פ קרא כולה:(50) On n'est pas pointilleux sur ses erreurs – cette règle ne porte pas sur l'écriture, car là, la règle est comme au séif 3 ; mais ici, il s'agit de la lecture : c'est-à-dire que même s'il l'a lue avec plusieurs erreurs, il est quitte, puisqu'au moins il l'a lue en entier.
séif katan 50
- (נא) אחר - כגון שקרא מיושב ישב או מנופל נפל דהוי כאלו דילג אותה תיבה לגמרי וצריך לחזור ולקרותה כסדר:(51) Autre (sens) – par exemple, s'il a lu, au lieu de yochev (assis), yachav (il s'assit), ou, au lieu de nofel (tombant), nafal (il tomba) : c'est comme s'il avait sauté complètement ce mot, et il doit revenir le lire et poursuivre dans l'ordre.
séif katan 51
- (נב) הכל בנשימה אחת - ובכל המגילה בין פסוק לפסוק יפסיק רק כדי נשימה מפני שצריך לקרותה כאגרת. כשיאמר בלילה ההוא נדדה יגביה הקול כי שם מתחיל הנס. כשיאמר האיגרת הזאת ינענע המגילה כתב הח"א מה שנוהגין במקצת מקומות שכל הקהל אומרים י' בני המן אינו מנהג אלא הקורא יאמרם לבד והשאר ישמעו כמו כל המגילה:(52) Le tout d'un seul souffle – et dans toute la Méguila, entre un verset et un autre, il ne s'arrêtera que le temps de reprendre son souffle, parce qu'il faut la lire comme une lettre (iguéret). Lorsqu'il dit « Cette nuit-là, le sommeil du roi fuyait » (Esther 6, 1), il élèvera la voix, car c'est là que commence le miracle. Lorsqu'il dit « cette lettre » (Esther 9, 26), il agitera la Méguila. Le 'Hayé Adam a écrit : ce qu'on a l'usage, dans certains endroits, que toute l'assemblée dise les noms des dix fils de Haman, n'est pas un véritable usage ; mais le lecteur les dira seul, et les autres écouteront, comme pour toute la Méguila.
séif katan 52
- (נג) הפסיק - אפי' שהא כדי לגמור כולה:(53) Il s'est interrompu – même s'il a tardé le temps de la terminer entièrement, il est quitte.
séif katan 53
- (נד) איש ואת וכו' - במהרי"ל כתב בשם הרוקח משום דעשרת בני המן היו שרי חמשים על חמש מאות איש ומי שיש לו נשימה קצרה ישער שאם יתחיל מן חמש מאות איש לא יוכל לומר כל עשרת בני המן בנשימה אחת טוב יותר שיתחיל מן ואת פרשנדתא וכו' כי זהו דינא דגמרא אבל חמש מאות איש הוא מנהג בעלמא:(54) « … hommes, et Parchandata », etc. – le Maharil a écrit au nom du Rokéa'h que l'on commence à « cinq cents hommes » (Esther 9, 6) parce que les dix fils de Haman étaient chefs de cinquante sur les cinq cents hommes. Et celui qui a le souffle court, s'il estime que s'il commence à « cinq cents hommes » il ne pourra pas dire les dix fils de Haman d'un seul souffle, il est préférable qu'il commence à « et Parchandata », etc. (Esther 9, 7), car c'est là la règle de la Guemara, alors que commencer à « cinq cents hommes » n'est qu'un simple usage.
séif katan 54
- (נה) שהקורא וכו' - אבל היחידים השומעין במגילות א"צ לפשוט [ב"ח ומהרי"ל]:(55) Que le lecteur, etc. – mais les particuliers qui écoutent en suivant dans des Méguilot n'ont pas besoin de les déplier (Ba'h et Maharil).
séif katan 55
- (נו) ופושטה כאיגרת - היינו שפושטה כולה ואינו מניחה כרוכה אלא כופל אותה דף על דף ויזהר שלא יגררה ע"ג קרקע [א"ר ופר"ח] ועיין בפמ"ג שכתב דל"ד ע"ג קרקע ה"ה תלויה מעל השולחן ושטענדע"ר נמי הוי גנאי כתבי קודש. עוד כתב דהפשיטה יהיה קודם שמתחיל לברך כדי שלא יהיה הפסק בין ברכה לקריאה:(56) Et il la déplie comme une lettre – c'est-à-dire qu'il la déplie entièrement et ne la laisse pas enroulée, mais il la plie feuille sur feuille ; et il veillera à ne pas la traîner par terre (Eliya Rabba et Peri 'Hadach). Et vois le Peri Megadim, qui a écrit que ce n'est pas seulement par terre : il en est de même si elle pend suspendue au-dessus de la table et du pupitre (chtender) : c'est aussi un manque de respect pour les Écrits saints. Il a écrit en outre que le dépliage doit avoir lieu avant de commencer à réciter la bénédiction, afin qu'il n'y ait pas d'interruption entre la bénédiction et la lecture.
séif katan 56
- (נז) חוזר וכורכה כולה ומברך - ר"ל שכורכה כולה ומניחה לפניו על המגדל ואח"כ מברך והטעם דגנאי הוא למגילה שתהיה מונחת כך ואפילו אם התחיל הברכה ואמר ברוך אתה כיון שלא אמר השם פוסק באמצע וכורך ואח"כ מברך:(57) Il la réenroule entièrement et récite la bénédiction – c'est-à-dire qu'il l'enroule entièrement et la pose devant lui sur le pupitre (migdal), et ensuite récite la bénédiction finale. Et la raison est que c'est un manque de respect pour la Méguila d'être posée ainsi dépliée. Et même s'il a commencé la bénédiction et a dit « Baroukh Ata », puisqu'il n'a pas dit le Nom divin, il s'interrompt au milieu, l'enroule, et ensuite récite la bénédiction.
séif katan 57
- (נח) בקול רם - משום שמחה ומה שחוזר וקורא אותן כדי להשמיע לצבור שמצוה לכתחלה לשמוע כל המגילה מתוך הכתב:(58) À voix haute – en signe de joie. Et si le lecteur les relit, c'est pour les faire entendre à l'assemblée, car c'est une mitsva lekhat'hila d'entendre toute la Méguila à partir de l'écrit.
séif katan 58
- (נט) שמכים המן - מהרי"ל לא היה חושש להכות המן והגאון יעב"ץ כותב על אביו הח"צ שהיה מכה ורוקע ברגלו וטופח בסנדלו כשהגיע לזכירת המן והפמ"ג כתב דיצא שכרם בהפסדם שמבלבלין הרבה:(59) Qu'on frappe Haman – le Maharil ne se souciait pas de frapper Haman ; et le Gaon Yaavets écrit au sujet de son père, le 'Hakham Tsvi, qu'il frappait, tapait du pied et frappait avec sa sandale lorsqu'il arrivait à la mention de Haman ; et le Peri Megadim a écrit que leur bénéfice est annulé par leur perte, car ils causent beaucoup de confusion.
séif katan 59
- (ס) כשקורין המגילה בביהכ"נ - וצריך החזן לשתוק אז בעת שמכין כדי שישמעו כולם קריאתו ומפני שמצוי מאוד קלקולים ע"י ההכאה ורגילים הנערים להכות כמה פעמים בעת שחוזר החזן לקרות ע"כ טוב ונכון שכל יחיד יקרא פסוק או ב' מתוך החומש בעוד שמכין המן כי אז אף שלא ישמע מהחזן יצא כמ"ש ס"ג [מ"א] וכ"כ הפמ"ג שנכון מאוד שכל אחד יתפוס חומש בעת הקריאה וכל תיבה שלא ישמע מן החזן יקרא מן החומש [מ"א]:(60) Lorsqu'on lit la Méguila à la synagogue – et l'officiant doit alors se taire au moment où l'on frappe, afin que tous entendent sa lecture. Et parce que des fautes sont très fréquentes à cause des coups, et que les enfants ont l'habitude de frapper plusieurs fois au moment où l'officiant reprend la lecture, il est donc bien et il convient que chaque particulier lise un ou deux versets dans le 'Houmach pendant qu'on frappe Haman, car alors, même s'il n'entend pas de l'officiant, il est quitte, comme l'auteur l'a écrit au séif 3 (Maguen Avraham). Et ainsi a écrit le Peri Megadim : il convient beaucoup que chacun tienne un 'Houmach au moment de la lecture, et tout mot qu'il n'entend pas de l'officiant, il le lira dans le 'Houmach (Maguen Avraham).
séif katan 60
- (סא) בי"ד ובט"ו - היינו בי"ד לעיירות וט"ו למוקפין ור"ל אף שהוא בזמנה ואיכא פרסומי ניסא בלא"ה שהכל קורין באותו זמן אפ"ה צריך לטרוח ולקבץ עשרה שיהיו בעת הקריאה משום פרסומי ניסא וכ"ש אם הוא שלא בזמנה כגון המפרש בים והיוצא בשיירא ואינו מוצא מגילה להוליך עמו דמותר להקדים ולקרותה קודם שיוצא כנ"ל בסימן תרפ"ח ס"ז או דמתרמי יום ט"ו בשבת דצריכין המוקפין להקדים ולקרותו בע"ש כדאיתא שם בס"ו בודאי צריך לקבץ עשרה לקריאתו ובזה עוד חמיר יותר דאי ליכא עשרה לא יברכו המוקפין עליה:(61) Le 14 et le 15 – c'est-à-dire le 14 pour les villes non fortifiées et le 15 pour les villes entourées de murailles. Et cela signifie que, bien que ce soit en son temps propre et qu'il y ait de toute façon publication du miracle (pirsoumei nissa), puisque tous lisent à ce même moment, néanmoins il doit se donner la peine de rassembler dix personnes qui soient présentes au moment de la lecture, à cause de la publication du miracle ; et à plus forte raison si ce n'est pas en son temps, par exemple celui qui prend la mer ou part en caravane et ne trouve pas de Méguila à emporter avec lui, à qui il est permis d'avancer la lecture et de la lire avant de partir, comme dit plus haut, siman 688, séif 7 ; ou lorsque le 15 tombe un Chabbat, où les habitants des villes entourées de murailles doivent avancer la lecture et la lire la veille de Chabbat, comme il est dit là-bas, au séif 6 : il doit certainement rassembler dix personnes pour sa lecture. Et dans ce cas, c'est encore plus grave, car s'il n'y a pas dix personnes, les habitants des villes entourées de murailles ne réciteront pas la bénédiction sur elle.
séif katan 61
- (סב) לחזור אחר עשרה - ואם בעת ההוא קורין אותה בצבור בבהכ"נ אז אפילו יש לו ק' אנשים בביתו מצוה לילך לשם משום ברוב עם הדרת מלך וכן מי שהיה ביתו סמוך לביהכ"נ וחלונותיו פתוחות לביהכ"נ אפ"ה צריך לילך לבהכ"נ לכו"ע משום ברוב עם ועיין בבה"ל:(62) Rechercher dix personnes – et si, à ce moment-là, on la lit en assemblée à la synagogue, alors, même s'il a cent personnes dans sa maison, c'est une mitsva d'aller là-bas, en vertu de « dans la multitude du peuple est la gloire du roi » (Proverbes 14, 28). Et de même, celui dont la maison est proche de la synagogue et dont les fenêtres sont ouvertes sur la synagogue doit néanmoins aller à la synagogue selon tous les avis, en vertu de « dans la multitude du peuple » ; et vois le Biour Halakha.
séif katan 62
- (סג) אם נשים וכו' - דאפשר דכיון דהוא רק משום פרסומי ניסא סגי אף בנשים ועיין בפמ"ג דמדלא הזכיר הרב קטנים משמע דס"ל דקטנים בודאי אין מצטרפין לעשרה דלאו בני חיובא נינהו וחיובן הוא רק מטעם חינוך:(63) Si des femmes, etc. – car il est possible que, puisque ce n'est qu'en raison de la publication du miracle, cela suffise même avec des femmes. Et vois le Peri Megadim : du fait que le Rav (le Rema) n'a pas mentionné les enfants mineurs, il ressort qu'il est d'avis que les mineurs ne se joignent certainement pas pour compléter les dix, car ils ne sont pas soumis à l'obligation, et leur obligation n'est due qu'à l'éducation ('hinoukh).
séif katan 63
- (סד) לכתחלה ביחיד - דהנס כבר נתפרסם וליכא רק משום ברוב עם לא מטרחינן ליה למכנף עשרה והא דקי"ל דאף אם יש לו מנין בביתו אפ"ה מבטלין ת"ת ועבודה לילך ולקרות בצבור משום ברוב עם התם הלא הצבור מזומן לפניו משא"כ הכא לעשות צבור אינו מחוייב ועיין ביד אפרים שכתב דדין זה שהביא הרמ"א בשם או"ח אינו מוסכם לשארי פוסקים ולכן אף בכה"ג יהדר אחר עשרה אנשים:(64) Lekhat'hila seul – car le miracle a déjà été publié, et il n'y a là que la raison de « dans la multitude du peuple » : on ne l'oblige pas à se donner la peine de rassembler dix personnes. Et ce que nous avons établi, que même s'il a un minyan chez lui, on interrompt néanmoins l'étude de la Torah et le travail pour aller lire en assemblée, en vertu de « dans la multitude du peuple » : là, l'assemblée est disponible devant lui, ce qui n'est pas le cas ici, où il n'est pas tenu de constituer une assemblée. Et vois le Yad Efraïm, qui a écrit que cette règle, que le Rema a rapportée au nom de l'Or'hot 'Hayim, n'est pas admise par les autres décisionnaires ; c'est pourquoi, même dans un tel cas, il recherchera dix hommes.
séif katan 64
- (סה) וכשהיחיד קורא אותה - היינו במקום דאי אפשר לו לקבץ עשרה או בגוונא דצייר הרמ"א מקודם:(65) Et lorsque le particulier la lit – c'est-à-dire dans un endroit où il lui est impossible de rassembler dix personnes, ou dans le cas que le Rema a décrit précédemment.
séif katan 65
- (סו) בזמנה - לאפוקי אם קורא היחיד אותה שלא בזמנה כגון כרכין המוקפין חומה דמתרמי יום ט"ו שלהן בשבת דקורין אותה בע"ש והוא קורא אותה ביחיד לא יברך עליה בכל גווני וכנ"ל בס"ק ס"א:(66) En son temps – à l'exclusion du cas où le particulier la lit hors de son temps, par exemple dans les villes entourées de murailles dont le 15 tombe un Chabbat, où on la lit la veille de Chabbat, et qu'il la lit seul : il ne récitera pas la bénédiction sur elle, en aucun cas, comme dit plus haut, au séif katan 61.
séif katan 66