Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 692 →- (א) ושהחיינו - ונכון לכוין בברכת שהחיינו גם על משלוח מנות וסעודת פורים שהם ג"כ מצות ויודיע זה להש"ץ המברך דבעי כונת שומע ומשמיע. ויכוין זה בברכת שהחיינו דיום כי זמנם ביום ומי שאין לו מגילה לא יברך שהחיינו על משלוח מנות וסעודה דזהו דבר הנהוג בכל יום ובכל שבת ויו"ט [מ"א] וי"א דראוי לברך זמן על היום מפני תקפו של נס שהיה בו וכיון דמזמן לזמן קאתי הרי הוא ככל מועדי ד' שמברכין עליהן זמן ועיין בבה"ל אכן אם היה לו מגילה בלילה ובירך אז שהחיינו לכו"ע א"צ שוב לברך ביום אם אבל קורא את המגילה יברך אחר הברכות משום ברכת שהחיינו שאין האבל מברך להוציא רבים בברכת שהחיינו והאבל יקרא את המגילה:(1) Et « chéhé'héyanou » – et il convient d'avoir l'intention, dans la bénédiction « chéhé'héyanou », aussi pour l'envoi de mets (michloa'h manot) et le repas de Pourim, qui sont aussi des mitsvot ; et il le fera savoir à l'officiant qui récite la bénédiction, car il faut l'intention de celui qui entend et de celui qui fait entendre. Et il aura cette intention dans la bénédiction « chéhé'héyanou » du jour, car leur moment est le jour. Et celui qui n'a pas de Méguila ne récitera pas « chéhé'héyanou » pour l'envoi de mets et le repas, car c'est une chose habituelle chaque jour, chaque Chabbat et chaque Yom Tov (Maguen Avraham). Et certains disent qu'il convient de réciter la bénédiction du temps (zeman) sur le jour lui-même, en raison de la force du miracle qui s'y est produit ; et puisqu'il revient d'une période à l'autre, il est comme toutes les fêtes de Hachem, sur lesquelles on récite la bénédiction du temps ; et vois le Biour Halakha. Toutefois, s'il avait une Méguila la nuit et a récité alors « chéhé'héyanou », selon tous les avis, il n'a pas besoin de la réciter de nouveau le jour. Si un endeuillé lit la Méguila, un autre récitera les bénédictions, à cause de la bénédiction « chéhé'héyanou », car l'endeuillé ne récite pas « chéhé'héyanou » pour rendre quitte le public ; et l'endeuillé lira la Méguila.
séif katan 1
- (ב) וביום אינו חוזר ומברך וכו' - דהרי כבר בירך בלילה וטעם הדעה שניה דסוברת דאף ביום וכו' דעיקר מצות קריאתה ביום הוא. אם נשתתק הקורא באמצע המגילה דעת האחרונים דא"צ הקורא השני העומד תחתיו להתחיל בראש רק יתחיל ממקום שפסק הראשון [וכ"ש שא"צ לברך מחדש דיצאו כל הקהל בברכת הראשון] דהוא טרחא דצבורא ועיין בשע"ת:(2) Et le jour, il ne récite pas de nouveau, etc. – car il l'a déjà récitée la nuit. Et la raison du second avis, qui pense que même le jour, etc., est que l'essentiel de la mitsva de sa lecture est le jour. Si le lecteur est devenu muet au milieu de la Méguila, l'avis des A'haronim est que le second lecteur qui le remplace n'a pas besoin de commencer au début, mais il commencera à l'endroit où le premier s'est arrêté [et à plus forte raison, il n'a pas besoin de réciter de nouveau la bénédiction, car toute l'assemblée a été acquittée par la bénédiction du premier], car recommencer serait un dérangement pour l'assemblée (tir'ha detsibboura) ; et vois le Chaarei Techouva.
séif katan 2
- (ג) ואחד יכול לברך - בין ברכה ראשונה ובין לענין ברכה אחרונה ובלבד שיכוין להוציא השומעים והם יכונו לצאת:(3) Et l'un peut réciter la bénédiction – tant pour la bénédiction initiale que pour la bénédiction finale, à condition qu'il ait l'intention de rendre quittes les auditeurs, et qu'eux aient l'intention d'être quittes.
séif katan 3
- (ד) ולאחריה נוהגים לברך - כי בגמרא איתא דברכה דלאחריה תליא במנהגא במקום שנוהגים לברך יברך ולכן כתב המחבר דהאידנא נוהגים לברך:(4) Et après elle, on a l'usage de réciter – car il est rapporté dans la Guemara que la bénédiction qui suit la lecture dépend de l'usage : à l'endroit où l'on a l'usage de la réciter, on la récitera ; c'est pourquoi l'auteur a écrit qu'aujourd'hui on a l'usage de la réciter.
séif katan 4
- (ה) הרב וכו' - ואין לומר האל הרב כיון שכבר זכר השם שאמר אלהינו ויש גורסים האל ובא"ר הכריע כהשו"ע שאין לומר וכן אין לומר בא"י האל הנפרע רק בא"י הנפרע ע"ש:(5) « Harav », etc. – et il ne faut pas dire « haEl harav » (« le D.ieu qui mène »), puisqu'il a déjà mentionné le Nom en disant « notre D.ieu » ; et certains ont la version « haEl », mais l'Eliya Rabba a tranché comme le Choulhan Aroukh, qu'il ne faut pas le dire. Et de même, il ne faut pas dire « Béni sois-Tu, Hachem, le D.ieu qui fait justice », mais seulement « Béni sois-Tu, Hachem, qui fait justice » ; vois là-bas.
séif katan 5
- (ו) אם לא בירך לא לפניה וכו' - דברכות אין מעכבות ונראה דאם נזכר באמצע שלא בירך יברך בין הפרקים:(6) S'il n'a récité la bénédiction ni avant elle, etc. – car les bénédictions ne sont pas indispensables ; et il semble que s'il se souvient au milieu qu'il n'a pas récité la bénédiction, il la récitera entre les sections.
séif katan 6
- (ז) אבל לא ביום - דכבר אמר פיוטים:(7) Mais pas le jour – car on a déjà dit des poèmes liturgiques (piyoutim).
séif katan 7
- (ח) ואין לברך אחריה וכו' - אבל הברכות שלפניה לכו"ע היחיד צריך לברך:(8) Et on ne récite la bénédiction après elle, etc. – mais les bénédictions qui la précèdent, selon tous les avis, le particulier doit les réciter.
séif katan 8
- (ט) אין לשוח בעוד שקורין אותה - היינו בין השומע ובין הקורא אסור להם לשוח לכתחלה ואפילו בד"ת ולענין דיעבד יש חילוק דהשומע אם שח בעת הקריאה לא יצא אפילו אם חיסר לשמוע תיבה אחת דהא לא שמעה כולה אבל הקורא יצא ולפעמים אפילו לכתחלה מותר כגון לשאול בין הפרקים מפני הכבוד כמו לענין ק"ש בסימן ס"ו וכ"ז לענין שיחה באמצע הקריאה אבל אם שח בין הברכה לתחלת הקריאה בין השומע ובין הקורא הפסיד הברכה וכן בין הקריאה לסוף הברכה ג"כ אסור להפסיק:(9) Il ne faut pas converser pendant qu'on la lit – c'est-à-dire que tant à l'auditeur qu'au lecteur, il est interdit de converser lekhat'hila, même de paroles de Torah. Et pour le bediavad, il y a une distinction : l'auditeur, s'il a conversé pendant la lecture, n'est pas quitte, même s'il n'a manqué d'entendre qu'un seul mot, puisqu'il ne l'a pas entendue entièrement ; mais le lecteur est quitte. Et parfois, même lekhat'hila, c'est permis, par exemple pour saluer entre les sections par déférence, comme pour la lecture du Chema, au siman 66. Et tout cela concerne la conversation au milieu de la lecture ; mais s'il a conversé entre la bénédiction et le début de la lecture, tant l'auditeur que le lecteur ont perdu la bénédiction (et doivent la réciter de nouveau) ; et de même, entre la lecture et la bénédiction finale, il est aussi interdit de s'interrompre.
séif katan 9
- (י) אע"פ שיצא כבר מברך וכו' - וכ"ש דיכול להוציאם בקריאה אע"פ שיצא כבר ומ"מ יש פוסקין שסוברין לענין ברכה אם יודעין בעצמן לברך יברכו בעצמן כיון שהוא כבר יצא בקריאה ומנהג העולם להקל להוציאן בכל גווני ועיין לעיל סימן תקפ"ה במ"ב סק"ה:(10) Bien qu'il soit déjà quitte, il récite la bénédiction, etc. – et à plus forte raison, il peut les rendre quittes par la lecture, bien qu'il soit déjà quitte. Et néanmoins, certains décisionnaires pensent, concernant la bénédiction, que s'ils savent eux-mêmes la réciter, ils la réciteront eux-mêmes, puisque lui est déjà quitte de la lecture ; mais l'usage général est d'être indulgent et de les rendre quittes dans tous les cas ; et vois plus haut, siman 585, dans la Michna Beroura, séif katan 5.
séif katan 10
- (יא) להוציא את אחר י"ח - ויקראנה לנשים אחר שיצא מביהכ"נ דמצוה שיצא בעצמו בקריאת הצבור אכן אם מכוין שלא לצאת באותה קריאה שפיר דמי לצאת אח"כ בקריאת הצבור. וכשהוא מברך לנשים טוב שיברך לשמוע מגילה כי יש פוסקים שסוברין דאשה אינה חייבת בקריאה רק לשמוע:(11) Pour rendre quitte un autre de son obligation – et il la lira aux femmes après être sorti de la synagogue, car c'est une mitsva qu'il s'acquitte lui-même par la lecture publique. Toutefois, s'il a l'intention de ne pas s'acquitter par cette lecture faite auparavant pour les femmes, il peut bien s'acquitter ensuite par la lecture publique. Et lorsqu'il récite la bénédiction pour les femmes, il est bien qu'il dise « … d'entendre la Méguila » (lichmoa Méguila), car certains décisionnaires pensent que la femme n'est pas tenue de la lecture, mais seulement de l'écoute.
séif katan 11
- (יב) וצריך להמתין וכו' - ר"ל שיבוא אחד לקרוא לפניו דמקודם אסור לאכול כמו לענין ק"ש לעיל בסי' רל"ה:(12) Et doit attendre, etc. – c'est-à-dire attendre que quelqu'un vienne lire devant lui, car auparavant il est interdit de manger, comme pour la lecture du Chema, plus haut, au siman 235.
séif katan 12
- (יג) מפלג המנחה ולמעלה - דהוא שעה ורביע קודם הלילה והטעם דכיון דחשבינן ליה לילה לענין תפילת ערבית שיכול להתפלל בזמן ההוא חשבינן ליה לילה גם לענין הזה:(13) À partir de plag hamin'ha et au-delà – qui est une heure et quart avant la nuit ; et la raison est que, puisque nous le considérons comme la nuit pour la prière de Arvit, qu'on peut prier à ce moment-là, nous le considérons comme la nuit aussi pour cela.
séif katan 13
- (יד) אבל אסור לאכול וכו' - עיין במ"א שמסיק דדוקא אכילה אסור אבל טעימה בעלמא שרי וע"כ טוב יותר להקל לאיש הזה שיטעום קודם קריאת המגילה ולא להקל לקרות מפלג המנחה ולמעלה דהפר"ח קרא תגר על קולא זו ודעתו דקודם צה"כ אינו יוצא כלל אפילו דיעבד וכן משמע דעת הגר"א בביאורו. ואפילו טעימה אין להקל אלא לצורך גדול דהיינו חולה קצת או מי שמתענה והתענית קשה לו ושיעור טעימה היינו כביצה פת או משקין כשיעור ביצה. וכתב הפמ"ג דלפי דעת הפר"ח אפילו בין השמשות אין לקרות ובדיעבד אם קרא בבין השמשות ג"כ מסתפק שם אם לא באונס והכרח גדול יש לצדד להקל. וכתב בח"א דאפילו קרא מקצתה קודם צאת הכוכבים לא יצא וצריך לחזור ולקרות ובלי ברכה. ועיין בשע"ת בשם הברכי יוסף ובביאור הלכה דמ"מ המיקל לחולה וליולדת למהר קריאתן מבעוד יום קצת יש לו על מי לסמוך:(14) Mais il est interdit de manger, etc. – vois le Maguen Avraham, qui conclut que seul le repas est interdit, mais qu'une simple dégustation est permise ; c'est pourquoi il vaut mieux être indulgent pour cet homme en lui permettant de goûter avant la lecture de la Méguila, plutôt que d'être indulgent en lui permettant de lire à partir de plag hamin'ha et au-delà, car le Peri 'Hadach a protesté contre cet allègement, et son avis est qu'avant la sortie des étoiles, on n'est pas quitte du tout, même bediavad ; et tel semble être aussi l'avis du Gaon de Vilna dans son commentaire. Et même pour la dégustation, il ne faut être indulgent qu'en cas de grand besoin, c'est-à-dire pour quelqu'un d'un peu malade, ou celui qui jeûne et à qui le jeûne est pénible ; et la mesure de la dégustation est un kebeitsa (volume d'un œuf) de pain, ou des boissons dans la mesure d'un œuf. Et le Peri Megadim a écrit que selon l'avis du Peri 'Hadach, même au crépuscule (bein hachmachot), il ne faut pas lire ; et bediavad, s'il a lu au crépuscule, il est aussi dans le doute là-bas ; mais en cas de contrainte et de grande nécessité, on peut pencher vers l'indulgence. Et le 'Hayé Adam a écrit que même s'il en a lu une partie avant la sortie des étoiles, il n'est pas quitte, et il doit la relire, sans bénédiction. Et vois le Chaarei Techouva au nom du Birkei Yossef, et le Biour Halakha : néanmoins, celui qui est indulgent pour un malade et pour une accouchée, en avançant un peu leur lecture alors qu'il fait encore jour, a sur qui s'appuyer.
séif katan 14
- (טו) קודם שישמע קריאת המגילה - כמו לענין ק"ש דערבית דאסרינן מטעם שמא יחטפנו שינה ויבטל מקריאתה וא"כ כ"ש שאסור לישן קודם קריאת המגילה ואפילו דעתו רק לישן קימעא כמו שם גבי ק"ש וקריאת המגילה הוא חוב גדול שהרי כל המצות נדחים מפניה כדלעיל בסימן תרפ"ז ועיין לעיל בסימן רל"ה ס"ב ובמ"ב שם כמה פרטים לענין ק"ש וה"ה כאן ודע דכמו בלילה אסור לאכול קודם קריאתה ה"ה ביום אפילו כבר התפלל אסור לאכול קודם קריאתה וכמו לענין שופר ולולב:(15) Avant d'avoir entendu la lecture de la Méguila – comme pour la lecture du Chema du soir, où nous interdisons de manger auparavant, de peur que le sommeil ne le saisisse et qu'il ne néglige sa lecture ; et s'il en est ainsi, à plus forte raison il est interdit de dormir avant la lecture de la Méguila, même s'il n'a l'intention que de dormir un peu, comme là-bas pour la lecture du Chema. Et la lecture de la Méguila est une obligation importante, puisque toutes les mitsvot sont repoussées devant elle, comme dit plus haut, au siman 687. Et vois plus haut, siman 235, séif 2, et dans la Michna Beroura là-bas, plusieurs détails concernant la lecture du Chema, et il en est de même ici. Et sache que, de même que la nuit il est interdit de manger avant sa lecture, de même le jour, même s'il a déjà prié, il est interdit de manger avant sa lecture, comme pour le chofar et le loulav.
séif katan 15
- (טז) אפילו התענית קשה עליו - ואם הוא אדם חלוש והשהייה יזיק לבריאותו ויכול לבוא לידי חולי וטעימה מעט אינו מספיק לו נראה דשרי לאכול אך יבקש מאחד שיזכירנו לקרוא את המגילה אחר אכילתו כתב הפמ"ג ספק אם קרא את המגילה אפשר דלא אמרינן בזה ספיקא דרבנן לקולא משום דהוא דברי קבלה:(16) Même si le jeûne lui est pénible – et s'il s'agit d'une personne faible, que l'attente nuirait à sa santé et pourrait rendre malade, et qu'une petite dégustation ne lui suffit pas, il semble qu'il lui soit permis de manger ; mais il demandera à quelqu'un de lui rappeler de lire la Méguila après son repas. Le Peri Megadim a écrit : s'il doute d'avoir lu la Méguila, il est possible que l'on ne dise pas, dans ce cas, « un doute sur une règle d'ordre rabbinique se tranche avec indulgence », parce que c'est une règle relevant des paroles de la tradition (divrei kabbala, c'est-à-dire des Prophètes et Hagiographes).
séif katan 16