Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 307 →- דיני שבת התלויים בדיבור. ובו כב סעיפים:
ודבר דבר שלא יהא דבורך של שבת כדבורך של חול הילכך אסור לומר דבר פלוני אעשה למחר או סחורה פלונית אקנה למחר ואפי' בשיחת דברים בטלים אסור להרבות: הגה וב"א שסיפור שמועות ודברי חדושים הוא עונג להם מותר לספרם בשבת כמו בחול אבל מי שאינו מתענג אסור לאומרם כדי שיתענג בהם חבירו: (ת"ה סי' ס"א):Lois du Chabbat qui dépendent de la parole. Il contient 22 séifim.
« Et dire une parole » (Isaïe 58, 13) enseigne que ta parole du Chabbat ne doit pas être comme ta parole des jours profanes. C'est pourquoi il est interdit de dire : « Telle chose, je la ferai demain », ou « Telle marchandise, je l'achèterai demain ». Et même dans la conversation de paroles futiles, il est interdit de s'étendre. Haga (Rema) : Et les gens pour qui raconter des nouvelles et des propos nouveaux est un plaisir, il leur est permis de les raconter le Chabbat comme en semaine ; mais celui qui n'y prend pas plaisir, il lui est interdit de les dire pour que son ami en tire plaisir (Teroumat HaDéchen, siman 61).séif 1
- אסור לשכור פועלים ולא לומר לעכו"ם לשכור לו פועלים בשבת אע"פ שאין הישראל צריך לאותה מלאכה אלא לאחר השבת שכל מה שהוא אסור לעשותו בשבת אסור לומר לעכו"ם לעשותו אפי' לומר לו קודם השבת לעשותו בשב' אסור אבל מותר לומר לו אחר השבת למה לא עשית דבר פלוני בשבת שעבר אף על פי שמבין מתוך דבריו שרצונו שיעשנו בשבת הבאה:Il est interdit d'engager des ouvriers, ni de dire à un non-Juif de lui engager des ouvriers, le Chabbat, même si le Juif n'a besoin de ce travail qu'après le Chabbat ; car tout ce qu'il est interdit de faire le Chabbat, il est interdit de dire à un non-Juif de le faire. Même le lui dire avant le Chabbat, pour qu'il le fasse le Chabbat, est interdit. Mais il est permis de lui dire après le Chabbat : « Pourquoi n'as-tu pas fait telle chose le Chabbat passé ? », bien que le non-Juif comprenne de ses paroles qu'il veut qu'il le fasse le Chabbat prochain.
séif 2
- אסור לתת לעכו"ם מעות מע"ש לקנות לו בשבת אבל יכול לומר לו קנה לעצמך ואם אצטרך אקנה ממך לאחר השבת:Il est interdit de donner à un non-Juif de l'argent la veille du Chabbat pour qu'il lui achète quelque chose le Chabbat ; mais il peut lui dire : « Achète pour toi-même, et si j'en ai besoin, je te l'achèterai après le Chabbat. »
séif 3
- מותר לתת לעכו"ם מעות מע"ש לקנות לו ובלבד שלא יאמר לו קנה בשבת: הגה וכן מותר ליתן לו בגדים למכור ובלבד שלא יאמר לו למכרן בשבת (ב"י בשם סמ"ג) מי ששכר עכו"ם להוליך סחורתו ובא העכו"ם ולקחה מבית ישראל בשבת אסור וראוי לענוש העושה (ר' ירוחם חי"ב ב"י סי' ש"ו):Il est permis de donner à un non-Juif de l'argent la veille du Chabbat pour qu'il lui achète quelque chose, à condition qu'il ne lui dise pas : « Achète le Chabbat. » Haga (Rema) : De même, il est permis de lui donner des vêtements à vendre, à condition qu'il ne lui dise pas de les vendre le Chabbat (Beit Yossef au nom du Semag). Celui qui a engagé un non-Juif pour transporter sa marchandise, et le non-Juif est venu la prendre de la maison du Juif le Chabbat, c'est interdit (de le laisser faire), et il convient de punir celui qui l'a fait (Rabbénou Yero'ham, 'helek 12 ; Beit Yossef, siman 306).
séif 4
- דבר שאינו מלאכה ואינו אסור לעשותו בשבת אלא משום שבות מותר לישראל לומר לעכו"ם לעשותו בשבת והוא שיהיה שם מקצת חולי או יהיה צריך לדבר צורך הרבה או מפני מצוה כיצד אומר ישראל לעכו"ם בשבת לעלות באילן להביא שופר לתקוע תקיעת מצוה או להביא מים דרך חצר שלא עירבו לרחוץ בו המצטער ויש אוסרין: הגה ולקמן סי' תקפ"ו פסק להתיר וע' לעיל סי' רע"ו ס"ב דיש מקילין אפי' במלאכה דאורייתא וע"ש ס"ג:Une chose qui n'est pas une mélakha (travail interdit par la Torah) et qu'il n'est interdit de faire le Chabbat qu'en raison de chevout (interdit rabbinique lié au repos), il est permis à un Juif de dire à un non-Juif de la faire le Chabbat, à condition qu'il y ait là un peu de maladie, ou qu'on ait de la chose un grand besoin, ou en raison d'une mitsva. Comment ? Un Juif dit à un non-Juif le Chabbat de monter sur un arbre pour apporter un chofar afin de sonner la sonnerie de la mitsva, ou d'apporter de l'eau par une cour où l'on n'a pas fait d'érouv (association des cours permettant le transport), pour que celui qui souffre s'y lave. Et certains l'interdisent. Haga (Rema) : Et plus loin, au siman 586, il a tranché de permettre ; et voir plus haut, siman 276, séif 2, que certains sont indulgents même pour une mélakha de la Torah ; et voir là-bas, séif 3.
séif 5
- אסור לחשוב חשבונות אפי' אם עברו כגון כך וכך הוצאתי על דבר פלוני ודוקא שעדיין שכר הפועלים אצלו אבל אם פורעם כבר מותר:Il est interdit de faire des comptes, même s'ils sont passés, par exemple : « J'ai dépensé tant et tant pour telle chose ». Et cela uniquement lorsque le salaire des ouvriers est encore chez lui (non encore payé) ; mais s'il les a déjà payés, c'est permis.
séif 6
- מותר לומר לחבירו הנראה בעיניך שתוכל לעמוד עמי לערב אף ע"פ שמתוך כך מבין שצריך לו לערב לשוכרו אבל לא יאמר לו היה נכון עמי לערב:Il est permis de dire à son ami : « Te semble-t-il que tu pourras te tenir avec moi ce soir ? », bien que celui-ci comprenne par là qu'il a besoin de lui le soir pour l'engager ; mais il ne lui dira pas : « Sois prêt à être avec moi ce soir. »
séif 7
- יכול לומר לחבירו לכרך פלוני אני הולך למחר וכן מותר לומר לו לך עמי לכרך פלוני למחר כיון שהיום יוכל לילך ע"י בורגנין וכן כל כיוצא בזה שיש בו צד היתר לעשותו היום יוכל לומר לחבירו שיעשנו למחר ובלבד שלא יזכיר לו שכירות אבל בדבר שאין בו צד היתר לעשותו היום אפי' אם אין בו אלא איסור דרבנן כגון שיש לו חוץ לתחום פירות מוקצים כיון שאי אפשר לו להביאם היום אסור לומר לחבירו שיביאם לו למחר וכן אסור לו להחשיך בסוף התחום כדי שימהר בלילה לילך שם להביאם: הגה וכן לא יאמר אעשה דבר פלוני למחר [הרא"ש פ' השואל וע"ל ריש הסי'] אבל יכול להחשיך בסוף התחום כדי למהר לילך שם לשמרם שאפי' היום היה יכול לשמרן אם הם היו בתוך התחום ואם לא כיון להחשיך אלא לשמרם יכול אף להביאם:On peut dire à son ami : « Je vais demain à telle ville » ; et de même il est permis de lui dire : « Va avec moi à telle ville demain », puisque aujourd'hui il pourrait y aller au moyen de bourganin (cabanes de gardiens permettant d'étendre la limite du Chabbat) ; et de même pour toute chose semblable, où il existe une manière permise de la faire aujourd'hui, on peut dire à son ami de la faire demain, à condition de ne pas lui mentionner de salaire. Mais pour une chose où il n'existe aucune manière permise de la faire aujourd'hui, même s'il n'y a là qu'un interdit d'ordre rabbinique, par exemple s'il a, hors du té'houm (limite de deux mille coudées qu'on ne franchit pas le Chabbat), des fruits mouktsé (exclus de l'usage le Chabbat), puisqu'il lui est impossible de les apporter aujourd'hui, il est interdit de dire à son ami de les lui apporter demain ; et de même, il lui est interdit d'attendre la tombée de la nuit au bout du té'houm pour se hâter, la nuit, d'aller là-bas les apporter. Haga (Rema) : Et de même, il ne dira pas : « Je ferai telle chose demain » (le Roch, chapitre HaChoel ; et voir plus haut, au début du siman). Mais il peut attendre la tombée de la nuit au bout du té'houm pour se hâter d'aller là-bas les garder, car même aujourd'hui il aurait pu les garder s'ils avaient été à l'intérieur du té'houm ; et s'il n'a eu l'intention d'attendre la nuit que pour les garder, il peut même les apporter.
séif 8
- מותר להחשיך לתלוש פירות ועשבים מגנתו וחורבתו שבתוך התחום ולא אסרו להחשיך אלא בסוף התחום משום דמנכרא מילתא:Il est permis d'attendre la tombée de la nuit pour cueillir des fruits et des herbes de son jardin et de son terrain en ruine qui sont à l'intérieur du té'houm ; on n'a interdit d'attendre la nuit qu'au bout du té'houm, parce que la chose est reconnaissable (on voit qu'il attend pour faire après le Chabbat ce qui est interdit pendant le Chabbat).
séif 9
- מותר לומר לחבירו שמור לי פירות שבתחומך ואני אשמור פירותיך שבתחומי:Il est permis de dire à son ami : « Garde-moi les fruits qui sont dans ton té'houm, et je garderai tes fruits qui sont dans mon té'houm. »
séif 10
- השואל דבר מחבירו לא יאמר לו הלוני דמשמע לזמן מרובה ואיכא למיחש שמא יכתוב אלא יאמר לו השאילני ובלשון לעז שאין חילוק בין הלויני להשאילני צריך שיאמר תן לי: הגה וכשלוה בשבת ואינו רוצה להאמינו יניח משכון אצלו אבל לא יאמר לו הילך משכון דהוי כעובדא דחול [ב"י בשם אורחות חיים] כשם שאין לוין בשבת כך אין פורעין בשבת [אשירי סימן קט"ו]:Celui qui demande à emprunter une chose à son ami ne lui dira pas : « Prête-moi » (halvéni), car cela implique un prêt de longue durée, et il y a lieu de craindre qu'il ne l'écrive ; mais il lui dira : « Prête-moi pour usage » (hachiléni). Et dans la langue vernaculaire, où il n'y a pas de différence entre halvéni et hachiléni, il faut qu'il dise : « Donne-moi. » Haga (Rema) : Et lorsqu'il emprunte le Chabbat et que le prêteur ne veut pas lui faire confiance, il déposera un gage chez lui ; mais il ne lui dira pas : « Voici un gage », car ce serait comme une action profane (Beit Yossef au nom des Or'hot 'Hayim). De même qu'on n'emprunte pas le Chabbat, de même on ne rembourse pas le Chabbat (Hagahot Achéri, siman 115).
séif 11
- זימן אורחים והכין להם מיני מגדים וכתב בכתב כמה זימן וכמה מגדים הכין להם אסור לקרותו בשבת אפי' אם הוא כתוב ע"ג כותל גבוה הרבה משום גזירה שמא יקרא בשטרי הדיוטות דהיינו שטרי חובות וחשבונות (דאפי' לעיין בהם בלא קריאה אסור) (הרא"ש ור"ן פ' השואל וטור) אבל אם חקק בכותל חקיקה שוקעת מותר אבל בטבלא ופנקס אפי' אם הוא חקוק אסור לקרותו:Celui qui a invité des hôtes et leur a préparé des sortes de friandises, et a mis par écrit combien d'hôtes il a invités et combien de friandises il leur a préparées, il est interdit de le lire le Chabbat, même si c'est écrit sur un mur très haut (où il ne peut atteindre pour effacer), en raison d'un décret, de peur qu'il ne lise des documents profanes (chetaré hédyotot), c'est-à-dire des reconnaissances de dettes et des comptes (Haga (Rema) : car même les examiner sans les lire à voix haute est interdit) (le Roch et le Ran, chapitre HaChoel, et le Tour). Mais s'il l'a gravé dans le mur d'une gravure en creux, c'est permis ; en revanche, sur une tablette ou un carnet, même si c'est gravé, il est interdit de le lire.
séif 12
- שטרי הדיוטות דהיינו שטרי חובות וחשבונות ואגרות של שאלות שלום אסור לקרותם ואפי' לעיין בהם בלא קריאה אסור:Les documents profanes, c'est-à-dire les reconnaissances de dettes, les comptes et les lettres de salutations, il est interdit de les lire ; et même les examiner sans les lire à voix haute est interdit.
séif 13
- לקרות באיגרת השלוח לו אם אינו יודע מה כתיב בה מותר ולא יקרא בפיו אלא יעיין בה ואם הובאה בשבילו מחוץ לתחום טוב ליזהר שלא יגע בה:Lire une lettre qui lui a été envoyée, s'il ne sait pas ce qui y est écrit, est permis ; mais il ne la lira pas de sa bouche, il l'examinera seulement des yeux. Et si elle a été apportée pour lui de l'extérieur du té'houm, il est bon de veiller à ne pas la toucher.
séif 14
- כותל או וילון שיש בו צורות חיות משונות או דיוקנאות של בני אדם של מעשים כגון מלחמות דוד וגלית וכותבים זו צורת פלוני וזה דיוקן פלוני אסור לקרות בשבת:Un mur ou un rideau sur lequel il y a des images d'animaux étranges, ou des portraits de personnes représentant des événements, comme les guerres de David et Goliath, et sur lequel on écrit : « Ceci est l'image d'untel, et ceci le portrait d'untel », il est interdit de le lire le Chabbat.
séif 15
- מליצות ומשלים של שיחת חולין ודברי חשק כגון ספר עמנואל וכן ספרי מלחמות אסור לקרות בהם בשבת ואף בחול אסור משום מושב לצים ועובר משום אל תפנו אל האלילים לא תפנו אל מדעתכם ובדברי חשק איכא תו משום מגרה יצר הרע ומי שחיברן ומי שהעתיקן ואין צריך לומר המדפיסן מחטיאים את הרבים: הגה ונראה לדקדק הא דאסור לקרות בשיחות חולין וספורי מלחמות היינו דוקא אם כתובים בלשון לע"ז אבל בלשון הקודש שרי וכן נ"ל מלשון שכתבו התוס' פרק כל כתבי וכן נהגו להקל בזה:Les recueils de belles phrases et de fables de conversation profane, et les écrits amoureux, comme le livre d'Emmanuel (les Ma'hbérot d'Imanouel de Rome), ainsi que les livres de guerres, il est interdit de les lire le Chabbat ; et même en semaine c'est interdit, à cause de « l'assemblée des moqueurs » (Psaumes 1, 1), et on transgresse le verset : « Ne vous tournez pas vers les idoles » (Lévitique 19, 4), interprété : ne vous tournez pas vers ce qui vient de votre propre pensée. Et dans les écrits amoureux il y a en plus l'interdit d'exciter le mauvais penchant ; et celui qui les a composés, celui qui les a copiés, et à plus forte raison celui qui les imprime, font fauter la multitude. Haga (Rema) : Il me semble devoir préciser que l'interdit de lire des conversations profanes et des récits de guerres ne s'applique que s'ils sont écrits en langue étrangère ; mais en langue sainte, c'est permis ; et c'est ce qui me semble ressortir de la formulation des Tossefot, chapitre Kol Kitvé (Chabbat 116b) ; et c'est ainsi qu'on a l'usage d'être indulgent en cela.
séif 16
- אסור ללמוד בשבת ויום טוב זולת בדברי תורה ואפי' בספרי חכמות אסור ויש מי שמתיר ועל פי סברתו מותר להביט באסטרול"ב בשבת [ולהפכה ולטלטלה כדלקמן סי' ש"ח]:Il est interdit d'étudier le Chabbat et le Yom Tov autre chose que des paroles de Torah ; et même dans les livres de sciences, c'est interdit. Et il y a un avis qui le permet ; et selon son raisonnement, il est permis de regarder dans un astrolabe le Chabbat (Haga (Rema) : et de le retourner et de le déplacer, comme plus loin, siman 308).
séif 17
- לשאול מן השד מה שמותר בחול מותר בשבת:Interroger un démon : ce qui est permis en semaine est permis le Chabbat.
séif 18
- סחורה הנפסדת בשבת ע"י גשמים או דבר אחר או אי אתי בידקא (פי' נחל או אגם מים) דמיא ומפסיד ממונו או שנתרועעה חבית של יין והולך לאיבוד מותר לקרות עכו"ם אע"פ שודאי יודע שהעכו"ם יציל הממון [ולכסות סחורה או פירות או דבר אחר מפני הגשמים ע"ל סי' של"ח סעיף ז'] וכן מותר לומר לעכו"ם כל המציל אינו מפסיד כמו בדליקה שהתירו לומר כל המכבה אינו מפסיד ויש מי שאומר שלא התירו אלא בדליקה דוקא [וע"ל סימן של"ד וש"ה ושל"ו ס"ט]:Une marchandise qui se perd le Chabbat à cause de la pluie ou d'autre chose, ou si arrive une bidka d'eau (Haga (Rema) : explication : un torrent ou un étang d'eau) et qu'il perd son bien, ou si un tonneau de vin s'est fendu et se perd, il est permis d'appeler un non-Juif, bien qu'il sache avec certitude que le non-Juif sauvera le bien (Haga (Rema) : et pour couvrir une marchandise, des fruits ou autre chose à cause de la pluie, voir plus loin, siman 338, séif 7). Et de même, il est permis de dire au non-Juif : « Quiconque sauve ne perdra rien », comme pour un incendie, où l'on a permis de dire : « Quiconque éteint ne perdra rien ». Et il y a un avis selon lequel on ne l'a permis que dans le cas d'un incendie uniquement (Haga (Rema) : et voir siman 334, siman 305 et siman 336, séif 9).
séif 19
- ישראל שאמר לעכו"ם לעשות לו מלאכה בשבת מותר לו ליהנות בה לערב בכדי שיעשו:Un Juif qui a dit à un non-Juif de lui faire un travail le Chabbat, il lui est permis d'en profiter le soir (à la sortie du Chabbat), après le temps nécessaire pour le faire.
séif 20
- אסור לומר לעכו"ם בשבת הילך בשר זה ובשל אותו לצרכך אפי' אין מזונותיו עליו: הגה אבל מותר לומר לו לעשות מלאכה לעצמו [הגהות מרדכי פ"ה ורמב"ן פרשת בא אל פרעה]:Il est interdit de dire à un non-Juif le Chabbat : « Voici cette viande, cuis-la pour tes besoins », même si sa nourriture n'est pas à sa charge. Haga (Rema) : Mais il est permis de lui dire de faire un travail pour lui-même (Hagahot Mordekhaï, chapitre 5, et le Ramban, paracha Bo el Paro).
séif 21
- כל שבות דרבנן מותר בין השמשות לצורך מצוה כגון לומר לעכו"ם להדליק לו נר בין השמשות או אם היה טרוד והוצרך לעשר בין השמשות: הגה כל דבר שאסור לומר לעכו"ם לעשותו בשבת אסור לרמוז לו לעשותו אבל מותר לרמוז לו מלאכה לעשות אחר שבת (א"ז): עכו"ם המביאים תבואה בשבת לישראל שחייבים להם והישראל נותן לו מפתחו לאוצרו והעכו"ם נותנו לשם ומודדים ומונים יש מי שמתיר משום דעכו"ם במלאכת עצמו עוסק ואינו של ישראל עד אחר המדידה ויחשוב עמו אח"כ וכן עכו"ם העושים גבינות בשבת והישראל רואה יקנה אותם ממנו דמ"מ העכו"ם אדעתיה דנפשיה קעביד ואע"פ שהישראל עומד בעדר חדש או חדשים ואדעתא למכרם לישראל קא עביד שרי (בית יוסף בשם אגודה):Tout chevout d'ordre rabbinique est permis à bein hachemachot (le crépuscule) pour les besoins d'une mitsva, par exemple dire à un non-Juif de lui allumer une lampe à bein hachemachot, ou s'il était occupé et a eu besoin de prélever la dîme à bein hachemachot. Haga (Rema) : Toute chose qu'il est interdit de dire à un non-Juif de faire le Chabbat, il est interdit de lui faire signe de la faire ; mais il est permis de lui faire signe de faire un travail après le Chabbat (Or Zaroua). Des non-Juifs qui apportent du grain le Chabbat à un Juif à qui ils le doivent, et le Juif lui donne la clé de son entrepôt, et le non-Juif l'y dépose, et ils mesurent et comptent : il y a un avis qui le permet, car le non-Juif s'occupe de son propre travail, et le grain n'appartient pas au Juif avant la fin de la mesure ; et il fera le compte avec lui ensuite. Et de même, des non-Juifs qui font des fromages le Chabbat et que le Juif regarde, il les achètera de lui, car de toute façon le non-Juif agit pour lui-même ; et bien que le Juif se tienne auprès du troupeau un mois ou des mois, et que le non-Juif agisse dans l'intention de les vendre au Juif, c'est permis (Beit Yossef au nom de l'Agouda).
séif 22