Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 246 →- (א) מותר להשאיל וכו' - הוא דעת הרי"ף והרמב"ם וס"ל דהא דתניא לא ישכיר כליו לא"י בע"ש ובד' וה' מותר הוא מטעם שביתת כלים דאסור ואתיא כב"ש דס"ל אדם מצווה על שביתת כליו כמו על שביתת בהמתו אבל ב"ה ס"ל שביתת כלים אין אדם מצווה עליו וממילא מותר להשאיל ולהשכיר כליו אפילו בע"ש ואפילו כלים שעושין בהם מלאכה ומ"מ גם הם ס"ל דכל הכלים אין היתר להשכיר רק בהבלעה אבל לא על שבת לחוד אפילו אם משכירם בתחלת השבוע דזה הוי שכר שבת וכמ"ש אח"כ לפי הי"א דע"ז לא מצינו מי שמקיל והי"א הוא דעת הרב רבינו יונה דהך ברייתא לא אסרה משום שביתת כלים אלא ככו"ע אתיא והטעם דכשמוסר בע"ש את הכלים שעושין מלאכה בהן והא"י יעשה בהן מיד בשבת נראה כמו שעושה מלאכתו בשליחותו של ישראל וזה אסור דאמירה לא"י שבות ואע"ג דבסימן רנ"ב ס"ב איתא דשרי ליתן עורות לעבדן עם חשיכה דא"י אדעתיה דנפשיה קעביד כיון דקצץ לו דמים שאני התם שאין ריוח לישראל במה שהא"י עושה בשבת אבל בשכירות כלים ידוע הוא שאם יתנה עם הא"י שישבות בהכלים בשבת לא יתן לו שכירות כ"כ הילכך כיון שיש ריוח לישראל במה שהכלים נשכרים אצל הא"י בסתמא ועושה בהן מלאכה בשבת מחזי כשלוחו של ישראל לזה משא"כ כשמוסר לו בד' וה' מותר דלא מיתחזי כולי האי כשלוחו:(1) Il est permis de prêter, etc. – C'est l'avis du Rif et du Rambam, qui pensent que ce qui est enseigné dans la baraïta : « On ne louera pas ses ustensiles à un non-Juif la veille de Chabbat, mais le mercredi et le jeudi c'est permis », c'est en raison du repos des ustensiles (chevitat kelim), qui serait interdit, et cela suit l'école de Chammaï, qui pense que l'homme est ordonné sur le repos de ses ustensiles comme sur le repos de son animal ; mais l'école de Hillel pense que l'homme n'est pas ordonné sur le repos des ustensiles, et par conséquent il est permis de prêter et de louer ses ustensiles même la veille de Chabbat, et même des ustensiles avec lesquels on fait un travail. Et malgré tout, eux aussi pensent que pour tous les ustensiles il n'y a de permission de louer que de manière englobée (behavlaa), mais pas pour le Chabbat seul, même s'il les loue au début de la semaine, car cela est un gain du Chabbat, comme il l'écrit ensuite selon les « certains disent », car sur ce point nous n'avons trouvé personne qui soit indulgent. Et les « certains disent », c'est l'avis du Rav Rabbénou Yona, selon lequel cette baraïta n'a pas interdit en raison du repos des ustensiles, mais elle suit l'avis de tous ; et la raison est que lorsqu'il remet la veille de Chabbat des ustensiles avec lesquels on fait un travail, et que le non-Juif travaille avec eux aussitôt le Chabbat, cela semble comme s'il faisait son travail en tant que mandataire du Juif, et cela est interdit, car demander à un non-Juif (amira lenokhri) est un interdit rabbinique (chevout). Et bien qu'au siman 252, séif 2, il soit écrit qu'il est permis de donner des peaux à un tanneur à la tombée de la nuit, car le non-Juif agit dans son propre intérêt puisqu'il lui a fixé un prix, là-bas c'est différent, car le Juif n'a pas de profit dans ce que le non-Juif fait le Chabbat. Mais dans la location d'ustensiles, il est connu que s'il stipulait avec le non-Juif qu'il laisse reposer les ustensiles le Chabbat, celui-ci ne lui donnerait pas un loyer aussi élevé ; c'est pourquoi, puisque le Juif a un profit dans le fait que les ustensiles soient loués chez le non-Juif sans précision et que celui-ci travaille avec eux le Chabbat, il semble être le mandataire du Juif pour cela. Ce qui n'est pas le cas lorsqu'il les lui remet le mercredi ou le jeudi : c'est permis, car il ne semble pas autant être son mandataire.
séif katan 1
- (ב) וכיוצא בה - כגון ריחיים וכל כלי אומנות [הרא"ש] ועיין בפמ"ג דה"ה כלים שאין עושין בעצמן מלאכה כגון גיגית שהשכר נעשה בה או קדרה שמבשלין בה וכל כה"ג כיון שעכ"פ הא"י עושה בהן מלאכה מחזי כשלוחו של ישראל ולא בא הרר"י למעוטי אלא כשמשכיר לו חלוק וטלית וכה"ג איזה כלי שאין עומד לעשות בה מלאכה דמותר להשכיר לו אפילו בע"ש:(2) Et ce qui lui ressemble – Comme une meule et tout outil d'artisan [Roch]. Et voir le Peri Megadim : il en est de même des ustensiles qui ne font pas eux-mêmes de travail, comme une cuve dans laquelle on fabrique la bière, ou une marmite dans laquelle on fait cuire, et tout ce qui est semblable : puisque de toute façon le non-Juif fait avec eux un travail, il semble être le mandataire du Juif. Et le Rav Rabbénou Yona ne vient exclure que le cas où il lui loue une chemise, un manteau (talit) et ce qui est semblable, un ustensile qui n'est pas destiné à faire un travail, qu'il est permis de lui louer même la veille de Chabbat.
séif katan 2
- (ג) בהבלעה - אבל ליטול שכר שבת לחוד אפילו בכלי שאין עושין בו מלאכה או שמשכיר לו חדר לדור בו אסור לכו"ע וכמו שיתבאר לקמן בסימן ש"ו ס"ד:(3) De manière englobée – Mais prendre le gain du Chabbat seul, même pour un ustensile avec lequel on ne fait pas de travail, ou s'il lui loue une chambre pour y habiter, c'est interdit selon tous, comme il sera expliqué plus loin, siman 306, séif 4.
séif katan 3
- (ד) ולהשאיל לו וכו' - דכיון שאין ריוח לישראל במלאכת הא"י לא יאמרו שלוחו הוא לזה וע"כ מותר להשאיל לו אפילו ליום השבת לחוד אפילו כלים שיעשה הא"י מלאכה בהן:(4) Et les lui prêter, etc. – Car puisque le Juif n'a pas de profit dans le travail du non-Juif, on ne dira pas qu'il est son mandataire pour cela ; c'est pourquoi il est permis de les lui prêter même pour le jour du Chabbat seul, même des ustensiles avec lesquels le non-Juif fera un travail.
séif katan 4
- (ה) ולא אמרינן וכו' - היינו שאע"פ שאינו משאילו חנם כ"א בשכר שישאילנו אח"כ מ"מ כיון דלא הוי בדרך שכירות ממש לומר אתן לך כך כדי שתשאילני כלי שלך שרי [ב"י] ועיין בה"ל:(5) Et on ne dit pas, etc. – C'est-à-dire que, bien qu'il ne les lui prête pas gratuitement mais en échange du fait qu'il lui prête quelque chose par la suite, malgré tout, puisque ce n'est pas par voie de location proprement dite, en disant : « Je te donne tant pour que tu me prêtes ton ustensile », c'est permis [Beit Yossef]. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 5
- (ו) שום כלי - היינו אפילו כלים שאין עושין בהן מלאכה ואסור אפילו לדעה ראשונה:(6) Un quelconque ustensile – C'est-à-dire même des ustensiles avec lesquels on ne fait pas de travail, et c'est interdit même selon le premier avis.
séif katan 6
- (ז) ואפילו בע"ש אם הוא וכו' - ואסור אז אפילו למכור לו או ליתן לו במתנה וכמו שמבואר לקמן בסימן רנ"ב ס"א וע"ש במ"ב מש"כ בזה:(7) Et même la veille de Chabbat, si c'est, etc. – Et il est alors interdit même de le lui vendre ou de le lui donner en cadeau, comme il est expliqué plus loin, siman 252, séif 1 ; et vois là-bas dans la Michna Beroura ce que j'ai écrit à ce sujet.
séif katan 7
- (ח) קודם חשיכה - היינו קודם שתשקע החמה (מגיד משנה):(8) Avant la tombée de la nuit – C'est-à-dire avant que le soleil se couche (Maguid Michné).
séif katan 8
- (ט) צוהו להוציאו - לחוץ לר"ה ואפילו לדידן דלית לן ר"ה גמורה אסור דאמירה לא"י שבות הוא אפילו במילי דרבנן וא"כ אם העיר מוקפת חומה דמותר לטלטל בכולה והא"י ג"כ דר שם שרי להשאילו כלים שאין עושין מלאכה בהן ולמכור לו ולהשכירו אסור אף בזה שלא יאמרו שמכר והשכיר לו בשבת ואם הוא כלים שעושין בהן מלאכה אפילו להשאילו אסור אא"כ יוציאם מפתח ביתו קודם השבת שלא יאמרו בשליחותו של ישראל עושה מלאכה בשבת:(9) Lui a ordonné de le sortir – Dehors, vers le domaine public (rechout harabbim). Et même pour nous, qui n'avons pas de domaine public complet (au sens de la Torah), c'est interdit, car demander à un non-Juif est un interdit rabbinique, même pour des choses d'ordre rabbinique. Et par conséquent, si la ville est entourée d'une muraille, de sorte qu'il est permis de porter dans toute la ville, et que le non-Juif habite aussi là-bas, il est permis de lui prêter des ustensiles avec lesquels on ne fait pas de travail ; mais lui vendre ou lui louer est interdit même dans ce cas, afin qu'on ne dise pas qu'il lui a vendu ou loué le Chabbat. Et s'il s'agit d'ustensiles avec lesquels on fait un travail, même les lui prêter est interdit, à moins qu'il ne les sorte de la porte de sa maison avant le Chabbat, afin qu'on ne dise pas qu'il fait un travail le Chabbat en tant que mandataire du Juif.
séif katan 9
- (י) אסור להשכיר וכו' - אפילו ביום ראשון ואפילו בהבלעה:(10) Il est interdit de louer, etc. – Même le dimanche, et même de manière englobée.
séif katan 10
- (יא) כדי שיעשה וכו' - צ"ל שמא יעשה בה [הגר"א וכן מוכח מהש"ע גופא]:(11) Afin qu'il fasse, etc. – Il faut lire : « de peur qu'il ne fasse avec lui » [le Gaon de Vilna ; et cela ressort aussi du Choulhan Aroukh lui-même].
séif katan 11
- (יב) על שביתת בהמתו - דכתיב למען ינוח שורך וחמורך וגו' ואע"ג דהשכיר הבהמה לא"י הא קי"ל דשכירות לא קניא והו"ל בהמתו של ישראל ומצווה על שביתתה וי"א דלחומרא אמרינן דשכירות קניא וע"כ אם ישראל שכר בהמה מא"י מצווה על שביתתה ונכון להחמיר כיון דהוא איסור דאורייתא ואם שכרה מא"י וחזר והשכירה לא"י שרי ממה נפשך. ואם קנה בהמה מא"י או מכר לא"י במשיכה לחוד או בכסף לחוד הוי ספיקא דדינא ואזלינן לחומרא לענין שביתת בהמה [תו"ש]:(12) Sur le repos de son animal – Comme il est écrit : « afin que se reposent ton bœuf et ton âne, etc. » (Deutéronome 5, 14). Et bien qu'il ait loué l'animal au non-Juif, nous tenons pourtant que la location n'acquiert pas (sekhirout lo kanya), et c'est donc l'animal du Juif, et il est ordonné sur son repos. Et certains disent que, dans le sens de la rigueur, on dit que la location acquiert ; c'est pourquoi, si un Juif a pris en location un animal d'un non-Juif, il est ordonné sur son repos, et il convient d'être rigoureux, puisque c'est un interdit de la Torah. Et s'il l'a pris en location d'un non-Juif puis l'a reloué à un non-Juif, c'est permis de toute façon (mimma nafchakh). Et s'il a acheté un animal à un non-Juif ou l'a vendu à un non-Juif par la seule traction (mechikha) ou par le seul paiement, c'est un doute juridique (sfeika dedina), et l'on va dans le sens de la rigueur pour ce qui est du repos de l'animal [Tossefet Chabbat].
séif katan 12
- (יג) אין הא"י נאמן - ומירתת נמי לא מירתת לעשות בה מלאכה כיון שהוא ברשותו ע"י שאלה או שכירות לא נתפס עליו כגנב עי"ז משא"כ ברישא כשמתנה שיחזירנה לו קודם שבת כבר כלה השאלה והשכירות קודם השבת ועי' לקמן סי' ש"ה סכ"ג [אחרונים]:(13) Le non-Juif n'est pas digne de confiance – Et il ne craint pas non plus de faire avec l'animal un travail, puisqu'il est en sa possession par un prêt ou une location, il n'est pas pris pour un voleur à cause de cela. Ce qui n'est pas le cas dans la première partie (du séif), lorsqu'il stipule qu'il le lui rende avant le Chabbat : le prêt et la location sont déjà terminés avant le Chabbat. Et voir plus loin, siman 305, séif 23 [A'haronim].
séif katan 13
- (יד) יפקירנה וכו' - וזהו דוקא בדיעבד שכבר התנה עמו ועיכבה בשבת אבל לכתחלה אסור להשכירה ע"ד שכשיגיע יום השבת שיפקירנה ואפילו אם יפקירנה בפני שלשה שאין הכל יודעים מן ההפקר ואתי לידי חשדא שיאמרו בהמתו של ישראל עושה מלאכה בשבת ואף במכירה אין היתר אלא כשמוכר בהמתו לא"י במכירה גמורה על כל ימי השבוע ולא כשמוכר לו על יום השבת לחוד מפני חשדא וכנ"ל והב"ח מתיר לכתחלה להשכיר ע"ד שיפקירנה בפני ג' דכיון דג' ליודעים מיפרסמא מילתא ולא יבא לידי חשדא ובשעת הדחק אפשר שיש לסמוך על דבריו ובסוף הסימן נבאר אי"ה:(14) Il le déclarera sans propriétaire, etc. – Et cela uniquement bediavad, lorsqu'il a déjà stipulé avec lui et que celui-ci l'a retenu le Chabbat ; mais lekhat'hila, il est interdit de le louer à condition que, lorsque arrivera le jour du Chabbat, il le déclare sans propriétaire, et même s'il le déclare sans propriétaire devant trois personnes, car tout le monde n'est pas au courant de l'abandon (hefker), et on en viendrait à un soupçon, qu'on dise : « L'animal d'un Juif fait un travail le Chabbat ». Et même par une vente, il n'y a de permission que lorsqu'il vend son animal au non-Juif par une vente complète pour tous les jours de la semaine, et non lorsqu'il le lui vend pour le seul jour du Chabbat, à cause du soupçon, comme mentionné plus haut. Et le Ba'h permet lekhat'hila de le louer à condition de le déclarer sans propriétaire devant trois personnes, car puisque trois personnes sont au courant, la chose est rendue publique et l'on n'en viendra pas au soupçon ; et en cas de nécessité pressante (chaat hade'hak), il se peut qu'on puisse s'appuyer sur ses paroles. Et à la fin du siman nous l'expliquerons, si D.ieu le veut.
séif katan 14
- (טו) בינו לבין עצמו - שאז אינו מצווה על שביתתה כיון שאינו שלו שכבר הפקירה ואע"ג דהפקר בעינן שיהיה בפני שלשה זהו מדרבנן אבל מדאורייתא אפילו בינו לבין עצמו סגי והכא שכבר השכירה והתנה עמו שיחזירנה ועיכבה די בזה כדי להנצל מאיסורא דאורייתא ועיין בב"י שיש פוסקים שסוברין דגם בכאן אף שהוא דיעבד בעינן דוקא תלתא וע"כ טוב ליזהר בזה לכתחלה אם יש באפשרי ועכ"פ יזהר להפקירה בפני אחד דרבים מגדולי הפוסקים סוברים דאף דאורייתא אינה הפקר עד שיפקירה עכ"פ בפני אדם אחד ואפילו בפני אחד מאנשי ביתו די בזה:(15) Entre lui et lui-même – Car alors il n'est pas ordonné sur son repos, puisqu'il ne lui appartient pas, l'ayant déjà déclaré sans propriétaire. Et bien que pour un hefker il faille qu'il soit fait devant trois personnes, cela est d'ordre rabbinique ; mais selon la Torah, même entre lui et lui-même cela suffit. Et ici, où il l'a déjà loué en stipulant avec lui qu'il le lui rende, et que celui-ci l'a retenu, cela suffit pour être préservé d'un interdit de la Torah. Et voir le Beit Yossef : il y a des décisionnaires qui pensent qu'ici aussi, bien que ce soit bediavad, il faut précisément trois personnes ; c'est pourquoi il est bien d'y prendre garde lekhat'hila, si c'est possible. Et en tout cas, il prendra garde à le déclarer sans propriétaire devant une personne, car beaucoup parmi les grands décisionnaires pensent que même selon la Torah ce n'est pas un hefker tant qu'il ne l'a pas déclaré au moins devant une personne ; et même devant l'un des membres de sa maisonnée, cela suffit.
séif katan 15
- (טז) בהמתו קנויה להא"י - עיין במ"א שדעתו דדוקא אם אומר לו בפניו בהמתי קנויה לך שאז מתכוין הא"י לקנותה והיא נקנית לו באמירה זו כיון שהיא ברשותו וקניא ליה חצירו אבל אם אומר כן שלא בפניו לא קנאה הא"י כלל. ואפילו אם זיכה לו ע"י ישראל אחר ג"כ לא מהני כמבואר בח"מ סימן רמ"ג סי"ד וכן הסכים הפמ"ג ושארי אחרונים כהמ"א ופשוט דאפילו באומר בהמתי קנויה לך בעינן שיהיה לזה ג"כ פסיקת דמים דאל"ה אין זה מכירה כלל וכ"כ בח"א בכלל נ"ח:(16) Son animal est acquis au non-Juif – Voir le Maguen Avraham, dont l'avis est que cela vaut uniquement s'il lui dit en sa présence : « Mon animal t'est acquis », car alors le non-Juif a l'intention de l'acquérir, et il lui est acquis par cette déclaration, puisqu'il est en sa possession et que sa cour ('hatsèr) lui acquiert ; mais s'il le dit en son absence, le non-Juif ne l'a pas du tout acquis. Et même s'il le lui a fait acquérir par l'intermédiaire d'un autre Juif, cela ne sert à rien non plus, comme il est expliqué dans le 'Hochen Michpat, siman 243, séif 14 ; et de même le Peri Megadim et les autres A'haronim se sont accordés avec le Maguen Avraham. Et il est évident que même lorsqu'il dit : « Mon animal t'est acquis », il faut aussi qu'il y ait pour cela une fixation de prix, car sinon ce n'est pas du tout une vente ; et ainsi l'a écrit le 'Hayé Adam, règle (kelal) 58.
séif katan 16
- (יז) כדי שינצל וכו' - ר"ל אבל לכתחלה אין לסמוך להשכיר ע"ד שיפקיר כשיגיע יום השבת או שיקנהו אז להא"י שההפקר וההקנאה אינן מפורסמין ויש כאן חשש מראית העין וכנ"ל ועין בסוף הסימן:(17) Afin d'être préservé, etc. – Il veut dire : mais lekhat'hila, on ne doit pas s'appuyer là-dessus pour louer à condition de le déclarer sans propriétaire quand arrivera le jour du Chabbat, ou de le faire alors acquérir au non-Juif, car l'abandon et la cession ne sont pas publics, et il y a ici une crainte d'apparence (marit haayin), comme mentionné plus haut. Et voir à la fin du siman.
séif katan 17
- (יח) דודאי אין כונתו - ר"ל שבודאי לא היה בדעתו שישאר הפקר לעולם כ"א ליום השבת בלבד כדי להפקיע מעליו איסור שבת ולאחר השבת יחזור לרשותו אבל ביום השבת גופא בודאי הוא הפקר גמור [וגם זה מקרי בשם הפקר וכדאיתא בגמרא דאפילו הפקר ליום אחד הוי הפקר] ואין צריך לחוש שמא יזכה בה אחר בשבת גופא שבודאי הא"י לא יניחנו כ"ז שהיא ת"י למלאכתו:(18) Car assurément son intention n'est pas – Il veut dire qu'assurément il n'avait pas l'intention qu'il reste sans propriétaire pour toujours, mais seulement pour le jour du Chabbat, afin de se soustraire à l'interdit du Chabbat, et qu'après le Chabbat il revienne en sa possession. Mais le jour du Chabbat lui-même, c'est assurément un hefker complet [et cela aussi s'appelle hefker, comme il est rapporté dans la Guemara que même un hefker pour un seul jour est un hefker], et il n'y a pas à craindre qu'un autre l'acquière le Chabbat même, car assurément le non-Juif ne le laissera pas (à un autre) tant qu'il est sous sa main pour son travail.
séif katan 18
- (יט) אין אדם מצווה וכו' - דשביתת בהמתו ילפינן ממה דכתיב למען ינוח שורך וחמורך כמוך והאי קרא בשבת כתיב ואפ"ה לא ישכירם אלא בהבלעה דלא יהיה שכר יו"ט והנה המהרש"ל חולק ע"ז ודעתו דיו"ט ושבת שוין הן בזה כמו בכל מלאכות ועין במג"א שהאריך בזה ומביא דהב"י בסימן תצ"ה הביא דעות הראשונים בזה ומצדד שם לאיסור וע"כ יש להחמיר ובביאור הגר"א ג"כ האריך בזה ומסיק דהעיקר כדעת מהרש"ל הנ"ל וגם לקמן בסימן תצ"ה ס"ג מפרש הגר"א מה שכתוב שם בשו"ע דאין מוציאין משא על הבהמה ביו"ט הטעם הוא משום שביתת בהמתו:(19) L'homme n'est pas ordonné, etc. – Car le repos de son animal, nous l'apprenons de ce qui est écrit : « afin que se reposent ton bœuf et ton âne comme toi » (Deutéronome 5, 14), et ce verset est écrit à propos du Chabbat. Et malgré cela, il ne les louera que de manière englobée, afin qu'il n'y ait pas de gain du Yom Tov. Or le Maharchal est en désaccord sur ce point, et son avis est que le Yom Tov et le Chabbat sont égaux en cela, comme pour tous les travaux. Et voir le Maguen Avraham, qui s'est étendu sur ce point et rapporte que le Beit Yossef, au siman 495, a cité les avis des Richonim à ce sujet et penche là-bas vers l'interdiction ; c'est pourquoi il faut être rigoureux. Et dans le Biour du Gaon de Vilna aussi, il s'est étendu sur ce point et conclut que l'essentiel est selon l'avis du Maharchal mentionné ; et aussi plus loin, au siman 495, séif 3, le Gaon de Vilna explique que ce qui est écrit là-bas dans le Choulhan Aroukh, qu'on ne fait pas porter de charge à un animal le Yom Tov, la raison en est le repos de son animal.
séif katan 19
- (כ) אם קבל עליו וכו' - דעי"ז הוי הבהמה כמו של א"י ומותר לחרוש בה בשבת ואע"פ שמחזירה בעין אם לא יקרה לה כלום מ"מ השתא ברשת הא"י קאי לגמרי כיון דגם ליוקרא וזולא ברשותו היא:(20) S'il a accepté sur lui, etc. – Car par cela l'animal est comme celui du non-Juif, et il est permis de labourer avec lui le Chabbat. Et bien qu'il le rende tel quel s'il ne lui arrive rien, malgré tout il est maintenant entièrement sous la possession du non-Juif, puisque même pour la hausse et la baisse (des prix) il est sous sa responsabilité.
séif katan 20
- (כא) ועיין למטה וכו' - היינו דשני יש מתירין ועין במה שנכתוב שם:(21) Et voir plus bas, etc. – C'est-à-dire le second « certains permettent » (au séif 5) ; et voir ce que nous écrirons là-bas.
séif katan 21
- (כב) בתחילה כשקנה וכו' - דנמצא דלא קנויה הבהמה לישראל כלל ביום השבת ואז אח"כ מותרין אפילו לחלוק בשוה ואין בזה משום שכר שבת כמ"ש סימן רמ"ה ס"ב וגם דאז אפילו אם אחריות שניהם בשוה כל ימות השבוע בין בחול ובין בשבת ומותר:(22) Au départ, quand il l'a acheté, etc. – Car il se trouve que l'animal n'est pas du tout acquis au Juif le jour du Chabbat, et alors, par la suite, ils sont autorisés même à partager à parts égales, et il n'y a pas là d'interdit de gain du Chabbat, comme il est écrit au siman 245, séif 2 ; et aussi, alors, même si la responsabilité des deux est égale tous les jours de la semaine, aussi bien en semaine que le Chabbat, c'est permis.
séif katan 22
- (כג) ואם לא התנו מתחלה - אלא לאחר שנשתתפו אמר לו טול אתה בשבת ואני כנגדו בחול אף אם נאמר שאין איסור בזה מחמת שביתת בהמתו כיון שיש לא"י חלק בה וע"כ של ישראל עושה מלאכה מ"מ אסור דהא בכל זה הוא נוטל יום אחד כנגד יום השבת והוי שכר שבת שלא בהבלעה:(23) Et s'ils n'ont pas stipulé au départ – Mais qu'après s'être associés il lui a dit : « Prends, toi, le Chabbat et moi en contrepartie un jour de semaine » : même si nous disons qu'il n'y a pas d'interdit en cela du fait du repos de son animal, puisque le non-Juif y a une part et que c'est forcément (contre son gré) que la part du Juif fait un travail, malgré tout c'est interdit, car dans tout cela il prend un jour en contrepartie du jour du Chabbat, et c'est un gain du Chabbat non englobé.
séif katan 23
- (כד) אף על גב שהתנו אח"כ - מלשון זה משמע דכ"ש דאם לא התנה כלל דאסור ובב"י מצדד לומר דאם אף לאחר שנשתתפו לא התנה לומר טול אתה וכו'. אלא חולקין סתם השכר כל השבוע בשוה דשרי דהא נוטל שכר שבת בהבלעה ואיסור דשביתת בהמתו ס"ל דאין כאן דהא הא"י עושה בע"כ בשבת מחמת חלקו שיש לו [ואך דעשה בזה איסור מתחלה כשנשתתף שהיה לו לחוש שיעשה בהבהמה מלאכה בשבת והו"ל להתנות מתחלה טול אתה וכו' ע"ש בב"י]. אמנם מלשון השו"ע משמע דלא רצה לסמוך ע"ז למעשה. ודע דאפילו לפי דעת הב"י הנ"ל דאין בזה משום שביתת בהמתו אין להתיר לחלוק סתם אח"כ אלא במקום הפסד גדול לפי דעת הרמ"א לעיל ברמ"ה ס"א בהג"ה ומשמע במ"א לדיש לסמוך ע"ז:(24) Bien qu'ils aient stipulé par la suite – De cette formulation, il ressort qu'à plus forte raison, s'il n'a pas stipulé du tout, c'est interdit. Mais le Beit Yossef penche à dire que si, même après s'être associés, il n'a pas stipulé en disant : « Prends, toi, etc. », mais qu'ils partagent simplement le gain de toute la semaine à parts égales, c'est permis, car il prend le gain du Chabbat de manière englobée ; et l'interdit du repos de son animal, il pense qu'il n'existe pas ici, car le non-Juif travaille forcément le Chabbat en vertu de la part qu'il possède [sauf qu'il a commis en cela un interdit au départ, quand il s'est associé, car il aurait dû craindre qu'il fasse avec l'animal un travail le Chabbat, et il aurait dû stipuler au départ : « Prends, toi, etc. » ; vois là-bas dans le Beit Yossef]. Cependant, de la formulation du Choulhan Aroukh, il ressort qu'il n'a pas voulu s'appuyer sur cela en pratique. Et sache que même selon l'avis du Beit Yossef mentionné, qu'il n'y a pas là d'interdit du repos de son animal, on ne doit permettre de partager simplement par la suite qu'en cas de perte importante, selon l'avis du Rema plus haut, siman 245, séif 1, dans la glose ; et il ressort du Maguen Avraham qu'on peut s'appuyer sur cela.
séif katan 24
- (כה) ויזקוף הדמים - היינו ששם אותם בדמים כפי מה שהיא עכשיו ואם תתיקר או תוזל יהיה הכל ברשותו ואפ"ה התנה ג"כ שיהא רשות בידו להוציאה דס"ל כדעת היש אומרים הנ"ל בס"ד דבעינן שיהא הא"י יכול למכרה:(25) Et qu'il impute la valeur – C'est-à-dire qu'il les a estimés à leur valeur telle qu'elle est maintenant, et que s'ils renchérissent ou baissent, tout sera sous sa responsabilité (du non-Juif). Et malgré cela, il a aussi stipulé qu'il ait le droit de le faire sortir (le vendre), car il pense comme l'avis des « certains disent » mentionné plus haut au séif 4, qu'il faut que le non-Juif puisse le vendre.
séif katan 25
- (כו) להוציא על ידי וכו' במלוה - ומיירי ג"כ שהלוה אותה לא"י ושם אותה בדמים וכנ"ל והדמים זקוף עליו במלוה אלא דבא להוסיף דאף דעי"ז שעשה אותה הא"י אפותיקי לישראל תו אין לו רשות למכרה אפ"ה שרי:(26) Même sans (droit de) les faire sortir, du moment que, etc., comme un prêt – Et il s'agit aussi du cas où il l'a prêté au non-Juif, l'a estimé à sa valeur, comme mentionné plus haut, et que la valeur est imputée à sa charge comme un prêt ; sauf qu'il vient ajouter que, bien que, du fait que le non-Juif en a fait un apotiki (gage hypothécaire) pour le Juif, il n'ait plus le droit de le vendre, malgré cela c'est permis.
séif katan 26
- (כז) יהרהנם אצלו - פי' אע"פ שיניחם ביד הישראל למשכון שיהיה יוכל להפרע מהם כשלא יתן מעות עבורם ואח"כ נוטל אותם הא"י ועובד בהם אפ"ה שרי דאכתי גוף הבהמה ברשות א"י הוא:(27) Ou les lui laisse en gage chez lui – Explication : bien qu'il les laisse dans la main du Juif comme gage, de sorte qu'il puisse se rembourser sur eux s'il ne donne pas l'argent pour eux, et qu'ensuite le non-Juif les prenne et travaille avec eux, malgré cela c'est permis, car l'animal lui-même est encore en possession du non-Juif.
séif katan 27
- (כח) ובלבד וכו' מעכשיו - היינו אפילו אם אמר לו אם לא אתן לך המעות לזמן פלוני יהיו שלך כיון דלא אמר לו מעכשיו יהיו שלך לא קנאם הישראל למפרע כשלא יפרענו הא"י ואין לו עליהם עתה רק שעבוד בעלמא:(28) Pourvu que, etc. « dès maintenant » – C'est-à-dire que même s'il lui a dit : « Si je ne te donne pas l'argent à telle date, ils seront à toi », puisqu'il ne lui a pas dit : « Dès maintenant ils seront à toi », le Juif ne les a pas acquis rétroactivement lorsque le non-Juif ne le rembourse pas, et il n'a sur eux maintenant qu'un simple droit de gage (chiboud).
séif katan 28
- (כט) ע"י שיזהיר וכו' - ואע"פ שאין לו לא"י רשות למכרה אפ"ה שרי וסתם בזה כדעת המתירין לעיל בס"ד דהכא נמי מיירי שקבלה עליו ברשותו לענין יוקרא וזולא:(29) Par le fait qu'il avertisse, etc. – Et bien que le non-Juif n'ait pas le droit de le vendre, malgré cela c'est permis ; et il a statué sans mention d'avis contraire sur ce point selon l'avis de ceux qui permettent plus haut au séif 4, car ici aussi il s'agit du cas où le non-Juif l'a accepté sous sa responsabilité pour ce qui est de la hausse et de la baisse (des prix).
séif katan 29
- (ל) ויכתוב כן - לפרסומי מילתא שלא יבוא לידי חשדא:(30) Et qu'il l'écrive ainsi – Pour rendre la chose publique, afin qu'on n'en vienne pas au soupçon.
séif katan 30
- (לא) הלכתא נינהו - והיותר טוב שבכל ההתירים שיקנה אותם לו בחול במכירה גמורה ויתן לו אויפגא"ב ע"ז ויתר הדמים יזקוף עליו במלוה ויעשם אפותיקי לישראל שיהיה בטוח במעותיו והנכון שיעשה ענין המכירה בפני דייני העיר כדי שיעשה כד"ת וגם שיפורסם הדבר שלא יהיה חשש מראית העין:(31) Sont la halakha – Et le mieux est, parmi tous les moyens de permission, qu'il le lui cède en semaine par une vente complète, et qu'il lui donne pour cela un acompte (aufgabe), et le reste de la valeur, il l'imputera à sa charge comme un prêt, et le non-Juif en fera un apotiki pour le Juif, afin qu'il soit assuré de son argent. Et il convient qu'il fasse l'opération de vente devant les juges de la ville, afin de la faire selon la loi (du pays) et aussi afin que la chose soit rendue publique, pour qu'il n'y ait pas de crainte d'apparence.
séif katan 31
- (לב) איזה מהן שירצה ואפילו וכו' - היינו דאף קבלת אחריות בלחוד שכתב המחבר לבסוף דבריו מהני גם בזה אף דאין לו רשות לא"י למכרה כיון דעומדת ברשותו לענין יוקרא וזולא וסתם בזה כדעת היש מתירין בס"ד ויותר טוב שיעשה מכירה גמורה וכנ"ל בסל"א כדי לצאת גם דעת המחמירין שם כי לדבריהם יש בזה חשש דאורייתא. ואם קשה לו לעשות כל אופני ההיתר האלו והוא שעת הדחק כגון מי שיש לו שדות וא"א לו להשכיר באריסות לא"י אם לא יתן לו גם שוורים לחרוש בהם ולא יוכל למנעו שלא לחרוש בו בשבת יש לסמוך ע"ד הב"ח הנ"ל שמתיר ע"י שיפקירם בפני ג' קודם השבת ויפורסם הדבר ולא יבוא לידי חשד וההפקר צריך להיות בלב שלם אבל בלא שעת הדחק אין לסמוך על ההפקר וכמ"ש לעיל במ"ב ס"ק י"ד וכן הסכים בד"מ בהדיא:(32) Celle qu'il voudra ; et même, etc. – C'est-à-dire que même la seule acceptation de responsabilité, que l'auteur a écrite à la fin de ses propos, est efficace aussi dans ce cas, bien que le non-Juif n'ait pas le droit de le vendre, puisqu'il est sous sa possession pour ce qui est de la hausse et de la baisse ; et il a statué sans mention d'avis contraire sur ce point selon l'avis de ceux qui permettent au séif 4. Et il est mieux qu'il fasse une vente complète, comme mentionné plus haut au séif katan 31, afin de satisfaire aussi l'avis de ceux qui sont rigoureux là-bas, car selon eux il y a en cela une crainte d'interdit de la Torah. Et s'il lui est difficile de faire toutes ces manières de permission, et que c'est un cas de nécessité pressante, par exemple celui qui a des champs et qui ne peut pas les louer en métayage (arissout) à un non-Juif s'il ne lui donne pas aussi des bœufs pour labourer avec eux, et qu'il ne pourra pas l'empêcher de labourer avec eux le Chabbat, on peut s'appuyer sur les paroles du Ba'h mentionné plus haut, qui permet en les déclarant sans propriétaire devant trois personnes avant le Chabbat, et la chose sera rendue publique et l'on n'en viendra pas au soupçon ; et l'abandon doit être fait d'un cœur entier. Mais hors d'un cas de nécessité pressante, on ne doit pas s'appuyer sur l'abandon, comme il est écrit plus haut dans la Michna Beroura, séif katan 14 ; et ainsi l'a approuvé explicitement le Darkhé Moché.
séif katan 32
- (לג) דינו כאילו היתה וכו' - והנה כ"ז הוא כשמשכירה או משאילה לו לעשות מלאכת עצמו אבל לעשות מלאכת ישראל בשבת אין היתר כלל אפילו אם מכרה לו הבהמה במכירה גמורה שהרי מ"מ עושה הא"י מלאכת ישראל בשבת בשבילו ולפ"ז אם הסוסים הוא של ישראל וגם הא"י הוא שכירו לכל המלאכות שיצטרך הישראל אין היתר במכירת הסוסים לו דהרי אסור לו להניח לעשות מלאכתו אא"כ הוא מושכר לו רק למלאכה זו ליסע עם הסוסים להוליך לו סחורה בכל עת שיצטרך בשנה זו אז שרי להרמב"ם כמ"ש סי' רמ"ד ס"ה. ואפילו באופן זה אסור לומר לו שיסע בשבת אלא דאם הוא נוסע מעצמו א"צ למנעו מזה [אחרונים]:(33) Sa loi est comme s'il était, etc. – Or tout cela vaut lorsqu'il le lui loue ou le lui prête pour faire son propre travail ; mais pour faire le travail du Juif le Chabbat, il n'y a aucune permission, même s'il lui a vendu l'animal par une vente complète, car malgré tout le non-Juif fait le travail du Juif le Chabbat pour lui. Et d'après cela, si les chevaux appartiennent au Juif et que le non-Juif est aussi son salarié pour tous les travaux dont le Juif aura besoin, il n'y a pas de permission par la vente des chevaux à celui-ci, car il lui est interdit de le laisser faire son travail (le Chabbat), à moins qu'il ne soit engagé seulement pour ce travail-là : voyager avec les chevaux pour lui transporter des marchandises chaque fois qu'il en aura besoin cette année ; alors c'est permis selon le Rambam, comme il est écrit au siman 244, séif 5. Et même dans ce cas, il est interdit de lui dire de voyager le Chabbat ; mais s'il voyage de lui-même, il n'est pas nécessaire de l'en empêcher [A'haronim].
séif katan 33
- (לד) רק שיפרסם וכו' - עיין בבה"ל שהבאנו דאין כדאי להתיר ע"י כל ההתירים אלא בשעת הדחק ולאפוקי מאלו האנשים שמוכרים בכונה את שווריהן לא"י כדי שיעשה בהן מלאכה בשבת והמלאכה נקראת על שם ישראל ואף דאין למחות ביד המקילין בזה שיש להם ע"מ לסמוך מ"מ כל בעל נפש יחוש לעצמו שלא לעשות זה כ"א בשעת הדחק וע"פ הוראת חכם. ישראל שיש לו סוס ובא המושל המכירו להשאילו או להשכירו והוא אינו יכול למאן נגדו מפני איבה ימכרנו לו בדבר מועט ואז יוכל המושל לעשות בו כרצונו ואם אח"כ יחזור ויתן לו הסוס וגם השכירות מתנה בעלמא יהיב ליה [תשו' שבות יעקב ועיין בשע"ת שהסכים ג"כ עמו נגד היד אהרן]:(34) Pourvu qu'il rende public, etc. – Voir le Biour Halakha, où nous avons rapporté qu'il ne convient de permettre par tous ces moyens de permission qu'en cas de nécessité pressante, ce qui exclut ces gens qui vendent intentionnellement leurs bœufs à un non-Juif pour qu'il fasse avec eux un travail le Chabbat, alors que le travail est appelé au nom du Juif. Et bien qu'on ne doive pas protester contre ceux qui sont indulgents en cela, car ils ont sur quoi s'appuyer, malgré tout, toute personne scrupuleuse (baal néfech) sera rigoureuse pour elle-même et ne fera cela qu'en cas de nécessité pressante et selon la décision d'un sage. Un Juif qui a un cheval, et le gouverneur qui le connaît est venu lui demander de le lui prêter ou de le lui louer, et il ne peut pas refuser à cause de l'hostilité (eiva) : il le lui vendra pour une petite somme, et alors le gouverneur pourra en faire selon sa volonté ; et si ensuite il lui rend le cheval et aussi le loyer, il lui donne un simple cadeau [Responsa Chevout Yaakov ; et voir le Chaarei Techouva, qui s'est aussi accordé avec lui, contre le Yad Aharon].
séif katan 34