Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 670 →- (א) מתחילין שמונת ימי חנוכה - כי בבית שני כשמלכו מלכי רשעה גזרו גזירות על ישראל ובטלו דתם ולא הניחו אותם לעסוק בתורה ומצות ופשטו ידם בממונם ובבנותיהם ונכנסו להיכל ופרצו בו פרצות וטמאו הטהרות וצר להם לישראל מאוד מפניהם ולחצום לחץ גדול עד שריחם עליהם אלהי אבותינו והושיעו מידם והצילם וגברו בני חשמונאי הכהנים הגדולים והרגום והושיעם ישראל מידם וחזרה מלכות לישראל יתר על מאתים שנה עד החורבן השני וכשגברו ישראל על אויביהם ואיבדום בכ"ה בכסליו היה ונכנסו להיכל ולא מצאו שמן טהור במקדש אלא פך אחד שהיה מונח בחותמו של כ"ג ולא היה בו להדליק אלא יום אחד בלבד ונעשה נס והדליקו ממנו נרות המערכה ח' ימים עד שכתשו זיתים והוציאו שמן טהור. ומפני זה התקינו חכמים שבאותו הדור שיהיו הימים האלו שתחלתן כ"ה בכסליו ימי שמחה והלל ומדליקין בהן הנרות בערב על פתחי הבתים בכל לילה ולילה משמונת הלילות להראות ולגלות הנס. והוא מצוה מד"ס כקריאת המגילה וימים אלו הן הנקראים חנוכה ר"ל חנו כ"ה שביום כ"ה חנו מאויביהם. ומפני שהן ימי שמחה והלל לכך אסור בהן ההספד והתענית נוהגין העניים לסבב בחנוכה על הפתחים ויש טעם לזה:(1) Commencent les huit jours de 'Hanouka – Car à l'époque du second Temple, lorsque régnèrent les rois impies (grecs), ils promulguèrent des décrets contre Israël, abolirent leur religion, ne les laissèrent pas s'occuper de la Torah et des mitsvot, portèrent la main sur leurs biens et sur leurs filles, entrèrent dans le Sanctuaire (heikhal), y firent des brèches et rendirent impures les choses pures ; Israël fut dans une grande détresse à cause d'eux, et ils les opprimèrent d'une grande oppression, jusqu'à ce que le D.ieu de nos pères eut pitié d'eux, les sauva de leurs mains et les délivra. Les fils des 'Hachmonaïm, les grands-prêtres, l'emportèrent, les tuèrent et sauvèrent Israël de leurs mains ; et la royauté revint à Israël pour plus de deux cents ans, jusqu'à la seconde destruction. Et lorsqu'Israël l'emporta sur ses ennemis et les anéantit, c'était le 25 Kislev ; ils entrèrent dans le Sanctuaire et ne trouvèrent d'huile pure dans le Temple qu'une seule fiole, qui était scellée du sceau du grand-prêtre, et il n'y avait en elle de quoi allumer qu'un seul jour. Un miracle se produisit : ils en allumèrent les lumières du candélabre (nerot hama'arakha) pendant huit jours, jusqu'à ce qu'ils aient pressé des olives et extrait de l'huile pure. Et à cause de cela, les Sages de cette génération instituèrent que ces jours, qui commencent le 25 Kislev, soient des jours de joie et de Hallel, et qu'on y allume des lumières le soir à l'entrée des maisons, chacune des huit nuits, pour montrer et révéler le miracle. Et c'est une mitsva d'ordre rabbinique (midivrei soferim), comme la lecture de la Méguila. Ces jours sont ceux qu'on appelle « 'Hanouka », c'est-à-dire « 'hanou kaf-hé » (ils se reposèrent le 25), car le 25 ils se reposèrent de leurs ennemis. Et parce que ce sont des jours de joie et de Hallel, il est interdit d'y faire des oraisons funèbres et de jeûner. Les pauvres ont l'usage de faire la tournée des portes à 'Hanouka, et il y a une raison à cela.
séif katan 1
- (ב) ואסורים בהספד ותענית - עיין לקמן סימן תרפ"ו ס"א במ"ב:(2) Il est interdit de faire des oraisons funèbres et de jeûner – Voir plus loin, siman 686, séif 1, dans la Michna Beroura.
séif katan 2
- (ג) הנשים - דוקא נשים לפי שנעשה נס על ידיהם כדלקמיה בס"ב בהג"ה ויש מקומות שגם האנשים מחמירים בזה:(3) Les femmes – Précisément les femmes, parce que le miracle s'est produit par leur intermédiaire, comme il est dit plus loin, au séif 2, dans la glose du Rema (l'histoire de Yehoudit). Et il y a des endroits où les hommes aussi sont rigoureux en cela.
séif katan 3
- (ד) בעוד שהנרות דולקות - בביתו כדי להכיר שאסור להשתמש לאורה והוא כחצי שעה:(4) Tant que les lumières brûlent – Dans sa maison, afin de manifester qu'il est interdit de faire usage de leur lumière ; et cela dure environ une demi-heure.
séif katan 4
- (ה) שאין להקל להם - דהוי כדברים המותרים ואחרים נהגו בהם איסור שאין להתיר בפניהם. וכתב בשלטי גבורים וכן הסכים בתשובת חכם צבי שבמקום שנהגו איסור מלעשות מלאכה כל היום יש למחות בידם כי הבטלה עברה היא ומביאה לידי שעמום:(5) Qu'il ne faut pas être indulgent à leur égard – Car c'est comme des choses permises que d'autres ont pris l'usage de considérer comme interdites, qu'on ne doit pas permettre devant eux. Et le Chiltei Guiborim a écrit, et ainsi l'a approuvé le 'Hakham Tsevi dans ses responsa, que là où l'on a pris l'usage de s'interdire de faire des travaux toute la journée, il faut protester contre eux, car l'oisiveté est une faute et mène à l'abrutissement (chiamoum).
séif katan 5
- (ו) שלא קבעום למשתה ושמחה - אלא להלל ולהודות. ונראה הטעם דלא קבעו כאן לשמחה כמו בפורים כי בפורים היה הגזירה להשמיד ולהרוג את הגופות שהוא בטול משתה ושמחה ולא את הנפשות שאפילו המירו דתם ח"ו לא היה מקבל אותם לכך כשהצילם הקב"ה ממנו קבעו להללו ולשבחו ית' ג"כ ע"י משתה ושמחה משא"כ במעשה דאנטיוכוס שלא גזר עליהם להרוג ולהשמיד רק צרות ושמדות כדי להמיר דתם [כמו שאנו אומרים להשכיחם תורתך ולהעבירם מעל חוקי רצונך] ואם היו ישראל מכניעים להם להיות כבושים תחת ידם ולהעלות להם מס וחוזרין לאמונתם ח"ו לא היו מבקשים יותר אלא שהגביר הקב"ה יד ישראל ונצחום לכך לא קבעום אלא להלל ולהודות לבד כלומר כיון שהם רצו למנוע אותנו מזה לכפור בדתו ח"ו ובעזרתו ית' לא הפיקו זממם וגברה ידינו לכך אנו מודים ומשבחים לו על שהיה לנו לאלהים ולא עזבנו מעבודתו [לבוש]:(6) Car ils ne les ont pas institués comme jours de festin et de joie – Mais seulement pour louer et rendre grâce. Et la raison semble être la suivante : on ne les a pas institués ici pour la joie comme à Pourim, car à Pourim le décret était d'exterminer et de tuer les corps — ce qui est l'abolition du festin et de la joie (des plaisirs du corps) — et non les âmes, puisque même s'ils avaient renié leur religion, à D.ieu ne plaise, Haman ne les aurait pas acceptés ; c'est pourquoi, lorsque le Saint, béni soit-Il, les sauva de lui, on institua de Le louer et de Le glorifier, béni soit-Il, aussi par le festin et la joie. Il n'en est pas ainsi dans l'épisode d'Antiochus, qui n'avait pas décrété contre eux de tuer et d'exterminer, mais seulement des persécutions et des conversions forcées, afin qu'ils renient leur religion [comme nous disons (dans « Al HaNissim ») : « pour leur faire oublier Ta Torah et les détourner des lois de Ta volonté »] ; et si Israël s'était soumis à eux, s'était laissé assujettir sous leur domination, leur avait payé tribut et était revenu à leur croyance, à D.ieu ne plaise, ils n'en auraient pas demandé davantage. Mais le Saint, béni soit-Il, renforça la main d'Israël et ils les vainquirent ; c'est pourquoi on ne les a institués que pour louer et rendre grâce, c'est-à-dire : puisqu'ils voulaient nous en empêcher (de servir D.ieu) et nous faire renier Sa religion, à D.ieu ne plaise, et qu'avec Son aide, béni soit-Il, ils n'ont pas réalisé leur dessein et que notre main l'a emporté, nous Le remercions et Le louons de ce qu'Il a été notre D.ieu et ne nous a pas abandonnés en nous laissant détourner de Son service (Levouch).
séif katan 6
- (ז) דבאותן הימים וכו' - ר"ל בכ"ה בכסליו כדאיתא במדרש דמלאכת המשכן נגמר בכ"ה בכסליו אלא שהמתין הקב"ה בהקמה עד ניסן שנולד בו יצחק ואמר הקב"ה עלי לשלם לכסליו ושילם לו חנוכת בית חשמונאי. וגם שם בימי אנטיוכוס טמאו ההיכל ועשו חנוכת הבית בשמנה ימים אלו בבית:(7) Parce que c'est en ces jours-là, etc. – C'est-à-dire le 25 Kislev, comme il est rapporté dans le Midrach : l'ouvrage du Tabernacle fut achevé le 25 Kislev, mais le Saint, béni soit-Il, en différa l'érection jusqu'à Nissan, le mois où naquit Its'hak ; et le Saint, béni soit-Il, dit : « C'est à Moi de dédommager Kislev », et Il lui donna en compensation l'inauguration ('hanouka) de la maison des 'Hachmonaïm. Et aussi, là, à l'époque d'Antiochus, ils avaient rendu impur le Sanctuaire, et on fit l'inauguration du Temple pendant ces huit jours.
séif katan 7
- (ח) זמירות - וה"ה בנישואי בת ת"ח לע"ה אם אומרים שירות הוי סעודת מצוה [מ"א בשם מרדכי]:(8) Des chants – Et il en va de même au mariage de la fille d'un érudit avec un ignorant (am haarets) : si l'on dit des chants, c'est un repas de mitsva (Maguen Avraham au nom du Mordekhaï).
séif katan 8
- (ט) ואז הוי סעודת מצוה - ר"ל בצרוף זה וכ"פ הרש"ל והב"ח כהיש אומרים וכתב הרש"ל שכל שעושה כדי ליתן שבח למקום או לפרסם הנס או המצוה הכל סעודת מצוה:(9) Et alors c'est un repas de mitsva – C'est-à-dire avec cette addition (des chants et louanges). Et ainsi ont tranché le Rachal et le Ba'h, comme les « certains disent ». Et le Rachal a écrit que tout ce qu'on fait pour louer le Lieu (D.ieu), ou pour publier le miracle ou la mitsva, tout cela est un repas de mitsva.
séif katan 9
- (י) שהאכילה יהודית - היא היתה בתו של יוחנן כ"ג והיתה גזירה שכל ארוסה תבעל לטפסר תחלה והאכילה לראש הצוררים גבינה לשכרותו וחתכה את ראשו וברחו כולם:(10) Que Yehoudit fit manger – Elle était la fille de Yo'hanan le grand-prêtre. Il y avait un décret selon lequel toute fiancée devait d'abord être livrée au gouverneur (tifsar) ; elle fit manger du fromage au chef des oppresseurs pour l'enivrer (le fromage lui donnant soif, il but du vin), lui trancha la tête, et tous (ses soldats) s'enfuirent.
séif katan 10
- (יא) ואין מתענין - כנ"ל ס"א. ואם עבר והתענה יום שמת בו אביו ואמו או ת"ח צריך למיתב תענית לתעניתיה אחר חנוכה ועיין בדה"ח מה שכתב בזה:(11) Et on ne jeûne pas – Comme il a été dit plus haut, au séif 1. Et si l'on a transgressé et jeûné le jour anniversaire du décès de son père ou de sa mère, ou d'un érudit, il faut jeûner à nouveau pour expier son jeûne, après 'Hanouka ; et voir ce qu'a écrit à ce sujet le Dérekh Ha'Hayim.
séif katan 11
- (יב) ע"ל בהלכות ר"ח וכו' - ששם כתב שא"א ביום שא"א בו תחנון וכן לקמן בסימן תרפ"ג ע"ש. אבל לפניהם ולאחריהם נראה דאין להחמיר לענין צדוק הדין עיין לקמן סימן תרפ"ו דלענין הספד גופא הרבה מקילין ואף אם נרצה להחמיר כאיזה פוסקים דמחמירין בהספד לפניהם וממילא גם צדוק הדין אין לומר עכ"פ לאחריהם בודאי אין להחמיר ויוכל לומר צדוק הדין וכ"כ הפמ"ג. אבלות לכו"ע נוהג בחנוכה. אונן פטור מנר חנוכה. וכתב בא"ר דאשתו תדליק. ואם הוא מותר לענות אמן יש דיעות בפוסקים עיין ביו"ד סימן שמ"א. ונראה דאם אין אשתו עמו והוא יחידי בבית ידליק הנרות לפרסומי ניסא ובלא ברכה [פמ"ג] חרש שאינו שומע והוא מדבר חייב בנר חנוכה דהוא כפקח לכל דבריו [שם]:(12) Voir plus haut dans les lois de Roch 'Hodech, etc. – Car là, il a écrit qu'on ne dit pas le Tsidouk HaDin un jour où l'on ne dit pas Ta'hanoun ; et de même plus loin, au siman 683 ; vois là-bas. Mais la veille et le lendemain de ces jours, il semble qu'il n'y ait pas lieu d'être rigoureux en ce qui concerne le Tsidouk HaDin : voir plus loin, siman 686, où, pour l'oraison funèbre elle-même, beaucoup sont indulgents ; et même si nous voulons être rigoureux comme certains décisionnaires qui sont rigoureux pour l'oraison funèbre la veille de ces jours, et par conséquent aussi pour ne pas dire le Tsidouk HaDin, en tout cas le lendemain, il n'y a assurément pas lieu d'être rigoureux, et on peut dire le Tsidouk HaDin ; et ainsi l'a écrit le Peri Megadim. Le deuil (avelout) s'applique selon tous à 'Hanouka. L'onen (endeuillé dont le mort n'est pas encore enterré) est exempté de la lumière de 'Hanouka ; et l'Eliya Rabba a écrit que sa femme allumera. Et s'il lui est permis de répondre amen, il y a des divergences d'avis entre les décisionnaires : voir Yoré Déa, siman 341. Et il semble que si sa femme n'est pas avec lui et qu'il est seul à la maison, il allumera les lumières pour publier le miracle (pirsoumei nissa), mais sans bénédiction (Peri Megadim). Un sourd qui n'entend pas mais qui parle est obligé d'allumer la lumière de 'Hanouka, car il est comme une personne saine d'esprit à tous égards (ibid.).
séif katan 12