Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 562 →- דין קבלת התענית. ובו יג סעיפים:
כל תענית שלא שקעה עליו חמה דהיינו שלא השלימו עד צאת הכוכבים דהיינו שיראה ג' כוכבים בינונים או שהלבנה זורחת בכח ותאיר על הארץ (הגהות אשירי פ"ק דתענית והגהות מיימוני פ"א) אינו תענית ואם דעתו לאכול קודם לכן אינו מתפלל עננו: הגה מיהו נוהגין להתפלל עננו אע"פ שאין משלימין עד צאת הכוכבים וכן דעת מקצת רבוותא (תה"ד סי' קנ"ז) ונראה לי דדוקא ביחיד דאומר עננו בשומע תפלה דבלאו הכי יכול להוסיף כמו שנתבאר לעיל סי' קי"ט אבל שליח ציבור לא יאמר עננו אא"כ משלימין וכן נוהגין:Loi de l'acceptation du jeûne. Il comporte 13 séifim.
Tout jeûne sur lequel le soleil ne s'est pas couché, c'est-à-dire qu'on ne l'a pas mené à terme jusqu'à la sortie des étoiles – Haga (Rema) : c'est-à-dire qu'on voie trois étoiles moyennes, ou que la lune brille avec force et éclaire la terre (Hagahot Achéri, premier chapitre de Taanit, et Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1) – n'est pas un jeûne ; et s'il a l'intention de manger avant cela, il ne récite pas Anénou (« Réponds-nous », ajout de la prière d'un jour de jeûne). Haga (Rema) : Toutefois, on a l'usage de réciter Anénou même si l'on ne mène pas le jeûne à terme jusqu'à la sortie des étoiles, et tel est l'avis de quelques-uns des Maîtres (Terumat HaDéchen, siman 157). Et il me semble que c'est seulement pour un particulier, qui dit Anénou dans la bénédiction « Chomea Tefila » (« Qui entends la prière »), où, de toute façon, il peut ajouter des requêtes, comme il a été expliqué plus haut, siman 119 ; mais l'officiant (cheliah tsibbour) ne dira Anénou que si l'on mène le jeûne à terme, et tel est l'usage.séif 1
- יש אומרים שמי שרגיל להתענות עשרת ימי תשובה כיון שאין רגילות לקבלם בתפלה אין צריך להתענות עד צאת הכוכבים אלא עד שיצא מבה"כ: הגה והיחיד מתפלל עננו (הגהות אשירי ומרדכי פ"ק דתענית) וכן חתן יתפלל עננו קודם שיכנס לחופה ואז יוכל לשתות מכוס של ברכה (תה"ד סימן קנ"ז) אבל מי שמתענה מי"ז בתמוז עד תשעה באב צריך להשלים אע"ג דאינו צריך קבלה וכן מי שאינו מתענה כל עשרת ימי תשובה רק מתענה יום או יומים בעי קבלה והשלמה (תה"ד סי' קמ"ו) ונראה לי דדוקא בסתם אבל אם התנה שלא להשלים הרשות בידו דלא עדיף משאר תענית:Certains disent que celui qui a l'habitude de jeûner pendant les dix jours de pénitence, puisqu'on n'a pas l'habitude de les accepter lors de la prière (de Min'ha la veille), n'a pas besoin de jeûner jusqu'à la sortie des étoiles, mais seulement jusqu'à ce qu'il sorte de la synagogue (après Arvit). Haga (Rema) : Et ce particulier récite Anénou (Hagahot Achéri et Mordekhaï, premier chapitre de Taanit). De même, un fiancé ('hatan), qui jeûne le jour de son mariage, récitera Anénou avant d'entrer sous la 'houppa (dais nuptial), et il pourra alors boire de la coupe de la bénédiction (Terumat HaDéchen, siman 157). Mais celui qui jeûne du 17 Tamouz jusqu'au 9 Av doit mener chaque jeûne à terme, bien qu'il n'ait pas besoin d'acceptation. Et de même, celui qui ne jeûne pas pendant tous les dix jours de pénitence, mais jeûne seulement un jour ou deux, a besoin d'acceptation et de mener le jeûne à terme (Terumat HaDéchen, siman 146). Et il me semble que c'est seulement lorsqu'il a accepté le jeûne sans précision ; mais s'il a posé la condition de ne pas le mener à terme, il en a le droit, car ce jeûne ne vaut pas mieux que les autres jeûnes.
séif 2
- יחיד שקבל עליו תענית סתם בערב שבת צריך להתענות עד צאת הכוכבים אם לא שפירש בשעת קבלת התענית עד שישלימו הצבור תפלתם: (וע"ל סימן רמ"ט):Un particulier qui a accepté sur lui un jeûne sans précision pour la veille de Chabbat doit jeûner jusqu'à la sortie des étoiles, à moins qu'il n'ait précisé au moment de l'acceptation du jeûne qu'il jeûnerait jusqu'à ce que la communauté ait terminé sa prière (du vendredi soir). (Et voir plus haut, siman 249.)
séif 3
- תענית חלום צריך להתענות עד צאת הכוכבים ואפי' בע"ש (וע' לעיל סי' רמ"ט סעיף ד'):Pour un jeûne consécutif à un mauvais rêve, il faut jeûner jusqu'à la sortie des étoiles, et même la veille de Chabbat (et voir plus haut, siman 249, séif 4).
séif 4
- כל תענית שלא קבלו עליו היחיד מבעוד יום אינו תענית: הגה להתפלל עננו ולא לענין אם חייב תענית סתם והתענה כך לא יצא ידי נדרו (מרדכי והגהות מיימוני פ"א) (מיהו) יש אומרים דמתפלל עננו (מרדכי בשם ר"י) וכן נראה לי לנהוג בתענית יחיד ולכולי עלמא המתענה תענית חלום מתפלל עננו אע"פ שלא קבל עליו מאתמול:Tout jeûne que le particulier n'a pas accepté sur lui pendant qu'il faisait encore jour (la veille) n'est pas un jeûne. Haga (Rema) : pour réciter Anénou ; et en ce qui concerne le cas où il était obligé à un jeûne sans précision (par un vœu antérieur) et qu'il a jeûné ainsi, sans acceptation la veille, il ne s'est pas acquitté de son vœu (Mordekhaï et Hagahot Maïmoniyot, chapitre 1). (Toutefois,) certains disent qu'il récite Anénou (Mordekhaï au nom du Ri), et c'est ainsi qu'il me semble qu'il faut agir pour un jeûne de particulier. Et selon tous les avis, celui qui jeûne à la suite d'un mauvais rêve récite Anénou, bien qu'il ne l'ait pas accepté sur lui la veille.
séif 5
- אימתי מקבלו בתפלת המנחה אומר בשומע תפל' או אחר שסיים תפלתו קודם שיעקור רגליו הריני בתענית יחיד מחר יהי רצון שתהא תפלתי ביום תעניתי מקובלת ואם לא הוציא בפיו אם הרהר בלבו שהוא מקבל תעני' למחר הוי קבלה והוא שיהרהר כן בשעת תפלת המנחה: הגה וטוב יותר לקבלו אחר תפלה מבשעת תפלה כדי שלא להפסיק תפלתו: (המגיד והגהות מיימוני כל בו וב"י):Quand l'accepte-t-on ? Lors de la prière de Min'ha, on dit dans la bénédiction « Chomea Tefila », ou après avoir terminé sa prière avant de reculer les pieds : « Me voici engagé dans un jeûne de particulier demain ; qu'il soit Ta volonté que ma prière, le jour de mon jeûne, soit agréée. » Et s'il ne l'a pas prononcé de sa bouche, s'il a pensé dans son cœur qu'il accepte un jeûne pour le lendemain, c'est une acceptation, à condition qu'il le pense au moment de la prière de Min'ha. Haga (Rema) : Et il est préférable de l'accepter après la prière plutôt que pendant la prière, afin de ne pas interrompre sa prière (le Maguid Michné, les Hagahot Maïmoniyot, le Kol Bo et le Beit Yossef).
séif 6
- קיבל עליו תענית בתפלת המנחה אע"פ שהוא אוכל ושותה בלילה לא הפסיד כלום וכן אם קבל עליו להתענות שלשה או ארבעה ימים או יותר זה אחר זה להתענות בימים ויאכל בלילות אף ע"פ שהוא אוכל כל הלילות לא הפסיד כלום דהוי קבלה לכולם אע"פ שלא קיבל כל אחד ואחד במנחה שלפניו: הגה ואם קיבל להתענות שני ימים רצופין מותר לאכול בלילה שביניהם אם לא פירש בהדיא אף הלילה (מרדכי פ"ק דתענית) ואז מתפלל כל יום במנחה עננו (בפסקי מהרא"י סי' ק"ח):S'il a accepté sur lui un jeûne lors de la prière de Min'ha, bien qu'il mange et boive la nuit qui suit, il n'a rien perdu (l'acceptation reste valable). De même, s'il a accepté sur lui de jeûner trois ou quatre jours ou plus, l'un après l'autre, jeûnant le jour et mangeant la nuit, bien qu'il mange toutes les nuits, il n'a rien perdu, car c'est une acceptation pour tous les jours, bien qu'il n'ait pas accepté chacun d'eux à la prière de Min'ha qui le précède. Haga (Rema) : Et s'il a accepté de jeûner deux jours consécutifs, il lui est permis de manger la nuit qui les sépare, s'il n'a pas explicitement précisé qu'il jeûnerait aussi la nuit (Mordekhaï, premier chapitre de Taanit) ; et alors, il récite Anénou chaque jour à Min'ha (Psakei Maharaï, siman 108).
séif 7
- אם קיבל עליו בתפל' המנחה שלשה או ארבע' תעניו' ולא רצופין זה אחר זה כגון שקבל עליו להתענות שני וחמישי שני וכיוצא בזה יש מי שמסתפק אי סגי בקבלה אחת לכלם או אם צריך קבלה לכל אחד ואחד: הגה מיהו נהגו העם לקבלם בקבלה אחת וסגי בהכי וכן דעת מקצת רבוואתא (מרדכי והגהות מיימוני):S'il a accepté sur lui, lors de la prière de Min'ha, trois ou quatre jeûnes non consécutifs, par exemple s'il a accepté sur lui de jeûner lundi, jeudi et lundi, ou un cas semblable, il y a un avis qui doute si une seule acceptation suffit pour tous, ou s'il faut une acceptation pour chacun. Haga (Rema) : Toutefois, les gens ont l'usage de les accepter par une seule acceptation, et cela suffit ; et tel est l'avis de quelques-uns des Maîtres (Mordekhaï et Hagahot Maïmoniyot).
séif 8
- קבל עליו להתענות למחר והתענה ובליל' שאחר התענית נמלך להתענות אע"פ שלן בתעניתו שלא אכל בליל' והתענה כל היום השני אינו תענית מפני שלא קבלו עליו מבעוד יום:S'il a accepté sur lui de jeûner le lendemain, a jeûné, et que, la nuit qui suit le jeûne, il a décidé de jeûner encore, bien qu'il ait passé la nuit dans son jeûne, c'est-à-dire qu'il n'a pas mangé la nuit, et qu'il a jeûné tout le second jour, ce n'est pas un jeûne, parce qu'il ne l'a pas accepté sur lui pendant qu'il faisait encore jour.
séif 9
- מתענה אדם תענית שעות והוא שלא יאכל כל היום כיצד (הרי) שהי' טרוד בחפציו ומתעסק בצרכיו ולא אכל עד חצות או עד ט' שעות ונמלך להתענות בשעות שנשארו מן היום הרי זה מתענה אותם שעות ומתפלל בהם עננו שהרי קבל עליו התענית קודם שעות התענית ויש אומרים שגם זה תענית שעות צריך שיקבלנו עליו מאתמול והיכי משכחת לה כגון שמקבל עליו מאתמול להתענות עד חצי היום וכשהגיע לחצי היום נמלך וגמרו או שקבל עליו להתענות למחר מחצי היום ואילך ולמחר נמלך ולא אכל גם בחצי היום ראשון הרי זה תענית שעות:Une personne peut jeûner un « jeûne d'heures » (taanit chaot), à condition qu'elle ne mange pas de toute la journée. Comment ? Voici qu'il était absorbé par ses affaires et occupé à ses besoins, et n'a pas mangé jusqu'à midi ou jusqu'à la neuvième heure, puis il a décidé de jeûner pendant les heures qui restent de la journée : il jeûne ces heures-là et y récite Anénou, car il a accepté sur lui le jeûne avant les heures de jeûne. Et certains disent que ce jeûne d'heures aussi, il faut l'accepter sur soi la veille. Et comment ce cas se présente-t-il ? Par exemple, s'il a accepté sur lui la veille de jeûner jusqu'à la mi-journée, et qu'arrivé à la mi-journée il a décidé de continuer et l'a mené à terme ; ou s'il a accepté sur lui de jeûner le lendemain à partir de la mi-journée, et que le lendemain il a décidé de jeûner et n'a pas mangé non plus pendant la première moitié de la journée : c'est un jeûne d'heures.
séif 10
- אם קבל עליו תענית עד חצי היום ואכל אח"כ או שאכל עד חצי היום וקבל עליו תענית משם ואילך אינו נקרא תענית להתפלל עננו אבל נקרא תענית לענין שצריך להשלים נדרו:S'il a accepté sur lui un jeûne jusqu'à la mi-journée et a mangé ensuite, ou s'il a mangé jusqu'à la mi-journée et a accepté sur lui un jeûne à partir de là, cela ne s'appelle pas un jeûne pour réciter Anénou ; mais cela s'appelle un jeûne en ce sens qu'il doit accomplir son vœu.
séif 11
- תענית שגוזרים על הצבור אין כל יחיד צריך לקבלו בתפלת המנחה אלא שליח צבור מכריז התענית והרי הוא מקובל ויש אומרים דהני מילי בארץ ישראל שהיה להם נשיא לפי שגזירתו קיימת על כל ישראל אבל בחוצה לארץ צריכים כל הצבור לקבל על עצמם כיחידים שכל א' מקבל על עצמו:Un jeûne que l'on décrète sur la communauté, chaque particulier n'a pas besoin de l'accepter lors de la prière de Min'ha ; mais l'officiant annonce le jeûne, et il est ainsi accepté. Et certains disent que cela ne valait qu'en terre d'Israël, où ils avaient un Nassi (prince), car son décret s'impose à tout Israël ; mais en dehors de la terre d'Israël, toute la communauté doit l'accepter sur elle comme des particuliers, chacun l'acceptant sur lui-même.
séif 12
- יש מי שאומר שמי שנדר ואמר אם לא אלך למקום פלוני אשב בתענית מאחר שמה שהתנה הוא דבר הרשות הוי אסמכתא (פי' שאדם סומך בדעתו שיוכל לעשות דבר אחד ועל סמך זה הוא נודר או מתחייב בדבר מה) אבל אם אמר אם לא אעשה מצוה פלונית אשב בתענית וכן אם אמר אם יצילני ה' מצרה או אם יצליח דרכי לא הוי אסמכתא:Il y a un avis selon lequel celui qui a fait un vœu en disant : « Si je ne vais pas à tel endroit, je jeûnerai », puisque ce qu'il a posé comme condition est une chose facultative, c'est une asmakhta (explication : une personne compte dans son esprit pouvoir faire une certaine chose, et c'est en comptant là-dessus qu'elle fait un vœu ou s'engage à quelque chose). Mais s'il a dit : « Si je n'accomplis pas telle mitsva, je jeûnerai », ou de même s'il a dit : « Si Hachem me sauve d'une détresse » ou « si mon chemin réussit », ce n'est pas une asmakhta.
séif 13