Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Michna Beroura 244 →- איזו מלאכות יכול העכו"ם לעשות בעד הישראל. ובו ו סעיפים:
פוסק אדם [פי' מתנה] עם העכו"ם על המלאכה וקוצץ דמים והעכו"ם עושה לעצמו ואע"פ שהוא עושה בשבת מות' בד"א בצנעא שאין מכירי' הכל שזו המלאכ' הנעשית בשבת של ישראל היא אבל אם היתה ידועה ומפורסמת אסו' שהרוא' את העכו"ם עוסק אינו יודע שקצץ ואומ' שפלוני שכר העכו"ם לעשות בו מלאכ' בשבת לפיכך הפוסק עם העכו"ם לבנות לו חצירו או כותלו או לקצור לו שדהו אם היתה המלאכ' במדינה או בתוך התחום אסו' לו להניח לעשו' לו מלאכ' בשבת מפני הרואי' שאינם יודעים שפסק: הגה ואפי' אם דר בין העכו"ם יש לחוש לאורחי' הבאים שם או לבני ביתו שיחשדו אותו [ב"י בשם תשובת אשכנזים] ואם היתה המלאכה חוץ לתחום וגם אין עיר אחרת בתוך תחומו של מקום שעושין בו מלאכ' מותר ועכו"ם שהכניס צאן של ישראל לדיר שדהו (ע"ל סי' תקל"ז סעיף י"ד):Quels travaux le non-Juif peut faire pour le Juif. Il contient 6 séifim.
Un homme convient [explication : stipule] avec le non-Juif pour un travail et fixe un prix (à forfait), et le non-Juif travaille pour lui-même ; et bien qu'il fasse le travail à Chabbat, c'est permis. Dans quel cas cela s'applique-t-il ? En privé, quand tout le monde ne sait pas que ce travail fait à Chabbat est celui d'un Juif ; mais s'il était connu et notoire, c'est interdit, car celui qui voit le non-Juif à l'ouvrage ne sait pas qu'il a fixé un forfait, et dit que untel a engagé le non-Juif pour faire un travail à Chabbat. C'est pourquoi celui qui convient avec le non-Juif de lui construire sa cour ou son mur, ou de lui moissonner son champ, si le travail est dans la ville ou à l'intérieur du te'houm (limite de déplacement du Chabbat), il lui est interdit de le laisser lui faire le travail à Chabbat, à cause de ceux qui voient et qui ne savent pas qu'il a convenu (d'un forfait). Haga (Rema) : Et même s'il habite parmi les non-Juifs, il faut craindre les visiteurs qui y viennent, ou les gens de sa maison, qu'ils ne le soupçonnent (Beit Yossef au nom d'une réponse des Sages d'Achkenaz). Et si le travail est hors du te'houm, et qu'il n'y a pas non plus d'autre ville à l'intérieur du te'houm de l'endroit où l'on fait le travail, c'est permis. Et un non-Juif qui a fait entrer le petit bétail d'un Juif dans l'enclos de son champ (pour le fumer) — (voir plus loin, siman 537, séif 14).séif 1
- לפסול האבני' ולתקן הקורו' אפי' בביתו של עכו"ם אסו' כיון דלצורך מחובר היא ואם עשו כן לא ישקעם בבנין: הגה וי"א דאם אינו מפורסם שהוא של ישראל שרי [כל בו]:Tailler les pierres et préparer les poutres, même dans la maison du non-Juif, c'est interdit, puisque c'est pour les besoins de ce qui est attaché au sol (le bâtiment) ; et s'ils l'ont fait, il ne les enchâssera pas dans le bâtiment. Haga (Rema) : Et certains disent que s'il n'est pas notoire que c'est à un Juif, c'est permis (Kol Bo).
séif 2
- אם בנו עכו"ם לישראל בית בשבת באיסור נכון להחמיר שלא יכנסו בו: הגה מיהו אם התנה ישראל עם עכו"ם שלא לעשות לו מלאכה בשבת והעכו"ם עשאה בעל כרחו למהר להשלים מלאכתו אין לחוש [מרדכי ריש פרק מי שהפך ור' ירוחם וב"י וע"ל סי' תקמ"ג]:Si des non-Juifs ont construit à un Juif une maison à Chabbat de manière interdite, il convient d'être rigoureux, de sorte qu'on n'y entre pas. Haga (Rema) : Toutefois, si le Juif a stipulé avec le non-Juif de ne pas lui faire de travail à Chabbat, et que le non-Juif l'a fait contre sa volonté, pour se hâter d'achever son travail, il n'y a pas à s'en soucier (Mordekhaï, début du chapitre Mi Chéhafakh ; Rabbénou Yero'ham ; Beit Yossef ; et voir plus loin, siman 543).
séif 3
- מלאכת פרהסיא אפילו במטלטלין כגון ספינה הידועה לישראל דינה כמו מלאכת מחובר:Un travail public (notoire), même pour des objets mobiliers, par exemple un bateau connu pour appartenir à un Juif, a la loi d'un travail sur ce qui est attaché au sol.
séif 4
- אם שכר עכו"ם לשנה או לשתים שיכתוב לו או שיארוג לו בגד הרי זה כותב ואורג בשבת כאלו קצץ עמו שיכתוב לו ספר או שיארוג לו בגד שהוא עושה בכל עת שירצה והוא שלא יחשוב עמו יום יום ולא יעש' המלאכ' בבית ישראל ויש מי שאוס' בשוכר עכו"ם לזמן: הגה ודוקא ששכרו למלאכה מיוחדת כגון בגד לארוג או ספר לכתוב אבל כששכרו לכל המלאכות שיצטרך תוך זמן השכירות לכ"ע אסור (ב"י) וכמו שיתבאר ס"ס רמ"ז:S'il a engagé un non-Juif pour une année ou pour deux, pour qu'il lui écrive ou qu'il lui tisse un vêtement, celui-ci écrit et tisse à Chabbat, comme s'il avait fixé un forfait avec lui pour qu'il lui écrive un livre ou lui tisse un vêtement, car il travaille à tout moment qu'il veut. Et ceci, à condition qu'il ne compte pas avec lui jour par jour, et que le travail ne se fasse pas dans la maison du Juif. Et il y a un avis qui interdit, pour celui qui engage un non-Juif pour une durée. Haga (Rema) : Et cela seulement s'il l'a engagé pour un travail particulier, par exemple un vêtement à tisser ou un livre à écrire ; mais lorsqu'il l'a engagé pour tous les travaux dont il aura besoin pendant la durée de l'engagement, selon tous les avis c'est interdit (Beit Yossef), comme il sera expliqué à la fin du siman 247.
séif 5
- יהודי הקונה מכס ומשכיר לו עכו"ם לקבל מכס בשבת מות' אם הוא בקבולת דהיינו שאומ' לו לכשתגבה ק' דינרים אתן לך כך וכך: הגה וכן יוכל להשכיר המכס לכל השבתות לעכו"ם והעכו"ם יקח הריוח של שבתות לעצמו ולא חיישי' שיאמרו לצורך ישראל הוא עוש' דבמקום פסידא כה"ג לא חששו [ב"י] וישראל הממונה על מטבע של מלך דינו כדין הממונ' על המכס ואע"פ שמשמיעי' קול בשבת בהכא' המטבע [הגהו' מיי' פ"ז] וע"ל סי' רנ"ב ויזהר שלא ישב הישראל אצל העכו"ם בשב' כשעוסק במלאכתו במטבע או בקבל' המכס [מרדכי פ"ק דשב']:Un Juif qui achète (le droit de percevoir) une taxe (de douane), et qui engage un non-Juif pour percevoir la taxe à Chabbat, c'est permis si c'est à forfait, c'est-à-dire qu'il lui dit : quand tu auras perçu cent dinars, je te donnerai tant et tant. Haga (Rema) : Et de même, il peut louer la taxe de tous les Chabbatot au non-Juif, et le non-Juif prendra pour lui-même le profit des Chabbatot ; et on ne craint pas qu'on dise qu'il agit pour les besoins du Juif, car dans un cas de perte comme celui-ci, ils ne s'en sont pas souciés (Beit Yossef). Et un Juif préposé à la monnaie du roi a la loi du préposé à la taxe, bien qu'on fasse entendre un bruit à Chabbat en frappant la monnaie (Hagahot Maïmoniyot, chapitre 7) ; et voir plus loin, siman 252. Et le Juif veillera à ne pas s'asseoir auprès du non-Juif à Chabbat, quand celui-ci est occupé à son travail de la monnaie ou à la perception de la taxe (Mordekhaï, premier chapitre de Chabbat).
séif 6