Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 669 →- (א) עד סוף - ומי שקורא פרשה זו נקרא חתן תורה ונהגו למכור פרשה זו ופרשה בראשית וקונים בדמים מרובים וראוי להדר אם באפשר שיהיו הקונים מוכתרים בתורה או עכ"פ מגדולי הקהל:(1) Jusqu'à la fin – Et celui qui lit cette section est appelé « 'Hatan Torah » (le fiancé de la Torah). On a l'usage de vendre cette section ainsi que la section de Berechit, et on les achète à des prix élevés ; et il convient de veiller, si possible, à ce que les acheteurs soient couronnés de l'étude de la Torah, ou au moins qu'ils soient parmi les notables de la communauté.
séif katan 1
- (ב) ובשני בראשית - מי שקורא פרשה זו נקרא חתן בראשית ואף מי שעלה כבר בפרשה וזאת הברכה יכול לעלות לחתן תורה או לחתן בראשית אבל חתן תורה לא יקרא פרשת חתן בראשית והטעם כיון דליכא הפסק ביניהם שייך פגם לס"ת הראשונה שיאמרו פסולה היתה ולכן קורא מיד בשניה וכ"ז באותה בהכ"נ אבל מי שקרא חתן תורה בבהכ"נ זו ודאי שמותר לקרות חתן בראשית בבהכ"נ אחרת. וכתב במהרי"ל שכהן או לוי יכול להיות חתן תורה או חתן בראשית:(2) Et dans le deuxième, Berechit – Celui qui lit cette section est appelé « 'Hatan Berechit ». Et même celui qui est déjà monté pour la section « Vezot HaBerakha » peut monter comme 'Hatan Torah ou comme 'Hatan Berechit. Mais le 'Hatan Torah ne lira pas (ne montera pas pour) la section du 'Hatan Berechit. La raison : puisqu'il n'y a pas d'interruption entre elles, cela porterait atteinte au premier rouleau de la Torah, car on dirait qu'il était invalide, et que c'est pour cela qu'il lit aussitôt dans le second. Et tout cela vaut dans la même synagogue ; mais celui qui a lu comme 'Hatan Torah dans cette synagogue-ci peut assurément lire comme 'Hatan Berechit dans une autre synagogue. Et le Maharil a écrit qu'un Cohen ou un Lévi peut être 'Hatan Torah ou 'Hatan Berechit.
séif katan 2
- (ג) לעשות - ומניחין ס"ת השלישית אצלה ואומרים ח"ק:(3) Pour faire – Puis on pose le troisième rouleau de la Torah à côté de lui et on dit le 'Hatsi Kaddich (demi-Kaddich).
séif katan 3
- (ד) שמחת תורה - כתב הא"ר שבש"ת לילה ויום יש להרבות בנרות בבהכ"נ לכבוד התורה שמוציאין. כתבו הפוסקים שבליל שמחת תורה יקרא הפרשה שנים מקרא ואחד תרגום שעתה הוא זמנה:(4) Sim'hat Torah – L'Eliya Rabba a écrit qu'à Sim'hat Torah, la nuit et le jour, il faut multiplier les lumières dans la synagogue en l'honneur de la Torah qu'on sort. Les décisionnaires ont écrit que la nuit de Sim'hat Torah, on lira la section (Vezot HaBerakha) deux fois dans le texte et une fois dans le Targoum (chnayim mikra ve'e'had targoum), car c'est maintenant son moment.
séif katan 4
- (ה) ששמחין - ולכבוד התורה מותר לרקד ביו"ט אבל לגמר מוגמר [דהיינו לפזר מיני בשמים על הגחלים] אסור וכ"ש דאסור להבעיר פילווע"ר להשמיע קול לשמחה ומ"מ מותר לקבוע פילווע"ר בנר בעיו"ט קודם הדלקת הנר אע"פ שגורם לבסוף שהנר נכבה עי"ז:(5) Parce qu'on s'y réjouit – Et en l'honneur de la Torah, il est permis de danser le jour de Yom Tov ; mais faire brûler de l'encens [c'est-à-dire répandre des sortes d'aromates sur des braises] est interdit ; et à plus forte raison est-il interdit d'allumer de la poudre (pétards) pour faire du bruit en signe de joie. Toutefois, il est permis de fixer de la poudre dans une bougie la veille de Yom Tov, avant d'allumer la bougie, bien que cela finisse par provoquer l'extinction de la bougie.
séif katan 5
- (ו) לגמרה של תורה - כדאיתא במדרש שה"ש וה"ה לגמר מצוה. כתב הא"ר מבואר מהפוסקים דיש לשמוח לרבים בכל מה דאפשר בשמחה של מצוה ודלא כיש שמכין ודוחין אלו לאלו עד שהשמחה נהפך לתוגה ח"ו גם מתוך כך מונעין משמחה של מצוה ולכן יש לגעור בהן עכ"ל גם מהרי"ק בשורש ט' האריך מאוד שלא לבטל שום מנהג שנהגו לכבוד שמחת התורה ע"ש ולכן רעה עושין בהרבה מקומות במה שביטלו מקרוב שלא לעשות משתה ושמחה בשמחת תורה אף גם ששמחין בשארי ימים וכל ימיהם כחגים ובעו"ה ביזוי כבוד התורה גרם זה שהתורה מונחת בקרן זוית ואין דורש ואין מבקש ומי יתן ישיב וירחם שבר ב"י ב"ב [בכורי יעקב]:(6) Pour l'achèvement de la Torah – Comme il est rapporté dans le Midrach sur le Cantique des cantiques ; et il en va de même pour l'achèvement d'une mitsva. L'Eliya Rabba a écrit : il ressort des décisionnaires qu'il faut réjouir le public par tous les moyens possibles dans la joie de la mitsva, et non comme certains qui se frappent et se bousculent les uns les autres, au point que la joie se transforme en affliction, à D.ieu ne plaise ; de plus, à cause de cela, on se prive de la joie de la mitsva ; c'est pourquoi il faut les réprimander. Fin de citation. De même, le Maharik, au chapitre (chorech) 9, s'est très longuement étendu sur le fait qu'il ne faut abolir aucun usage établi en l'honneur de la joie de la Torah ; vois là-bas. C'est pourquoi on agit mal dans de nombreux endroits, où l'on a récemment aboli l'usage de faire un festin et des réjouissances à Sim'hat Torah, alors même qu'on se réjouit les autres jours et que tous leurs jours sont comme des fêtes. Et à cause de nos nombreuses fautes, le mépris de l'honneur de la Torah a provoqué que la Torah soit délaissée dans un coin, sans personne qui la recherche ni qui la demande. Puisse D.ieu ramener et prendre en pitié la brèche de la maison d'Israël, rapidement de nos jours (Bikourei Yaakov).
séif katan 6
- (ז) ונוהגין וכו' נודרים נדבות - ובימינו המנהג שכל העולים נודרים נדבות צרכי בהמ"ד ולהחזיק לומדי תורה:(7) Et on a l'usage, etc., de faire des promesses de dons – Et de nos jours, l'usage est que tous ceux qui montent à la Torah promettent des dons pour les besoins de la maison d'étude et pour soutenir ceux qui étudient la Torah.
séif katan 7
- (ח) וקוראים לאחרים וכו' - וגם אבל בתוך י"ב חודש יכול לאכול על סעודת משתה זו:(8) Et invitent les autres, etc. – Et même un endeuillé, pendant les douze mois (de deuil de son père ou de sa mère), peut manger à ce festin.
séif katan 8
- (ט) כל ס"ת שבהיכל - אם יש בבהכ"נ זה רק ס"ת מועטים אין להביא ס"ת מבהכ"נ אחרת ויש מי שמתיר כי אף שבכל השנה אין להביא ס"ת דרך ארעי רק לקביעות אבל בש"ת אפילו דרך ארעי שרי [לדוד אמת]:(9) Tous les rouleaux de la Torah qui sont dans l'arche – S'il n'y a dans cette synagogue que peu de rouleaux de la Torah, on ne doit pas apporter de rouleau d'une autre synagogue. Et il y a un avis qui le permet : car bien que tout le reste de l'année on ne doive pas apporter un rouleau de la Torah de manière temporaire, mais seulement de manière fixe, à Sim'hat Torah, même de manière temporaire, c'est permis (LeDavid Emèt).
séif katan 9
- (י) נהגו להקיף - יש מקיפין ג"פ ויש ז' פעמים כמו בהו"ר וכל מקום לפי מנהגו [אחרונים]:(10) On a l'usage de faire le tour – Certains font le tour trois fois, et certains sept fois, comme à Hochaana Rabba ; chaque endroit selon son usage (A'haronim).
séif katan 10
- (יא) משום שמחה - כתב מהרי"ק בשם ר"ה =רב האי= גאון בשורש ט' יום זה רגילים אצלנו לרקד בו אפילו כמה זקנים בשעה שאומרים קילוסים לתורה וכו' ולכן יש להתאמץ בזה לרקד ולזמר לכבוד התורה כמו שכתוב גבי דהע"ה מפזז ומכרכר בכל עוז לפני ד' וכ"כ משם האר"י ז"ל והעידו על האר"י ז"ל שאמר שהמעלה העליונה שהשיג באה לו ע"י שהיה משמח בכל עוז בשמחה של מצוה וגם על הגר"א ז"ל כתבו שהיה מרקד לפני הס"ת בכל כחו:(11) Par esprit de joie – Le Maharik a écrit, au nom de Rav Haï Gaon, au chapitre 9 : « Ce jour-là, on a chez nous l'habitude de danser, même plusieurs vieillards, au moment où l'on dit des louanges à la Torah », etc. C'est pourquoi il faut s'y efforcer, danser et chanter en l'honneur de la Torah, comme il est écrit au sujet de David, le roi, que la paix soit sur lui : « bondissant et dansant de toute sa force devant Hachem » (II Samuel 6, 14-16). Et c'est ce qui est écrit au nom du Ari, de mémoire bénie ; et on a témoigné que le Ari, de mémoire bénie, a dit que le degré suprême qu'il a atteint lui est venu parce qu'il se réjouissait de toute sa force dans la joie de la mitsva. Et au sujet du Gaon de Vilna, de mémoire bénie, aussi, on a écrit qu'il dansait devant le rouleau de la Torah de toutes ses forces.
séif katan 11
- (יב) להרבות הקרואים - משום כבוד התורה ועוד כדי שיזכו כולם בשמחת התורה. ונוהגין לקרות שנים בפ"א או כהן עם כל הכהנים ולוי עם כל הלוים ויש מפקפקין ע"ז וא"ר מיישב המנהג ומ"מ נכון הדבר לכתחלה שאחד יברך והשאר יכונו לצאת בברכתו או שאחד יברך לפניה ויוציא חבירו ואחד יברך לאחריה ויוציא חבירו וה"ה כשקורין גדול עם כל הנערים הגדול יברך והנערים ישמעו ויצאו בברכתו כתב הח"א נכון הדבר שיבחרו עשרה אנשים שישמעו בברכת התורה ויענו אמן כי נוהגים קלות גדול שאין עשרה ששומעים בקריאת התורה:(12) De multiplier les appelés – En l'honneur de la Torah, et aussi pour que tous aient le mérite de participer à la joie de la Torah. Et on a l'usage d'appeler deux personnes à la fois, ou un Cohen avec tous les Cohanim, et un Lévi avec tous les Léviim ; certains émettent des doutes à ce sujet, et l'Eliya Rabba justifie l'usage. Toutefois, il est bon lekhat'hila (a priori) qu'un seul récite la bénédiction et que les autres aient l'intention de s'acquitter par sa bénédiction ; ou bien que l'un récite la bénédiction d'avant la lecture et en acquitte son compagnon, et que l'autre récite la bénédiction d'après et en acquitte son compagnon. Et de même, lorsqu'on appelle un adulte avec tous les enfants, l'adulte récitera la bénédiction, et les enfants écouteront et s'acquitteront par sa bénédiction. Le 'Hayé Adam a écrit : il est bon de choisir dix hommes qui écoutent la bénédiction de la Torah (et la lecture) et répondent amen, car on se comporte avec une grande légèreté, au point qu'il n'y a pas dix personnes qui écoutent la lecture de la Torah.
séif katan 12
- (יג) הרבה פעמים - עד מעונה אלקי קדם אבל משם והלאה אין כופלין ששם מתחילין לקרות לחתן תורה [לבוש] והמנהג שקודם שקורין חתן תורה קורין לכל הנערים כדי לחנכם במצות קה"ת מולדן אמר עד מעונה וכ"כ מהרי"ל:(13) De nombreuses fois – Jusqu'à « Me'ona Elohei kédem » (« Le D.ieu d'antan est un refuge », Deutéronome 33, 27) ; mais à partir de là, on ne répète pas, car c'est là qu'on commence à lire pour le 'Hatan Torah (Levouch). Et l'usage est qu'avant d'appeler le 'Hatan Torah, on appelle tous les enfants, afin de les éduquer à la mitsva de la lecture de la Torah, et on lit pour eux à partir de « Me'ona » jusqu'à la fin ; et ainsi l'a écrit le Maharil.
séif katan 13
- (יד) וקורין להם פרשת המלאך הגואל - בלבוש כתב שמברכין אותם ע"פ פסוק המלאך הגואל וכתב בא"ר דמברכים אותם קודם ברכה אחרונה שלהם וכן המנהג:(14) Et de leur lire le passage « L'ange qui m'a délivré » – Le Levouch a écrit qu'on les bénit par le verset « L'ange qui m'a délivré », et l'Eliya Rabba a écrit qu'on les bénit avant leur dernière bénédiction (celle d'après la lecture), et tel est l'usage.
séif katan 14
- (טו) הנדרים שבתורה - הם הפרשיות שרגילין למוכרן בכל השנה בפני עצמן ונודרין עליהן כגון פרשת ויתן לך פרשת המלאך פרשת ויכולו פרשת יברכך פרשת מה טובו שאלו נקראו נדרים וכ"מ במ"א סי' רפ"ב ובימינו המנהג לקרות ג' גברי בפ' וזאת הברכה וצריכין לומר קדיש אחר הקריאה ואין סומכין על הקדיש שאחר עלינו משום דהוי הפסק [דה"ח]:(15) Les « vœux » de la Torah – Ce sont les sections qu'on a l'habitude de vendre séparément tout au long de l'année, et pour lesquelles on fait des promesses de dons, comme la section « Veyiten lekha » (Genèse 27, 28), la section « Hamalakh » (Genèse 48, 16), la section « Vaykhoulou » (Genèse 2, 1), la section « Yevarekhekha » (Nombres 6, 24), la section « Ma tovou » (Nombres 24, 5) ; ce sont elles qui sont appelées « vœux » ; et c'est ce qui ressort aussi du Maguen Avraham, siman 282. Et de nos jours, l'usage est d'appeler trois hommes dans la section « Vezot HaBerakha », et il faut dire le Kaddich après la lecture ; on ne compte pas sur le Kaddich qui suit « Alénou », car cela constitue une interruption (Dérekh Ha'Hayim).
séif katan 15
- (טז) אף על קטן - אף דכתבנו לעיל בסק"א דראוי שיהיה המסיים מוכתר בתורה או עכ"פ אחד מחשובי הקהל אבל מעיקר הדין גם קטן יכול לסיים. ועיין לעיל בסימן רפ"ב ס"ג ובברכי יוסף שם:(16) Même avec un enfant – Bien que nous ayons écrit plus haut, au séif katan 1, qu'il convient que celui qui termine la Torah soit couronné de l'étude de la Torah, ou au moins l'un des notables de la communauté, selon la stricte loi, un enfant aussi peut terminer. Et voir plus haut, siman 282, séif 3, et le Birkei Yossef, là-bas.
séif katan 16
- (יז) שתים - ואין נוהגין לעלות לדוכן מפני דשכיחי שכרות [לבוש] ובא"ר כתב שבפראג נוהגין לעלות במוסף ויש עולין בשחרית וכל מקום לפי מנהגו ויזהרו שלא ישתו:(17) Deux – Et on n'a pas l'usage de monter à l'estrade (doukhan, pour la bénédiction des Cohanim) parce que l'ivresse est fréquente (ce jour-là) (Levouch). Et l'Eliya Rabba a écrit qu'à Prague, on a l'usage de monter (bénir) à Moussaf, et certains montent à Cha'harit ; chaque endroit selon son usage, et ils veilleront à ne pas boire (avant).
séif katan 17