Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 674 →- (א) נר חנוכה מנר חנוכה - מיירי מליל ראשון ואילך שיש יותר מנר אחד ומדליק זה מזה א"נ בליל ראשון ויש שני אנשים בבית אחד שכל אחד מדליק בפני עצמו מותרין להדליק זה מזה דשתיהן נרות של מצוה הן ואף דמבואר לקמן בסימן תרע"ה שצריך להניחה תחלה על מקומה ואח"כ להדליקה כבר כתב הט"ז לקמן דעל זמן מועט אין להקפיד ע"ז ולדעת שארי אחרונים דסוברין דעל זמן מועט ג"כ יש להקפיד הכא מיירי שהיו שניהן קבועין במקומן אכן היה להן פתילות ארוכות והפתילה מגיע לנר שלפניה וא"צ להסירה ממקומה:(1) Une lumière de 'Hanouka à partir d'une lumière de 'Hanouka – Il s'agit des soirs à partir du premier soir, où il y a plus d'une lumière, et où l'on allume l'une à partir de l'autre ; ou bien, le premier soir, s'il y a deux personnes dans une même maison, chacune allumant séparément : il leur est permis d'allumer l'une à partir de l'autre, car toutes deux sont des lumières de mitsva. Et bien qu'il soit expliqué plus loin, au siman 675, qu'il faut d'abord la poser à sa place et ensuite l'allumer, le Taz a déjà écrit plus loin que pour un court moment, il n'y a pas à y prêter attention. Et selon l'avis des autres A'haronim, qui pensent que même pour un court moment il faut y prêter attention, il s'agit ici du cas où toutes deux étaient fixées à leur place, mais elles avaient de longues mèches, et la mèche atteint la lumière voisine, de sorte qu'il n'est pas nécessaire de l'ôter de sa place.
séif katan 1
- (ב) בלא אמצעי - דאין בזה ביזוי מצוה כיון דשתיהן של מצוה הן ואם כבה אחד מהנרות אין להדליקה מן האחרים אפילו בלא אמצעי ואפילו כבתה בתוך שיעור הזמן דאין בהדלקה זו מצוה מעיקר הדין דקי"ל כבתה אין זקוק לה:(2) Sans intermédiaire – Car il n'y a là aucun mépris de la mitsva, puisque toutes deux sont de mitsva. Et si l'une des lumières s'est éteinte, on ne doit pas la rallumer à partir des autres, même sans intermédiaire, et même si elle s'est éteinte pendant la durée requise, car cet allumage n'est pas une mitsva selon la stricte loi, puisque nous tenons pour règle que si elle s'est éteinte, on n'est pas tenu de s'en occuper.
séif katan 2
- (ג) ע"י נר של חול אסור - מפני שנראה כמבזה נר של מצוה שמדליק ממנו נר של חול אע"פ שהוא עושה לצורך מצוה ונר של שמש הוא בכלל נר של חול לזה ועיין לקמיה בסק"ז:(3) Au moyen d'une lumière profane, c'est interdit – Parce qu'on paraît mépriser la lumière de mitsva en allumant à partir d'elle une lumière profane, bien qu'on le fasse pour le besoin de la mitsva. Et la lumière du chamach (lumière auxiliaire) est comprise, à cet égard, dans la catégorie de lumière profane. Et voir un peu plus loin, séif katan 7.
séif katan 3
- (ד) גם בזה - ס"ל דכיון דעושה כדי להדליק תיכף ממנו נר של מצוה לאו בכלל ביזוי הוא:(4) Même cela – Ils pensent que, puisqu'on le fait pour allumer aussitôt à partir d'elle une lumière de mitsva, cela n'entre pas dans la catégorie du mépris.
séif katan 4
- (ה) בנרות חנוכה וכו' - ודוקא בנרות חנוכה ומטעם שמבאר לקמיה אבל בנרות אחרים של מצוה כגון של שבת ושל בית הכנסת וכדומה מדליקין מנר לנר [ד"מ] וכן הסכים בספר חמד משה דכן הוא עמא דבר וכ"כ בחיי אדם וכן משמע לעיל בסימן קנ"ד סי"ד דדוקא נר של הדיוט אין מדליקין מנר של ביהכ"נ אבל נר מנר שרי ולא הגיה הרמ"א שם כלום להחמיר משמע דפשיטא ליה דבזה לית כאן מנהג להחמיר ועיין בפמ"ג דע"י נר של חול אין כדאי אפילו בשאר נרות של מצוה ועיין לקמיה מה שנכתוב בזה:(5) Pour les lumières de 'Hanouka, etc. – Et uniquement pour les lumières de 'Hanouka, pour la raison qu'il explique un peu plus loin ; mais pour les autres lumières de mitsva, comme celles de Chabbat, de la synagogue et ce qui leur ressemble, on allume d'une lumière à une autre [le Darkhei Moché]. Et de même, le livre 'Hemed Moché a admis que tel est l'usage du peuple ; et ainsi a écrit le 'Hayé Adam. Et c'est aussi ce qui ressort de plus haut, siman 154, séif 14, que c'est seulement une lumière d'un particulier qu'on n'allume pas à partir d'une lumière de la synagogue, mais d'une lumière à une lumière de mitsva, c'est permis ; et le Rema n'a rien ajouté là-bas pour être rigoureux, ce qui montre qu'il lui paraît évident qu'en cela il n'y a pas d'usage d'être rigoureux. Et voir le Peri Megadim, selon qui, au moyen d'une lumière profane, ce n'est pas convenable, même pour les autres lumières de mitsva. Et voir un peu plus loin ce que nous écrirons à ce sujet.
séif katan 5
- (ו) דעיקר מצותו וכו' - היינו דמדינא הלא סגי בנר אחד לכל בני הבית היכי דסמוכין כולן על שולחן אחד [מ"א] ולפ"ז היכא דשני בע"ב דרין בבית אחד דמדינא צריך הדלקת נר חנוכה לכל אחד מדליקין זה מזה [פמ"ג] ועיין מה שכתבנו לעיל בסוף סק"א:(6) Car l'essentiel de sa mitsva, etc. – C'est-à-dire que selon la loi, il suffit d'une lumière pour tous les gens de la maison, lorsqu'ils dépendent tous d'une même table [le Maguen Avraham]. D'après cela, lorsque deux maîtres de maison habitent dans une même maison, de sorte que selon la loi chacun doit allumer la lumière de 'Hanouka, ils allument l'un à partir de l'autre [le Peri Megadim]. Et voir ce que nous avons écrit plus haut, à la fin du séif katan 1.
séif katan 6
- (ז) אינו למצוה כ"כ - כבר כתבנו שאם נכבה אחד מן הנרות אין להדליק מדינא מן נרות אחרות וכ"ש שאם נכבה השמש שאין להדליקו מן נר חנוכה. וכתב רש"ל שבבהכ"נ אין חילוק בין השמש לשאר נרות שכל הנרות שבתוכה קרויים נר מצוה ומשו"ה יש לגעור באותן שמדליקין נרותיהן ע"י השפחות מנר ביהכ"נ אפילו מן השמש חוץ ממוצאי שבת כדי לילך לביתו להאיר במבואות האפילות:(7) N'est pas tellement pour la mitsva – Nous avons déjà écrit que si l'une des lumières s'est éteinte, on ne doit pas, selon la loi, la rallumer à partir d'autres lumières ; et à plus forte raison, si le chamach s'est éteint, on ne doit pas le rallumer à partir d'une lumière de 'Hanouka. Et le Maharchal a écrit qu'à la synagogue, il n'y a pas de différence entre le chamach et les autres lumières, car toutes les lumières qui s'y trouvent sont appelées lumière de mitsva ; c'est pourquoi il faut réprimander ceux qui font allumer leurs lumières par les servantes à partir d'une lumière de la synagogue, même à partir du chamach, sauf à la sortie de Chabbat, pour rentrer chez soi en éclairant les ruelles obscures.
séif katan 7
- (ח) כ"ש שמותר להדליק מהן - ולפי מה שכתבנו לעיל בסימן תרע"ב דיש פוסקים שסוברין דכל זמן שדולקין אסור להשתמש לאורן ה"ה דאין להדליק מהן. ומ"מ נראה דאין להחמיר בזה רק לענין להדליק ממנו נרות של חול אבל נר של מצוה דמדינא מותר אפילו בתוך השיעור עכ"פ אין לנו להחמיר אחר שעבר השיעור:(8) À plus forte raison il est permis d'allumer à partir d'elles – Et selon ce que nous avons écrit plus haut, au siman 672, que certains décisionnaires pensent que tant qu'elles brûlent, il est interdit de faire usage de leur lumière, il en est de même qu'on ne doit pas allumer à partir d'elles. Néanmoins, il semble qu'il ne faut être rigoureux en cela que pour y allumer des lumières profanes ; mais une lumière de mitsva, qui selon la loi est permise même pendant la durée requise, en tout cas nous n'avons pas à être rigoureux après que la durée est passée.
séif katan 8
- (ט) ומותר להדליק זה מזה - עיין בביאור הגר"א שכתב דלדיעה ראשונה לעיל בסימן תרע"ג ס"א דאפילו תשמיש קדושה אסור להשתמש לנר חנוכה וכתבו הטעם שאינו דומה להא דקי"ל דמדליקין מנר לנר דהתם כולהו נרות חדא מצוה היא משא"כ ללמוד הוא מצוה אחרת ונראות כמבטלות זו את זו גם בענינינו אסור ועיין בספר חמד משה דדעתו ג"כ דאין להדליק שאר נרות מנר חנוכה ע"ש:(9) Et il est permis d'allumer l'une à partir de l'autre – Voir le Biour du Gaon de Vilna, qui a écrit que, selon le premier avis plus haut, au siman 673, séif 1, même pour un usage saint il est interdit de faire usage de la lumière de 'Hanouka ; et ils en ont donné la raison : cela ne ressemble pas à ce que nous tenons pour règle, qu'on allume d'une lumière à une autre, car là, toutes les lumières sont une seule mitsva, tandis qu'étudier est une autre mitsva, et elles paraissent s'annuler l'une l'autre ; de même, dans notre cas, c'est interdit. Et voir le livre 'Hemed Moché, dont l'avis est aussi qu'on ne doit pas allumer d'autres lumières à partir d'une lumière de 'Hanouka ; voir là-bas.
séif katan 9