Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 409 →- דיני מקום נתינת העירוב. ובו יג סעיפים:
הנותן עירובו בבית הקברות אינו עירוב לפי שבית הקברות אסור בהנאה וכיון שרוצה בקיום העירוב שם אחר קנייה הרי נהנה בו ואם נתנו בבית הפרס הרי זה עירוב ואפי' היה כהן מפני שיכול להכניס שם במגדל הפורח או שינפח והולך:Lois de l'endroit où l'on place l'érouv. Ce siman contient treize séifim.
Celui qui place son érouv dans un cimetière, ce n'est pas un érouv, car il est interdit de tirer profit d'un cimetière ; et puisqu'il souhaite que l'érouv subsiste là après l'acquisition, voici qu'il en tire profit. Mais s'il l'a placé dans un beit hapras (champ où une tombe a été labourée, impur par doute d'ossements), c'est un érouv, même s'il est Cohen, parce qu'il peut y entrer dans une tour volante (une caisse portée qui l'isole du sol) ou en soufflant (sur la terre, pour voir s'il y a des ossements) tout en avançant.séif 1
- צריך שיהא הוא ועירובו במקום א' כדי שיהיה אפשר לו לאכלו בין השמשות לפיכך אם נתכוון לשבות ברה"ר והניח עירובו ברה"י או ברה"י והניח עירובו ברה"ר אינו עירוב שא"א לו להוציא מרה"י לרה"ר בין השמשות אלא בעבירה אבל אם נתכוון לשבות ברה"י או ברה"ר והניח עירובו בכרמלית או שנתכוון לשבות בכרמלי' והניח עירובו ברה"י או ברה"ר הרי זה עירוב שבשעת קניית העירוב שהוא בין השמשות מותר להוציא ולהכניס מכל א' משני הרשויו' לכרמלית לדבר מצוה שכל דבר שהוא מדברי סופרים לא גזרו עליו בין השמשות במקום מצוה או בשעת הדחק:Il faut que lui et son érouv soient dans un même type de lieu, afin qu'il lui soit possible de le manger au crépuscule. C'est pourquoi, s'il avait l'intention de résider dans le domaine public et a déposé son érouv dans le domaine privé, ou de résider dans le domaine privé et a déposé son érouv dans le domaine public, ce n'est pas un érouv, car il lui est impossible de le transporter du domaine privé au domaine public au crépuscule sans commettre une transgression. Mais s'il avait l'intention de résider dans le domaine privé ou dans le domaine public et a déposé son érouv dans un karmelit (domaine intermédiaire d'ordre rabbinique), ou s'il avait l'intention de résider dans un karmelit et a déposé son érouv dans le domaine privé ou dans le domaine public, c'est un érouv ; car au moment de l'acquisition par l'érouv, qui est le crépuscule, il est permis de sortir et de faire entrer des objets de chacun des deux domaines vers le karmelit pour une mitsva, car tout ce qui est d'ordre rabbinique (litt. des paroles des Scribes), ils ne l'ont pas décrété au crépuscule en cas de mitsva ou en situation de détresse.
séif 2
- נתנו בראש הקנה או הקנדס הצומחים מן הארץ אינו עירוב מפני שמאחר שהם רכים ונוחים לקטום ויתחייב חטאת גזרו בהם (ואם הם רכים כירק ע"ל ריש סי' של"ו) אפי' בין השמשות אפי' במקו' מצוה ואם היו תלושי' ונעוצים ה"ז עירוב:S'il l'a placé au sommet d'un roseau ou d'un kanddas (sorte de plante épineuse) qui poussent de la terre, ce n'est pas un érouv, parce que, comme ils sont tendres et faciles à couper, et qu'il serait passible d'un sacrifice expiatoire ('hatat, en les coupant), ils l'ont décrété à leur sujet Haga (Rema) : (et s'ils sont tendres comme un légume, voir plus haut au début du siman 336) même au crépuscule, même en cas de mitsva. Et s'ils étaient arrachés et plantés (enfoncés dans le sol), c'est un érouv.
séif 3
- נתנו במגדל ונעל בפניו ואבד המפתח מבע"י או שנפל עליו גל אם יכול להוציאו בלא עשיית מלאכה דאורייתא ה"ז עירוב:S'il l'a placé dans une armoire, l'a fermée à clé, et la clé a été perdue dès avant la nuit, ou si un amas de décombres est tombé dessus : s'il peut le sortir sans accomplir de travail interdit de la Torah, c'est un érouv.
séif 4
- כל המניח עירובו במקום יש לו במקום עירובו ארבע אמות לפיכך המניח עירובי תחומין שלו בסוף התחום ונתגלגל בתוך ד"א ה"ז עירוב חוץ לד' אמות אינו עירוב:Quiconque dépose son érouv dans un endroit a quatre coudées à l'endroit de son érouv. C'est pourquoi celui qui dépose ses érouvé tehoumin à la limite du tehoum, et l'érouv a roulé à l'intérieur de quatre coudées, c'est un érouv ; au-delà de quatre coudées, ce n'est pas un érouv.
séif 5
- אבד עירובו או נשרף או אם הי' בסוף התחום ונתגלגל חוץ לד"א או שהיתה תרומה ונטמא' מבע"י אינו עירוב משחשיכה ה"ז עירוב שקניית העירוב בין השמשו' אם ספק כשר שספק העירוב כשר והוא שיהי' לו חזקת כשרו' כגון זה שהניחו שם ואירע בו ספק אבל אם לא הי' לו חזקת כשרו' כגון ספק אם הונח שם אם לאו לא:Si son érouv a été perdu, ou a brûlé, ou, s'il était à la limite du tehoum, a roulé au-delà de quatre coudées, ou s'il était de la terouma et est devenu impur, dès avant la nuit, ce n'est pas un érouv ; si c'est arrivé après la tombée de la nuit, c'est un érouv, car l'acquisition par l'érouv se fait au crépuscule. Si c'est un doute (s'il était encore valable au crépuscule), il est valable, car un érouv douteux est valable ; à condition qu'il ait une présomption de validité ('hazaka), par exemple celui-ci, qu'il a déposé là, et au sujet duquel est survenu un doute ; mais s'il n'avait pas de présomption de validité, par exemple s'il y a doute s'il a été déposé là ou non, ce n'est pas un érouv.
séif 6
- כיצד עשיית עירוב אם רוצה לילך בסוף התחום או בתוכו ולהחשיך שם זה הוא עיקר מצותו ואפי' לא אמר שביתתי במקומי אלא החשיך שם ושתק לא שנא מי שיוצא מביתו להחשיך על התחום לא שנא מי שבא בדרך וחשכה לו קונה אלפים אמה בלא אמירה ואם אינו רוצה לטרוח להחשיך שם ילך מבעוד יום ויניח שם מזון שני סעודו' כל א' וא' כפי מזונו ואם הוא חולה או רעבתן שיעורו ב' סעודו' בינוניו' שהם כששה ביצים מפת (וע"ל סי' שס"ח ס"ג) או מכל דבר שמשתתפין בו שתופי מבואות) ואם היא ליפתן בכדי לאכול בו ב' סעודו' סגי ואומר בזה העירוב אהיה מותר לילך למחר אלפים אמה וחוזר ולן בביתו ואפילו הכי' מודדים לו תחומו ממקום עירובו שאנו רואים כאלו דר שם אבל התלמידים האוכלים אצל בעלי בתים שבתיהם בשדה וחוזרים ולנים בבית רבם מודדין להם תחומם מבית רבם שהוא מקום לינתם שהוא להם עיקר ששם היו חפצי' גם לאכול אלו הי' שם מזונם:Comment fait-on l'érouv ? S'il veut aller à la limite du tehoum ou à l'intérieur de celui-ci et que la nuit l'y surprenne, c'est là l'essentiel de sa mitsva ; et même s'il n'a pas dit « ma résidence est à l'endroit où je suis », mais que la nuit l'a surpris là et qu'il s'est tu, il n'y a pas de différence entre celui qui sort de sa maison pour que la nuit le surprenne à la limite du tehoum et celui qui était en chemin et que la nuit a surpris : il acquiert deux mille coudées sans déclaration. Et s'il ne veut pas se donner la peine que la nuit le surprenne là-bas, il ira dès avant la nuit et y déposera la nourriture de deux repas, chacun selon sa nourriture habituelle ; et s'il est malade ou glouton, sa mesure est de deux repas moyens, qui sont d'environ six œufs de pain Haga (Rema) : (et voir plus haut, siman 368, séif 3), ou de tout aliment avec lequel on fait l'association des ruelles (chitouf mevoot) ; et si c'est un accompagnement (liftan, aliment qu'on mange avec le pain), une quantité suffisante pour manger avec lui deux repas suffit. Et il dit : « Par cet érouv, il me sera permis d'aller demain deux mille coudées », puis il revient dormir chez lui ; et malgré cela, on lui mesure son tehoum à partir de l'endroit de son érouv, car nous le considérons comme s'il habitait là. Mais les élèves qui mangent chez des maîtres de maison dont les maisons sont dans les champs, et qui reviennent dormir dans la maison de leur maître, on leur mesure leur tehoum à partir de la maison de leur maître, qui est leur lieu de nuit, lequel est pour eux l'essentiel, car c'est là qu'ils voudraient aussi manger si leur nourriture s'y trouvait.
séif 7
- אם ירצה ישלח העירוב ע"י שליח ויאמר בזה העירוב יהא פלוני מותר לילך ובלבד שלא יהא חרש שוטה וקטן או שאינו מודה בעירוב ואם שלחו ע"י חרש שוטה וקטן או עכו"ם או א' שאינו מודה בעירוב אינו עירוב ואם אמר לאחר לקבלו ממנו ושלחו ע"י אחד מאלו ואפילו שלחו על הפיל או על הקוף וראה מרחוק שהגיע שם ונתנו לו הוי עירוב אע"פ שלא ראה שהניחו האחר דחזקה שליח עושה שליחותו וכן רבים שנשתתפו בעירובי תחומין ורצו לשלוח עירובם ביד אחר הרי אלו משלחין:S'il le veut, il enverra l'érouv par un émissaire, et dira : « Par cet érouv, il sera permis à untel d'aller (deux mille coudées) », à condition que l'émissaire ne soit pas un sourd-muet, un aliéné ou un mineur, ou quelqu'un qui ne reconnaît pas l'érouv. Et s'il l'a envoyé par un sourd-muet, un aliéné ou un mineur, ou un non-Juif, ou quelqu'un qui ne reconnaît pas l'érouv, ce n'est pas un érouv. Mais s'il a dit à un autre de le recevoir de lui, et l'a envoyé par l'un de ceux-là, et même s'il l'a envoyé sur un éléphant ou sur un singe, et qu'il a vu de loin qu'il est arrivé là-bas et qu'on le lui a remis, c'est un érouv, bien qu'il n'ait pas vu l'autre le déposer, car il y a une présomption qu'un émissaire accomplit sa mission. Et de même, plusieurs personnes qui se sont associées dans des érouvé tehoumin et veulent envoyer leur érouv par l'intermédiaire d'un autre, peuvent l'envoyer.
séif 8
- אחד או רבים שאמרו לא' צא ערב עלינו ועירב עליהם באיזה רוח שרצה ה"ז עירוב ויוצאים בו שהרי לא ייחדו לו רוח:Une ou plusieurs personnes qui ont dit à quelqu'un : « Sors faire l'érouv pour nous », et il a fait l'érouv pour eux dans la direction qu'il a voulue, c'est un érouv et ils peuvent en profiter, puisqu'ils ne lui ont pas désigné de direction.
séif 9
- האומר לחבירו ערב עלי בתמרים ועירב עליו בגרוגרו' בגרוגרו' ועירב עליו בתמרים אמר הנח עירובי במגדל והניחו בשובך בשובך והניחו במגדל בבי' והניחו בעלייה בעלייה והניחו בבי' אינו עירוב אבל אם אמר לו ערב עלי סתם ועירב עליו בין בגרוגרו' בין בתמרים בין בבי' בין בעלייה ה"ז עירוב:Celui qui dit à son prochain : « Fais l'érouv pour moi avec des dattes », et il a fait l'érouv pour lui avec des figues sèches ; ou avec des figues sèches, et il a fait l'érouv pour lui avec des dattes ; s'il lui a dit : « Dépose mon érouv dans l'armoire », et il l'a déposé dans le pigeonnier ; ou dans le pigeonnier, et il l'a déposé dans l'armoire ; dans la maison, et il l'a déposé dans la chambre haute ; ou dans la chambre haute, et il l'a déposé dans la maison, ce n'est pas un érouv. Mais s'il lui a dit : « Fais l'érouv pour moi » sans précision, et il a fait l'érouv pour lui, que ce soit avec des figues sèches ou avec des dattes, que ce soit dans la maison ou dans la chambre haute, c'est un érouv.
séif 10
- מי שבא בדרך ומכיר אילן או גדר בסוף אלפי' אמה וירא שמא תחשך קודם שיגיע שם ואמר שביתתי תחתיו בעיקרו קנה שביתה בעיקרו ויש לו משם אלפים אמה אע"פ שאינו יכול להגיע שם מבע"י במהלך בינוני אא"כ ירוץ מותר לילך לשם בנחת אע"פ שאינו מגיע שם מבע"י אבל אם לא היה יכול להגיע שם כלל מבע"י לא יזוז ממקומו שהרי עקר דעתו מכאן וגם שם לא קנה ודוקא שייחד ד"א והם בתוך אלפים אמה כגון שאמר שביתתי בעיקרו ומכאן עד עיקרו אין יותר מאלפים אבל אם אין כל האילן בתוך אלפים ולא ייחד מקום תחתיו לא קנה שבית' דשמא היה בדעתו על ד"א שהם חוץ לאלפי' וגם כאן לא קנה שהרי עקר דעתו מכאן ולא יזוז ממקומו ואם כולו עומד תוך אלפים ולא ייחד מקום שביתתו כגון שאמר שביתתי תחתיו יש לו ד' אלפים ממקומו לצד האילן חוץ משיעור משך תחתיו של אילן כגון אם שיעור האילן עשרים אמה יש לו שם אלפים פחות עשרים אמה ולהרמב"ם הקונה שביתה ברחוק מקום ולא סיים מקום שביתתו לא קנה שביתה שם אלא במקום שהיה עומד בו כשחשכה וכן אם אמר שביתתי במקום פלוני והוא רחוק ממנו יותר מאלפים קנה שביתה במקומו והאומר שביתתי תחת אילן פלוני אם יש תחתיו שמונה אמות או יותר לא קנה שביתה שהרי לא כוון מקום שביתתו לפיכך צריך להתכוין לשבות בעיקרו או בד"א שבצפונו או בדרומו ואם היה תחתיו פחות משמונה אמות ונתכוין לשבות תחתיו קנה שהרי מקצת מקומו מסוים וכן דעת הרי"ף בזה:Celui qui était en chemin et reconnaît un arbre ou une clôture à la limite des deux mille coudées, et craint que la nuit ne tombe avant qu'il n'y arrive, et a dit : « Ma résidence est sous lui, à son pied », a acquis sa résidence à son pied et a de là deux mille coudées. Bien qu'il ne puisse y parvenir avant la nuit en marchant d'un pas moyen, à moins de courir, il lui est permis d'y aller tranquillement, bien qu'il n'y arrive pas avant la nuit. Mais s'il ne pouvait pas du tout y parvenir avant la nuit, il ne bougera pas de sa place, car il a déraciné son intention d'ici, et là-bas non plus il n'a pas acquis sa résidence. Et cela seulement s'il a désigné quatre coudées et qu'elles sont à l'intérieur de deux mille coudées, par exemple s'il a dit « ma résidence est à son pied », et que d'ici jusqu'à son pied il n'y a pas plus de deux mille coudées. Mais si l'arbre n'est pas tout entier à l'intérieur de deux mille coudées et qu'il n'a pas désigné d'endroit sous lui, il n'a pas acquis de résidence, car peut-être avait-il en tête des quatre coudées qui sont au-delà des deux mille coudées ; et ici non plus il n'a pas acquis sa résidence, puisqu'il a déraciné son intention d'ici ; et il ne bougera pas de sa place. Et s'il (l'arbre) se trouve tout entier à l'intérieur de deux mille coudées et qu'il n'a pas désigné son lieu de résidence, par exemple s'il a dit « ma résidence est sous lui », il a quatre mille coudées depuis sa place en direction de l'arbre, sauf la mesure de l'étendue de l'espace sous l'arbre ; par exemple, si la mesure de l'arbre est de vingt coudées, il a là (au-delà de l'arbre) deux mille coudées moins vingt coudées. Et selon le Rambam, celui qui acquiert sa résidence à un endroit éloigné et n'a pas précisé son lieu de résidence n'acquiert pas de résidence là-bas, mais seulement à l'endroit où il se tenait quand la nuit est tombée. Et de même, s'il a dit « ma résidence est à tel endroit » et qu'il en est éloigné de plus de deux mille coudées, il acquiert sa résidence à sa place. Et celui qui dit « ma résidence est sous tel arbre », s'il y a sous lui huit coudées ou plus, n'acquiert pas de résidence, puisqu'il n'a pas visé précisément son lieu de résidence ; c'est pourquoi il doit avoir l'intention de résider à son pied, ou dans les quatre coudées qui sont à son nord ou à son sud. Et s'il y avait sous lui moins de huit coudées et qu'il a eu l'intention de résider sous lui, il acquiert, car une partie de sa place est déterminée. Et tel est aussi l'avis du Rif à ce sujet.
séif 11
- היו שנים א' מכיר וא' אינו מכיר שאינו מכיר מוסר שביתתו למכיר ואומר שביתתנו במקום פלוני:S'ils étaient deux, l'un reconnaissant l'endroit et l'autre ne le reconnaissant pas, celui qui ne le reconnaît pas confie sa résidence à celui qui le reconnaît, et celui-ci dit : « Notre résidence est à tel endroit. »
séif 12
- ודוקא לבא בדרך התירו לו כה"ג אבל לא למי שהוא בביתו ואם אמר כן לא עלה לו ואין לו אלא שביתת ביתו:Et c'est seulement pour celui qui est en chemin qu'ils ont permis d'agir ainsi, mais non pour celui qui est chez lui ; et s'il l'a dit, cela ne lui est d'aucune valeur, et il n'a que la résidence de sa maison.
séif 13