Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 649 →- דברים הפוסלים בד' מינים. ובו ו סעיפים:
כל ארבעה המינים פסולים בגזול ובגנוב בין לפני יאוש בין לאחר יאוש אבל גזול וקנאו בלא סיוע המצוה כגון גזל לולב ושיפהו כשר דקנייה בשינוי מעשה ומיהו לא יברך עליו ויש מי שאומר דלא נפסל גזול וגנוב אלא לגנב ולגזלן עצמו אבל לאחרי' כשר בשאר הימי' חוץ מיום ראשון: הגה ומשום זה יש ליזהר שלא יקצץ הישראל בעצמו אחד מארבעה המינים שבלולב לצורך לולבו דקרקע אינה נגזלת וסתם עכו"ם גוזלי קרקע הם ויבא בגזילה לידו אלא יקצצנו עכו"ם ויקנה מהם [תשובת הרשב"א סי' תתנ"ב הגהות אשירי ס"פ לולב הגזול] ואין חילוק בזה בין א"י או חוצה לארץ [אור זרוע]. לולב שאגדו עכו"ם ועשאו כשר כמו סוכת עכו"ם [מרדכי הלכות קטנות]:Les choses qui invalident les quatre espèces. Il contient 6 séifim.
Les quatre espèces sont toutes invalides si elles sont volées (par brigandage, gazoul) ou dérobées (en cachette, ganouv), que ce soit avant le renoncement (yéouch) du propriétaire ou après le renoncement. Mais un objet volé que le voleur a acquis sans l'aide de la mitsva elle-même, par exemple s'il a volé un loulav et l'a façonné, il est valable, car il l'a acquis par une transformation par un acte (chinouï maassé) ; toutefois, il ne récitera pas la bénédiction sur lui. Et il y a un avis selon lequel un objet volé ou dérobé n'est invalide que pour le voleur ou le brigand lui-même ; mais pour d'autres, il est valable les autres jours, sauf le premier jour. Haga (Rema) : Et à cause de cela, il faut prendre garde que le Juif ne coupe pas lui-même l'une des quatre espèces du loulav pour les besoins de son loulav, car la terre ne peut être volée (au sens où elle reste toujours à son propriétaire), et, en général, les non-Juifs (akoum) sont des spoliateurs de terres, et l'espèce parviendrait ainsi entre ses mains par le vol ; mais qu'un non-Juif la coupe, et qu'il l'achète auprès d'eux (Responsa du Rachba, siman 852 ; Hagahot Achéri, fin du chapitre Loulav HaGazoul). Et il n'y a pas de différence en cela entre la terre d'Israël et l'extérieur de la terre d'Israël (Or Zaroua). Un loulav qu'un non-Juif a lié et confectionné est valable, comme la souka d'un non-Juif (Mordekhaï, Hilkhot Ketanot).séif 1
- וכן שאול ביום ראשון משום דבעינן לכם: הגה והמודר הנאה מלולבו של חבירו או מלולבו של עצמו אינו יוצא בו ביום א' דלא הוי שלכם (תשובת רשב"א סימן תשמ"ו ותשמ"ז):Et de même, un loulav emprunté est invalide le premier jour, parce qu'il faut (selon le verset) « pour vous » (Lévitique 23, 40), c'est-à-dire qu'il vous appartienne. Haga (Rema) : Et celui à qui il est interdit par un vœu de tirer profit du loulav de son prochain, ou de son propre loulav, ne s'en acquitte pas le premier jour, car ce n'est pas « à vous » (Responsa du Rachba, simanim 746 et 747).
séif 2
- וכן של עיר הנדחת ושל אשרה של ישראל פסול אבל של עכו"ם לכתחל' לא יטול ואם נטל יצא מיום ראשון ואילך דלא בעינן לכם: הגה ודוקא שלא נתכוין לזכות בו אבל אם נתכוין לזכות בו הוי ליה של ישראל דאינו יוצא בו ודוקא קודם שנתבטל אבל אם נתבטל ביד עכו"ם אפי' מכוין לזכות בו אח"כ יוצא בדיעבד [רבינו ירוחם נ"ח ח"ג ור"ן] ועיין לעיל סי' תקפ"ו:Et de même, celui d'une ville condamnée (ir hanida'hat, pour idolâtrie) et celui d'une achéra (arbre idolâtrique) appartenant à un Juif est invalide. Mais celui d'une achéra d'un non-Juif, lekhat'hila (a priori) on ne le prendra pas ; et si on l'a pris, on s'est acquitté à partir du deuxième jour, après le premier jour, car alors on n'exige pas qu'il soit « à vous ». Haga (Rema) : Et seulement s'il n'a pas eu l'intention de l'acquérir ; mais s'il a eu l'intention de l'acquérir, il devient celui d'un Juif, et on ne s'en acquitte pas. Et seulement avant qu'il (l'objet idolâtrique) n'ait été annulé ; mais s'il a été annulé par le non-Juif, même s'il a l'intention de l'acquérir ensuite, on s'en acquitte bediavad (a posteriori) (Rabbénou Yerou'ham, Netiv 8, partie 3 ; et le Ran). Et voir plus haut, siman 586.
séif 3
- גנות הצעירים וכיוצא בהם מבתי שמשיהם מותר ליטול משם לולב או שאר מינים למצוה [ואפי' האילן נטוע לפני ע"א כל זמן שאין עובדין האילן] [רבינו ירוחם נ"ח ח"ג]:Des jardins des prêtres idolâtres et autres semblables, appartenant à leurs maisons de culte, il est permis de prendre un loulav ou les autres espèces pour la mitsva Haga (Rema) : [et même si l'arbre est planté devant une idole (avoda zara), tant qu'on ne vénère pas l'arbre lui-même] (Rabbénou Yerou'ham, Netiv 8, partie 3).
séif 4
- כל אלו שאמרנו שהם פסולים מפני מומין שביארנו או מפני גזל וגניבה ביום טוב הראשון בלבד אבל בשאר ימים הכל כשר: הגה ויש פוסלין בגזול כל ז' ימים והכי נהוג אבל שאול יוצא בו [טור והמגיד בשם פוסקים] ומותר ליטול לולב של חבירו בלא דעת חבירו בשאר ימים דניחא ליה לאינש למיעבד מצוה בממוניה והוי כשאול [תה"ד סי' ק' ופסקיו סי' קנ"ט] וחסר כשר בשאר ימים [טור] וניטל פטמתו או עוקצו דינו כחסר וכשר מיום ראשון ואילך [רבינו ירוחם נ"ח ח"ג] מיהו אם נקבוהו עכברים לא יטלנו אף שאר הימים משום מאוס [כל בו] עד שיסיר ניקור העכברים אבל אם היה יבש או מנומר שפסול כל שבעת ימים אף אם חתך היבשות או הנמור פסול כל שבעה הואיל ובא מכח פסול (הגהות אשירי פ"ק לולב הגזול) ומותר לכתחלה להתנות על אתרוג שיהיה כולו ליום ראשון ושאינו בודל ממנו כל בין השמשות של ליל שני ואילך ומותר אז לכתחלה לאכול ממנו מיום שני ואילך ולצאת ידי מצוה עם הנשאר (ב"י בשם הרא"ש) אלא שאין אנו בקיאין בתנאים כדלעיל בס"ס תרל"ח בהג"ה. והפיסול שהוא משום עבודת אלילים או מפני שאותו אתרוג אסור באכילה או מפני שאינם מינם או שהם חסרים השיעור בין ביום טוב ראשון בין בשאר ימים פסול (וחזזית פוסלת כל שבעת הימים) (רבינו ירוחם נ"ח ח"ג ור"ן פרק לולב הגזול) והעושים שני ימים טובים פסולי ראשון נוטלין בשני אבל ברוכי לא מברכינן (ואם יש לחבירו לולב ואתרוג כשר יברך על של חבירו מדעתו) (ד"ע):Tous ceux dont nous avons dit qu'ils sont invalides à cause des défauts que nous avons expliqués, ou à cause du brigandage et du vol, le sont le premier jour de Yom Tov seulement ; mais les autres jours, tout est valable. Haga (Rema) : Et certains invalident l'objet volé durant les sept jours, et tel est l'usage ; mais avec un objet emprunté on s'acquitte (Tour, et le Maguid Michné au nom des décisionnaires). Et il est permis de prendre le loulav de son prochain sans l'avis de son prochain les autres jours, car un homme est content qu'on accomplisse une mitsva avec son bien, et c'est comme un objet emprunté (Teroumat HaDéchen, siman 100, et ses Pessakim, siman 159). Et une espèce à laquelle il manque une partie est valable les autres jours (Tour). Et un etrog dont la pitma (extrémité) ou le pédoncule a été enlevé a le statut d'un etrog manquant, et il est valable à partir du premier jour et au-delà (Rabbénou Yerou'ham, Netiv 8, partie 3). Toutefois, si des souris l'ont percé, on ne le prendra pas même les autres jours, parce qu'il est répugnant (Kol Bo), jusqu'à ce qu'on ait retiré l'endroit rongé par les souris. Mais s'il était sec ou tacheté, ce qui le rend invalide durant les sept jours, même si on a coupé les parties sèches ou tachetées, il est invalide durant les sept jours, puisqu'il provient d'un état invalide (Hagahot Achéri, premier chapitre de Loulav HaGazoul). Et il est permis lekhat'hila de stipuler au sujet d'un etrog qu'il sera entièrement consacré au premier jour, et qu'on ne s'en écarte pas (on ne le réserve pas à la mitsva) pendant tout le crépuscule (bein hachmachot) de la nuit du deuxième jour et au-delà ; et il est alors permis lekhat'hila d'en manger à partir du deuxième jour et au-delà, et de s'acquitter de la mitsva avec ce qui reste (Beit Yossef au nom du Roch). Mais nous ne sommes pas experts dans les conditions, comme plus haut, à la fin du siman 638, dans la glose. Et l'invalidité qui est due à l'idolâtrie, ou au fait que cet etrog est interdit à la consommation, ou au fait qu'ils ne sont pas de leur espèce, ou qu'il leur manque la mesure requise, que ce soit le premier jour de Yom Tov ou les autres jours, rend invalide. Haga (Rema) : (Et la 'hazazit (excroissance) invalide durant les sept jours) (Rabbénou Yerou'ham, Netiv 8, partie 3 ; et le Ran, chapitre Loulav HaGazoul). Et ceux qui observent deux jours de Yom Tov prennent le second jour les espèces invalides du premier jour, mais nous ne récitons pas la bénédiction sur elles. Haga (Rema) : (Et si son prochain a un loulav et un etrog valables, il récitera la bénédiction sur ceux de son prochain, avec son accord) (avis personnel du Rema).
séif 5
- בשעת הדחק שאין נמצא כשר כל הפסולין נוטלים ואין מברכין: הגה ויש מכשירין לולב יבש אפי' לברך עליו (רמב"ם פ"ח והמגיד) וכן נוהגין לברך על לולבין יבשים אפי' בדאיכא אחרים לחין (אגור) אבל בשאר מינים אין לנהוג הכי ויש מקילין אפי' בהדס יבש (הגהות מיימוני ומרדכי) ויש לסמוך עלייהו בשעת הדחק ואע"ג דחסר כשר בשאר ימים אין לחתוך אתרוג לב' או לג' חלקים ולחלקו ולצאת בו אפילו בשעת הדחק דדוקא חסר ונשאר העיקר קיים כשר אבל כי האי גוונא מיקרי חתיכת אתרוג ולא אתרוג (ר"ן ופסקי מהרא"י סי' נ"ב) וכל זה לענין לברך עליו אבל בלא ברכה יכול ליטול כל הפסולין ולא לברך עליהם (טור):En cas de nécessité pressante (chaat hada'hak), quand on n'en trouve pas de valable, on prend toutes les espèces invalides, et on ne récite pas la bénédiction. Haga (Rema) : Et certains valident un loulav sec, même pour réciter la bénédiction sur lui (Rambam, chapitre 8, et le Maguid Michné) ; et tel est l'usage de réciter la bénédiction sur des loulavim secs, même quand il y en a d'autres frais (Agour) ; mais pour les autres espèces, il ne faut pas agir ainsi. Et certains sont indulgents même pour un hadas (myrte) sec (Hagahot Maïmoniyot et Mordekhaï), et on peut s'appuyer sur eux en cas de nécessité pressante. Et bien qu'un etrog manquant soit valable les autres jours, on ne doit pas couper un etrog en deux ou trois parties pour le partager et s'en acquitter, même en cas de nécessité pressante ; car seul un etrog manquant dont l'essentiel subsiste est valable ; mais dans un tel cas, cela s'appelle un morceau d'etrog et non un etrog (le Ran, et les Pessakim du Maharaï, siman 52). Et tout cela concerne la récitation de la bénédiction sur lui ; mais sans bénédiction, on peut prendre toutes les espèces invalides, sans réciter de bénédiction sur elles (Tour).
séif 6