Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 473 →- (א) ומקדש עליו - קודם שיקדש יכוין שרוצה לקיים מצות קידוש וגם מצות ד' כוסות שכוס של קידוש הוא אחד מארבעה כוסות ויש נוהגין לומר הריני מוכן לקדש ולקיים מצות ד' כוסות רק שצריכין ליזהר שלא יאמרו זה לאחר קידוש שהרי בירך על הכוס בפה"ג אלא דוקא קודם קידוש. וקודם הגדה יכוין או יאמר לצאת ידי מצות סיפור יציאת מצרים [ח"א]. ומברך שהחיינו - קודם השתיה ואם לא בירך קודם השתיה מברך אח"כ אימתי שיזכור ביום א' ואפילו באמצע השוק דהזמן ארגל קאי ואם נזכר בליל ב' לאחר שקידש היום יפטור עצמו בשהחיינו שיברך על הכוס לאחר הקידוש ואם שכח לברך שהחיינו בקידוש ליל ב' אפילו אם בירך כבר בליל ראשון חייב לברך אימתי שנזכר בכל החג דהיינו עד סוף יו"ט האחרון של גליות וכן ה"ה בשאר יו"ט מחויב לברך עד סוף יו"ט:(1) Et fait le Kiddouch dessus – avant de faire le Kiddouch, il doit avoir l'intention de vouloir accomplir la mitsva du Kiddouch, ainsi que la mitsva des quatre coupes, car la coupe du Kiddouch est l'une des quatre coupes. Certains ont l'usage de dire : « Me voici prêt à faire le Kiddouch et à accomplir la mitsva des quatre coupes » ; seulement, il faut veiller à ne pas dire cela après le Kiddouch, puisqu'on a déjà récité sur la coupe la bénédiction boré peri haguéfen (qui crée le fruit de la vigne), et le dire serait une interruption ; mais uniquement avant le Kiddouch. Et avant la Haggada, il doit avoir l'intention, ou dire, qu'il s'acquitte de la mitsva du récit de la sortie d'Égypte (le 'Hayé Adam).
Et récite chehe'héyanou – avant de boire. Et s'il ne l'a pas récitée avant de boire, il la récite ensuite, au moment où il s'en souvient, le premier jour, même au milieu du marché, car la bénédiction du temps (zeman) se rapporte à la fête elle-même. Et s'il s'en souvient le second soir après avoir fait le Kiddouch du jour, il s'acquitte par la bénédiction chehe'héyanou qu'il récite sur la coupe après le Kiddouch. Et s'il a oublié de réciter chehe'héyanou au Kiddouch du second soir, même s'il l'a déjà récitée le premier soir, il est tenu de la réciter dès qu'il s'en souvient, pendant toute la fête, c'est-à-dire jusqu'à la fin du dernier Yom Tov de la diaspora. Et il en va de même pour les autres fêtes : on est tenu de la réciter (si on l'a oubliée) jusqu'à la fin du Yom Tov.séif katan 1
- (ב) בשבת - ומותר לומר ההגדה בספר אף שהוא ביחידי ולא חיישינן שמא יטה כמבואר לעיל סימן רע"ה ס"ט עי"ש:(2) Le Chabbat – il est permis de dire la Haggada dans un livre (à la lumière de la lampe), même seul, et on ne craint pas qu'il incline la lampe pour attiser la flamme, comme il a été expliqué plus haut, siman 275, séif 9 ; voir là-bas.
séif katan 2
- (ג) אומר יקנה"ז - דהיינו בתחלה ברכת היין וקידוש ונר דהיינו ברכת בורא מאורי האש והבדלה וזמן. ואין מברכין על הבשמים בכל מוצ"ש ליו"ט. ואומרים הבדלה זו מיושב כמו הקידוש:(3) Il dit YaKNeHaZ – c'est-à-dire d'abord la bénédiction du vin (Yayin), puis le Kiddouch, puis Ner (la lumière), c'est-à-dire la bénédiction boré meoré haèch (qui crée les lumières du feu), puis la Havdala, et Zeman (chehe'héyanou). On ne récite pas de bénédiction sur les aromates lors de tout samedi soir qui débouche sur un Yom Tov. Et cette Havdala se dit assis, comme le Kiddouch.
séif katan 3
- (ד) ישלים וכו' - דלהבדיל תיכף כשנזכר אינו יכול שהרי הבדלה טעונה כוס והמברך צריך שיטעום ובאמצע הגדה אסור להפסיק בשתיה ומלשון המחבר שכתב עד שהתחיל הגדה משמע דאם נזכר קודם שהתחיל ההגדה א"צ להמתין אלא תיכף מוזג כוס ואומר עליו ברכת הבדלה ושותהו אכן זהו רק לדעת המחבר דאין מברכין על כל כוס אבל לדעת הרמ"א בתע"ד בהג"ה וכמנהגנו דמברכין על כל כוס ויצטרך לברך עליו ברכת בפה"ג א"כ נראה כמוסיף על הכוסות דאסור וכדלעיל בסימן תע"ב ס"ז א"כ אפשר דאף אם נזכר קודם שהתחיל ההגדה ג"כ אין תקנה עד שישלים ההגדה אם לא שבשעת ברכת כוס ראשון כיון שישתה בין הכוסות וכדלעיל בסימן תע"ב ס"ז ועיין ביאור הלכה. אם שכח לומר ההגדה בלילה אין לו תשלומין כלל דכתיב בעבור זה בשעה שמצה ומרור מונחים לפניך ואם שכח לומר קידוש בלילה דינו כדלעיל סימן רע"א ס"ח:(4) Il termine, etc. – car faire la Havdala immédiatement, dès qu'il s'en souvient, il ne le peut pas, puisque la Havdala nécessite une coupe et que celui qui récite la bénédiction doit goûter (le vin), et au milieu de la Haggada il est interdit de s'interrompre pour boire. Et d'après la formulation de l'auteur (le Choul'han Aroukh), qui a écrit « jusqu'à ce qu'il ait commencé la Haggada », il ressort que s'il s'en est souvenu avant de commencer la Haggada, il n'a pas besoin d'attendre ; il verse au contraire immédiatement une coupe, récite sur elle la bénédiction de la Havdala et la boit. Cependant, ceci n'est valable que selon l'avis de l'auteur, pour qui on ne récite pas de bénédiction sur chaque coupe ; mais selon l'avis du Rema au siman 474, dans la Haga, et selon notre usage, qui est de réciter une bénédiction sur chaque coupe, il devrait réciter sur elle la bénédiction boré peri haguéfen ; dès lors, il semblerait qu'il ajoute aux coupes, ce qui est interdit, comme plus haut au siman 472, séif 7. Dès lors, il est possible que même s'il s'en est souvenu avant de commencer la Haggada, il n'y ait pas non plus de solution avant qu'il ait terminé la Haggada, à moins qu'au moment de la bénédiction de la première coupe il ait eu l'intention de boire entre les coupes, comme plus haut au siman 472, séif 7 ; voir le Biour Halakha. S'il a oublié de dire la Haggada pendant la nuit, il n'a aucune compensation (tachloumin), car il est écrit : « à cause de cela » (Exode 13, 8), ce qui enseigne : au moment où la matsa et le maror sont posés devant toi. Et s'il a oublié de dire le Kiddouch pendant la nuit, sa règle est comme plus haut, siman 271, séif 8.
séif katan 4
- (ה) ואח"כ יבדיל - היינו שמברך בפה"ג על כוס שני וגם ברכת הנר והבדלה של יו"ט ושותהו. ואם נזכר באמצע סעודתו שלא הבדיל מחויב להפסיק תיכף מסעודתו ולהבדיל ולא יברך עליו ברכת בפה"ג שברכת כוס שני ששתה לפני האכילה פוטרתו אא"כ לא היה דעתו אז לשתות בתוך האכילה שבכגון זה צריך לברך עליו גם ברכת בפה"ג. ואם נזכר תוך בהמ"ז שלא הבדיל מברך ברכת המזון והבדלה על כוס אחד וכן אם לא נזכר עד לאחר ששתה כוס של ברהמ"ז ימתין עד לאחר גמר הלל והגדה ואז יבדיל על הכוס הד' ואם לא נזכר עד לאחר ששתה כוס ד' יבדיל על כוס ה' וצריך לברך עליו גם בפה"ג שהרי כבר הסיח דעתו משתיה [אחרונים]:(5) Et ensuite il fait la Havdala – c'est-à-dire qu'il récite boré peri haguéfen sur la deuxième coupe, ainsi que la bénédiction de la lumière et la Havdala de Yom Tov, et il la boit. Et s'il se souvient au milieu de son repas qu'il n'a pas fait la Havdala, il est tenu d'interrompre aussitôt son repas et de faire la Havdala ; et il ne récitera pas sur cette coupe la bénédiction boré peri haguéfen, car la bénédiction de la deuxième coupe qu'il a bue avant le repas l'en dispense ; à moins qu'il n'ait pas eu alors l'intention de boire pendant le repas, car dans un tel cas il doit réciter aussi sur elle la bénédiction boré peri haguéfen. Et s'il se souvient pendant le Birkat HaMazon qu'il n'a pas fait la Havdala, il récite le Birkat HaMazon et la Havdala sur une seule coupe. De même, s'il ne s'en est souvenu qu'après avoir bu la coupe du Birkat HaMazon, il attendra la fin du Hallel et de la Haggada, puis fera la Havdala sur la quatrième coupe. Et s'il ne s'en est souvenu qu'après avoir bu la quatrième coupe, il fera la Havdala sur une cinquième coupe, et il doit réciter sur elle aussi boré peri haguéfen, puisqu'il a déjà détourné son attention de la boisson (les A'haronim).
séif katan 5
- (ו) ואין ליטול ידיו וכו' - ר"ל אף להנוהגים בכל השנה ליטול ידיו לסעודה קודם קידוש ולדידהו הקידוש לא חשיב הפסק בין נטילה לסעודה הואיל והוא מצרכי סעודה וכמו שנתבאר בסימן רע"א מ"מ בליל פסח שמפסיקין הרבה אחר הקידוש באמירת ההגדה ובתוך כך מסיח דעתו משמירת ידיו לכו"ע אין לעשות כן ואפילו ליטול ידיו כדי שלא יצטרך לחזור וליטול ידיו אחר הקידוש לאכילת כרפס ג"כ אינו נכון כ"כ האחרונים:(6) Et on ne doit pas se laver les mains, etc. – c'est-à-dire : même pour ceux qui ont l'usage, toute l'année, de se laver les mains pour le repas avant le Kiddouch – et selon eux le Kiddouch n'est pas considéré comme une interruption entre l'ablution et le repas, puisqu'il fait partie des besoins du repas, comme il a été expliqué au siman 271 –, néanmoins, le soir de Pessa'h, où l'on s'interrompt longuement après le Kiddouch par la récitation de la Haggada, et où entre-temps on détourne son attention de la surveillance de ses mains, de l'avis de tous on ne doit pas agir ainsi. Et même se laver les mains avant le Kiddouch afin de ne pas avoir à se les relaver après le Kiddouch pour manger le karpas, ce n'est pas non plus convenable ; ainsi l'ont écrit les A'haronim.
séif katan 6
- (ז) יטול מעט - כתב מעט כדי לחוש להטעם שהביא בד"מ דאין ליטול ידים קודם קידוש דמיחזי שסובר שקידוש צריך נטילה וע"כ לא יטול נטילה גמורה:(7) Il se lave un peu – il a écrit « un peu » afin de tenir compte de la raison rapportée dans le Darkhé Moché : on ne doit pas se laver les mains avant le Kiddouch, car il semblerait qu'on pense que le Kiddouch nécessite une ablution ; c'est pourquoi il ne fera pas une ablution complète.
séif katan 7
- (ח) אבל אין לברך וכו' - ר"ל אפילו אם יטול נטילה גמורה יזהר עכ"פ שלא יברך עליה ענט"י דנטילה זו אינו עולה לו לצורך אכילה וכנ"ל ונמצא דהוא ברכה לבטלה:(8) Mais on ne doit pas réciter, etc. – c'est-à-dire : même s'il fait une ablution complète, qu'il prenne garde au moins à ne pas réciter sur elle al netilat yadayim, car cette ablution ne lui compte pas pour le repas, comme il a été dit plus haut ; ce serait donc une bénédiction prononcée en vain.
séif katan 8
- (ט) רק אחר ימזוג לו - אם אפשר לו:(9) Mais qu'un autre lui verse – si c'est possible.
séif katan 9
- (י) שותה בהסיבה - ואם שכח ולא היסב עיין בסימן תע"ב ס"ז ובמ"ב ס"ק כ"א:(10) Il boit accoudé – et s'il a oublié et ne s'est pas accoudé, voir au siman 472, séif 7, et dans la Michna Beroura (là-bas), séif katan 21.
séif katan 10
- (יא) ואינו מברך אחריו - על הגפן וכו' אפילו שתה רביעית דסומך על מה שבירך ברהמ"ז לבסוף ועוד דהרי יברך ברכה אחרונה לסוף ד' כוסות ובסימן תע"ד יתבאר היטב:(11) Et il ne récite pas après elle – la bénédiction al haguéfen, etc., même s'il a bu une revi'it, car il s'appuie sur le Birkat HaMazon qu'il récitera à la fin ; de plus, il récitera une bénédiction finale à la fin des quatre coupes. Et au siman 474 cela sera bien expliqué.
séif katan 11
- (יב) כמה כוסות - בין ששותה בין א' לב' או לאחר כוס שני וכ"ש בתוך אכילה אבל בין ג' לד' אסור כדלקמן בסימן תע"ט:(12) Plusieurs coupes – qu'il boive entre la première et la deuxième ou après la deuxième coupe, et à plus forte raison pendant le repas ; mais entre la troisième et la quatrième, c'est interdit, comme plus loin au siman 479.
séif katan 12
- (יג) הרשות בידו - לפי מה שכתב הרב לקמן סימן תע"ד בהג"ה דמנהגנו לברך ברכה ראשונה על כל כוס וכוס הא דמותר לשתות בין הכוסות היינו דוקא אם היה דעתו בשעת ברכה לפטור על כל מה שיביאו לו אח"כ לשתות [או שהיה היין לפניו דממילא נפטר כ"ז שלא חשב בהדיא שלא לשתות] דאם אין דעתו לשתות בין הכוסות ואח"כ נמלך לשתות א"כ יצטרך לברך עליהם. וזה אסור שנראה כמוסיף על הכוסות כיון שמברך על כוס זה כמו על שאר ד' כוסות וכמו שכתבנו לעיל בסימן תע"ב סקכ"א במ"ב:(13) Il en a la liberté – selon ce qu'a écrit le Rav (le Rema) plus loin, siman 474, dans la Haga, à savoir que notre usage est de réciter la première bénédiction sur chaque coupe, la permission de boire entre les coupes ne vaut que s'il avait l'intention, au moment de la bénédiction, d'acquitter tout ce qu'on lui apporterait ensuite à boire [ou si le vin était devant lui, car alors il est acquitté d'office, tant qu'il n'a pas explicitement pensé ne pas boire] ; car s'il n'avait pas l'intention de boire entre les coupes et que par la suite il change d'avis et décide de boire, il devrait réciter une bénédiction sur elles, et cela est interdit, car il semble ajouter aux coupes, puisqu'il récite une bénédiction sur cette coupe comme sur les quatre autres coupes ; comme nous l'avons écrit plus haut au siman 472, séif katan 21, dans la Michna Beroura.
séif katan 13
- (יד) ראוי ליזהר - וכן מנהגנו [ד"מ]:(14) Il convient de veiller – et tel est notre usage (le Darkhé Moché).
séif katan 14
- (טו) שלא לשתות בין ראשון לשני - לחוש ליש מי שאומר (והובא בב"י) דהא דשרינן לשתות בין הכוסות היינו בין כוס ב' לבין כוס ג' דהוא סמוך לאכילה או בתוך אכילה דאז אינו משכר אבל לא בין ראשון לשני כדי שלא ישתכר וכמו שאסור בין ג' לד':(15) À ne pas boire entre la première et la deuxième – pour tenir compte de l'avis selon lequel (rapporté dans le Beit Yossef) la permission de boire entre les coupes concerne l'intervalle entre la deuxième et la troisième coupe, qui est proche du repas ou pendant le repas, car alors le vin n'enivre pas ; mais pas entre la première et la deuxième, afin qu'il ne s'enivre pas, de même qu'il est interdit de boire entre la troisième et la quatrième.
séif katan 15
- (טז) כדי שלא ישתכר - משמע דוקא יין או שאר משקין כה"ג המשתכרין אבל משקה שאין משתכר מותר לשתות בין הכוסות:(16) Afin qu'il ne s'enivre pas – cela implique que l'interdit ne concerne que le vin ou d'autres boissons semblables qui enivrent ; mais une boisson qui n'enivre pas, il est permis de la boire entre les coupes.
séif katan 16
- (יז) מביאין לפני בעל הבית - אבל לפני שאר בני ביתו אין צריך להניח כסדר הזה אלא כולן נוטלין משל בעל הבית וזה אפילו במקומות שיש שולחן קטן לפני כל אחד ואחד וכ"ש במקומנו שכולן יושבין על שולחן אחד:(17) On apporte devant le maître de maison – mais devant les autres membres de la maison, il n'est pas nécessaire de disposer les aliments selon cet ordre ; tous prennent au contraire de ce qui est au maître de maison. Et cela, même dans les endroits où il y a une petite table devant chacun, et à plus forte raison chez nous, où tous sont assis à une seule table.
séif katan 17
- (יח) שיש בה שלש מצות - שנים בשביל לחם משנה כשאר יו"ט ואחת כדי לבצעה לשתים חציה לקיים בה מצות אכילת מצה דלחם עוני קרייה רחמנא ומה דרכו של עני בפרוסה וחציה השני בשביל אפיקומן וכמבואר לקמיה בס"ו:(18) Sur lequel il y a trois matsot – deux pour le lé'hem michné (les deux pains), comme les autres Yamim Tovim, et une pour la rompre en deux : une moitié pour accomplir avec elle la mitsva de manger la matsa, car le Miséricordieux (la Torah) l'a appelée « pain de pauvreté » (Deutéronome 16, 3), et la manière du pauvre est de manger un morceau ; et l'autre moitié pour l'afikoman, comme il est expliqué un peu plus loin, au séif 6.
séif katan 18
- (יט) וחרוסת - כדי לטבול בו את המרור כדלקמן בסימן תע"ה. וכרפס הוא מין ירק שקורין אותו כרפס ובחרו לכתחלה במין זה שהוא נוטריקון ס' פרך כלומר ס' רבוא עבדו עבודת פרך:(19) Et le 'harosset – pour y tremper le maror, comme plus loin au siman 475. Et le karpas est une espèce de légume qu'on appelle karpas ; on a choisi lekhat'hila cette espèce parce que son nom est un acrostiche de « samekh perekh », c'est-à-dire : six cent mille (samekh = 60, soit 60 myriades) ont accompli un travail harassant (avodat perekh).
séif katan 19
- (כ) או ירק אחר - מאיזה מין שהוא אך לכתחלה טוב שיקח מאותו המין שמברכין עליו אותה ברכה שמברכין על המרור כדי שיפטור בזה מרור שאוכל בתוך הסעודה אבל לא יקח לזה אחד מחמשת מיני מרור כי אחר שמילא כריסו ממרור איך יברך אח"כ על אכילת מרור ועיין לקמן בסימן תע"ה ס"ב:(20) Ou un autre légume – de quelque espèce que ce soit ; mais lekhat'hila il est bien de prendre une espèce sur laquelle on récite la même bénédiction que celle qu'on récite sur le maror (boré peri haadama), afin d'acquitter ainsi (de la bénédiction) le maror qu'il mange pendant le repas. Mais il ne prendra pas pour cela l'une des cinq espèces de maror, car après s'être rempli le ventre de maror, comment pourrait-il réciter ensuite la bénédiction al akhilat maror ? Et voir plus loin, siman 475, séif 2.
séif katan 20
- (כא) או מי מלח - לטבול בהן הכרפס והירק. אם חל בשבת יעשה המי מלח קודם שבת ולא יעשה בשבת כמו שכתוב בסימן שכ"א ס"א ואם לא עשה קודם שבת ואין לו חומץ לטבול בהן יש לעשות מי מלח מעט כמו שכ' שם. והנה ענין טיבול הירק במשקה הוא מתקנת חכמים כדי להתמיה את התינוקות שיראו שינוי שאוכלין הירקות בטיבול שאין דרך לאכלם קודם הסעודה בכל ימות השנה וישאלו על שינוי זה שאמירת ההגדה מצותה לאומרה דרך תשובה על שאלות ששאלוהו שנאמר כי ישאלך בנך וגו' ואמרת לבנך עבדים היינו וגו':(21) Ou de l'eau salée – pour y tremper le karpas et le légume. Si le soir du Séder tombe un Chabbat, il préparera l'eau salée avant Chabbat et ne la fera pas pendant Chabbat, comme il est écrit au siman 321, séif 1 ; et s'il ne l'a pas faite avant Chabbat et n'a pas de vinaigre pour y tremper, on peut faire un peu d'eau salée, comme il est écrit là-bas. Or, la pratique de tremper le légume dans un liquide est une institution des Sages, afin d'étonner les enfants : ils verront un changement, à savoir qu'on mange les légumes trempés, ce qu'on n'a pas l'habitude de manger avant le repas tous les autres jours de l'année, et ils poseront des questions sur ce changement. Car la mitsva de la récitation de la Haggada est de la dire en réponse aux questions qu'on a posées, comme il est dit : « Lorsque ton fils te demandera, etc. » (Deutéronome 6, 20), « tu diras à ton fils : nous étions esclaves, etc. » (Deutéronome 6, 21).
séif katan 21
- (כב) זכר לחגיגה - ואם חל ע"פ בשבת י"א דאין צריך ליקח רק תבשיל אחד כנגד פסח דחגיגה אינה באה אז שאינה דוחה שבת וי"א דאעפ"כ צריך לעשות ב' תבשילין כמו בשאר שנים ולא פלוג רבנן בזה מדאינה אלא לזכר בעלמא וכן נוהגין:(22) En souvenir du 'Haguiga – et si la veille de Pessa'h tombe un Chabbat, certains disent qu'il ne faut prendre qu'un seul mets cuisiné, correspondant au sacrifice de Pessa'h, car le sacrifice de 'Haguiga n'était pas offert alors, puisqu'il ne repousse pas le Chabbat ; et certains disent que malgré cela il faut faire deux mets cuisinés, comme les autres années, et les Sages n'ont pas fait de distinction en cette matière, puisque ce n'est qu'un simple souvenir. Et tel est l'usage.
séif katan 22
- (כג) ונהגו בבשר וביצה - וכ"ש אי בעי לעשות שני מיני בשר אחד צלי ואחד מבושל זכר לפסח וחגיגה דשפיר דמי אלא דאף בביצה יצא בזה ויש שכתבו דמה שבחרו בביעא כלומר בעי רחמנא למפרק יתנא. ויש שכתבו משום דעושים אנו זכר לאבילות בית המקדש שאין אנו יכולין להקריב קרבן פסח:(23) Et on a l'usage de prendre de la viande et un œuf – et à plus forte raison, si l'on veut faire deux sortes de viande, l'une rôtie et l'autre cuite, en souvenir du Pessa'h et de la 'Haguiga, c'est très bien ; seulement, même avec un œuf on s'en acquitte. Certains ont écrit que si l'on a choisi l'œuf (bé'a en araméen), c'est pour dire : « bé'a Ra'hmana lemifrak yatana » (le Miséricordieux a voulu nous délivrer). Et certains ont écrit que c'est parce que nous faisons ainsi un souvenir de deuil pour le Temple, du fait que nous ne pouvons pas offrir le sacrifice de Pessa'h.
séif katan 23
- (כד) בענין שאינו צריך וכו' - ר"ל שלא יצטרך לדלג עליהם:(24) De manière qu'il ne doive pas, etc. – c'est-à-dire qu'il n'ait pas à passer par-dessus eux (car on ne passe pas par-dessus les mitsvot).
séif katan 24
- (כה) למעלה וכו' - פירוש בסמוך לו:(25) En haut, etc. – c'est-à-dire : à proximité de lui.
séif katan 25
- (כו) והם יהיו יותר קרובים וכו' - ויש שכתבו שאין להקפיד על בשר וביצה אם יצטרך לדלג עליהם כיון שאינן מצוה אלא זכר בעלמא וגם על מרור וחרוסת אפשר דלא שייך אין מעבירין ועיין באחרונים סדר הקערה של האר"י ז"ל:(26) Et ceux-ci seront plus proches, etc. – certains ont écrit qu'il n'y a pas lieu d'être pointilleux pour la viande et l'œuf, s'il doit passer par-dessus eux, puisqu'ils ne sont pas une mitsva, mais un simple souvenir ; et pour le maror et le 'harosset aussi, il est possible que le principe « on ne passe pas par-dessus les mitsvot » ne s'applique pas. Et voir chez les A'haronim l'ordre du plateau (kéara) de l'Ari, de mémoire bénie.
séif katan 26
- (כז) זרוע - ע"ש זרוע נטויה שהראה הקב"ה במצרים. ומי שאין לו זרוע יקח שאר בשר אף בלא עצם [פמ"ג] כתבו הפוסקים דבעינן שיהיה מעט בשר על הזרוע שהוא זכר לבשר קרבן פסח:(27) Un zeroa (un bras) – à cause du « bras tendu » que le Saint, béni soit-Il, a montré en Égypte. Et celui qui n'a pas de zeroa prendra une autre viande, même sans os (le Peri Megadim). Les décisionnaires ont écrit qu'il faut qu'il y ait un peu de viande sur le zeroa, car c'est un souvenir de la viande du sacrifice de Pessa'h.
séif katan 27
- (כח) יהיה צלי - ולא מבושל זכר לקרבן פסח:(28) Il sera rôti – et non cuit, en souvenir du sacrifice de Pessa'h.
séif katan 28
- (כט) על הגחלים - ואף שהיה הפסח נצלה לכתחלה בשפוד מ"מ כיון שאין נצלה אלא בשפוד של רמון שטורח לחזור אחריו לפיכך די לנו בצלי ע"ג גחלים שיוצאין מעיקר הדין גם בקרבן פסח [מ"א]:(29) Sur les braises – et bien que le Pessa'h fût rôti lekhat'hila à la broche, néanmoins, comme on ne le rôtissait qu'avec une broche en bois de grenadier, qu'il est pénible de rechercher, il nous suffit d'un rôti sur les braises, avec lequel on s'acquitte selon la stricte loi même pour le sacrifice de Pessa'h (le Maguen Avraham).
séif katan 29
- (ל) והביצה תהיה וכו' - שהיא זכר לחגיגה שא"צ צלי:(30) Et l'œuf sera, etc. – car il est un souvenir de la 'Haguiga, qui n'avait pas besoin d'être rôtie.
séif katan 30
- (לא) וה"ה צלויה - שהחגיגה באה בין צלי בין מבושל:(31) Et de même rôti – car la 'Haguiga pouvait être mangée rôtie ou cuite.
séif katan 31
- (לב) וכן נוהגין בעירנו - לצלות הביצה. ואסור לאכול הזרוע בלילה דאין אוכלין צלי בלילה אבל הביצה אף שהיא צלויה מותר שאין איסור צלי בביצה ולפ"ז אסור לצלות הזרוע בלילה אלא מבעו"י אם לא שדעתו לאכלו למחר באותו היום וע"כ אם שכח וצלאו בלילה יזהר לאכלו מחר בבקר כ"כ המ"א ושארי אחרונים ואם דעתו שלא לאכול הביצה עד ליל ב' גם הביצה אסור לצלותה בלילה אלא מבעוד יום. כתב בח"א רע עלי המעשה שזורקין הזרוע והוא ביזוי מצוה. ומצוה להניח ביו"ט שני בבקר לתוך הצלי שצולין ליו"ט ואוכלין אותו:(32) Et tel est l'usage dans notre ville – de rôtir l'œuf. Et il est interdit de manger le zeroa la nuit (du Séder), car on ne mange pas de rôti cette nuit-là ; mais l'œuf, bien qu'il soit rôti, est permis, car l'interdit du rôti ne s'applique pas à un œuf. Selon cela, il est interdit de rôtir le zeroa la nuit, mais seulement quand il fait encore jour, à moins qu'il ait l'intention de le manger demain, le même jour de fête ; c'est pourquoi, s'il a oublié et l'a rôti la nuit, il veillera à le manger demain matin. Ainsi l'ont écrit le Maguen Avraham et les autres A'haronim. Et s'il a l'intention de ne pas manger l'œuf avant le second soir, il est interdit aussi de rôtir l'œuf la nuit, mais seulement quand il fait encore jour. Le 'Hayé Adam a écrit : « Je réprouve la pratique de jeter le zeroa : c'est un mépris envers une mitsva. » Et c'est une mitsva de le mettre, le second jour de fête au matin, dans le rôti qu'on rôtit pour la fête, et de le manger.
séif katan 32
- (לג) ידי חובתו - ר"ל ידי מצות מרור לקיים מה דכתיב על מצות ומרורים יאכלוהו ועכשיו שאין לנו פסח מצות מרור אינו אלא מדרבנן. כשם שאין יוצאין במצה גזולה וכנ"ל בסימן תנ"ד כך אין יוצאין במרור גזול וע"כ יש ליזהר שלא יעקור ישראל בעצמו המרור מקרקע של נכרי אף שהוא נותן לו רשות דסתם עכו"ם גוזלי ארעתא נינהו ועל קרקע אין שייך יאוש וכדלקמן בסימן תרמ"ט ס"א בהג"ה אלא יעקור העכו"ם בעצמו ושייך אז ע"ז שם יאוש ואח"כ יקנה הישראל ממנו דהוי עי"ז יאוש ושינוי רשות:(33) Son obligation – c'est-à-dire la mitsva du maror, pour accomplir ce qui est écrit : « avec des matsot et des herbes amères, ils le mangeront » (Nombres 9, 11). Et maintenant que nous n'avons pas de sacrifice de Pessa'h, la mitsva du maror n'est que d'ordre rabbinique. De même qu'on ne s'acquitte pas avec une matsa volée, comme il a été dit plus haut au siman 454, de même on ne s'acquitte pas avec un maror volé. C'est pourquoi il faut veiller à ce que le Juif n'arrache pas lui-même le maror de la terre d'un non-Juif, même si celui-ci lui en donne la permission, car les idolâtres, en règle générale, sont des voleurs de terres, et pour une terre il n'y a pas de renoncement (yéouch) des propriétaires, comme plus loin au siman 649, séif 1, dans la Haga ; mais que le non-Juif l'arrache lui-même : alors la notion de renoncement s'applique (au produit arraché), et ensuite le Juif le lui achètera, de sorte qu'il y a par là renoncement et changement de propriétaire.
séif katan 33
- (לד) פי' מיני עשבים מרים - אכולהו קאי ומשום שאין אנו יודעין בבירור איזה הם בלשוננו לכך כתב בדרך כלל אכולהו שהם מינים מרים וכתבו אחרונים שתמכא הוא חריי"ן בלשוננו ועל חזרת כתב הח"י וכן הח"צ שהוא מה שאנו קורין שאלאטי"ן:(34) Explication : des espèces d'herbes amères – cela se rapporte à toutes (les espèces citées). Et comme nous ne savons pas avec certitude lesquelles elles sont dans notre langue, il a écrit de manière générale, à propos de toutes, que ce sont des espèces amères. Les A'haronim ont écrit que le tamkha est ce qu'on appelle khreyn (raifort) dans notre langue ; et à propos de la 'hazérèt, le 'Hok Yaakov ainsi que le 'Hakham Tsvi ont écrit que c'est ce que nous appelons chalatin (laitue).
séif katan 34
- (לה) מרור - הוא ג"כ מין ירק מר הידוע להם בשם מרור ע"ש שהוא מר ביותר:(35) Maror – c'est aussi une espèce de légume amer, connue d'eux sous le nom de maror, parce qu'il est très amer.
séif katan 35
- (לו) אבל לא בשורש - פי' שרשים קטנים המתפצלים לכאן ולכאן בתחתיתו או בצדדיו אבל שורש הגדול שבו עומד הירק הוא הקלח. והנה במדינותינו אין שאר המינים מצויים וע"כ המרור הנהוג במדינתנו לאכול הוא תמכא (והוא חריי"ן) ויש ליזהר שלא לאכול אותו כשהוא שלם שכמעט הוא סכנה ואין בו מצוה שמחמת חריפותו הוא מזיק גדול ולכן צריך לפררו על ריב אייזי"ן ולהעמידו כך מגולה ואז מפיג חריפותו והגר"א הנהיג שלא לפרר אותו קודם ביאתו מביהכ"נ כדי שלא יפיג הטעם דאז אינו יוצא בו אלא יפרר אותו אחר ביאתו ויכסנו עד התחלת הסדר [וכשחל פסח בשבת יפרר אותו מבע"י ויניח בכלי ויכסנו עד התחלת הסדר] ואז יפזר אותו על קערה ועי"ז יפיג חריפותו ואז ימעך אותו וישער שיהיה כזית ויכול לאכלו בטוב:(36) Mais pas avec la racine – c'est-à-dire les petites racines qui se ramifient de-ci de-là, à sa base ou sur ses côtés ; mais la grosse racine sur laquelle se tient le légume, c'est la tige (kéla'h). Or, dans nos pays, les autres espèces ne se trouvent pas ; c'est pourquoi le maror qu'on a l'usage de manger dans notre pays est le tamkha (c'est le khreyn, le raifort). Et il faut veiller à ne pas le manger entier, car c'est presque un danger, et il n'y a là aucune mitsva, car du fait de son piquant il est très nocif. C'est pourquoi il faut le râper sur une râpe (Reibeisen) et le laisser ainsi à découvert, et alors son piquant se dissipe. Le Gaon de Vilna a instauré de ne pas le râper avant de revenir de la synagogue, afin que le goût ne se dissipe pas, car alors on ne s'en acquitte pas ; mais on le râpera après être revenu, et on le couvrira jusqu'au début du Séder [et quand Pessa'h tombe un Chabbat, on le râpera quand il fait encore jour, on le mettra dans un récipient et on le couvrira jusqu'au début du Séder] ; alors on l'étalera sur un plat, et par là son piquant se dissipe ; ensuite on le pressera, on estimera la quantité pour qu'il y ait un kezayit, et on pourra le manger aisément.
séif katan 36
- (לז) אא"כ הם לחים - דיבשים אין בהם טעם מרור והרי הם כעפרא בעלמא משא"כ בקלח דמתוך שהוא עב אפילו הוא יבש אינו מפסיד טעמו. ועלין כמושין י"א שיוצאין בהן ויש שמחמירין אפילו בכמושין:(37) À moins qu'elles ne soient fraîches – car les feuilles sèches n'ont pas le goût du maror et sont comme de la simple poussière ; ce qui n'est pas le cas de la tige : comme elle est épaisse, même sèche elle ne perd pas son goût. Quant aux feuilles flétries, certains disent qu'on s'en acquitte, et certains sont stricts même pour les feuilles flétries.
séif katan 37
- (לח) אבל לא כבושין - היינו אם שרה אותן במים מעל"ע וי"א דדוקא אם כבשן בחומץ וע"כ לכתחלה יש ליזהר שלא לשרות החריי"ן במים מעל"ע ובדיעבד יש לסמוך להקל כשאין לו אחרים משום דבחריי"ן הרי חזינן שעדיין יש בו טעם מרור. ונראה לי דבעלין אין להקל דאפשר דבהו יוצא טעם מרור ע"י כבישה מעל"ע במים. ודע דיוצאין בעלין אף לכתחלה. והנה ראיתי כמה אנשים חלושים שדוחקין עצמן לקיים מצות מרור בקלחין ולא אדע למה לא יקחו העלין למצוה ואולי מפני שמצוי בהן יבשין וכמושין. אכן אם הם לחים אין להחמיר בזה כלל וכלל:(38) Mais pas marinées – c'est-à-dire si on les a fait tremper dans l'eau vingt-quatre heures. Et certains disent que ce n'est le cas que si on les a marinées dans du vinaigre. C'est pourquoi, lekhat'hila, il faut veiller à ne pas faire tremper le khreyn dans l'eau vingt-quatre heures ; et bediavad on peut s'appuyer sur l'avis indulgent quand on n'en a pas d'autre, car pour le khreyn nous voyons qu'il a encore le goût du maror. Et il me semble que pour les feuilles, on ne doit pas être indulgent, car il est possible que, chez elles, le goût du maror parte par un trempage de vingt-quatre heures dans l'eau. Sache qu'on s'acquitte avec les feuilles même lekhat'hila. Or, j'ai vu plusieurs personnes faibles qui se forcent à accomplir la mitsva du maror avec les tiges, et je ne sais pas pourquoi elles ne prennent pas les feuilles pour la mitsva ; peut-être est-ce parce qu'on y trouve souvent des feuilles sèches et flétries. Cependant, si elles sont fraîches, il ne faut absolument pas être strict à ce sujet.
séif katan 38
- (לט) ולא שלוקין - מבושל הרבה ומבושל כדרך בישול וכולהו מפני שאין בהם טעם מרור עי"ז:(39) Et pas bouillies – cuites longuement (chalouk), ou cuites (mevouchal) de manière habituelle ; et dans tous ces cas, c'est parce qu'elles n'ont plus, de ce fait, le goût du maror.
séif katan 39
- (מ) וכולן וכו' - ר"ל כל חמשה מינים הנ"ל ולא אמרינן כיון דכל ירק יש לו בודאי טעם מר בפ"ע לא מצטרפי דטעמיה דחד מיבטיל בחבריה קמ"ל כיון דעכ"פ יש לכולם טעם מרירות מצטרפין [ר"ן]:(40) Et toutes, etc. – c'est-à-dire les cinq espèces mentionnées. Et on ne dit pas : puisque chaque légume a certainement un goût amer qui lui est propre, ils ne se combinent pas, car le goût de l'un serait annulé dans l'autre ; il nous enseigne que, puisque tous ont en tout cas un goût d'amertume, ils se combinent (le Ran).
séif katan 40
- (מא) לכזית - הוא כשיעור חצי ביצה (ועיין לקמן סימן תפ"ו) ואם מקיים המצוה בעלין יראה לדחוק אותם ביחד דהריוח שבין העלים לא מצטרפי לכזית ויש ליזהר בזה דאל"כ הוי ברכה לבטלה כיון שמברך על אכילה ואכילה בכזית משמע וגם אינו מקיים בזה מצות מרור:(41) Pour un kezayit – qui a la mesure d'une moitié d'œuf (voir plus loin, siman 486). Et s'il accomplit la mitsva avec des feuilles, il veillera à les presser ensemble, car l'espace entre les feuilles ne compte pas pour le kezayit. Et il faut y prendre garde, car sinon c'est une bénédiction prononcée en vain, puisqu'il récite une bénédiction sur le fait de « manger », et « manger » implique un kezayit ; et de plus, il n'accomplit pas ainsi la mitsva du maror.
séif katan 41
- (מב) בחזרת - שהוא זכר לשעבוד מצרים שהיה תחלתו רך ולבסוף קשה וכן הוא ג"כ טבע חזרת שתחלה מתוק וסופה מר וכתבו האחרונים דאפילו הוא ביוקר קצת יותר משאר מרור ג"כ נכון להדר אחריו אכן כתבו שבמין חזרת (היינו שאלאטי"ן) מצוי מאוד בימי פסח תולעים קטנים שאינם נכרים לחלושי עין ע"כ מי שאין לו אנשים מיוחדים בעלי יראה שיבדקנו כראוי טוב יותר ליקח תמכא (שקורין חריי"ן) אף שהוא שלישי לפי הסדר שהם שנויים כי חלילה להכשל בלאו משום קיום עשה דרבנן ובפרט שאפשר לקיים שניהם ע"י תמכא:(42) Avec la 'hazérèt (laitue) – car elle est un souvenir de l'asservissement en Égypte, qui était au début doux et à la fin dur ; et telle est aussi la nature de la 'hazérèt : au début elle est douce et à la fin amère. Les A'haronim ont écrit que même si elle est un peu plus chère que les autres maror, il convient de la rechercher. Cependant, ils ont écrit que dans l'espèce de la 'hazérèt (c'est-à-dire la chalatin, la laitue) on trouve très souvent, à l'époque de Pessa'h, de petits vers qui ne sont pas visibles pour ceux qui ont la vue faible. C'est pourquoi celui qui n'a pas de personnes spécialement désignées, craignant D.ieu, pour la vérifier comme il convient, il vaut mieux qu'il prenne du tamkha (qu'on appelle khreyn, le raifort), bien qu'il soit le troisième selon l'ordre dans lequel elles sont énumérées, car à D.ieu ne plaise que l'on trébuche sur un interdit (de la Torah) pour accomplir un commandement positif d'ordre rabbinique ; et d'autant plus qu'il est possible d'accomplir les deux (éviter l'interdit et accomplir la mitsva) avec le tamkha.
séif katan 42
- (מג) יחזור אחר ראשון ראשון - ומי שהוא חולה או איסטניס מותר לו ליקח מאיזה מין שערב עליו ביותר וגם יאכל הכזית מעט מעט בכדי שיעור אכילת פרס דמעיקר הדין יוצא בזה כדלקמן סימן תע"ה ס"ו ואם ג"ז א"א לו מפני בריאותו עכ"פ יאכל מעט או ילעוס בפיו לזכר טעם מרירות אך לא יברך ע"ז:(43) Il recherchera les espèces dans l'ordre – et celui qui est malade ou délicat peut prendre l'espèce qui lui est la plus agréable ; et il peut aussi manger le kezayit peu à peu, dans le délai de consommation d'un peras (demi-pain), car selon la stricte loi on s'en acquitte ainsi, comme plus loin au siman 475, séif 6. Et si même cela lui est impossible à cause de sa santé, qu'il mange au moins un peu, ou qu'il mâche dans sa bouche du maror, en souvenir du goût d'amertume ; mais il ne récitera pas de bénédiction sur cela.
séif katan 43
- (מד) אחד מאלו הירקות - ר"ל חמשה הנ"ל:(44) L'un de ces légumes – c'est-à-dire les cinq espèces mentionnées.
séif katan 44
- (מה) יקח לענה - עיין בה"ל:(45) Il prendra de l'absinthe – voir le Biour Halakha.
séif katan 45
- (מו) או שאר ירק מר - היינו אותם שיש להם סימנים המוזכרים בש"ס לענין מרור שיהיה ראוי לאכילה ושיש לו שרף (פי' כשחותכין אותו יוצא במקום חתוכו מוהל לבן כחלב) ופניו מכסיפין (דהיינו שעלה שלו אינו ירוק מאוד כעלי הבצלים ושארי ירקות אלא נוטה קצת ללובן) ומ"מ לענין ברכה לא יברך עליהם מפני שאין אנו בקיאין כ"כ בסימנים אלו:(46) Ou un autre légume amer – c'est-à-dire ceux qui ont les signes mentionnés dans le Talmud à propos du maror : qu'il soit propre à la consommation, qu'il ait une sève (c'est-à-dire que lorsqu'on le coupe, il sort à l'endroit de la coupe un suc blanc comme du lait) et que son aspect soit pâle (c'est-à-dire que sa feuille n'est pas très verte comme les feuilles des oignons et des autres légumes, mais tire un peu vers le blanc). Néanmoins, en ce qui concerne la bénédiction, il ne récitera pas de bénédiction sur eux, car nous ne sommes pas si experts dans ces signes.
séif katan 46
- (מז) יעשה עב - ויעשהו מעיו"ט ואם שכח מותר לעשותו ביו"ט:(47) Il le rendra épais – et il le préparera la veille de Yom Tov ; et s'il a oublié, il est permis de le préparer pendant Yom Tov.
séif katan 47
- (מח) מעט חומץ - של יין או יין אדום כדי לרכך אותו ויהיה זכר לדם. אם חל בשבת יתן בו המשקה מערב שבת ואם שכח עיין לעיל בסימן שכ"א סי"ו ובמ"ב שם ס"ק ס"ח:(48) Un peu de vinaigre – de vin, ou du vin rouge, pour le ramollir, et pour qu'il soit un souvenir du sang. Si la fête tombe un Chabbat, il y mettra le liquide la veille de Chabbat ; et s'il a oublié, voir plus haut, siman 321, séif 16, et dans la Michna Beroura, là-bas, séif katan 68.
séif katan 48
- (מט) כגון תפוחים - ע"ש הכתוב תחת התפוח עוררתיך וכן שארי פירות כולם כתובים בשיר השירים ושקדים על שם ששקד הקב"ה על הקץ לעשות:(49) Comme des pommes – à cause du verset : « sous le pommier, je t'ai éveillée » (Cantique des Cantiques 8, 5) ; et de même les autres fruits (figues, noix, dattes) sont tous mentionnés dans le Cantique des Cantiques ; et les amandes (chekédim), parce que le Saint, béni soit-Il, a veillé (chakad) sur la fin (le terme de l'exil) pour l'accomplir.
séif katan 49
- (נ) הדומין לתבן - שאין נידוכין היטב והם ארוכים:(50) Qui ressemblent à de la paille – car elles ne sont pas bien broyées et sont longues.
séif katan 50
- (נא) לצורך טיבול ראשון - כמו שמפרש והולך. והטעם דכל דבר שטיבולו במשקה צריך נטילה וכדלעיל בסימן קנ"ח:(51) Pour le premier trempage – comme il l'explique ensuite. Et la raison en est que tout aliment qu'on trempe dans un liquide nécessite une ablution des mains, comme plus haut au siman 158.
séif katan 51
- (נב) ולא יברך וכו' - וכמו שפסק המחבר לעיל בסימן קנ"ח ס"א ועיי"ש במ"ב דעת הגר"א בענין זה:(52) Et il ne récitera pas, etc. – comme l'a tranché l'auteur plus haut, au siman 158, séif 1 ; et voir là-bas, dans la Michna Beroura, l'avis du Gaon de Vilna à ce sujet.
séif katan 52
- (נג) פחות מכזית - לפי שבכזית יש ספק בברכה אחרונה אם יברך אותה או לא ע"כ טוב יותר שיאכל פחות מכזית שלא יהא בו חיוב כלל לכו"ע:(53) Moins d'un kezayit – car pour un kezayit, il y a un doute sur la bénédiction finale : faut-il la réciter ou non ? C'est pourquoi il vaut mieux qu'il mange moins d'un kezayit, afin qu'il n'y ait aucune obligation, de l'avis de tous.
séif katan 53
- (נד) בחומץ - או ביין או במי מלח ולא אתי אלא לאפוקי שלא יטבול בחרוסת כי חרוסת אינו אלא לטיבול שני שמטבל המרור בחרוסת [ב"י]:(54) Dans du vinaigre – ou dans du vin, ou dans de l'eau salée ; cela ne vient qu'exclure le fait de tremper dans le 'harosset, car le 'harosset n'est que pour le second trempage, où il trempe le maror dans le 'harosset (le Beit Yossef).
séif katan 54
- (נה) ומברך בורא פה"א - ויכוין לפטור בברכה זו גם המרור שיאכל אח"כ [אחרונים]:(55) Et il récite boré peri haadama (qui crée le fruit de la terre) – et il aura l'intention d'acquitter par cette bénédiction également le maror qu'il mangera ensuite (les A'haronim).
séif katan 55
- (נו) ואינו מברך אחריו - אפילו אם אכל כזית לפי שברכה ראשונה קאי גם על המרור וכנ"ל וע"כ ברכת המזון שפוטר את המרור שאוכל בתוך הסעודה קאי גם על הכרפס שאכל מקודם ועיין בביאור הלכה מש"כ בשם הגר"א בזה:(56) Et il ne récite pas de bénédiction après – même s'il a mangé un kezayit, car la bénédiction initiale se rapporte aussi au maror, comme il a été dit ; c'est pourquoi le Birkat HaMazon, qui acquitte le maror qu'il mange pendant le repas, se rapporte aussi au karpas qu'il a mangé auparavant. Et voir le Biour Halakha, ce qu'il a écrit à ce sujet au nom du Gaon de Vilna.
séif katan 56
- (נז) האמצעית ויבצענה לשתים - כדי לקיים מה שקראה הכתוב לחם עוני ודרכו של עני בפרוסה ואמר האמצעית כי ברכת אכילת מצה העיקר עלה קאי וברכת המוציא שמברך מתחלה קאי על העליונה המונחת לפניו:(57) Celle du milieu, et il la rompt en deux – pour accomplir ce que le verset a appelé « pain de pauvreté », et la manière du pauvre est de manger un morceau. Et il a dit « celle du milieu », car la bénédiction al akhilat matsa se rapporte principalement à elle, tandis que la bénédiction hamotsi, qu'il récite en premier, se rapporte à celle du dessus, posée devant lui.
séif katan 57
- (נח) ויתן חציה וכו' - כדי ששתי אכילות שאוכל לשם מצה יהא בפרוסה וטוב שאותו חלק יהיה יותר גדול [אחרונים]:(58) Et il en donne la moitié, etc. – afin que les deux consommations qu'il fait au titre de la matsa (la matsa de la mitsva et l'afikoman) soient faites avec un morceau rompu. Et il est bien que cette partie (réservée à l'afikoman) soit la plus grande (les A'haronim).
séif katan 58
- (נט) תחת המפה - זכר למה שאומר משארותם צרורות בשמלותם ויש שנותנין אותה על כתפיהם זכר ליציאת מצרים. ויהיו נזהרין שיכרוך האפיקומן במפה שלא כיבסו בקראכמע"ל כי הכרים מסתמא מכובסין בקראכמע"ל [ח"א]:(59) Sous la nappe – en souvenir de ce qui est dit : « leurs restes de pâte liés dans leurs vêtements » (Exode 12, 34). Et certains la mettent sur leurs épaules, en souvenir de la sortie d'Égypte. Et l'on veillera à envelopper l'afikoman dans un linge qu'on n'a pas lavé avec de l'amidon (krakhmel), car les linges sont vraisemblablement lavés avec de l'amidon (le 'Hayé Adam).
séif katan 59
- (ס) ויגביה הקערה - עם כל מה שעליה ואין צריך להסיר התבשילין:(60) Et il soulève le plateau – avec tout ce qui s'y trouve ; et il n'est pas nécessaire d'enlever les mets cuisinés.
séif katan 60
- (סא) הא לחמא - וי"א כהא לחמא. וצריך לאומרו בקול רם:(61) Ha la'hma (Voici le pain) – et certains disent Keha la'hma (Comme ce pain). Et il faut le dire à voix haute.
séif katan 61
- (סב) ויאמר בלשון וכו' - ר"ל מהא לחמא ואילך דהוא התחלת הגדה:(62) Et il dira dans la langue, etc. – c'est-à-dire à partir de Ha la'hma, qui est le début de la Haggada.
séif katan 62
- (סג) בלשון שמבינים וכו' - ויקיים בזה מה שאמר הכתוב והגדת לבנך וגו':(63) Dans la langue que comprennent, etc. – et il accomplira par là ce que dit le verset : « Tu raconteras à ton fils, etc. » (Exode 13, 8).
séif katan 63
- (סד) כדי שיבינו הנשים - שהרי גם נשים חייבות במצות הלילה ובאמירת הגדה וכנ"ל בסימן תע"ב סי"ד ולכן החיוב גם על המשרתת שתשב אצל השולחן ותשמע כל ההגדה ואם צריכות לצאת לחוץ לבשל עכ"פ מחויבת לשמוע הקידוש וכשיגיע לר"ג אומר כל שלא אמר וכו' תכנוס ותשמע עד לאחר שתיית כוס ב' שהרי מי שלא אמר ג' דברים הללו לא יצא ונוהגין שגם קוראין אותן שתשמע סדר עשרה מכות שהביא הקב"ה על מצרים כדי להגיד להם כמה נסים עשה הקב"ה בשביל ישראל [ח"א]:(64) Afin que les femmes comprennent – car les femmes aussi sont obligées dans les mitsvot de cette nuit et dans la récitation de la Haggada, comme il a été dit plus haut au siman 472, séif 14. C'est pourquoi l'obligation s'applique aussi à la servante : elle doit s'asseoir à table et écouter toute la Haggada. Et si les femmes doivent sortir pour cuisiner, elle est tenue au moins d'écouter le Kiddouch ; et lorsqu'il arrive au passage où Rabban Gamliel dit : « Quiconque n'a pas dit, etc. », elle entrera et écoutera jusqu'après la consommation de la deuxième coupe, car celui qui n'a pas dit ces trois choses ne s'est pas acquitté. Et on a l'usage de les appeler aussi pour qu'elles écoutent l'énumération des dix plaies que le Saint, béni soit-Il, a infligées à l'Égypte, afin de leur raconter combien de miracles le Saint, béni soit-Il, a faits pour Israël (le 'Hayé Adam).
séif katan 64
- (סה) ולהניחם בסוף השולחן - ואם השולחן קטן יסירם לגמרי מעל השולחן כי בלא"ה ליכא שינוי לתינוק [עו"ש]:(65) Et les poser au bout de la table – et si la table est petite, il les enlèvera complètement de la table, car sinon il n'y a pas de changement perceptible pour l'enfant (l'Olat Chabbat).
séif katan 65
- (סו) וישאלו - המצות המוכנות לאכילה למה מסלקין אותם ויאמר להם שאין רשאין לאכול עד שיספר ביציאת מצרים כתב מהרי"ל דאין ליתן שום מצה על השולחן עד זמן הסעודה:(66) Et ils demanderont – pourquoi enlève-t-on les matsot prêtes à être mangées ? Et il leur dira qu'on n'a pas le droit de manger avant d'avoir raconté la sortie d'Égypte. Le Maharil a écrit qu'on ne doit poser aucune matsa sur la table avant le moment du repas.
séif katan 66
- (סז) מיד - ר"ל שלא ימתין במזיגת הכוס עד שיגיע ללפיכך שאז צריך לאחוז הכוס בידו אלא מיד שמסיר הקערה מעל השולחן מוזג:(67) Aussitôt – c'est-à-dire qu'il n'attendra pas, pour verser la coupe, d'arriver à Lefikhakh (C'est pourquoi), où il faut tenir la coupe à la main ; mais aussitôt qu'il enlève le plateau de la table, il verse.
séif katan 67
- (סח) כוס שני - וא"צ שטיפה והדחה שכבר שטפו לקידוש:(68) La deuxième coupe – et il n'est pas nécessaire de la rincer ni de la laver, car on l'a déjà rincée pour le Kiddouch.
séif katan 68
- (סט) כדי שישאלו וכו' - ר"ל ועי"ז יתעורר לשאול יתר השאלות ותמיהות שרואה בלילה ההוא:(69) Afin qu'ils demandent, etc. – c'est-à-dire que par là l'enfant sera incité à poser les autres questions et à exprimer son étonnement sur ce qu'il voit cette nuit-là.
séif katan 69
- (ע) וכשהבן או האשה שואלת - וה"ה אם ת"ח אחד שואל לחבירו הנשאל א"צ לומר מה נשתנה:(70) Et quand le fils ou l'épouse demande – et de même, si un érudit en Torah demande à son compagnon, celui qui est interrogé n'a pas besoin de dire Ma nichtana (Qu'est-ce qui différencie).
séif katan 70
- (עא) וקורא כל ההגדה - ואין לומר בהסיבה רק באימה ויראה [של"ה]. כשיאמר ונאמר לפניו שירה צ"ל ונאמר בניקוד סגול ונאמר שהוא לשון עבר דקאי על גאולת מצרים [אחרונים]:(71) Et il lit toute la Haggada – et on ne la dira pas accoudé, mais avec crainte et révérence (le Chla). Lorsqu'il dit « Venomar lefanav chira » (et disons devant Lui un chant), il faut dire « venomar » vocalisé avec un segol, « venomar », car c'est un passé qui se rapporte à la délivrance d'Égypte (les A'haronim).
séif katan 71
- (עב) וכן כשיגיע למרור זה - אבל כשיגיע לפסח שהיו אבותינו וכו' לא יאחז בידו הבשר שהוא זכר לפסח דהוי כמגביה קדשים בחוץ דנראה מזה שהקדישו לפסח. כתב המרדכי דצ"ל ונאכל שם מן הזבחים ומן הפסחים דהא אוכלין תחלה מן החגיגה דהיינו הזבח אבל הפסח נאכל על השובע:(72) Et de même lorsqu'il arrive à Maror zé (Ce maror) – mais lorsqu'il arrive à « Pessa'h chéhayou avotenou, etc. » (Le Pessa'h que mangeaient nos pères), il ne tiendra pas à la main la viande qui est un souvenir du Pessa'h, car ce serait comme s'il élevait des offrandes sacrées en dehors du Temple, puisqu'il semblerait par là qu'il l'a consacrée comme sacrifice de Pessa'h. Le Mordekhaï a écrit qu'il faut dire « venokhal cham min hazeva'him ou min hapessa'him » (et nous mangerons là des sacrifices et des Pessa'h), car on mange d'abord de la 'Haguiga, qui est le « zéva'h », alors que le Pessa'h se mange quand on est rassasié.
séif katan 72
- (עג) וכשיגיע ללפיכך מגביה וכו' - ובשל"ה כתב דגם כשיאמר הפיסקא והיא שעמדה לאבותינו ולנו עד הקב"ה מצילנו מידם יאחז הכוס בידו ואז יהיה הפת מכוסה כשאוחז הכוס בידו:(73) Et lorsqu'il arrive à Lefikhakh, il soulève, etc. – et le Chla a écrit que, de même, lorsqu'il dit le paragraphe « Vehi chéamda la'avotenou velanou » (C'est elle qui a soutenu nos pères et nous), jusqu'à « haKadoch Baroukh Hou matsilenou miyadam » (le Saint, béni soit-Il, nous sauve de leur main), il tiendra la coupe à la main ; et alors le pain sera couvert pendant qu'il tient la coupe à la main.
séif katan 73
- (עד) באצבעו - נוהגין לזרוק באצבע ע"ש אצבע אלהים היא דלא כמ"ש בהגהת מנהגים לזרוק בזרת קטן:(74) Avec son doigt – on a l'usage de jeter (des gouttes de vin) avec le doigt, à cause du verset : « c'est le doigt de D.ieu » (Exode 8, 15), contrairement à ce qui est écrit dans les Hagahot Minhaguim, de jeter avec le petit doigt.
séif katan 74
- (עה) ט"ז פעמים - כנגד אותיות י"ו משמו של הקב"ה שהכה את פרעה:(75) Seize fois – correspondant aux lettres youd-vav (dont la valeur numérique est seize) du Nom du Saint, béni soit-Il, qui a frappé Pharaon.
séif katan 75
- (עו) ויהיה הפת מגולה וכו' - דלכן נקרא המצה לחם עוני שעונין עליו דברים:(76) Et le pain sera découvert, etc. – car c'est pour cela que la matsa est appelée « lé'hem oni » : c'est un pain sur lequel on répond (onin) de nombreuses paroles.
séif katan 76
- (עז) שאוחז הכוס בידו - כדי לומר שירה על היין:(77) Qu'il tient la coupe à la main – afin de dire le chant (de louange) sur le vin.
séif katan 77
- (עח) ואז יכסה הפת - שלא יראה בושתו כדאי' סי' רע"א ס"ט:(78) Et alors il couvrira le pain – afin qu'il ne voie pas sa honte, comme il est rapporté au siman 271, séif 9.
séif katan 78