Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 685 →- (א) ר"ח אדר וכו' - אבאר בקיצור ענין ד' פרשיות. והוא. חז"ל תקנו לקרות ד' פרשיות בשנה מר"ח אדר עד ר"ח ניסן לזכרון ד' דברים והם אלו. הראשונה היא פרשת שקלים לזכרון מצות מחצית השקל שיתבאר בסמוך שהיו מחוייבים ליתן ללשכה לקרבן התמיד בכל שנה. השניה היא פרשת זכור לזכור מעשה עמלק וקורין אותה בשבת שלפני פורים לסמכה למעשה שהיה מזרע עמלק וכדי להקדים זכירת מחיית עמלק לעשייתה וכדכתיב והימים האלה נזכרים ונעשים. השלישית היא פרשת פרה אדומה והיא בשבת שקודם פרשת החודש שכן היה שריפתה במדבר סמוך לניסן כדי להזות בה את ישראל באפר החטאת מיד אחר הקמת המשכן כדי שיהיו טהורים ויוכלו לעשות הפסח בזמנו לכך קורין פרשה זו להתפלל לפניו ית' שגם עלינו יזרוק מים טהורים במהרה. הרביעית פרשת החודש בשבת הסמוך לר"ח ניסן כדי לקדש חודש ניסן דכתיב בתורה החודש הזה לכם ראש חדשים אבל אין זה עיקר הקידוש כי עיקר הקידוש הוא בעת ראית הלבנה שמקדשין אותו הב"ד ואין הקריאה הזאת אלא מדרבנן:(1) Roch 'Hodech Adar, etc. – J'expliquerai brièvement le sujet des quatre parachiyot (sections de la Torah lues en supplément). Le voici : nos Sages, de mémoire bénie, ont institué de lire quatre parachiyot chaque année, de Roch 'Hodech Adar jusqu'à Roch 'Hodech Nissan, en souvenir de quatre choses, que voici. La première est parachat Chekalim, en souvenir de la mitsva du demi-chékel – qui sera expliquée tout de suite – que les Bnei Israël étaient tenus de donner chaque année au trésor du Temple pour le sacrifice perpétuel (tamid). La deuxième est parachat Zakhor, pour se souvenir de ce qu'a fait Amalek ; on la lit le Chabbat qui précède Pourim, pour la rapprocher de l'événement de Pourim, qui provenait d'un homme de la descendance d'Amalek (Haman), et afin de faire précéder le souvenir de l'effacement d'Amalek à sa réalisation, comme il est écrit : « Et ces jours sont rappelés et accomplis » (Esther 9, 28). La troisième est parachat Para Adouma (la vache rousse), et elle se lit le Chabbat qui précède parachat Ha'Hodech, car sa combustion eut lieu dans le désert près de Nissan, afin d'asperger les Bnei Israël avec la cendre de la vache expiatoire aussitôt après l'érection du Tabernacle, pour qu'ils soient purs et puissent faire le sacrifice de Pessa'h en son temps ; c'est pourquoi on lit cette paracha, pour prier devant Lui, béni soit-Il, qu'Il répande aussi sur nous une eau pure, bientôt. La quatrième est parachat Ha'Hodech, le Chabbat le plus proche de Roch 'Hodech Nissan, afin de sanctifier le mois de Nissan, comme il est écrit dans la Torah : « Ce mois-ci sera pour vous la tête des mois » (Exode 12, 2). Mais ce n'est pas là l'essentiel de la sanctification, car l'essentiel de la sanctification se fait au moment de l'observation de la lune, lorsque le tribunal (beit din) sanctifie le mois ; et cette lecture n'est que d'ordre rabbinique.
séif katan 1
- (ב) קורין פרשת שקלים - דאמר קרא זאת עולת חודש בחדשו לחדשי השנה והאי לחדשי יתירא הוא אלא אמרה תורה יש לך חודש שאתה צריך לחדשו בהבאת עולות תמידין ומוספין מתרומה חדשה וזהו ניסן דגמרינן בגמרא בג"ש שחודש זה הוא חודש ניסן וכיון דבניסן בעי לאקרובי מתרומה חדשה לכך מקדמינן ומשמיעין על השקלים באדר הסמוך לו שיביאו שקליהם בר"ח ניסן ואנו משלמין פרים שפתינו בקריאת הפרשה של כי תשא דכתיב בה ענין השקלים. יוצר יש לשחרית וגם למוסף בפרשת שקלים ובפרשת החודש אבל בזכור ופרה לא תקנו במוסף [פמ"ג] אם אירע שלא קראו הפרשה מענינו של יום אין לה תשלומין לשבת הבאה [שערי אפרים]. אם שכחו הצבור לקרות פרשת שקלים וה"ה בשארי השלשה פרשיות אם כבר אמר הפטרה של סדר השבוע בברכותיה ונזכרו צריכים לחזור ולהוציא ס"ת ולקרות הפרשה בברכה לפניה ולאחריה ויאמר אח"כ קדיש ויפטיר בלא ברכה לפניה ולאחריה. ואם נזכרו אחר שהתחיל לברך על הפטרה ואמר השם יגמור הברכה ויאמר קצת פסוקים מהפטרת השבוע [כדי שתהיה לברכה מקום לחול] ובלא ברכה אחריה ויוציאו ס"ת ויקרא עולה אחד מענינו של יום ואחר ברכה אחרונה יאמר קדיש ויקרא הפטרה בלא ברכה לפניה והברכות שלאחריה יברך. ואם נזכרו מיד אחר שבירך ברכה אחרונה על התורה יוציאו ס"ת אחרת ויניח אצל הראשונה ויאמר קדיש ואח"כ יקרא אחר שיפטיר מענינו של יום בברכותיה [שם] אם טעו וקראו הפרשיות והמגילה באדר ראשון צריך לחזור ולקרות המגילה בשני ולענין הפרשיות בב"י משמע דא"צ לחזור אבל בד"מ ובא"ר כתבו דצריך לחזור:(2) On lit parachat Chekalim – Car le verset dit : « Tel est l'holocauste du mois en son mois, pour les mois de l'année » (Nombres 28, 14). Or ce mot « pour les mois » est superflu ; mais la Torah a dit par là : il y a pour toi un mois que tu dois renouveler par l'apport des holocaustes perpétuels (temidin) et des sacrifices supplémentaires (moussafin) à partir de la nouvelle contribution (terouma) des chekalim ; et c'est Nissan, comme nous l'apprenons dans la Guemara par une guezéra chava (analogie textuelle) que ce mois est le mois de Nissan. Et puisqu'en Nissan il faut offrir les sacrifices à partir de la nouvelle contribution, c'est pourquoi on anticipe et on fait une annonce au sujet des chekalim en Adar, qui le précède immédiatement, pour qu'ils apportent leurs chekalim à Roch 'Hodech Nissan. Et nous, aujourd'hui, nous offrons en guise de « taureaux » les paroles de « nos lèvres » (Osée 14, 3) par la lecture de la paracha de Ki Tissa, où est écrit le sujet des chekalim. Il y a un Yotser (poème liturgique) pour Cha'harit et aussi pour Moussaf à parachat Chekalim et à parachat Ha'Hodech, mais pour Zakhor et Para, on n'en a pas institué pour Moussaf (Peri Megadim). S'il est arrivé qu'on n'ait pas lu la paracha propre au jour, elle n'a pas de rattrapage le Chabbat suivant (Chaarei Efraïm). Si la communauté a oublié de lire parachat Chekalim – et il en va de même pour les trois autres parachiyot –, si l'on a déjà dit la haftara de la paracha de la semaine avec ses bénédictions et qu'on s'en est souvenu, il faut ressortir un Séfer Torah et lire la paracha du jour avec une bénédiction avant et après ; on dira ensuite le Kaddich, et l'on fera la haftara correspondante sans bénédiction avant ni après. Et si l'on s'en est souvenu après avoir commencé la bénédiction de la haftara et prononcé le Nom divin, on achèvera la bénédiction et on dira quelques versets de la haftara de la semaine [afin que la bénédiction ait sur quoi porter], sans la bénédiction qui la suit ; puis on sortira le Séfer Torah, un appelé (ollé) lira la paracha propre au jour, et après la dernière bénédiction il dira le Kaddich et lira la haftara correspondante sans bénédiction avant, mais les bénédictions qui la suivent, il les dira. Et si l'on s'en est souvenu aussitôt après qu'il a dit la dernière bénédiction sur la Torah, on sortira un autre Séfer Torah, on le posera à côté du premier, on dira le Kaddich, et ensuite on appellera un autre fidèle, qui fera la haftara (maftir) du sujet du jour, avec ses bénédictions (ibid.). Si l'on s'est trompé et qu'on a lu les parachiyot et la Meguila en Adar I (lors d'une année embolismique), il faut relire la Meguila en Adar II ; quant aux parachiyot, il ressort du Beit Yossef qu'il n'est pas nécessaire de recommencer, mais le Darkhei Moché et l'Eliya Rabba ont écrit qu'il faut recommencer.
séif katan 2
- (ג) ומפטיר ויכרות יהוידע - כי שם נזכר נדבות לבדק הבית. ואין מפטירין בשל ר"ח אף שהיא תדירה משום דמשקלים סליקו בתורה ומפטירין בה:(3) Et l'on fait la haftara « Yehoyada conclut (l'alliance) » – Car il y est fait mention des dons volontaires pour l'entretien du Temple. Et l'on ne fait pas la haftara de Roch 'Hodech (lorsque Roch 'Hodech Adar tombe Chabbat), bien qu'elle soit plus fréquente (tadira), parce qu'on a terminé la lecture de la Torah par la section des chekalim, et l'on fait la haftara en rapport avec elle.
séif katan 3
- (ד) השבוע - ששה אנשים ובמקום שנהגו להוסיף מוסיפין [ש"א]:(4) De la semaine – Six hommes sont appelés ; et là où l'on a l'usage d'ajouter des appelés, on ajoute (Chaarei Efraïm).
séif katan 4
- (ה) ובשני של ר"ח - ומתחילין וביום השבת [לבוש] ומניחין ס"ת השלישית אצלה ואומרים ח"ק. ואם אחר שגמר פרשת השבת טעה ולקח הס"ת שהיתה מגוללת על פרשת שקלים ובירך לפניה והתחיל לקרות יסיים בפרשת שקלים ואח"כ להעולה בס"ת השלישית למפטיר יקרא עמו בפרשת ר"ח וההפטרה יאמר השמים כסאי מאחר שבקריאת התורה נסתיים מענין של שבת ור"ח. וכן ה"ה בשבת פרשת החודש כשחל ר"ח ניסן בשבת והקדים לקרות בפרשת החודש [ש"א]:(5) Et dans le deuxième Séfer Torah, la section de Roch 'Hodech – On commence par « Et le jour du Chabbat » (Nombres 28, 9) (Levouch), on pose le troisième Séfer Torah à côté de lui et on dit le demi-Kaddich. Et si, après avoir terminé la paracha du Chabbat, on s'est trompé et qu'on a pris le Séfer Torah qui était enroulé sur parachat Chekalim, qu'on a dit la bénédiction qui précède et commencé à lire, on terminera par parachat Chekalim, et ensuite, pour l'appelé au troisième Séfer Torah, comme maftir, on lira avec lui la paracha de Roch 'Hodech ; et pour la haftara, il dira « Le ciel est Mon trône » (Isaïe 66), puisque la lecture de la Torah s'est terminée par le sujet du Chabbat et de Roch 'Hodech. Et il en va de même le Chabbat de parachat Ha'Hodech, lorsque Roch 'Hodech Nissan tombe Chabbat et qu'on a lu en premier parachat Ha'Hodech (Chaarei Efraïm).
séif katan 5
- (ו) השבוע - ומניחין ס"ת השניה אצלה ואומר ח"ק:(6) De la semaine – On pose le deuxième Séfer Torah à côté de lui et on dit le demi-Kaddich.
séif katan 6
- (ז) עמלק - עד לא תשכח:(7) Amalek – Jusqu'à « tu n'oublieras pas » (Deutéronome 25, 19).
séif katan 7
- (ח) פקדתי - כן הוא ברמב"ם ובלבוש איתא ויאמר שמואל כה אמר ד' פקדתי את אשר עשה וגו':(8) J'ai considéré (pakadti) – Il en est ainsi chez le Rambam ; et dans le Levouch on trouve : « Chmouel dit (à Chaoul) : Ainsi parle Hachem… J'ai considéré ce qu'a fait (Amalek), etc. » (I Samuel 15, 1-2), c'est-à-dire qu'on commence deux versets plus tôt.
séif katan 8
- (ט) השבוע - ומניחין ס"ת השניה אצלה ואומרים ח"ק:(9) De la semaine – On pose le deuxième Séfer Torah à côté de lui et on dit le demi-Kaddich.
séif katan 9
- (י) פרה - בפרשת חוקת מתחלת הסדר עד תטמא עד הערב:(10) Para – Dans la paracha de 'Houkat, depuis le début de la section jusqu'à « sera impure jusqu'au soir » (Nombres 19, 22).
séif katan 10
- (יא) וע"ל בסימן קל"ז ס"ה - שם מבואר אם טעה ולא גמר כל הפרשה:(11) Et voir plus haut, siman 137, séif 5 – Là est expliqué le cas où l'on s'est trompé et qu'on n'a pas terminé toute la paracha.
séif katan 11
- (יב) השבוע - ומניחין ס"ת השניה אצלה ואומרים ח"ק:(12) De la semaine – On pose le deuxième Séfer Torah à côté de lui et on dit le demi-Kaddich.
séif katan 12
- (יג) לכם - עד תאכלו מצות כשחל ר"ח ניסן בשבת שאז הוא פרשת החודש מפטירין פ' החודש ולא השמים כסאי [עט"ז בשם לבוש] ומוציאין ג' ספרים באחד קורין פרשת השבוע ומניחין השניה ואין אומרין קדיש ומגביהין הראשונה וגוללין ופותחין השניה וקורין בפרשת ר"ח מן וביום השבת עד ונסכו ומניחין השלישית ואומרין קדיש ומגביהין השניה וגוללין ופותחין השלישית וקוראין למפטיר בפ' החודש [ש"א]:(13) Pour vous – Jusqu'à « vous mangerez des matsot » (Exode 12, 20). Lorsque Roch 'Hodech Nissan tombe Chabbat, ce qui est alors le Chabbat de parachat Ha'Hodech, on fait la haftara de Ha'Hodech et non « Le ciel est Mon trône » (voir le Taz au nom du Levouch). On sort trois Sifrei Torah : dans le premier, on lit la paracha de la semaine ; on pose le deuxième à côté, on ne dit pas le Kaddich, on élève le premier et on l'enroule ; on ouvre le deuxième et on lit dans la paracha de Roch 'Hodech, depuis « Et le jour du Chabbat » jusqu'à « et sa libation » (Nombres 28, 9-15) ; on pose le troisième à côté, on dit le Kaddich, on élève le deuxième et on l'enroule ; on ouvre le troisième et on lit pour le maftir dans parachat Ha'Hodech (Chaarei Efraïm).
séif katan 13
- (יד) שפרשת זכור - דכתיב זכור את אשר עשה וכו' וגמרינן בגמרא דהאי זכור היינו באמירה מתוך הספר דוקא [ולא די במה שיקבע זה בלבו] וע"כ צריך הקורא לכוין להוציא כל השומעים וגם השומעים צריכין לכוין לצאת:(14) Que parachat Zakhor – Car il est écrit : « Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek », etc. (Deutéronome 25, 17), et nous apprenons dans la Guemara que ce « souviens-toi » signifie par la parole, à partir du livre précisément [et il ne suffit pas de le fixer dans son cœur] ; c'est pourquoi le lecteur doit avoir l'intention d'acquitter tous les auditeurs, et les auditeurs aussi doivent avoir l'intention de s'acquitter.
séif katan 14
- (טו) ופ' פרה אדומה - והרבה אחרונים כתבו שפרשה זו אינה מדאורייתא ועיין לעיל בסימן ס' סק"י במ"ב דאפילו במצוה דרבנן ג"כ צריך לכוין לצאת ידי המצוה:(15) Et parachat Para Adouma – Beaucoup d'A'haronim ont écrit que cette paracha (sa lecture) n'est pas de la Torah ; et voir plus haut, siman 60, séif katan 10, dans la Michna Beroura, que même pour une mitsva d'ordre rabbinique, il faut aussi avoir l'intention de s'acquitter de la mitsva.
séif katan 15
- (טז) למקום שיש מנין וכו' - היינו אפילו יש לו ס"ת בביתו אלא שאין לו מנין בביתו ואפילו אם נאמר דמנין לפרשה זכור הוא מדרבנן בעלמא עכ"פ עיקר קריאת זכור הוא דאורייתא והנה בתרומת הדשן כתב דשמיעת קריאת פ' זכור בעשרה עדיף יותר ממקרא מגילה בצבור שמקרא מגילה לדעת רוב הפוסקים סגי בזמנו ביחיד וע"כ אם א"א לו לקיים שניהם יראה לקיים קריאת פ' זכור בצבור אבל המ"א מצדד דטוב יותר שיבוא למקום שקורין המגילה בצבור ופרשת זכור יוצא ע"פ הדחק במה שישמע הקריאה בפורים פרשת ויבוא עמלק דבזה נמי זוכר מעשה עמלק ויוצא י"ח ור"ל דיוצא מדאורייתא והנה למאי דקי"ל לעיל בסימן ס' דמצות צריכות כונה יהיה צריך בעת שמיעת פרשה זו לכוין לצאת בזה מ"ע של זכור אבל לענ"ד עיקר דינו של המ"א צ"ע דהא כתיב בתורה זכור את אשר עשה וגו' אשר קרך בדרך ויזנב בך וגו' תמחה וגו' והכונה שלא לשכוח מה שעשה לנו עמלק ונספר זה לבנינו ולדורותינו לומר להם כך עשה לנו הרשע ולכך נצטוינו למחות את שמו כמו שכתב הרמב"ן בביאורו וזה לא נזכר בפרשת ויבא עמלק:(16) Dans un lieu où il y a un minyan, etc. – C'est-à-dire même s'il a un Séfer Torah chez lui, mais qu'il n'a pas de minyan chez lui. Et même si nous disons que l'exigence d'un minyan pour parachat Zakhor est seulement d'ordre rabbinique, en tout cas l'essentiel de la lecture de Zakhor est de la Torah. Or le Teroumat HaDéchen a écrit que l'audition de la lecture de parachat Zakhor à dix est préférable à la lecture de la Meguila en public, car pour la lecture de la Meguila, selon la plupart des décisionnaires, il suffit, lorsqu'on la lit en son temps, de la lire seul ; c'est pourquoi, s'il ne lui est pas possible d'accomplir les deux, il veillera à accomplir la lecture de parachat Zakhor en public. Mais le Maguen Avraham incline à penser qu'il est préférable qu'il aille dans un lieu où l'on lit la Meguila en public ; quant à parachat Zakhor, il s'en acquitte, en cas de nécessité, en entendant la lecture de Pourim, la paracha « Et Amalek vint » (Exode 17, 8), car par celle-ci aussi on se souvient de ce qu'a fait Amalek, et il s'acquitte de son obligation ; il veut dire qu'il s'acquitte de l'obligation de la Torah. Or, selon ce que nous avons établi plus haut, siman 60, que les mitsvot requièrent l'intention, il faudra, au moment d'entendre cette paracha, avoir l'intention de s'acquitter par là du commandement positif de « Souviens-toi ». Mais à mon humble avis, l'essentiel de la règle du Maguen Avraham demande examen, car il est écrit dans la Torah : « Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek…, qui t'a surpris en chemin et a frappé tes traînards…, tu effaceras… » (Deutéronome 25, 17-19) ; et le sens en est de ne pas oublier ce que nous a fait Amalek, et de raconter cela à nos enfants et à nos générations, en leur disant : voici ce que nous a fait le méchant, et c'est pourquoi nous avons reçu l'ordre d'effacer son nom, comme l'a écrit le Ramban dans son commentaire de la Torah ; or cela n'est pas mentionné dans la paracha « Et Amalek vint ».
séif katan 16
- (יז) מ"מ יזהרו לקרותם וכו' - ויהדר לקרות זה מתוך הספר וכנ"ל בסקי"ד:(17) Néanmoins, ils veilleront à les lire, etc. – Et il s'efforcera de lire cela à partir du livre (le Séfer Torah), comme il a été dit plus haut, séif katan 14.
séif katan 17
- (יח) בנגינתם ובטעמם - דע דיש אומרים שצריך לקרות זכר עמלק בציר"י ויש אומרים שצריך לקרות זכר עמלק בסגו"ל וע"כ מהנכון שהקורא יקרא שניהם לצאת י"ש. כתב מהרי"ל בכל ד' פרשיות אין מזכירין נשמות ואומרים צו"ץ [ד"מ] ולענין אב הרחמים בא"ר בשם הגמ"נ די"ל בהם אב הרחמים ובד"מ בשם מהרי"ל משמע דאין אומרים בהם אה"ר וכן העתיק בדה"ח ולענין תענית של שובבי"ם ת"ת עיין בבה"ט ושע"ת:(18) Avec leur cantillation et leur accentuation – Sache que certains disent qu'il faut lire zékher Amalek avec un tséré, et certains disent qu'il faut lire zékher Amalek avec un ségol ; c'est pourquoi il est bon que le lecteur lise les deux, pour s'acquitter envers le Ciel. Le Maharil a écrit : dans les quatre parachiyot, on ne fait pas mention des âmes (on ne récite pas la prière pour les défunts), et l'on dit Tsidkatekha tsédek (à Min'ha) (Darkhei Moché). Quant à Av Hara'hamim, l'Eliya Rabba rapporte au nom des Hagahot Minhaguim qu'on dit à ces Chabbatot Av Hara'hamim ; mais dans le Darkhei Moché, au nom du Maharil, il ressort qu'on n'y dit pas Av Hara'hamim, et c'est ce qu'a recopié le Derekh Ha'Hayim. Quant au jeûne de Chovavim Tat (les semaines des parachiyot Chemot à Michpatim, et Terouma et Tetsavé lors d'une année embolismique), voir le Baer Hétev et le Chaarei Techouva.
séif katan 18