Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 246 →- דיני השאלה והשכרה לעכו"ם בשבת. ובו ה סעיפים:
מותר להשאיל ולהשכיר כליו לעכו"ם ואע"פ שהוא עושה בהם מלאכה בשבת מפני שאין אנו מצווים על שביתת כלים וי"א דכלים שעושין בהם מלאכה כגון מחרישה וכיוצא בה אסור להשכיר לעכו"ם בע"ש וביום הה' מות' להשכיר לו ובלבד שלא יטול שכר שבת אלא בהבלעה כגון שישכיר לו לחדש או לשבוע ולהשאיל לו מותר אפי' בערב שבת: הגה וכן עיקר כסברא האחרונה ומותר להשאיל לו בערב שבת (טור וסמ"ג וסמ"ק ותו' פ"ק דשבת) אע"ג שמתנה שהעכו"ם יחזור וישאיל לו לא אמרינן בכי האי גוונא דהוי כשכירות (הגהת מיי' פ"ז):Lois du prêt et de la location d'objets à un non-Juif le Chabbat. Il contient 5 séifim.
Il est permis de prêter et de louer ses ustensiles à un non-Juif, et bien qu'il fasse avec eux un travail interdit le Chabbat, parce que nous ne sommes pas ordonnés sur le repos des ustensiles (chevitat kelim). Et certains disent que les ustensiles avec lesquels on fait un travail, comme une charrue et ce qui lui ressemble, il est interdit de les louer à un non-Juif la veille de Chabbat ; et le jeudi, il est permis de les lui louer, pourvu qu'il ne prenne pas de gain du Chabbat, sinon de manière englobée (behavlaa), par exemple s'il les lui loue pour un mois ou pour une semaine. Et les lui prêter est permis, même la veille de Chabbat. Haga (Rema) : Et c'est l'essentiel (l'avis retenu), selon le dernier avis ; et il est permis de les lui prêter la veille de Chabbat (Tour, Semag, Semak, et Tossefot au premier chapitre de Chabbat), et bien qu'il stipule que le non-Juif lui prêtera à son tour quelque chose, on ne dit pas dans un tel cas que c'est comme une location (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 7).séif 1
- אסור להשאיל שום כלי לעכו"ם בשבת ואפילו בערב שבת אם הוא סמוך לחשיכה כל שאין שהות להוציאו מפתח ביתו של המשאיל קודם חשיכה מפני שהרואה סבור שישראל צוהו להוציאו:Il est interdit de prêter un quelconque ustensile à un non-Juif le Chabbat, et même la veille de Chabbat, si c'est proche de la tombée de la nuit, tant qu'il n'y a pas assez de temps pour le faire sortir (le non-Juif avec l'objet) de la porte de la maison du prêteur avant la tombée de la nuit, parce que celui qui le voit pense que le Juif lui a ordonné de le sortir (dans le domaine public, le Chabbat).
séif 2
- אסור להשכיר או להשאיל בהמתו לעכו"ם כדי שיעשה בה מלאכה בשבת שאדם מצווה על שביתת בהמתו: הגה אבל יכול להשכירה או להשאילה ולהתנו' שיחזירנו לו קודם השבת אבל לא מהני אם מתנה עם העכו"ם שתנוח בשבת כי אין העכו"ם נאמן על כך. [סמ"ג וסה"ת ומרדכי פ"ק דשבת] ואם השאילה או השכירה לעכו"ם והתנה עמו להחזירה לו קוד' השבת ועיכבה בשבת יפקירנה בינו לבין עצמו קודם השבת או יאמ' בהמתי קנויה לעכו"ם כדי שינצל מאיסורא דאורייתא: הגה ואם רוצה יכול להפקירה לפני ג' בני אדם כדין שאר הפקר ואפי' הכי אין שום אדם יכול לזכות בה דודאי אין כוונתו רק כדי להפקיע מעליו איסור שבת (טור) ודוקא בשבת אבל ביום טוב אין אדם מצווה על שביתת בהמתו ביום טוב. (ב"י סי' ש"ה בשם שיבולי הלקט):Il est interdit de louer ou de prêter son animal à un non-Juif afin qu'il fasse avec lui un travail le Chabbat, car l'homme est ordonné sur le repos de son animal (chevitat behemto). Haga (Rema) : Mais il peut le louer ou le prêter en stipulant qu'il le lui rende avant le Chabbat ; mais cela ne sert à rien s'il stipule avec le non-Juif que l'animal se reposera le Chabbat, car le non-Juif n'est pas digne de confiance à ce sujet [Semag, Sefer HaTerouma et Mordekhaï, premier chapitre de Chabbat]. Et s'il l'a prêté ou loué à un non-Juif en stipulant avec lui qu'il le lui rende avant le Chabbat, et que celui-ci l'a retenu le Chabbat, il le déclarera sans propriétaire (hefker) entre lui et lui-même avant le Chabbat, ou il dira : « Mon animal est acquis au non-Juif », afin d'être préservé d'un interdit de la Torah. Haga (Rema) : Et s'il veut, il peut le déclarer sans propriétaire devant trois personnes, comme la loi de tout autre hefker, et malgré cela personne ne peut l'acquérir, car assurément son intention n'est que de se soustraire à l'interdit du Chabbat (Tour). Et uniquement le Chabbat ; mais le Yom Tov, l'homme n'est pas ordonné sur le repos de son animal le Yom Tov (Beit Yossef, siman 305, au nom du Chibbolé HaLéket).
séif 3
- ישראל שהשכיר שוורים לעכו"ם לחרוש בהם וחורש בהם יש מתירים אם קבל עליו העכו"ם אחריות מיתה וגזילה וגניבה ויוקרא וזולא וי"א דכיון שאין העכו"ם יכול למכר' אם ירצה נקראת בהמת ישראל [ועיין למטה בסי' זה]:Un Juif qui a loué des bœufs à un non-Juif pour labourer avec eux, et celui-ci laboure avec eux le Chabbat : certains permettent si le non-Juif a accepté sur lui la responsabilité (a'hrayout) de la mort, du vol à main armée, du vol furtif, de la hausse et de la baisse des prix ; et certains disent que, puisque le non-Juif ne peut pas le vendre s'il le veut, il est appelé animal du Juif. [Et voir plus bas dans ce siman.]
séif 4
- אם ישראל ועכו"ם שותפין בבהמה מות' לעשות בה עכו"ם מלאכה בשבת ע"י שיתנה עם העכו"ם בתחלה כשקנו אות' שיטול העכו"ם בשבת וישראל ביום חול ואם לא התנו מתחלה אסור אע"פ שהתנו אחר כך ואם ילוה אותה לעכו"ם בהלואה גמורה שיהא רשות בידו להוציאה אם ירצה שלא ברשות ישראל ויזקוף הדמי' על העכו"ם ואחריות השוורים על העכו"ם מותר ויש מתירים אפי' לא יהא רשות ביד העכו"ם להוציאם על ידי שיזקוף הדמים על העכו"ם במלוה ויחזור העכ"ם ויעשם אפותיקי (פירוש אפו תהא קאי כלומר לא יהיה לך פרעון אלא מזה) לישראל או יהרהנם [פירוש משכון בלשון ישמעאל רהן) אצלו ובלבד שלא יאמר לו מעכשיו ויש מתירים על ידי שיזהיר ישראל את העכו"ם שלא יעשה בה מלאכ' בשבת ואם יעבור ויעשה תהיה אחריות עליו אפילו מהאונסים ויכתוב כן בערכאותיהם דהשתא אם בא לעשות בו מלאכה בשבת אינה בהמת ישראל שהרי קנא' העכו"ם להתחייב באונסיה: הגה וכל צדדי היתרים אלו הלכתא נינהו ויכול לעשות איזה מהן שירצה ואפי' אם הבהמה כולה של ישראל דינו כאלו היתה בשותפות העכו"ם רק שיפרסם שעשה דרך היתר:Si un Juif et un non-Juif sont associés dans un animal, il est permis que le non-Juif fasse avec lui un travail le Chabbat, à condition qu'il stipule avec le non-Juif au départ, quand ils l'ont acheté, que le non-Juif prendra le Chabbat et le Juif un jour de semaine ; et s'ils n'ont pas stipulé au départ, c'est interdit, bien qu'ils aient stipulé par la suite. Et s'il le prête au non-Juif par un prêt complet (c'est-à-dire en le lui cédant comme une dette), de sorte qu'il ait le droit de le faire sortir (le vendre) s'il le veut, sans la permission du Juif, et qu'il impute la valeur à la charge du non-Juif (comme une dette), et que la responsabilité des bœufs soit sur le non-Juif, c'est permis. Et certains permettent même si le non-Juif n'a pas le droit de les faire sortir, du moment qu'il impute la valeur à la charge du non-Juif comme un prêt, et que le non-Juif en retour en fait un apotiki (explication : apo tehé kaï, c'est-à-dire « tu n'auras de remboursement que sur ceci ») pour le Juif, ou les lui laisse en gage (yeharhinem ; explication : gage, en langue arabe rahn) chez lui, pourvu qu'il ne lui dise pas « dès maintenant » (que les bœufs lui appartiendront en cas de non-paiement). Et certains permettent par le fait que le Juif avertisse le non-Juif de ne pas faire de travail avec l'animal le Chabbat, et que s'il transgresse et le fait, la responsabilité sera sur lui, même pour les cas de force majeure (onassim), et qu'il l'écrive ainsi dans leurs tribunaux (arkhaot) ; car alors, s'il vient à faire avec lui un travail le Chabbat, ce n'est pas l'animal d'un Juif, puisque le non-Juif l'a acquis en s'engageant pour les cas de force majeure. Haga (Rema) : Et toutes ces voies de permission sont la halakha, et il peut faire celle qu'il voudra ; et même si l'animal appartient entièrement au Juif, sa loi est comme s'il était en association avec le non-Juif, pourvu qu'il rende public qu'il a agi par une voie de permission.
séif 5