Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 677 →- (א) אכסנאי וכו' - וה"ה הבחורים שלומדים שלא בביתם צריכין להשתתף עכ"פ ודוקא בבחור שאוכל בפ"ע אבל אם סמוך על שולחן בעה"ב הוא בכלל ב"ב וה"ה משרתיו כיון שהם סמוכין על שולחנו בקביעות מדינא א"צ להדליק אא"כ רוצה להיות מן המהדרין:(1) Un hôte de passage, etc. – Et de même, les jeunes gens qui étudient hors de chez eux doivent au moins s'associer (à l'huile d'un autre). Et cela uniquement pour un jeune homme qui mange à part ; mais s'il dépend de la table du maître de maison, il fait partie des gens de la maison. Et de même ses serviteurs : puisqu'ils dépendent de sa table de façon fixe, selon la loi ils n'ont pas besoin d'allumer, à moins qu'ils ne veuillent faire partie de ceux qui embellissent la mitsva (les mehadrin).
séif katan 1
- (ב) שאין מדליקין עליו בביתו - כי מדינא כשאשתו מדלקת נר חנוכה בביתו הוא יוצא י"ח בהדלקתה אף שהוא במקום רחוק מביתו וא"צ שוב להשתתף אפילו בפריטי ועיין בט"ז בשם רש"ל דדוקא כשהוא יודע בבירור שאשתו מדלקת עליו אבל אם אינו יודע יש לו להדליק וגם לברך. ומטעם זה מי שלא ידע שהדליקו עליו ובא באותו לילה לביתו ומצא שהדליקו עליו צריך להדליק דכיון שלא ידע מתחלה מסתמא היה דעתו להדליק בעצמו ולא לצאת בשל אשתו וממילא חל עליו תקנת חכמים ועיין במ"א שדעתו בזה דידליק בלא ברכה:(2) Pour qui l'on n'allume pas dans sa maison – Car selon la loi, lorsque sa femme allume la lumière de 'Hanouka dans sa maison, il s'acquitte de son obligation par son allumage, même s'il se trouve loin de chez lui, et il n'a plus besoin de s'associer, même par une petite pièce de monnaie. Et voir le Taz au nom du Maharchal : c'est seulement lorsqu'il sait avec certitude que sa femme allume pour lui ; mais s'il ne le sait pas, il doit allumer et aussi réciter la bénédiction. Et pour cette raison, celui qui ne savait pas qu'on avait allumé pour lui, et qui est rentré chez lui ce soir-là et a trouvé qu'on avait allumé pour lui, doit allumer : puisqu'il ne le savait pas au départ, son intention était vraisemblablement d'allumer lui-même et non de s'acquitter par l'allumage de sa femme, et de ce fait l'institution des Sages s'applique à lui. Et voir le Maguen Avraham, dont l'avis en cela est qu'il allumera sans bénédiction.
séif katan 2
- (ג) לתת פרוטה - היינו שא"צ האכסנאי ליתן כל חצי הוצאות הנרות רק בפרוטה סגי דעי"ז מקנה לו חלק בשמן [ויש מאחרונים שכתבו דצריך הבעה"ב להוסיף מעט שמן בשבילו חוץ השיעור שצריך ליתן לצורך חצי שעה בשביל עצמו] וה"ה אם בעה"ב מקנה לו חלק בשמן במתנה שרי דהוי כמשתתף בפרוטה ומ"מ אם יש לאכסנאי נר נכון יותר להדליק בעצמו:(3) Donner une perouta – C'est-à-dire que l'hôte n'a pas besoin de donner la moitié entière des frais des lumières : une perouta suffit, car par elle le maître de maison lui transfère une part de l'huile [et certains A'haronim ont écrit que le maître de maison doit ajouter un peu d'huile pour lui, en plus de la quantité qu'il doit mettre pour une demi-heure pour lui-même]. Et de même, si le maître de maison lui transfère une part de l'huile en cadeau, c'est permis, car c'est comme s'il s'associait par une perouta. Néanmoins, si l'hôte a une lumière, il est plus convenable qu'il allume lui-même.
séif katan 3
- (ד) להשתתף עמו - היינו אפילו אם אוכל על שולחן בעה"ב לא אמרינן דכבני ביתו דמי ומדינא די בנר אחד לכולם כיון דאורח הוא ואינו סמוך על שולחנו בקביעות צריך להשתתף עמו. וצריך האכסנאי לשמוע הברכות מבעה"ב [אחרונים]:(4) Pour s'associer avec lui – C'est-à-dire : même s'il mange à la table du maître de maison, nous ne disons pas qu'il est comme les gens de sa maison, pour lesquels selon la loi une seule lumière suffit pour tous ; puisqu'il est un invité et ne dépend pas de sa table de façon fixe, il doit s'associer avec lui. Et l'hôte doit entendre les bénédictions du maître de maison [les A'haronim].
séif katan 4
- (ה) ואם יש לו וכו' - הטעם משום חשדא שיחשדו אותו שלא הדליק נר חנוכה ואפילו אם הוא יודע שמדליקין עליו בביתו לא מהני:(5) Et s'il a, etc. – La raison est la suspicion : on le soupçonnerait de ne pas avoir allumé la lumière de 'Hanouka. Et même s'il sait qu'on allume pour lui dans sa maison, cela ne sert à rien.
séif katan 5
- (ו) פתח פתוח וכו' - אפילו הוא פתוח לרוח שפתח בעל הבית פתוחה והבעה"ב הלא הדליק נר חנוכה מ"מ חיישינן שכשידעו שפה התאכסן אורח אחד יאמרו שלא הדליק נר חנוכה:(6) Une entrée ouverte, etc. – Même si elle est ouverte du côté où l'entrée du maître de maison est ouverte, et que le maître de maison a bien allumé la lumière de 'Hanouka, néanmoins nous craignons que, lorsqu'on saura qu'un invité loge ici, on dise qu'il n'a pas allumé la lumière de 'Hanouka.
séif katan 6
- (ז) לעצמו - משמע מזה דכשאין פתח פתוח אפילו הוא מתאכסן בחדר בפני עצמו יכול להשתתף בפריטי עם בעה"ב או אם הוא נשוי יכול לסמוך על ביתו ויש פוסקים שסוברין דכ"ז בזמן הגמרא שהיו מדליקין בפתחי הבתים ובחצרות אבל האידנא שמדליקין בפנים בבית כל אורחים היינו אפילו נשוי שבביתו מדליקין עליו בודאי ג"כ צריך להדליק בעצמו בכל גווני דמי יודע באכסניא אם יש לו אשה בבית שמדלקת עליו ואתו למיחשדיה וגם להשתתף בפריטי אינו מועיל משום דכיון שהמנהג כהיום שכל אחד מדליק בבית בפ"ע אתו בני הבית לחשדו ומסיק המ"א שאין להחמיר כדבריהם כ"א כשיש לו עכ"פ חדר בפ"ע אבל אם אין לו חדר בפ"ע יכול לסמוך אאנשי ביתו שהדליקו עליו בביתו או אפריטי ועיין לעיל בסוף סק"ג שכתבנו דכשיש לו נר נכון יותר להדליק בעצמו ועיין לעיל בסימן תרע"ו שהבאנו כמה פוסקים שסוברין דכשהוא סומך על אנשי ביתו אף שיוצא בזה ידי נר חנוכה מ"מ כשרואה אח"כ נר חנוכה יש אומרים שצריך לברך שעשה נסים וע"כ נכון יותר להדליק בעצמו אפילו נר אחד ולא לסמוך על קולא זו ועיין לקמיה בס"ג מה שנכתוב בזה:(7) Pour lui seul – Il en ressort que lorsqu'il n'a pas d'entrée ouverte, même s'il loge dans une chambre à part, il peut s'associer par une petite pièce de monnaie avec le maître de maison ; ou, s'il est marié, il peut compter sur sa maison. Mais certains décisionnaires pensent que tout cela valait à l'époque de la Guemara, où l'on allumait aux entrées des maisons et dans les cours ; mais aujourd'hui, où l'on allume à l'intérieur de la maison, tout invité, c'est-à-dire même un homme marié pour qui l'on allume assurément dans sa maison, doit aussi allumer lui-même dans tous les cas : car qui sait, dans le lieu où il loge, s'il a chez lui une femme qui allume pour lui ? On en viendrait à le soupçonner. Et s'associer par une petite pièce de monnaie ne sert à rien non plus, parce que, l'usage étant aujourd'hui que chacun allume séparément dans la maison, les gens de la maison en viendraient à le soupçonner. Et le Maguen Avraham conclut qu'il ne faut être rigoureux selon leurs propos que lorsqu'il a au moins une chambre à part ; mais s'il n'a pas de chambre à part, il peut compter sur les gens de sa maison qui ont allumé pour lui chez lui, ou sur la petite pièce de monnaie. Et voir plus haut, à la fin du séif katan 3, où nous avons écrit que lorsqu'il a une lumière, il est plus convenable d'allumer lui-même. Et voir plus haut, au siman 676, où nous avons rapporté plusieurs décisionnaires selon lesquels, lorsqu'il compte sur les gens de sa maison, bien qu'il s'acquitte ainsi de la lumière de 'Hanouka, néanmoins, lorsqu'il voit ensuite une lumière de 'Hanouka, certains disent qu'il doit réciter « qui a fait des miracles » ; c'est pourquoi il est plus convenable d'allumer lui-même, même une seule lumière, et de ne pas compter sur cette indulgence. Et voir un peu plus loin, au séif 3, ce que nous écrirons à ce sujet.
séif katan 7
- (ח) צריך להדליק וכו' - וכיון דבזה ההדלקה אינו אלא משום חשדא י"א דלא יברך אם יודע שמדליקין עליו בביתו אבל אם אין מדליקין עליו בביתו צריך לברך דכיון שהוא מדליק בעצמו בודאי אינו משתתף עמהם בפריטי וחל עליו מדינא חובת הדלקה:(8) Il doit allumer, etc. – Et puisque dans ce cas l'allumage n'a lieu qu'en raison de la suspicion, certains disent qu'il ne récitera pas la bénédiction s'il sait qu'on allume pour lui dans sa maison ; mais si l'on n'allume pas pour lui dans sa maison, il doit réciter la bénédiction : puisqu'il allume lui-même, il ne s'associe assurément pas avec eux par une petite pièce de monnaie, et l'obligation d'allumer lui incombe selon la loi.
séif katan 8
- (ט) אף על פי שאותו בית וכו' - טעמו שכיון שיש לו בית מיוחד לשינה והעולם רואין אותו נכנס ויוצא בו איכא חשדא אם אינו מדליק שאין העולם יודעין שאוכל במקום אחר [טור]:(9) Même si cette maison, etc. – Sa raison : puisqu'il a une maison destinée au sommeil, et que les gens le voient y entrer et en sortir, il y a suspicion s'il n'allume pas, car les gens ne savent pas qu'il mange ailleurs [le Tour].
séif katan 9
- (י) האוכל אצל אביו - ואפילו אוכל אצלו בקביעות כיון דהטעם משום חשד:(10) Qui mange chez son père – Et même s'il mange chez lui de façon fixe, puisque la raison est la suspicion.
séif katan 10
- (יא) וי"א דבזה"ז וכו' - ועיין באחרונים שכתבו דגם הדעה ראשונה מודה בזה"ז דכיון שמדליקין בפנים ליכא חשדא מעוברים ושבים אלא מבני הבית והם יודעים שמדליק במקום שאוכל או משתתף עם בעה"ב שם:(11) Et certains disent qu'à notre époque, etc. – Et voir les A'haronim, qui ont écrit que même le premier avis l'admet à notre époque : puisqu'on allume à l'intérieur, il n'y a pas de suspicion de la part des passants, mais seulement des gens de la maison, et eux savent qu'il allume à l'endroit où il mange, ou qu'il s'y associe avec le maître de maison.
séif katan 11
- (יב) במקום שאוכל - דמקום אכילתו עיקר. ודוקא לענין אכסנאי הנ"ל שאין ביתו אצלו או לענין בן הסמוך על שולחן אביו אבל מי שסועד אצל חבירו באקראי ויש לו שם בית באותו העיר צריך לילך לביתו להדליק שם נר חנוכה ואם אינו רוצה לזוז ממקום שסועד יצוה לאשתו שתדליק עליו בביתו ומ"מ מצוה בו יותר מבשלוחו ועיין בבה"ל:(12) À l'endroit où il mange – Car le lieu de son repas est l'essentiel. Et cela seulement pour l'hôte mentionné plus haut, dont la maison n'est pas auprès de lui, ou pour un fils qui dépend de la table de son père ; mais celui qui prend un repas chez son prochain occasionnellement, et qui a une maison dans cette ville, doit aller chez lui pour y allumer la lumière de 'Hanouka. Et s'il ne veut pas quitter l'endroit où il prend son repas, il ordonnera à sa femme d'allumer pour lui dans sa maison ; néanmoins, la mitsva par lui-même vaut mieux que par son mandataire. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 12
- (יג) קטן שהגיע לחינוך וכו' - לפי מה שפסק המחבר בסי' תרע"א ס"ב דאפילו המהדרין מן המהדרין אין מדליקין רק נר אחד לכל אנשי הבית ורק שמוסיפין והולכין בכל יום נר אחד יותר ע"כ מיירי כאן שהקטן הזה יש לו בית בפ"ע וע"כ צריך להדליק ולברך אבל לדידן דנהגינן שכל אחד צריך להדר ולהדליק בפ"ע א"כ גם הקטן הזה צריך בכל גווני להדליק בפ"ע והכי פסק הרמ"א לעיל בסוף סימן תרע"ה אבל דעת הש"ג והמאירי דאפילו לדידן א"צ לחנך הקטן להדליק בפ"ע אם לא שיש לו בית בפ"ע:(13) Un mineur qui a atteint l'âge de l'éducation, etc. – Selon ce qu'a tranché l'auteur au siman 671, séif 2, que même ceux qui embellissent la mitsva au plus haut degré (mehadrin min hamehadrin) n'allument qu'une lumière pour tous les gens de la maison, et seulement en ajoutant progressivement chaque jour une lumière de plus, on doit dire qu'il s'agit ici d'un mineur qui a une maison à lui ; c'est pourquoi il doit allumer et réciter la bénédiction. Mais pour nous, qui avons l'usage que chacun doit embellir la mitsva et allumer séparément, ce mineur aussi doit donc, dans tous les cas, allumer séparément ; et c'est ce qu'a tranché le Rema plus haut, à la fin du siman 675. Mais l'avis des Chilté HaGuiborim et du Méïri est que même pour nous, il n'est pas nécessaire d'éduquer le mineur à allumer séparément, à moins qu'il n'ait une maison à lui.
séif katan 13
- (יד) כי חייב לראות - זה סותר לסימן תרע"ו ס"ג דסובר שם דכשמדליקין בביתו א"צ לברך על הראיה ודין דכאן הוא מן המרדכי ושם סתם המחבר כשארי פוסקים שחולקין עליו ולכן לדינא אין לנהוג כן להדליק בברכה אא"כ שיאמר שאינו רוצה לצאת בהדלקת אשתו וכמ"ש רמ"א אח"ז ועיין לקמיה:(14) Car il est obligé de voir – Cela contredit le siman 676, séif 3, où l'auteur pense que lorsqu'on allume dans sa maison, il n'a pas besoin de réciter la bénédiction sur la vue des lumières. La règle d'ici vient du Mordekhaï, et là-bas l'auteur a écrit sans mentionner d'avis divergent, comme les autres décisionnaires qui sont en désaccord avec lui. C'est pourquoi, selon la loi, on ne doit pas avoir l'usage d'allumer avec bénédiction, à moins qu'il ne dise qu'il ne veut pas s'acquitter par l'allumage de sa femme, comme l'écrit le Rema juste après. Et voir un peu plus loin.
séif katan 14
- (טו) אם רוצה להחמיר וכו' - ר"ל אף דמדינא פטור להדליק אם מדליקין עליו בביתו מ"מ אם רוצה להחמיר על עצמו ולהדליק בעצמו רשאי ובלבד שיכוין במחשבתו קודם שעת ההדלקה שאינו רוצה לצאת בשל אשתו וממילא לית כאן משום ברכה לבטלה דכיון שאינו רוצה לצאת בהדלקתה חל חיוב הדלקה עליה:(15) S'il veut être rigoureux, etc. – Il veut dire : bien que selon la loi il soit exempt d'allumer si l'on allume pour lui dans sa maison, néanmoins, s'il veut être rigoureux envers lui-même et allumer lui-même, il en a le droit, pourvu qu'il ait l'intention dans sa pensée, avant le moment de l'allumage, de ne pas vouloir s'acquitter par l'allumage de sa femme ; et de ce fait, il n'y a pas ici de bénédiction prononcée en vain, car puisqu'il ne veut pas s'acquitter par son allumage à elle, l'obligation d'allumer lui incombe.
séif katan 15
- (טז) וכן נוהגין - וכן סתמו הרבה אחרונים. ויש מן הפוסקים שסוברין אחרי דחז"ל פטרוהו ע"י הדלקת אשתו לא כל כמיניה לומר איני רוצה לצאת בשל אשתי וידליק בלא ברכה. והנה אף דודאי אין למחות ביד הנוהגין לברך אחרי דהרבה אחרונים הסכימו לברך מ"מ טוב יותר להדר לשמוע הברכות מפי אחר ויענה אמן [ויכוין לצאת בהן] וידליק נרותיו או יראה לשער להדליק נרותיו ולברך עליהן זמן מה קודם שמדלקת אשתו בביתו דהיינו שהיא מדלקת אחר מערב כמנהג העולם והוא ידליק קודם מערב:(16) Et tel est l'usage – Et c'est ce qu'ont écrit sans réserve de nombreux A'haronim. Mais certains décisionnaires pensent que, puisque nos Sages, de mémoire bénie, l'ont exempté par l'allumage de sa femme, il n'est pas en son pouvoir de dire : je ne veux pas m'acquitter par l'allumage de ma femme ; et il allumera sans bénédiction. Or, bien qu'assurément il ne faille pas protester contre ceux qui ont l'usage de réciter la bénédiction, puisque de nombreux A'haronim ont admis qu'on la récite, néanmoins il est mieux de s'efforcer d'entendre les bénédictions de la bouche d'un autre et de répondre amen [en ayant l'intention de s'en acquitter], puis d'allumer ses lumières ; ou bien de s'arranger pour allumer ses lumières et réciter la bénédiction sur elles un certain temps avant que sa femme n'allume dans sa maison, c'est-à-dire : si elle allume après la prière d'Arvit, selon l'usage général, lui allumera avant Arvit.
séif katan 16
- (יז) הנותר ביום השמיני וכו' - דבלילות הקודמין אם נותר יכול להשתמש בהן למצות הדלקה בלילות שאחריהן ואם נתערב בשמן אחר דינו כדלקמיה:(17) Ce qui reste le huitième jour, etc. – Car les soirs précédents, s'il en reste, il peut l'utiliser pour la mitsva de l'allumage les soirs suivants ; et si elle s'est mélangée à une autre huile, sa loi est comme il est dit un peu plus loin.
séif katan 17
- (יח) מן השמן הצריך וכו' - היינו שלא נתן תחלה רק כשיעור הדלקה ונכבה באמצע ונותר ולכן אסור דהוקצה למצותו ואסור להנות הימנו אבל אם נתן הרבה בנר ונותר מותר להשתמש בו לכתחלה וכמו שכתב לעיל בסימן תרע"ב ס"ב. ודע דיש פוסקים שסוברין דאם נתן השמן בסתם הוקצה כל השמן אם לא דהתנה לכתחלה שלא יאסור אלא כשיעור ועיין לעיל בסימן תרע"ב במ"ב סק"ז:(18) De l'huile nécessaire, etc. – C'est-à-dire qu'il n'avait mis au départ que la quantité nécessaire pour l'allumage, et qu'elle s'est éteinte au milieu et qu'il en est resté ; c'est pourquoi c'est interdit, car elle a été réservée à sa mitsva, et il est interdit d'en tirer profit. Mais s'il en avait mis beaucoup dans la lampe et qu'il en est resté, il est permis de l'utiliser lekhat'hila, comme il l'a écrit plus haut, au siman 672, séif 2. Et sache que certains décisionnaires pensent que s'il a mis l'huile sans précision, toute l'huile est réservée (mouktsé), à moins qu'il n'ait stipulé au départ que seule la quantité requise serait interdite. Et voir plus haut, au siman 672, dans la Michna Beroura, séif katan 7.
séif katan 18
- (יט) ושורפו בפ"ע - דלהניחו לשנה הבאה לנ"ח אסור דחיישינן לתקלה ואפילו להניחו בכלי מאוס דודאי לא יבוא לאכלו ג"כ אסור דחיישינן שמא יבוא לדלוק ולהנות הימנו:(19) Et la brûle séparément – Car la garder pour l'année suivante pour la lumière de 'Hanouka est interdit, car nous craignons un incident (qu'on ne vienne à en profiter). Et même la garder dans un récipient répugnant, où il ne viendra assurément pas à la manger, est également interdit, car nous craignons qu'il ne vienne à l'allumer et à en tirer profit.
séif katan 19
- (כ) שאין להוסיף עליו וכו' - ועיין ביו"ד סימן צ"ט ס"ו דיש מתירין בכל איסור דרבנן להוסיף עליו אם נתערב ולכן כתב כאן יש מי שאומר:(20) Qu'on ne doit pas y ajouter, etc. – Et voir le Choulhan Aroukh, Yoré Déa, siman 99, séif 6 : certains permettent, pour tout interdit d'ordre rabbinique, d'y ajouter (pour l'annuler) s'il s'est mélangé ; c'est pourquoi il a écrit ici « il y a un avis selon lequel ».
séif katan 20