Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 562 →- (א) כל תענית וכו' - היינו בין הארבע צומות או איזה תענית יחיד:(1) Tout jeûne, etc. – c'est-à-dire aussi bien l'un des quatre jeûnes publics que n'importe quel jeûne de particulier.
séif katan 1
- (ב) ג' כוכבים - דשנים עדיין הוי ביה"ש:(2) Trois étoiles – car lorsqu'on n'en voit que deux, c'est encore le crépuscule (bein hachmachot).
séif katan 2
- (ג) בינוניים - אבל גדולים לא מהני דהם נראין אף ביום. והנה בסימן רצ"ג לענין מוצאי שבת פסק השו"ע דאין לעשות מלאכה עד שיראו ג' כוכבים קטנים ורצופים והוא משום חומרא דשבת וה"ה לענין מוצאי יוה"כ אבל בענינינו סגי בבינונים ואפילו מפוזרים [אחרונים]:(3) Moyennes – mais les grandes étoiles ne suffisent pas, car elles sont visibles même de jour. Or, au siman 293, au sujet de la sortie de Chabbat, le Choulhan Aroukh a tranché qu'on ne doit pas faire de travail avant qu'on voie trois petites étoiles rapprochées ; et c'est à cause de la rigueur du Chabbat, et il en est de même pour la sortie de Yom Kippour ; mais dans notre sujet, des étoiles moyennes suffisent, même dispersées (A'haronim).
séif katan 3
- (ד) אינו תענית - הן לענין שלא יצא בזה ידי חיוב תעניתו והן לענין שאינו מתפלל עננו:(4) N'est pas un jeûne – aussi bien en ce sens qu'il ne s'acquitte pas par là de l'obligation de son jeûne, qu'en ce sens qu'il ne récite pas Anénou.
séif katan 4
- (ה) אם דעתו לאכול וכו' - כגון שהתנה בשעת קבלתו שלא להשלים התענית:(5) S'il a l'intention de manger, etc. – par exemple s'il a posé comme condition, au moment de l'acceptation, de ne pas mener le jeûne à terme.
séif katan 5
- (ו) אף על פי שאין משלימין - היינו אם פירש בשעת קבלה שלא להשלים אפילו התענה רק עד מנחה גדולה מתפלל עננו אבל אם קיבל תענית סתם צריך להשלים עד צאת הכוכבים כדלקמן בס"ג [ועיין בביאור הגר"א דמשמע מיניה דבזה אם לא השלים אפילו לדעת מקצת רבוותא אין מתפללין עננו] ואם לא השלים ואכל עיין לקמן סימן תקס"ח ס"א ובהג"ה שם. והא דסתם רמ"א להקל בפירש בשעת קבלה היינו דוקא במתפלל תפלת מנחה קודם אכילתו אבל כשאכל מתחלה בכל גווני אינו מתפלל עננו:(6) Même si l'on ne mène pas à terme – c'est-à-dire que s'il a précisé, au moment de l'acceptation, qu'il ne le mènerait pas à terme, même s'il n'a jeûné que jusqu'à Min'ha guedola (le début de l'heure de Min'ha, une demi-heure après midi), il récite Anénou. Mais s'il a accepté un jeûne sans précision, il doit le mener à terme jusqu'à la sortie des étoiles, comme plus loin au séif 3 (et voir le Biour du Gaon de Vilna, d'où il ressort que dans ce cas, s'il ne l'a pas mené à terme, même selon l'avis de quelques-uns des Maîtres, on ne récite pas Anénou). Et s'il ne l'a pas mené à terme et a mangé, voir plus loin, siman 568, séif 1, et la Haga là-bas. Et le fait que le Rema a tranché sans réserve de manière indulgente lorsqu'il a précisé au moment de l'acceptation, c'est seulement lorsqu'il prie la prière de Min'ha avant son repas ; mais s'il a mangé d'abord, en tout cas, il ne récite pas Anénou.
séif katan 6
- (ז) וכן דעת מקצת רבוותא - טעמם דס"ל דמה שאמר הגמרא כל תענית שלא שקעה עליו חמה אינו תענית והיינו אף לענין עננו הוא רק אם קיבל עליו להתענות יום שלם ולא השלים דאינו תענית אז אינו מתפלל עננו אבל אם קיבל עליו רק עד מנחה דהוא לצעורי בעלמא הוי תענית לענין זה שמתפלל עננו בתוך תפלתו אף שאיננו משלים אכן רוב הפוסקים חולקים ע"ז וע"כ הכריע רמ"א דלא נסמוך עליה רק לענין יחיד דיאמרנה בש"ת ויחתום כי אתה שומע וכו' ולא יאמר בא"י העונה בעת צרה ועיין בט"ז שמצדד דאפילו בזה ידלג תיבות צום תעניתנו דלא ליחזי כדובר שקרים כיון דאינו תענית ובספר בגדי ישע פוסק דאינו צריך לדלג כיון שהוא מתענה עד אחר חצות דאז אכילתו הוא כזורק אבן לחמת לא מיחזי כשיקרא עי"ש וכן מצדד בספר מחצית השקל עי"ש:(7) Et tel est l'avis de quelques-uns des Maîtres – leur raison : ils pensent que ce qu'a dit la Guemara : « Tout jeûne sur lequel le soleil ne s'est pas couché n'est pas un jeûne », c'est-à-dire même en ce qui concerne Anénou, ne vaut que s'il a accepté sur lui de jeûner une journée entière et ne l'a pas menée à terme : ce n'est alors pas un jeûne, et il ne récite pas Anénou ; mais s'il n'a accepté sur lui de jeûner que jusqu'à Min'ha, ce qui n'est qu'une simple mortification, c'est un jeûne en ce sens qu'il récite Anénou dans sa prière, bien qu'il ne le mène pas à terme. Cependant, la plupart des décisionnaires sont en désaccord avec cela ; c'est pourquoi le Rema a tranché qu'on ne s'appuie sur cet avis que pour un particulier, qui le dira dans la bénédiction « Chomea Tefila » et conclura « car Tu entends, etc. », et ne dira pas « Béni sois-Tu, Hachem, qui réponds au temps de la détresse ». Et voir le Taz, qui penche à dire que même dans ce cas, il sautera les mots « le jeûne de notre jeûne » (tsom taanitenou), afin de ne pas paraître dire des mensonges, puisque ce n'est pas un jeûne. Et le livre Bigdei Yecha tranche qu'il n'a pas besoin de les sauter, puisqu'il jeûne jusqu'après midi, car alors son repas est comme celui qui jette une pierre dans une outre, et il ne paraît pas mentir (voir là-bas) ; et c'est aussi ce vers quoi penche le livre Ma'hatsit HaChékel (voir là-bas).
séif katan 7
- (ח) אבל ש"ץ וכו' - היינו בתפלת חזרת הש"ץ דמוסיף ברכה מיוחדת ע"ז בין גואל לרופא אבל בתפלת הלחש גם הוא יאמר עננו קודם כי אתה שומע ועיין בבה"ל:(8) Mais l'officiant, etc. – c'est-à-dire lors de la répétition de la Amida par l'officiant, où il ajoute une bénédiction spéciale pour cela entre « Goël » (Rédempteur) et « Rofé » (Guérisseur) ; mais dans la prière à voix basse, lui aussi dira Anénou avant « car Tu entends ». Et voir le Biour Halakha.
séif katan 8
- (ט) שאין רגילות לקבלם בתפלה - שמקובלים ועומדים מכח מנהגם וגם התענית הוא רק לצעורי בעלמא משום תשובה שיתכפרו עונותיו ולפ"ז אותן הנוהגין להתענות לעולם יום א' של סליחות וער"ה א"צ קבלה והשלמה כיון שמקובלים מכח מנהגם:(9) Puisqu'on n'a pas l'habitude de les accepter lors de la prière – car ils sont déjà acceptés en vertu de leur usage ; et aussi, le jeûne n'est qu'une simple mortification en vue du repentir, afin que ses fautes soient expiées. Et selon cela, ceux qui ont l'usage de jeûner toujours le premier jour des seli'hot et la veille de Roch Hachana n'ont besoin ni d'acceptation ni de mener le jeûne à terme, puisqu'ils sont acceptés en vertu de leur usage.
séif katan 9
- (י) עד שיצא מביהכ"נ - ערבית ואפילו התפללו מבע"י דהיינו מפלג המנחה ולמעלה דהוא י"א שעות פחות רביע. ותפלת ערבית אין מעכב לזה אלא כיון שהגיע הזמן הזה די ובלבד שיתפלל מנחה תחלה [מ"א] ועיין במחצית השקל בסימן תקפ"א שכתב דעכשיו רבים נוהגים שלא להתענות כ"א עד זמן מנחה גדולה ומתפללים תחלה מנחה וכ"כ בפמ"ג ועכ"פ נראה דבאדם חלוש בודאי יכול לסמוך להקל להתענות רק עד זמן מנחה גדולה ולהתפלל מנחה ותפלת עננו ולאכול:(10) Jusqu'à ce qu'il sorte de la synagogue – après Arvit, même s'ils ont prié pendant qu'il faisait encore jour, c'est-à-dire à partir de plag haMin'ha (milieu de l'après-midi tardif), qui est à onze heures (proportionnelles) moins un quart. Et la prière d'Arvit n'est pas une condition indispensable pour cela, mais dès que ce moment est arrivé, cela suffit, pourvu qu'il ait d'abord prié Min'ha (Maguen Avraham). Et voir le Ma'hatsit HaChékel au siman 581, qui a écrit qu'aujourd'hui beaucoup ont l'usage de ne jeûner que jusqu'au moment de Min'ha guedola, et ils prient d'abord Min'ha ; et c'est aussi ce qu'a écrit le Peri Megadim. En tout cas, il semble qu'une personne faible peut assurément s'appuyer sur cet avis pour être indulgente, jeûner seulement jusqu'au moment de Min'ha guedola, prier Min'ha avec la prière d'Anénou, et manger.
séif katan 10
- (יא) וכן חתן וכו' - דמתענה ג"כ רק לצעורי משום תשובה לכפר עונותיו ואין רגילות לקבלו במנחה שלפניו:(11) De même, un fiancé, etc. – car lui aussi ne jeûne que comme simple mortification, en vue du repentir, pour expier ses fautes, et on n'a pas l'habitude de l'accepter à la prière de Min'ha qui le précède.
séif katan 11
- (יב) ואז יוכל לשתות וכו' - היינו ג"כ אף שלא התנה בתחלה שלא להשלים אפ"ה יכול לשתות וכנ"ל ומש"כ ואז היינו דלא ישתה קודם מנחה דאז לא יוכל לומר עננו. ומ"מ טוב יותר שיתנה החתן בפירוש שלא להשלים [אחרונים]:(12) Et il pourra alors boire, etc. – c'est-à-dire que, même s'il n'a pas posé au départ la condition de ne pas mener le jeûne à terme, il peut néanmoins boire, comme on l'a dit plus haut. Et ce qu'il a écrit « alors » signifie qu'il ne boira pas avant Min'ha, car alors il ne pourrait plus dire Anénou. Néanmoins, il est préférable que le fiancé pose explicitement la condition de ne pas mener le jeûne à terme (A'haronim).
séif katan 12
- (יג) להשלים - הטעם שמתענין על העבר על החורבן ולא אמרינן לצעורי קמכוין משא"כ ביו"ד ימי תשובה דמתענין על העתיד שיקרע גזר דינם אמרינן דלא קבלו אלא לצעורי וזהו טעם המתענין מ' יום לפני יום הכפורים דא"צ להשלים דהא הם מתענים ג"כ מפני התשובה:(13) Mener à terme – la raison est qu'on jeûne sur le passé, sur la destruction du Temple, et on ne dit pas qu'il n'a l'intention que d'une simple mortification ; ce qui n'est pas le cas pendant les dix jours de pénitence, où l'on jeûne pour l'avenir, afin que leur sentence soit déchirée : on dit alors qu'ils ne l'ont accepté que comme mortification. Et c'est la raison pour laquelle ceux qui jeûnent quarante jours avant Yom Kippour n'ont pas besoin de mener le jeûne à terme, puisqu'eux aussi jeûnent en vue du repentir.
séif katan 13
- (יד) אף על גב דאינו צריך קבלה - דמקובל ועומד מפני שרגיל בזה בכל שנה:(14) Bien qu'il n'ait pas besoin d'acceptation – car son jeûne est déjà accepté, puisqu'il en a l'habitude chaque année.
séif katan 14
- (טו) רק מתענה יום או יומים - מיירי במי שאינו נוהג להתענות כל שנה וא"כ צריך לקבל התענית לכן צריך להשלים אבל מי שמתענה כל שנה אפי' רק קבע יום אחד לזה א"צ קבלה והשלמה ומכ"ש מי שמתנה בשעת קבלה שבודאי א"צ השלמה:(15) Mais jeûne seulement un jour ou deux – il s'agit de celui qui n'a pas l'usage de jeûner chaque année ; il doit donc accepter le jeûne, c'est pourquoi il doit le mener à terme. Mais celui qui jeûne chaque année, même s'il n'a fixé pour cela qu'un seul jour, n'a besoin ni d'acceptation ni de mener le jeûne à terme ; et à plus forte raison celui qui pose une condition au moment de l'acceptation n'a assurément pas besoin de le mener à terme.
séif katan 15
- (טז) התנה - בשעת קבלת תענית ואפשר דה"ה אם התנה מקודם אמרינן דקבלה שקיבל אח"כ אדעתא דתנאה קמא הוי:(16) A posé la condition – au moment de l'acceptation du jeûne ; et il est possible qu'il en soit de même s'il a posé la condition auparavant : on dit que l'acceptation qu'il a faite ensuite a été faite en fonction de la première condition.
séif katan 16
- (יז) שקיבל עליו תענית סתם וכו' - היינו שלא פירש בעת הקבלה את כונתו אמרינן דמסתמא היה כונתו כמו בשאר ימות החול דדינו הוא עד צאת הכוכבים כ"ז שלא פירש:(17) Qui a accepté sur lui un jeûne sans précision, etc. – c'est-à-dire qu'il n'a pas précisé son intention au moment de l'acceptation : on dit que, vraisemblablement, son intention était la même que pour les autres jours de semaine, dont la règle est de jeûner jusqu'à la sortie des étoiles, tant qu'il n'a pas précisé autre chose.
séif katan 17
- (יח) אם לא וכו' עד שישלימו הצבור תפלתם - וה"ה דמהני כשמתנה שיתענה רק עד זמן מנחה גדולה ומיקרי תענית ויכול להתפלל עננו:(18) À moins que, etc., jusqu'à ce que la communauté ait terminé sa prière – et il en est de même : cela vaut lorsqu'il pose la condition de ne jeûner que jusqu'au moment de Min'ha guedola ; cela s'appelle un jeûne et il peut réciter Anénou.
séif katan 18
- (יט) וע"ל סי' רמ"ט - היינו מה שהכריע שם בהג"ה לדינא ועיין שם מה שכתבתי שם במ"ב ובה"ל:(19) Et voir plus haut, siman 249 – c'est-à-dire ce qu'il a tranché là-bas dans la Haga pour la pratique ; et voir là-bas ce que j'ai écrit dans la Michna Beroura et dans le Biour Halakha.
séif katan 19
- (כ) ואפילו בע"ש - דהא מתענין עבורו אף בשבת:(20) Et même la veille de Chabbat – car on jeûne pour un mauvais rêve même le Chabbat.
séif katan 20
- (כא) שלא קבלו עליו היחיד וכו' - לאפוקי תענית צבור דאינו צריך קבלה כמבואר בסי"ב:(21) Que le particulier n'a pas accepté sur lui, etc. – à l'exclusion d'un jeûne public, qui n'a pas besoin d'acceptation, comme il est expliqué au séif 12.
séif katan 21
- (כב) מבעוד יום אינו תענית - משמע אע"פ שקבלו אח"כ בלילה לא מהני והא דמבואר לקמן בס"י בדעה קמייתא דמהני הקבלה לענין תענית שעות להתפלל ענינו הכא כיון שהתחיל להתענות לשם חובה ואח"כ קבלו לא הוי קבלה כלל [מ"א בסקט"ו] ואפילו השלימו עד צה"כ ג"כ אינו חשוב תענית שנאמר קדשו צום משמע דבעינן הזמנה מקודם [רי"ף]:(22) Pendant qu'il faisait encore jour n'est pas un jeûne – cela implique que même s'il l'a accepté ensuite, pendant la nuit, cela ne sert à rien. Et ce qui est expliqué plus loin, au séif 10, selon le premier avis, que l'acceptation est valable pour un jeûne d'heures, pour réciter Anénou : ici, puisqu'il a commencé à jeûner pour s'acquitter d'une obligation et ne l'a accepté qu'ensuite, ce n'est pas du tout une acceptation (Maguen Avraham, séif katan 15). Et même s'il l'a mené à terme jusqu'à la sortie des étoiles, cela n'est pas non plus considéré comme un jeûne, car il est dit : « Sanctifiez un jeûne » (Joël 1, 14), ce qui implique qu'il faut une préparation préalable (Rif).
séif katan 22
- (כג) לא יצא ידי נדרו - ומ"מ אם התחיל להתענות ביום זה צריך לשלם נדרו במה שקבל עתה אף שלא קבלו מבעוד יום וגם הוי כפרת עון דלא גרע ממי שמצטער עצמו מבשר ויין וכדלקמן בסי"א כ"כ הפמ"ג והגר"א בביאור דברי הרמ"א וביד אפרים וכן בשיורי לקט מפקפקין ע"ז דכיון דהוא סבר לצאת בזה ידי נדרו שנדר מכבר א"כ היה הקבלה בטעות ויכול לחזור בו ולאכול בו ביום:(23) Il ne s'est pas acquitté de son vœu – néanmoins, s'il a commencé à jeûner ce jour-là, il doit accomplir l'engagement qu'il a accepté maintenant, bien qu'il ne l'ait pas accepté pendant qu'il faisait encore jour (la veille) ; et c'est aussi une expiation de faute, car cela ne vaut pas moins que celui qui se mortifie en se privant de viande et de vin, comme plus loin au séif 11. C'est ce qu'ont écrit le Peri Megadim et le Gaon de Vilna en expliquant les paroles du Rema. Mais le Yad Efraïm, ainsi que le Chiyourei Lekét, émettent des réserves à ce sujet : puisqu'il pensait s'acquitter par là du vœu qu'il avait fait auparavant, l'acceptation a donc été faite par erreur, et il peut revenir dessus et manger ce jour-même.
séif katan 23
- (כד) מיהו י"א דמתפלל ענינו - טעמם דמה שאמרו בגמרא כל תענית וכו' אינו תענית היינו רק לענין שלא יצא ידי נדרו שחייב מקודם אבל שם תענית עליו ויכול להתפלל ענינו ואפילו לא קבלו כלל:(24) Toutefois, certains disent qu'il récite Anénou – leur raison : ce qu'ont dit les Sages dans la Guemara : « Tout jeûne, etc., n'est pas un jeûne », ne concerne que le fait qu'il ne s'acquitte pas du vœu auquel il était obligé auparavant ; mais il porte le nom de jeûne, et il peut réciter Anénou, même s'il ne l'a pas du tout accepté.
séif katan 24
- (כה) בתענית יחיד - משום דיחיד אומר ענינו בשומע תפלה ואינו קובע ברכה לעצמו וכנ"ל בס"א בהג"ה ומיהו אפשר דדוקא בחדא ריעותא דהיינו שלא קבלו מבעוד יום אבל השלימו עד הערב אבל אם גם אין דעתו להשלימו אפשר דאינו חשוב תענית גם לענין ענינו ונכון שבאופן זה ידלג תיבות צום תעניתנו ויאמר ענינו ד' ענינו ביום זה כי בצרה גדולה אנחנו וכו':(25) Pour un jeûne de particulier – car le particulier dit Anénou dans la bénédiction « Chomea Tefila » et n'en fait pas une bénédiction distincte, comme plus haut au séif 1 dans la Haga. Toutefois, il est possible que ce soit seulement lorsqu'il y a un seul défaut, c'est-à-dire qu'il ne l'a pas accepté pendant qu'il faisait encore jour mais l'a mené à terme jusqu'au soir ; mais si de plus il n'a pas l'intention de le mener à terme, il est possible que cela ne soit pas considéré comme un jeûne, même en ce qui concerne Anénou. Et il convient, dans ce cas, de sauter les mots « le jeûne de notre jeûne » et de dire : « Réponds-nous, Hachem, réponds-nous en ce jour, car nous sommes dans une grande détresse, etc. »
séif katan 25
- (כו) מתפלל ענינו אע"פ וכו' - ובזה לכו"ע יכול לומר בו שפיר צום תעניתנו אע"פ שלא קבלו מאתמול כלל כיון דמשמיא רמו עליה הוי במקום קבלה מעצמו:(26) Récite Anénou bien que, etc. – et dans ce cas, selon tous les avis, il peut tout à fait y dire « le jeûne de notre jeûne », bien qu'il ne l'ait pas du tout accepté la veille, car puisque cela lui a été imposé par le Ciel (par le rêve), cela tient lieu d'acceptation de sa part.
séif katan 26
- (כז) בתפלת המנחה - דבעינן שיהא הקבלה סמוך לזמן התחלת התענית ונראה דלכתחלה יותר טוב שיהיה במנחה קטנה דהוא בט' שעות ומחצה ולא קודם ובדיעבד מהני אפילו במנחה גדולה וכתבו האחרונים שבדיעבד אם לא קיבל בתפלת המנחה יכול לקבלו אח"כ כל זמן שהוא יום:(27) Lors de la prière de Min'ha – car il faut que l'acceptation soit proche du moment où commence le jeûne. Et il semble que lekhat'hila, il est préférable que ce soit à Min'ha ketana (la petite Min'ha), qui est à neuf heures et demie (proportionnelles), et non avant ; et bediavad (a posteriori), cela vaut même à Min'ha guedola. Et les A'haronim ont écrit que bediavad, s'il ne l'a pas accepté lors de la prière de Min'ha, il peut l'accepter ensuite, tant qu'il fait jour.
séif katan 27
- (כח) בשומע תפלה - דמותר לשאול צרכיו בשומע תפלה וכיון שמסיים יהי רצון וגו' כדלקמיה לא הוי הפסק דהוא בכלל שאילת צרכיו:(28) Dans « Chomea Tefila » – car il est permis de demander ses besoins dans « Chomea Tefila » ; et puisqu'il conclut par « Qu'il soit Ta volonté, etc. », comme il est dit juste après, ce n'est pas une interruption, car cela fait partie de la demande de ses besoins.
séif katan 28
- (כט) הריני בתענית יחיד - אתי לאפוקי דלא נטעי שהוא מקבל עליו להתענות כחומר תענית צבור ומ"מ בדיעבד אף אם אמר בסתמא הריני בתענית מחר ג"כ דינו כתענית יחיד [ב"י]:(29) Me voici dans un jeûne de particulier – cela vient exclure le cas suivant : pour qu'on ne se trompe pas en pensant qu'il accepte sur lui de jeûner avec la rigueur d'un jeûne public. Néanmoins, bediavad, même s'il a dit sans précision « Me voici dans un jeûne demain », sa règle est aussi celle d'un jeûne de particulier (Beit Yossef).
séif katan 29
- (ל) אם הרהר בלבו שהוא מקבל וכו' - ודוקא שהרהר בלשון זה שהוא מקבל אבל מה שבדעתו להתענות לא מיקרי קבלה ויכול לחזור אכן אם התחיל להתענות אסור לאכול בלא התרה:(30) S'il a pensé dans son cœur qu'il accepte, etc. – et c'est seulement s'il l'a pensé dans ces termes, à savoir qu'il accepte ; mais le simple fait d'avoir l'intention de jeûner ne s'appelle pas une acceptation, et il peut revenir dessus. Cependant, s'il a commencé à jeûner, il lui est interdit de manger sans annulation (hatara, déliement du vœu).
séif katan 30
- (לא) הוי קבלה - דאע"ג דלענין שבועה ונדר כשאוסר איזה דבר על עצמו לא מהני עד שיוציא בשפתיו אבל תענית דמי לנדר של צדקה דמהני כשגמר בלבו לזה וט"ז כתב דכיון דע"י התענית נתמעט חלבו ודמו חשוב כקרבן ובקרבן כתיב כל נדיב לב עולות:(31) C'est une acceptation – car bien qu'en matière de serment et de vœu, lorsqu'on s'interdit une chose, cela ne vaut pas tant qu'on ne l'a pas prononcé de ses lèvres, le jeûne, lui, est semblable à un vœu de tsedaka (charité), qui vaut dès qu'on l'a décidé dans son cœur. Et le Taz a écrit : puisque par le jeûne sa graisse et son sang diminuent, c'est considéré comme un sacrifice ; et pour le sacrifice, il est écrit : « tout cœur généreux » apporta des holocaustes (II Chroniques 29, 31).
séif katan 31
- (לב) בשעת תפלת המנחה - ולא קודם דלא עדיף הרהור מהוצאה בפה דלא מהני אם הוציא בפיו קודם תפלת המנחה להתענות למחר ופרטי דינים אלו עיין לקמן בסימן תקס"ג:(32) Au moment de la prière de Min'ha – et non avant, car la pensée ne vaut pas mieux que la parole prononcée : or, cela ne vaut pas s'il a prononcé de sa bouche, avant la prière de Min'ha, qu'il jeûnerait le lendemain. Et pour le détail de ces lois, voir plus loin, siman 563.
séif katan 32
- (לג) וטוב יותר וכו' - קאי אריש הסעיף שכתב אומר בשומע תפלה או אחר וכו' וע"ז קאמר דטוב יותר לקבלו אחר תפלה דהיינו קודם יהיו לרצון או אח"כ קודם שיעקור רגליו:(33) Et il est préférable, etc. – cela se rapporte au début du séif, où il est écrit : « on dit dans Chomea Tefila ou après, etc. » ; et sur cela il dit qu'il est préférable de l'accepter après la prière, c'est-à-dire avant « Yihyou leratson » (« Que soient agréées »), ou après, avant de reculer les pieds.
séif katan 33
- (לד) כדי שלא להפסיק - דעצם הקבלה שאומר הריני בתענית אינו שייך לתפלה והאחרונים כתבו דטוב שגם בשומע תפלה יהרהר שמקבל עליו התענית למחר:(34) Afin de ne pas interrompre – car l'acceptation elle-même, lorsqu'il dit « Me voici dans un jeûne », n'a pas de rapport avec la prière. Et les A'haronim ont écrit qu'il est bon que, même dans « Chomea Tefila », il pense qu'il accepte sur lui le jeûne du lendemain.
séif katan 34
- (לה) לא הפסיד כלום - דלא נחשב זה להפסק משום דעצם חיוב התענית אינו אלא לכל היום אם לא במקום שהחמירו בפירוש גם ללילה כגון לט"ב או להמבוארים לקמן בסימן תקע"ה ס"ג:(35) Il n'a rien perdu – car cela n'est pas considéré comme une interruption, puisque l'obligation même du jeûne ne porte que sur toute la journée, sauf là où les Sages ont explicitement été rigoureux aussi pour la nuit, comme pour le 9 Av, ou pour les jeûnes expliqués plus loin, siman 575, séif 3.
séif katan 35
- (לו) להתענות בימים ויאכל בלילות - אין הכונה שפירש שיאכל בלילות אלא מסתמא הוא ג"כ מותר כדלקמיה:(36) Jeûnant le jour et mangeant la nuit – ce n'est pas qu'il ait précisé qu'il mangerait la nuit, mais, sans précision, c'est également permis, comme il est dit juste après.
séif katan 36
- (לז) ואז מתפלל - ט"ס הוא וצ"ל ואפ"ה מתפלל ור"ל דאף שמתענה גם בלילה אין לומר דהוי כיומא אריכתא ולא יתפלל ענינו אלא במנחה של יום שני אלא כל יום הוא תענית בפני עצמו לענין ענינו ואפילו מתענה ששה ימים רצופים נמי מתפלל כל יום ענינו במנחה:(37) Et alors il récite – c'est une faute de copiste, et il faut lire : « et néanmoins il récite » ; c'est-à-dire que même s'il jeûne aussi la nuit, on ne doit pas dire que c'est comme un long jour unique, de sorte qu'il ne réciterait Anénou qu'à la Min'ha du second jour ; mais chaque jour est un jeûne à part en ce qui concerne Anénou. Et même s'il jeûne six jours consécutifs, il récite aussi Anénou chaque jour à Min'ha.
séif katan 37
- (לח) אם סגי בקבלה אחת לכולם - מפני שקבלן בבת אחת:(38) Si une seule acceptation suffit pour tous – parce qu'il les a acceptés en une seule fois.
séif katan 38
- (לט) מיהו נהגו העם וכו' - והוא מה שמברכין בשבת שלאחר פסח וסוכות מי שיקבל עליו להתענות בה"ב והעם עונין אמן וזהו הקבלה וא"צ לקבלו עוד במנחה שלפניו ומ"מ אם רוצה אח"כ שלא להתענות הרשות בידו כיון שלא הוציא בפיו. אכן לפי מה שכתבנו לקמן בסימן תקס"ג דיש מחמירין שאפילו בהרהור בלבד הוי קבלה צריך ליזהר לדבריהם אם בעת שענה אמן היה בלבו להתענות שלא לחזור לחזור מזה:(39) Toutefois, les gens ont l'usage, etc. – c'est ce qui se fait lorsqu'on bénit, le Chabbat qui suit Pessa'h et Souccot, « Celui qui acceptera sur lui de jeûner les jours de BaHaB » (lundi, jeudi et lundi), et que les gens répondent Amen : c'est cela l'acceptation, et il n'a pas besoin de l'accepter encore à la Min'ha qui précède chaque jeûne. Néanmoins, s'il veut ensuite ne pas jeûner, il en a le droit, puisqu'il ne l'a pas prononcé de sa bouche. Cependant, selon ce que nous avons écrit plus loin, au siman 563, qu'il y a des décisionnaires rigoureux selon qui même une simple pensée est une acceptation, il faut prendre garde, selon leur avis, si au moment où il a répondu Amen il avait dans le cœur l'intention de jeûner, à ne pas revenir là-dessus.
séif katan 39
- (מ) אע"פ שלן בתעניתו וכו' - אשמעינן בזה דלא נימא דבכה"ג הוי כיומא אריכתא ויצא בקבלתו הראשונה:(40) Bien qu'il ait passé la nuit dans son jeûne, etc. – il nous enseigne par là qu'on ne doit pas dire que, dans un tel cas, c'est comme un long jour unique, et qu'il s'est acquitté par sa première acceptation.
séif katan 40
- (מא) אינו תענית - לא לענין לצאת ידי נדרו ולא לענין להתפלל ענינו:(41) Ce n'est pas un jeûne – ni pour s'acquitter de son vœu, ni pour réciter Anénou.
séif katan 41
- (מב) שלא קבלו עליו מבע"י - משמע אע"פ שקבלו אח"כ בלילה לא מהני ועיין במ"א שדעתו דדוקא אם קבלו אחר שהתחיל להתענות לשם תענית דהקבלה צריך להיות מקודם התחלת התענית הן בתענית שעות והן בתענית יום שלם אבל אם קיבל ע"ע בלילה קודם שהתחיל להתענות אף דלא יצא ידי נדרו בזה דלא נקרא תענית שלם כיון שלא קבלו מבע"י מ"מ עכ"פ תענית שעות הוי כיון שקיבל קודם התחלת תעניתו ומתפלל למחר ענינו לדעה קמייתא שבסעיף יו"ד ויש מאחרונים שחולקין וסוברין דהיכא שדעתו להתענות יום שלם אין עליו שם תענית שעות ובלא קבלה מבע"י אף לדעה קמייתא אין עליו שם תענית כלל אף לענין להתפלל ענינו. ודע דלפי מה שכתב הרמ"א בס"ה לנהוג בתענית יחיד שאומר ענינו בש"ת אף בלא קבלה כלל ה"ה בענינינו כאן וכ"כ הא"ר:(42) Parce qu'il ne l'a pas accepté sur lui pendant qu'il faisait encore jour – cela implique que même s'il l'a accepté ensuite, pendant la nuit, cela ne sert à rien. Et voir le Maguen Avraham, dont l'avis est que c'est seulement s'il l'a accepté après avoir commencé à jeûner en vue d'un jeûne, car l'acceptation doit précéder le début du jeûne, aussi bien pour un jeûne d'heures que pour le jeûne d'une journée entière ; mais s'il l'a accepté sur lui pendant la nuit, avant d'avoir commencé à jeûner, bien qu'il ne s'acquitte pas par là de son vœu, car cela ne s'appelle pas un jeûne complet puisqu'il ne l'a pas accepté pendant qu'il faisait encore jour, néanmoins c'est au moins un jeûne d'heures, puisqu'il l'a accepté avant le début de son jeûne, et il récite le lendemain Anénou, selon le premier avis du séif 10. Et certains A'haronim sont en désaccord et pensent que lorsqu'il a l'intention de jeûner une journée entière, il ne porte pas le nom de jeûne d'heures, et sans acceptation pendant qu'il faisait encore jour, même selon le premier avis, il ne porte pas du tout le nom de jeûne, même en ce qui concerne Anénou. Et sache que, selon ce qu'a écrit le Rema au séif 5, qu'il faut agir ainsi pour un jeûne de particulier, qui dit Anénou dans « Chomea Tefila » même sans aucune acceptation, il en est de même dans notre cas ici ; et c'est aussi ce qu'a écrit l'Eliya Rabba.
séif katan 42
- (מג) ונמלך להתענות וכו' - מלשון זה משמע לכאורה דאפילו לא הוציא בשפתיו ג"כ סגי ומה שסיים שהרי קבל עליו היינו בלב ואזיל לשיטתיה בס"ו ועיין שם במ"א דדוקא בשקבל עליו אבל אם היה רק בדעתו להתענות לא מיקרי קבלה:(43) Et il a décidé de jeûner, etc. – de cette formulation, il ressort à première vue que même s'il ne l'a pas prononcé de ses lèvres, cela suffit aussi ; et ce qu'il conclut : « car il a accepté sur lui », c'est dans le cœur, et il suit en cela sa propre opinion du séif 6. Et voir là-bas le Maguen Avraham, selon qui c'est seulement lorsqu'il l'a accepté sur lui ; mais s'il avait seulement l'intention de jeûner, cela ne s'appelle pas une acceptation.
séif katan 43
- (מד) שגם זה תענית שעות וצריך - צ"ל שגם תענית שעות זה צריך:(44) Que ce jeûne d'heures aussi, il faut – il faut lire : « que ce jeûne d'heures aussi a besoin ».
séif katan 44
- (מה) שיקבלנו עליו מאתמול - היינו בעת תפלת המנחה:(45) Qu'on l'accepte sur soi la veille – c'est-à-dire au moment de la prière de Min'ha.
séif katan 45
- (מו) נמלך וגמרו - ר"ל שנמלך שלא לאכול אפילו שלא לשם תענית:(46) Il a décidé et l'a mené à terme – c'est-à-dire qu'il a décidé de ne pas manger, même sans que ce soit en vue d'un jeûne.
séif katan 46
- (מז) הרי זה תענית שעות - ר"ל ומתפלל בהם עננו:(47) C'est un jeûne d'heures – c'est-à-dire qu'il y récite Anénou.
séif katan 47
- (מח) עד חצי היום - לאו דוקא דה"ה אם הקבלה היה עד ג' רביע היום אם דעתו לאכול קודם גמר היום אינו מתפלל ענינו בתפלת המנחה ועיין לעיל בס"א בהג"ה דהיחיד יכול לומר ענינו בש"ת:(48) Jusqu'à la mi-journée – ce n'est pas précisément cela, car il en est de même si l'acceptation était jusqu'aux trois quarts de la journée : s'il a l'intention de manger avant la fin de la journée, il ne récite pas Anénou dans la prière de Min'ha. Et voir plus haut, au séif 1, dans la Haga, que le particulier peut dire Anénou dans « Chomea Tefila ».
séif katan 48
- (מט) שצריך להשלים נדרו - דה"א דמותר לאכול תוך אותו זמן שקיבל עליו דלא הוי נדר כלל קמ"ל דמ"מ צריך להתענות אותו זמן:(49) En ce sens qu'il doit accomplir son vœu – car on aurait pu dire qu'il lui est permis de manger pendant le temps qu'il a accepté, puisque ce n'est pas du tout un vœu ; il nous enseigne que néanmoins, il doit jeûner pendant ce temps-là.
séif katan 49
- (נ) ויש אומרים וכו' - ולדינא נראה דצריך להחמיר ולהתענות כדעה ראשונה אף שלא ידע ולא קיבל ע"ע וכ"ש התעניתים הכתובים בפסוק בודאי א"צ לקבל ונראה דאף דעה השניה מודה לזה דאלו כבר רצו כל ישראל וקבלו עליהם כדאיתא בפוסקים:(50) Et certains disent, etc. – et pour la pratique, il semble qu'il faille être rigoureux et jeûner selon le premier avis, même s'il ne le savait pas et ne l'a pas accepté sur lui. Et à plus forte raison les jeûnes écrits dans le verset (Zacharie 8, 19) n'ont assurément pas besoin d'être acceptés ; et il semble que même le second avis l'admet, car ceux-là, tout Israël les a déjà voulus et acceptés sur lui, comme on le trouve chez les décisionnaires.
séif katan 50
- (נא) יש מי שאומר וכו' - נקט לשון זה לדין הראשון שמה שהתנה הוא דבר הרשות דבזה יש הרבה פוסקים שחולקין וס"ל דאף שהתנאי היה בדבר הרשות כיון שהדבר שהתחייב הוא דבר מצוה לא שייך בזה אסמכתא ומחויב לקיים אבל שני דינים האחרונים כו"ע ס"ל כן:(51) Il y a un avis selon lequel, etc. – il a employé cette formulation à cause de la première règle, où ce qu'il a posé comme condition est une chose facultative ; car sur ce point, de nombreux décisionnaires sont en désaccord et pensent que, même si la condition portait sur une chose facultative, puisque la chose à laquelle il s'est engagé est une chose de mitsva, la notion d'asmakhta ne s'y applique pas, et il est obligé de l'accomplir. Mais pour les deux dernières règles, tous sont de cet avis.
séif katan 51
- (נב) אם לא אלך למקום פלוני - וה"ה בקום ועשה כגון שאמר אם אעשה דבר פלוני ועשה:(52) Si je ne vais pas à tel endroit – il en est de même d'une condition portant sur un acte, par exemple s'il a dit : « Si je fais telle chose », et qu'il l'a faite.
séif katan 52
- (נג) אשב בתענית - וה"ה אם אמר אתן לצדקה:(53) Je jeûnerai – il en est de même s'il a dit : « Je donnerai à la tsedaka ».
séif katan 53
- (נד) הוי אסמכתא - והאחרונים כתבו דיש להחמיר מאחר שרבים חולקים ע"ז:(54) C'est une asmakhta – et les A'haronim ont écrit qu'il faut être rigoureux, puisque beaucoup sont en désaccord avec cela.
séif katan 54
- (נה) אבל אם אמר וכו' - דעשה לזרז עצמו לדבר מצוה וגומר בדעתו ולא הוי אסמכתא:(55) Mais s'il a dit, etc. – car il l'a fait pour s'encourager à une chose de mitsva, et il est résolu dans son esprit, et ce n'est pas une asmakhta.
séif katan 55
- (נו) אם יצילני ה' מצרה - דמקרא מלא הוא גבי יעקב וידר יעקב נדר אם יהיה אלהים עמדי ושמרני וגו' וכן וידר ישראל נדר לאמר אם נתן תתן את העם הזה בידי וגו':(56) Si Hachem me sauve d'une détresse – car c'est un verset explicite au sujet de Yaakov : « Et Yaakov fit un vœu, disant : Si D.ieu est avec moi et me garde, etc. » (Genèse 28, 20) ; et de même : « Et Israël fit un vœu, disant : Si Tu livres ce peuple entre mes mains, etc. » (Nombres 21, 2).
séif katan 56
- (נז) או אם יצליח דרכי - גם זה מקרא דיעקב ונתן לי לחם לאכול וגו' ומשום דבזכות שהצליח גמר ומקני לכך חייל הנדר:(57) Ou si mon chemin réussit – cela aussi est dans le verset de Yaakov : « et qu'Il me donne du pain à manger, etc. » (Genèse 28, 20) ; et parce que, grâce au mérite de sa réussite, il est résolu et s'engage pleinement, c'est pourquoi le vœu prend effet.
séif katan 57