Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 473 →- דיני כוס ראשון וסדר הפסח עד כוס השני. ובו ז סעיפים:
מוזגין לו כוס ראשון ומקדש עליו ומברך שהחיינו ואם חל בשבת אומר ויכולו ואם חל במוצאי שבת אומר יקנה"ז ואם שכח להבדיל ולא נזכר עד שהתחיל ההגדה ישלים ההגדה עד גאל ישראל ואחר כך יבדיל: הגה ואין ליטול ידיו כלל קודם קידוש (רבי' ירוחם והרא"ש בתשובה ומרדכי פרק ע"פ) ואם אין ידיו נקיות יטול מעט אבל אין לברך על הנטילה ובעל הבית לא ימזוג בעצמו רק אחר ימזוג לו דרך חירות (מהרי"ב):Lois de la première coupe et de l'ordre (Séder) de Pessa'h jusqu'à la deuxième coupe. Il contient 7 séifim.
On lui verse la première coupe, il fait sur elle le Kiddouch et récite la bénédiction « Chéhé'héyanou » (« qui nous a fait vivre »). Et si la fête tombe un Chabbat, il dit d'abord « Vaykhoulou » ; et si elle tombe à la sortie de Chabbat, il dit l'ordre « YaKNeHaZ » (Yayin, le vin ; Kiddouch ; Ner, la bougie ; Havdala ; Zemane, Chéhé'héyanou). Et s'il a oublié de faire la Havdala et ne s'en est souvenu qu'après avoir commencé la Haggada, il terminera la Haggada jusqu'à la bénédiction « gaal Israël » (« qui a délivré Israël »), et ensuite il fera la Havdala (sur la deuxième coupe). Haga (Rema) : Et il ne faut pas du tout se laver les mains avant le Kiddouch (Rabbénou Yerou'ham ; le Roch dans une réponse ; et le Mordekhaï, chapitre « Arvei Pessa'him ») ; et si ses mains ne sont pas propres, il les lavera un peu, mais il ne faut pas réciter de bénédiction sur le lavage. Et le maître de maison ne versera pas lui-même son vin ; c'est un autre qui le lui versera, à la manière des hommes libres (Mahari Brin).séif 1
- שותה בהסיבה ואינו מברך אחריו:Il boit en s'accoudant, et il ne récite pas de bénédiction après l'avoir bue.
séif 2
- אם ירצה לשתות כמה כוסות הרשו' בידו ומ"מ ראוי ליזהר שלא לשתות בין ראשון לשני אם לא לצורך גדול כדי שלא ישתכר וימנע מלעשו' הסדר וקריאת ההגדה:S'il veut boire plusieurs coupes, il en a le droit ; toutefois, il convient de prendre garde à ne pas boire entre la première et la deuxième coupe, sauf en cas de grand besoin, afin de ne pas s'enivrer et d'être empêché de faire le Séder et la lecture de la Haggada.
séif 3
- מביאין לפני בעל הבית קערה שיש בה שלש מצו' ומרור וחרוסת וכרפס או ירק אחר (וחומץ או מי מלח) ושני תבשילין אחד זכר לפסח וא' זכר לחגיג' ונהגו בבשר וביצה: הגה ויסדר הקערה לפניו בענין שאינו צריך לעבור על המצות דהיינו הכרפס יהא למעלה מן הכל והחומץ סמוך לו יותר מן המצה והמצות מן המרור והחרוסת והם יהיו יותר קרובים אליו מן הבשר והביצה. (מהרי"ל) והבשר נהגו שיהיה זרוע ונהגו שהבשר יהיה צלי על הגחלים והביצה תהיה מבושלת (וה"ה צלויה וכן נוהגין בעירנו):On apporte devant le maître de maison un plateau (keara) sur lequel il y a trois matsot, du maror, du 'harosset, et du karpass ou un autre légume Haga (Rema) : (et du vinaigre ou de l'eau salée) ; et deux mets cuits, l'un en souvenir du sacrifice de Pessa'h et l'autre en souvenir de la 'Haguiga (sacrifice de fête) ; et l'on a l'usage de prendre de la viande et un œuf. Haga (Rema) : Et il disposera le plateau devant lui de telle sorte qu'il n'ait pas à passer par-dessus les mitsvot (ein maavirin al hamitsvot), c'est-à-dire que le karpass sera au-dessus de tout (le plus proche), et le vinaigre plus proche de lui que la matsa ; et les matsot plus proches que le maror et le 'harosset ; et ceux-ci seront plus proches de lui que la viande et l'œuf (Maharil). Et pour la viande, on a l'usage que ce soit une épaule (zeroa) ; et l'on a l'usage que la viande soit rôtie sur les braises, et que l'œuf soit cuit Haga (Rema) : (et il en va de même s'il est rôti, et tel est l'usage dans notre ville).
séif 4
- אלו ירקות שיוצא בהם ידי חובתו חזרת עולשין תמכ' חרחבינ' (פי' מיני עשבים מרים) מרור ויוצאי' בעלין שלהן ובקלחן אבל לא בשורש אלא שבעלין אין יוצאין אא"כ הם לחים ובקלחים יוצאין בין לחים בין יבשים אבל לא כבושים ולא שלוקים ולא מבושלים וכולם מצטרפין לכזית שהוא השיעור שלהם ועיקר המצוה בחזרת ואם אין לו חזרת יחזיר אחר ראשון ראשון כפי הסדר שהם שנויים: הגה ואם אין לו אחד מאלו הירקות יקח לענה או שאר ירק מר (אגור) וחרוסת יעשה עב זכר לטיט ואח"כ נותנין בו מעט חומץ או יין אדום זכר לדם (טור) ועושין חרוסת מפירות שנמשלו בהם ישראל (תוס' פ' ע"פ) כגון תפוחים תאנים אגוזים רימונים שקדים ונותנין עליו תבלין כגון קנמון וזנגביל הדומין לתבן שהיו מגבלין בו הטיט: (טור)Voici les légumes avec lesquels on s'acquitte de son obligation : la 'hazérèt (laitue), les 'oulchine (endives), la tamkha, les 'har'havina Haga (Rema) : (explication : des sortes d'herbes amères) et le maror. Et l'on s'acquitte avec leurs feuilles et avec leurs tiges, mais pas avec la racine ; seulement, avec les feuilles, on ne s'acquitte que si elles sont fraîches, tandis qu'avec les tiges on s'acquitte qu'elles soient fraîches ou sèches ; mais pas si elles sont marinées, ni ébouillantées, ni cuites. Et toutes ces espèces se joignent pour former un kezayit (volume d'une olive), qui est leur mesure. Et l'essentiel de la mitsva est avec la 'hazérèt ; et s'il n'a pas de 'hazérèt, il recherchera les autres, chacune à son tour, selon l'ordre dans lequel elles ont été énumérées. Haga (Rema) : Et s'il n'a aucun de ces légumes, il prendra de l'absinthe ou un autre légume amer (Agour). Et le 'harosset, on le fera épais, en souvenir du mortier ; puis on y met un peu de vinaigre ou de vin rouge, en souvenir du sang (Tour). Et l'on fait le 'harosset avec des fruits auxquels Israël a été comparé (Tossefot, chapitre « Arvei Pessa'him »), comme les pommes, les figues, les noix, les grenades, les amandes ; et l'on y met des épices, comme la cannelle et le gingembre, qui ressemblent à la paille avec laquelle on pétrissait le mortier (Tour).
séif 5
- נוטל ידיו לצורך טבול ראשון ולא יברך על הנטילה ויקח מהכרפס פחות מכזית ומטבילו בחומץ ומברך בורא פרי האדמה ואוכל ואינו מברך אחריו ויקח מצה האמצעית ויבצענה לשתים ויתן חציה לאחד מהמסובין לשומרה לאפיקומן ונותנים אותה תחת המפה וחציה השני ישים בין שתי השלימות ויגבי' הקערה שיש בה המצות ויאמר הא לחמא עניא עד מה נשתנה: הגה ויאמרו בלשון שמבינים הנשים והקטנים או יפרש להם הענין וכן עשה ר"י מלונדר"י כל ההגדה בלשון לע"ז כדי שיבינו הנשים והקטנים: (כל בו ומהרי"ב) ואז יצוה להסירם מעל השלחן ולהניחם בסוף השלחן כאלו כבר אכלו כדי שיראו התינוקות וישאלו:Il se lave les mains pour la première trempette, et il ne récitera pas de bénédiction sur le lavage. Il prendra du karpass moins qu'un kezayit, le trempera dans le vinaigre, récitera la bénédiction « Boré peri haadama » (« qui crée le fruit de la terre ») et le mangera, et il ne récite pas de bénédiction après. Puis il prendra la matsa du milieu, la rompra en deux, et en donnera la moitié à l'un des convives pour la garder en vue de l'afikomane ; on la place sous la nappe. Et l'autre moitié, il la mettra entre les deux matsot entières ; il soulèvera le plateau sur lequel sont les matsot et dira « Ha la'hma anya » (« Voici le pain de misère ») jusqu'à « Ma nichtana ». Haga (Rema) : Et on le dira dans une langue que comprennent les femmes et les enfants, ou bien on leur en expliquera le sens. Et c'est ainsi que fit le Ri de Londres : toute la Haggada (il la disait) en langue vernaculaire, afin que les femmes et les enfants comprennent (Kol Bo ; et Mahari Brin). Et alors, il ordonnera de les enlever de la table et de les poser au bout de la table, comme si l'on avait déjà mangé, afin que les enfants voient et posent des questions.
séif 6
- מוזגין לו מיד כוס שני כדי שישאלו התינוקות למה שותים כוס שני קודם סעודה ואם אין חכמה בבן אביו מלמדו אם אין לו בן אשתו שואלתו ואם לאו הוא שואל את עצמו ואפילו תלמידי חכמים שואלים זה לזה מה נשתנה וכו' (וכשהבן או האשה שואלת א"צ לומר מה נשתנה אלא מתחיל עבדים) (מהרי"ל) וכשמתחיל עבדים היינו לפרעה מחזיר הקערה שבה המצו' לפניו וקורא כל ההגדה וכשיגיע למצה זו צריך להגביה להראותה למסובין שתחבב המצוה עליהם (ויש להגביה מצה הפרוסה שהוא כלחם עוני) (מהרי"ו) וכן כשיגיע למרור זה וכשיגיע ללפיכך מגביה כל אחד כוסו בידו עד שחותם גאל ישראל: הגה ונוהגין לזרוק מעט מן הכוס באצבעו (ד"ע) כשמגיע לדם ואש ותמרות עשן וכן כשמזכיר המכות דצ"ך עד"ש באח"ב בכלל ובפרט הכל י"ו פעמי' (מהרי"ל) ויהי הפת מגולה בשעה שאומר ההגדה עד לפיכך שאוחז הכוס בידו ואז יכסה הפת: (אגור ובית יוסף):On lui verse aussitôt la deuxième coupe, afin que les enfants demandent pourquoi on boit une deuxième coupe avant le repas. Et si le fils n'a pas d'intelligence (pour poser des questions), son père lui apprend à les poser ; s'il n'a pas de fils, sa femme l'interroge ; sinon, il s'interroge lui-même. Et même des érudits (talmidei 'hakhamim) se demandent l'un à l'autre « Ma nichtana », etc. Haga (Rema) : (Et lorsque le fils ou la femme pose la question, il n'est pas nécessaire que le maître de maison dise « Ma nichtana », mais il commence par « Avadim ») (Maharil). Et lorsqu'il commence « Avadim hayinou lePar'o » (« Nous étions esclaves de Pharaon »), il ramène devant lui le plateau sur lequel sont les matsot, et il lit toute la Haggada. Et lorsqu'il arrive à « Matsa zo » (« Cette matsa »), il doit la soulever pour la montrer aux convives, afin que la mitsva leur soit chère Haga (Rema) : (et il faut soulever la matsa rompue, qui est comme le pain de misère) (Mahari Weil) ; et de même lorsqu'il arrive à « Maror zé » (« Ce maror »). Et lorsqu'il arrive à « Lefikhakh » (« C'est pourquoi »), chacun soulève sa coupe en main jusqu'à ce qu'il conclue par « gaal Israël ». Haga (Rema) : Et l'on a l'usage de projeter un peu de vin de la coupe avec le doigt (Darkhei Moché) lorsqu'on arrive à « Sang, feu et colonnes de fumée », et de même lorsqu'on mentionne les plaies, « DeTSaKh ADaCh BeA'HaV » (les sigles des dix plaies), ensemble et en détail : en tout, seize fois (Maharil). Et le pain sera découvert pendant qu'on dit la Haggada, jusqu'à « Lefikhakh », où l'on tient la coupe en main ; et alors on couvrira le pain (Agour et Beit Yossef).
séif 7