Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 576 →- על איזה דברים מתענין ומתריעין. ובו טז סעיפים:
כשם שמתענים ומתריעים על הגשמים כך מתענים על שאר הצרו' כגון עכו"ם שבאו לערוך מלחמה עם ישראל או יטול מהם מס או ליקח מידם ארץ או לגזור עליהם צרה אפי' במצוה קלה הרי אלו מתענין ומתריעין ועד שירוחמו וכל הערים שסביבותיהם מתענים אבל אין מתריעין אלא אם כן תקעו להתקבץ לעזרתם ואפי' לא באו אלא לעבור דרך ארצם שאין להם מלחמה עמהם אלא על עכו"ם אחרי' ועוברי' על מקום ישראל מתעני' ומתריעין:Pour quelles choses on jeûne et on sonne (matri'im) ; il contient 16 séifim.
De même que l'on jeûne et que l'on sonne pour les pluies, de même on jeûne pour les autres détresses : par exemple, des idolâtres qui sont venus faire la guerre à Israël, ou lui prendre un impôt, ou lui enlever une terre, ou lui imposer une détresse par un décret, même à propos d'une mitsva légère : ceux-là jeûnent et sonnent, jusqu'à ce qu'on ait pitié d'eux ; et toutes les villes qui les entourent jeûnent, mais ne sonnent pas, à moins qu'on ne sonne pour se rassembler afin de leur porter secours. Et même s'ils (les ennemis) ne sont venus que pour passer par leur pays, sans avoir de guerre avec eux, mais contre d'autres idolâtres, et qu'ils passent par un lieu habité par Israël, on jeûne et on sonne.séif 1
- וכן על דבר איזהו דבר עיר שיש בה ת"ק רגלי ויצאו ממנה שלשה מתים בשלשה ימים זה אחר זה הרי זה דבר יצאו ביום א' או בארבעה ימים אין זה דבר היו בה אלף ויצאו ממנה ששה מתים בג' ימים זה אחר זה הרי זה דבר יצאו ביום אחד או בארבעה אין זה דבר וכן לפי חשבון זה ואין הנשים וקטנים וזקנים ששבתו ממלאכה בכלל מנין אנשי המדינה לענין זה היה דבר בארץ ישראל מתענין שאר גליו' עליהם (ודוקא דאיכא דבר בכולה ולא במקצתה) (ר"ן פ"ג דתענית) היה דבר במדינה ושיירו' הולכו' ובאו' ממנה למדינה אחר' שתיהן מתענו' אע"פ שהן רחוקו' זו מזו:De même pour une épidémie (dever). Qu'est-ce qu'une épidémie ? Une ville qui compte cinq cents hommes de pied (adultes valides), et dont sont sortis trois morts en trois jours, l'un après l'autre (un par jour) : c'est une épidémie ; s'ils sont sortis en un seul jour ou en quatre jours, ce n'est pas une épidémie. Si elle en comptait mille, et que six morts en sont sortis en trois jours, l'un après l'autre, c'est une épidémie ; s'ils sont sortis en un jour ou en quatre, ce n'est pas une épidémie ; et ainsi de suite selon ce calcul. Les femmes, les enfants et les vieillards qui ont cessé de travailler ne sont pas compris dans le nombre des habitants de la ville à cet égard. S'il y a une épidémie en Erets Israël, les autres exils jeûnent pour eux (Rema : et cela uniquement s'il y a une épidémie dans tout le pays et non dans une partie seulement) (Ran, chapitre 3 de Ta'anit). S'il y a une épidémie dans une ville et que des caravanes vont et viennent de celle-ci vers une autre ville, les deux jeûnent, bien qu'elles soient éloignées l'une de l'autre.
séif 2
- ואם היה דבר בחזירים מתענין מפני שמעיהם דומים לשל בני אדם וכל שכן אם היה דבר בעכו"ם ולא בישראל שמתענים:Et s'il y a une épidémie parmi les porcs, on jeûne, parce que leurs intestins ressemblent à ceux des hommes ; et à plus forte raison, s'il y a une épidémie parmi les idolâtres et non parmi les Juifs, on jeûne.
séif 3
- וכן מתענים על המפול' שבעיר כיצד הרי שרבתה בעיר מפולת כותלים בריאים שאינן עומדין בצד הנהר הרי זה צרה ומתענין ומתריעין עליה וכן על הרעש ועל הרוחו' שהם מפילים הבנין והורגים מתענין ומתריעים עליהם:De même, on jeûne pour les effondrements dans la ville. Comment ? Si les effondrements de murs solides, qui ne se trouvent pas au bord d'un fleuve, se sont multipliés dans la ville, c'est une détresse, et on jeûne et on sonne pour cela. De même pour le tremblement de terre et pour les vents qui abattent les bâtiments et tuent : on jeûne et on sonne pour eux.
séif 4
- וכן מתענים על החולאים כיצד הרי שירד חולי א' לאנשים הרבה באותה העיר כגון אסכרה (פי' חולי סוגר הגרון מענין ויסכרו מעינות תהום) או חרחור וכיוצא בהם והיו מתים מאותו חולי הרי זה צרת צבור וגוזרין עליה תעני' ומתריעין וכן חכוך לח הרי הוא כשחין פורח ואם פשט ברוב הצבור מתענין ומתריעין עליו אבל חכוך יבש צועקים עליו בלבד: הגה ובאלו חולאים אינן צריכין שימותו בשלשה ימים זה אחר זה כמו בדבר שהוא בא מכח שינוי אויר אלא מתענים ומתריעים על אלו החלאים מיד. (ב"י):De même, on jeûne pour les maladies. Comment ? Si une même maladie est descendue sur beaucoup de gens dans cette ville, par exemple l'askara (Rema : c'est-à-dire une maladie qui ferme la gorge, du sens de « les sources de l'abîme furent fermées » [Genèse 8, 2]) ou le 'har'hour (fièvre brûlante) et autres semblables, et que l'on mourait de cette maladie, c'est une détresse publique : on décrète pour elle un jeûne et on sonne. De même, la gale humide est comme une éruption purulente (che'hin pore'ha) : si elle s'est répandue dans la majorité de la communauté, on jeûne et on sonne pour elle ; mais pour la gale sèche, on crie seulement. Haga (Rema) : et pour ces maladies, il n'est pas nécessaire qu'on meure en trois jours l'un après l'autre, comme pour l'épidémie, qui vient d'un changement de l'air ; on jeûne plutôt et on sonne pour ces maladies immédiatement (Beit Yossef).
séif 5
- וכן על חיה רעה שנשתלחה אפי' לא הזיקה אלא נראי' בלבד מתענין ומתריעין בכל מקום אפי' הרחוקים אבל אם אינה משולח' אינה אלא מקרה איזו היא משולח' נראתה בעיר ביום הרי זו משולח' נראתה בשדה ביום אם ראתה שני בני אדם ולא ברחה מפניהם הרי זו משולח' ואם היתה שדה שסמוכה לאגם וראתה שני בני אדם ורדפה אחריהם הרי זו משולח' לא רדפה אחריהם אינה משולח' ואם היתה באגם אפי' רדפה אחריהם אינה משולח' אלא אם טרפה שניהם ואכלה אחד מהם אבל אם אכלה שניהם באגם אינה משולח' ומפני שזה היא מקומה ומפני הרעבון טרפה לא מפני שהיא משולח':De même pour une bête sauvage qui a été envoyée (par le Ciel), même si elle n'a pas causé de dommage mais a seulement été vue : on jeûne et on sonne partout, même dans les endroits éloignés ; mais si elle n'a pas été envoyée, ce n'est qu'un accident. Laquelle est envoyée ? Si elle a été vue en ville de jour, elle est envoyée. Si elle a été vue dans les champs de jour, si elle a vu deux hommes et ne s'est pas enfuie devant eux, elle est envoyée. Et si c'était un champ proche d'un marais (agam, fourré de roseaux) et qu'elle a vu deux hommes et les a poursuivis, elle est envoyée ; si elle ne les a pas poursuivis, elle n'est pas envoyée. Et si elle était dans le marais, même si elle les a poursuivis, elle n'est pas envoyée, à moins qu'elle ne les ait déchirés tous les deux et qu'elle ait mangé l'un d'eux ; mais si elle les a mangés tous les deux, dans le marais, elle n'est pas envoyée, parce que c'est là son lieu, et c'est à cause de la faim qu'elle a déchiré, non parce qu'elle a été envoyée.
séif 6
- בתים הבנוים במדברו' ובארצו' הנשמו' הואיל והם מקום גדודי חיה אם עלתה לגג ונטלה תינוק מעריסה (פי' מטה קטנה מענין הנה ערשו ערש ברזל) הרי זו משולח' ואם לא הגיע למדה זו אינה משולח' שאלו בני אדם שסכנו בעצמם ובאו למקום החיו' אבל שאר מיני רמש הארץ ורמש העוף ששולחו והזיקו כגון שלוח נחשים ועקרבים שמזיקים ואינם ממיתים ואין צריך לומר צרעים ויתושין והדומה להם אין מתענין עליהם ולא מתריעין:Les maisons construites dans les déserts et dans les terres dévastées, puisque ce sont des lieux de troupes de bêtes sauvages : si la bête est montée sur le toit et a enlevé un nourrisson de son berceau (Rema : c'est-à-dire un petit lit, du sens de « voici, son lit était un lit de fer » [Deutéronome 3, 11]), elle est envoyée ; et si elle n'en est pas arrivée à ce point, elle n'est pas envoyée, car ces gens se sont mis eux-mêmes en danger et sont venus dans le lieu des bêtes sauvages. Mais les autres sortes de reptiles de la terre et d'insectes volants qui ont été envoyés et ont causé des dommages, par exemple un envoi de serpents et de scorpions qui causent des dommages mais ne tuent pas – et inutile de dire pour les guêpes, les moustiques et ce qui leur ressemble –, on ne jeûne pas pour eux et on ne sonne pas.
séif 7
- וכן על ירקון והשדפון משהתחיל בתבואה אפילו לא התחיל אלא במקום אחד כמלא פי התנור מתענין ומתריעין (ואפילו הרחוקים) (טור) רק שיהיו באותו הפרכיא. (ר"ן):De même pour la rouille (yérakon) et la brûlure (chidafon) des céréales : dès que cela a commencé dans la récolte, même si cela n'a commencé qu'en un seul endroit, de la taille de l'ouverture d'un four, on jeûne et on sonne (Rema : et même les endroits éloignés) (Tour), pourvu qu'ils soient dans la même province (Ran).
séif 8
- וכן על הארבה והחסיל אפילו לא נראה מהם אלא כנף אחד בכל ארץ ישראל ואפילו אינו משחי' יבול הארץ מתענין ומתריעין עליהם ועל הגובאי (פי' מין ארבה) בכל שהוא אבל על החגב אין מתענין עליו ולא מתריעין אלא זועקין בלבד ועכשיו שאין אנו מכירין מינים הללו על כולם מתריעין:De même pour les sauterelles (arbé) et le 'hassil (espèce de criquet) : même si l'on n'en a vu qu'une seule aile dans toute la terre d'Israël, et même s'ils ne détruisent pas la récolte de la terre, on jeûne et on sonne pour eux ; et pour le govaï (Rema : c'est-à-dire une espèce de sauterelle), en quelque quantité que ce soit. Mais pour le 'hagav, on ne jeûne pas et on ne sonne pas, on crie seulement. Et maintenant que nous ne savons plus reconnaître ces espèces, on sonne pour toutes.
séif 9
- וכן על המזונו' כיצד הרי שהוזלו דברים של סחורה שרוב חיי אנשי אותה העיר מהם כגון כלי פשתן בבבל ויין ושמן בארץ ישראל ונתמעט המשא והמתן עד שיצטרך התגר למכור שוה עשרה בששה הרי זו צרת צבור ומתריעין עליה ובשבת זועקים עליה אבל אין תוקעין עליה בשבת:De même pour la subsistance. Comment ? Si les prix des marchandises dont vivent la plupart des habitants de cette ville ont baissé – par exemple les vêtements de lin à Babylone, et le vin et l'huile en Erets Israël –, et que le commerce a diminué au point que le marchand doive vendre ce qui vaut dix pour six, c'est une détresse publique, et on sonne pour elle ; et le Chabbat, on crie pour elle (dans la prière), mais on ne sonne pas pour elle le Chabbat.
séif 10
- וכן על המטר כיצד הרי שרבו עליהם גשמים עד שיצרו להם הרי אלו מתפללין עליהם שאין לך צרה יתירה מזו שהבתים נופלים ונמצאו בתיהם קבריהם ובארץ ישראל אין מתפללין על רוב הגשמים מפני שהיא ארץ הרים ובתיהם בנוים באבנים ורוב הגשמים טובה להם ואין מתענים להעביר הטובה ועכשיו בצפת מצויה מפולת בתים מפני הגשמים ומתפללין עליהם:De même pour la pluie. Comment ? Si les pluies sont devenues si abondantes pour eux qu'elles les mettent en détresse, ils prient à leur sujet, car il n'y a pas de détresse plus grande que celle-ci : les maisons s'effondrent et leurs maisons deviennent leurs tombes. Mais en Erets Israël, on ne prie pas pour l'excès de pluies, parce que c'est un pays de montagnes, que leurs maisons sont construites en pierres, et que l'abondance de pluies est un bien pour eux ; et on ne jeûne pas pour écarter le bien. Mais maintenant, à Safed, les effondrements de maisons à cause des pluies sont fréquents, et on prie pour elles.
séif 11
- כל עיר שיש בה צרה מכל אלו אותה העיר מתענה וזועקין בתפלה ומתחננין ומתריעין בשופר עד שתעבור הצרה וכל סביבותיה מתענו' אבל לא מתריעו' אבל מבקשים עליהם רחמים ובכל מקום אין מתענין ולא זועקים ולא מתריעים בשבת ויו"ט על שום צרה חוץ מצר' המזונו' שזועקים עליהם בשבת:Toute ville où il y a une détresse parmi toutes celles-ci : cette ville jeûne, crie dans la prière, supplie et sonne du chofar jusqu'à ce que la détresse passe ; et tous ses environs jeûnent, mais ne sonnent pas ; mais ils implorent pour eux la miséricorde. Et en tout lieu, on ne jeûne pas, on ne crie pas et on ne sonne pas le Chabbat et Yom Tov pour aucune détresse, sauf la détresse de la subsistance, pour laquelle on crie le Chabbat.
séif 12
- עיר שהקיפוה עכו"ם או נהר וספינה המטורפ' בים אפילו על יחיד הנרדף מפני עכו"ם או לסטים או רוח רעה או חולה שאר חולי שיש בו סכנת חיים (ולברך החולה בשבת ע' לעיל ס"ס רפ"ה) זועקים ומתחננים בתפילו' בשבת אבל אין תוקעין אלא אם כן תוקעין לקבץ העם לעזור אחיהם ולהצילם:Une ville que des idolâtres ou un fleuve ont encerclée, et un navire en perdition en mer, et même pour un particulier poursuivi par des idolâtres, ou par des brigands, ou par un mauvais esprit (une démence), ou un malade de toute autre maladie présentant un danger de mort (Rema : et pour bénir le malade le Chabbat, voir plus haut, à la fin du siman 285) : on crie et on supplie dans les prières le Chabbat ; mais on ne sonne pas du chofar, à moins qu'on ne sonne pour rassembler le peuple afin d'aider leurs frères et de les sauver.
séif 13
- תעני' אלו שמתעני' על הצרו' אין מתענים בהם לא עוברו' ולא מניקו' ולא קטנים ומותרי' לאכול בלילה אע"פ שמתענים למחר חוץ מתעניו' הגשמים:Ces jeûnes que l'on observe pour les détresses, ni les femmes enceintes, ni celles qui allaitent, ni les enfants ne les jeûnent ; et il est permis de manger la nuit, bien que l'on jeûne le lendemain, sauf pour les jeûnes des pluies (les dix derniers).
séif 14
- ציבור שהיה להם ב' צרו' אין מבקשים רחמים אלא על אחת מהם דכתיב נצומה ונבקשה מאלהינו על זאת ואומרים אע"פ שיש בלבנו צרות רבו' על צרה פלוני' באנו להתפלל ואם יש להם צרת רעב וצרת דבר מבקשים רחמים על הרעב משום דכי יהיב רחמנא שובעא לחיי יהיב:Une communauté qui avait deux détresses n'implore la miséricorde que pour l'une d'elles, car il est écrit : « Nous avons jeûné et imploré notre D.ieu pour cela » (Ezra 8, 23) ; et on dit : « Bien qu'il y ait dans notre cœur de nombreuses détresses, c'est pour telle détresse que nous sommes venus prier. » Et s'ils ont une détresse de famine et une détresse d'épidémie, ils implorent la miséricorde pour la famine, parce que, lorsque le Miséricordieux donne l'abondance, Il la donne aux vivants.
séif 15
- בכל יום תעני' שגוזרים על הציבור מפני הצרו' בית דין והזקנים יושבים בבי' הכנסת ובודקים על מעשה אנשי העיר מאחר תפלת שחרי' עד חצי היום ומסירין המכשולים של עבירו' ומזהירין ודורשין וחוקרים על בעלי חמס ועבירו' ומפרישין אותם ועל בעלי זרוע ומשפילין אותם וכיוצא בדברים אלו ומחצי היום ולערב רביע היום קורים בתורה ומפטירים בנביא ורביע היום האחרון מתפללין מנחה ומתריעים ומתודים וזועקים כפי כוחם:Chaque jour de jeûne que l'on décrète pour la communauté à cause des détresses, le tribunal et les anciens siègent à la synagogue et examinent les actes des habitants de la ville, depuis après la prière de Cha'harit jusqu'à midi : ils enlèvent les obstacles des fautes, avertissent, prêchent, enquêtent sur les gens violents et les fauteurs, et les écartent ; et sur les gens puissants (qui abusent de leur force), et ils les abaissent ; et autres choses semblables. Et de midi jusqu'au soir : pendant un quart du jour, on lit dans la Torah et on lit la haftara dans les Prophètes ; et durant le dernier quart du jour, on prie Min'ha, on sonne, on se confesse et on crie selon ses forces.
séif 16