Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 668 →- (א) ליל וכו' - אין לקבוע סעודה מן מנחה קטנה ולמעלה וכדלעיל בסימן תקכ"ט ס"א בהג"ה כדי שיאכל בלילה לתיאבון ולא כאותן שאוכלין ושותין ומשתכרין עד שאין יכולין לקדש בלילה:(1) La nuit, etc. – On ne doit pas établir un repas à partir de Min'ha Ketana (environ deux heures et demie avant le coucher du soleil) et au-delà, comme il a été dit plus haut, au siman 529, séif 1, dans la glose du Rema, afin qu'on mange le soir avec appétit, et non comme ceux qui mangent, boivent et s'enivrent au point de ne plus pouvoir faire le Kiddouch le soir.
séif katan 1
- (ב) אומר בתפלה וכו' - ואם שכח ואמר את יום חג הסוכות הזה ועקר רגליו אם צריך לחזור יש דיעות בין האחרונים עיין בשע"ת ובח"א כלל כ"ח דין ט"ו ולכו"ע אם לא סיים הברכה צריך לחזור לותתן לנו ולומר כהוגן:(2) On dit dans la prière, etc. – Et si on a oublié et dit « ce jour de la fête de Souccot », et qu'on a déplacé ses pieds (achevé l'Amida), la question de savoir s'il faut recommencer fait l'objet de divergences entre les A'haronim : voir le Chaarei Techouva et le 'Hayé Adam, règle 28, loi 15. Et selon tous, si on n'a pas achevé la bénédiction (du jour), il faut revenir à « Vatiten lanou » et dire la formule correctement.
séif katan 2
- (ג) שמיני חג העצרת הזה - עיין בפמ"ג שיש לומר עצרת בלא ה'. והנה רש"ל וט"ז כתבו שיש לומר ש"ע =שמיני עצרת= חג הזה אבל הלבוש כתב כמ"ש בשו"ע וכן הסכים בא"ר בשם כמה ראשונים וביאור הגר"א:(3) Chemini, fête de la clôture ('Hag HaAtsérèt) – Voir le Peri Megadim, selon qui il faut dire « Atsérèt » sans le hé (de l'article). Or le Rachal et le Taz ont écrit qu'il faut dire « Chemini Atsérèt, 'hag hazé » ; mais le Levouch a écrit comme l'a écrit le Choulhan Aroukh, et ainsi l'a approuvé l'Eliya Rabba au nom de plusieurs Richonim, ainsi que le Biour du Gaon de Vilna.
séif katan 3
- (ד) דלא מצינו בשום מקום שנקרא חג - כמה אחרונים השיגו ע"ז והרבו בראיות דשמיני עצרת מקרי חג ע"כ אין לנטות ממה שכתב המחבר:(4) Car nous ne trouvons nulle part qu'il soit appelé « fête » – Plusieurs A'haronim ont contesté cela et ont multiplié les preuves que Chemini Atsérèt est appelé « fête » ; c'est pourquoi il ne faut pas s'écarter de ce qu'a écrit l'auteur (le Choulhan Aroukh).
séif katan 4
- (ה) בלילה וביום - אבל לאחר שאכלו סעודתן ביום מנהג העולם שנפטרין מן הסוכה ויושבין בבתיהם [מ"א] אבל אי איתרמי ליה לאכול אפילו בין השמשות צריך לאכול בסוכה:(5) La nuit et le jour – Mais après avoir pris leur repas le jour, l'usage général est de quitter la souka et de s'installer dans leurs maisons (Maguen Avraham). Mais s'il lui arrive de manger (plus tard), même pendant bein hachmachot (le crépuscule), il doit manger dans la souka.
séif katan 5
- (ו) מפני שהוא ספק שביעי - ומטעם זה הרבה אחרונים מצדדין דצריך ג"כ לישן בסוכה וכן הוא ג"כ דעת הגר"א ויש אחרונים שסוברין שאין כדאי לישן בסוכה בשמ"ע לא ביום ולא בלילה דעושה אותו כחול דבשלמא גבי אכילה לא מנכר שכן דרך ב"א לפעמים לישב בצל סוכה אפילו שלא לשם מצוה משא"כ בשינה. ומנהג העולם להקל בשינה. ודע דלדעת הפוסקים שסוברין דאין ישנים בסוכה בשמ"ע י"א דה"ה דאין אוכלין אז פירות וה"ה פת פחות מכביצה בסוכה. כללו של דבר כל דבר שא"צ לברך עליו ברכת לישב בסוכה בשאר ימי סוכה אין אוכלין בסוכה בשמ"ע ויש מקילין בזה וכן מסתברא דבאכילת פירות וכה"ג דברים שאין חייבים מצד הדין יכול לעשות בשמ"ע כמה שירצה בבית או בסוכה:(6) Parce que c'est peut-être le septième jour – Pour cette raison, beaucoup d'A'haronim penchent pour dire qu'il faut aussi dormir dans la souka, et tel est aussi l'avis du Gaon de Vilna. Et certains A'haronim estiment qu'il ne convient pas de dormir dans la souka à Chemini Atsérèt, ni le jour ni la nuit, car on le traite ainsi comme un jour profane (en faisant comme si c'était encore Souccot) : certes, pour le repas, cela ne se remarque pas, car les gens ont parfois l'habitude de s'asseoir à l'ombre d'une souka même sans intention de mitsva, ce qui n'est pas le cas pour le sommeil. Et l'usage général est d'être indulgent pour le sommeil (de ne pas dormir dans la souka). Et sache que selon les décisionnaires qui estiment qu'on ne dort pas dans la souka à Chemini Atsérèt, certains disent qu'il en va de même: on n'y mange pas alors de fruits, ni de pain en quantité inférieure à un kebeitsa (volume d'un œuf) dans la souka. La règle générale : tout ce pour quoi on n'a pas besoin de réciter la bénédiction « lechev bassouka » les autres jours de Souccot, on ne le mange pas dans la souka à Chemini Atsérèt. Et certains sont indulgents en cela ; et il paraît logique que pour la consommation de fruits et choses semblables, qu'on n'est pas obligé de consommer dans la souka selon la stricte loi, on puisse faire à Chemini Atsérèt comme on veut, à la maison ou dans la souka.
séif katan 6
- (ז) ואין מברכין וכו' - דכיון דיום שמ"ע הוא א"א לברוכי בסוכה דקשיין אהדדי אם יום סוכה הוא לאו שמ"ע הוא ואם שמ"ע הוא לאו יום סוכה הוא ומשו"ה עבדינן לחומרא. והסכימו האחרונים דאין לאכול בערב עד שחשיכה אכן בדיעבד אם נטל ידיו ובירך המוציא לא יברך לישב בסוכה דכבר קיבל שמ"ע בתפלתו ובקידוש:(7) Mais on ne récite pas la bénédiction, etc. – Car puisque c'est le jour de Chemini Atsérèt, il est impossible de réciter la bénédiction sur la souka, car ces deux choses se contredisent : si c'est un jour de Souccot, ce n'est pas Chemini Atsérèt, et si c'est Chemini Atsérèt, ce n'est pas un jour de Souccot ; c'est pourquoi nous agissons avec rigueur (en mangeant dans la souka sans bénédiction, tout en mentionnant Chemini Atsérèt dans la prière). Et les A'haronim sont d'accord qu'on ne doit pas manger le soir avant la tombée de la nuit (pour éviter le doute de devoir réciter la bénédiction). Toutefois, bediavad (a posteriori), s'il s'est lavé les mains et a récité « Hamotsi » avant la nuit, il ne récitera pas « lechev bassouka », car il a déjà accepté sur lui Chemini Atsérèt dans sa prière et dans le Kiddouch.
séif katan 7
- (ח) ואומרים זמן - דשמיני עצרת רגל בפני עצמו הוא:(8) Et on dit Chéhé'héyanou – Car Chemini Atsérèt est une fête (réguel) à part entière.
séif katan 8
- (ט) וקורין בא' וכו' - הכא לא קאמר קורין ה' כדלקמיה דבא"י שאין עושין רק יום אחד יו"ט הלא אותו היום הוא שמחת תורה דלהכי קורין בו וזאת הברכה ובשמחת תורה המנהג להוסיף על הקרואים וכדלעיל בסימן רפ"ב:(9) On lit dans le premier, etc. – Ici, il n'est pas dit « on lit pour cinq » appelés, comme il est dit plus loin (pour le premier jour en dehors de la terre d'Israël), car en terre d'Israël, où l'on ne fait qu'un seul jour de Yom Tov, ce jour-là est Sim'hat Torah, et c'est pourquoi on y lit « Vezot HaBerakha » ; or à Sim'hat Torah, l'usage est d'ajouter au nombre des appelés, comme il a été dit plus haut, au siman 282.
séif katan 9
- (י) ובשני בראשית וכו' - ולהכי רגילין להתחיל מיד בראשית שלא יהא פתחון פה לשטן לקטרג לומר כבר סיימו אותה ואינם רוצים לקרותה עוד [טור]:(10) Et dans le deuxième, Berechit, etc. – Et si l'on a l'habitude de commencer aussitôt Berechit, c'est pour ne pas donner au Satan l'occasion d'accuser en disant : « Ils l'ont déjà terminée et ne veulent plus la lire » (Tour).
séif katan 10
- (יא) לעשות - ומניחין ס"ת השלישית אצלה ואומרים ח"ק:(11) Pour faire – Puis on pose le troisième rouleau de la Torah à côté de lui (le deuxième) et on dit le 'Hatsi Kaddich (demi-Kaddich).
séif katan 11
- (יב) מכל הבכור - ואנו מתחילין עשר תעשר אפילו חל בחול מפני שהוא זמן מעשרות ומתנות עניים אמנם בדיעבד אם כבר בירך אדעתא לקרות כל הבכור א"צ לחזור [דה"ח בהלכות קה"ת]:(12) À partir de « Tout premier-né » – Et nous, nous commençons à « Tu prélèveras la dîme » même si le jour tombe en semaine, parce que c'est l'époque des dîmes et des dons aux pauvres. Toutefois, bediavad, si le premier appelé a déjà récité la bénédiction dans l'intention de lire à partir de « Tout premier-né », il n'est pas nécessaire de revenir en arrière (Dérekh Ha'Hayim, dans les lois de la lecture de la Torah).
séif katan 12
- (יג) ז' - ואם סיים הפרשה בחמשה לא יאמר קדיש ויחזור ויקרא ב' עולים או עכ"פ עולה אחד לבד המפטיר ואם אמר קדיש כל שלא סילק הספר יחזור ויקרא ויאמר קדיש פעם ב' ואם סילק הספר האחד יקרא עולה אחד לספר השני וישלים עמו פ' עשר תעשר ואח"כ יקרא למפטיר בחובת היום [שערי אפרים]:(13) Sept – Et si l'on a achevé la section avec cinq appelés (lorsque c'est Chabbat), on ne dira pas le Kaddich, mais on appellera encore deux montées, ou au moins une montée en plus du maftir. Et si l'on a déjà dit le Kaddich, tant qu'on n'a pas retiré le rouleau, on recommencera à lire (pour les montées manquantes) et on dira le Kaddich une seconde fois. Et si l'on a déjà retiré le premier rouleau, on appellera une montée au second rouleau, et on complètera avec lui la lecture de la paracha « Tu prélèveras la dîme » (dans ce second rouleau), et ensuite on appellera le maftir pour la lecture obligatoire du jour (Chaarei Efraïm).
séif katan 13
- (יד) תעשר - ומניחין ס"ת השניה אצלה ואומרים ח"ק:(14) « La dîme » – Puis on pose le second rouleau de la Torah à côté de lui et on dit le 'Hatsi Kaddich.
séif katan 14
- (טו) עצרת - ומזכירין נשמות ואומרים אב הרחמים. לבוש:(15) Clôture – Et on évoque les âmes des défunts (Yizkor) et on dit « Av Hara'hamim » (Levouch).
séif katan 15
- (טז) ומכריז משיב הרוח וכו' - מבואר לעיל בסימן קי"ד ע"ש. מה שנוהגין באיזה מקומות שאחר מנחה של יו"ט ראשון קובעין עצמן לשתות עד מערב ולפעמים נמשך ד"ז עד שעה ויותר בלילה שלא כדין הוא מפני כמה טעמים א) דקי"ל בסימן צ"ט דאם שתה יין כדי רביעית אל יתפלל אף שיכול לדבר עדיין בפני המלך וה"ה אם שתה שאר משקין המשכרין עי"ש בסק"א ואפילו אם שותה שאר משקין שאין משכרין כיון שהגיע ספק חשיכה חל עליו חובת קידוש ואסור לטעום עד שיקדש ואפילו לאחר קידוש הלא מעוכב לאכול מחמת ק"ש של ערבית ואינו מותר רק טעימה בעלמא דהוא מיני פירות או פת כביצה ולא יותר אכן יש לחפש עליהם זכות דרבים מדכרי אהדדי ולא יבואו לשכוח תפלת ערבית אבל עכ"פ יש ליזהר שלא לשתות אז משקה המשכר ומבואר הכל לעיל בסצ"ט ס"ק א' וב':(16) Et il annonce « Machiv haroua'h », etc. – Cela est expliqué plus haut, au siman 114 ; vois là-bas. Ce qu'on a l'usage de faire en certains endroits, à savoir qu'après la Min'ha du premier jour de Yom Tov (Chemini Atsérèt en dehors de la terre d'Israël), on s'installe pour boire jusqu'au soir, et que parfois cela se prolonge jusqu'à une heure ou plus dans la nuit, n'est pas conforme à la loi, pour plusieurs raisons : a) Car nous avons établi au siman 99 que si l'on a bu un revi'it de vin, on ne priera pas, même si l'on peut encore parler devant le roi ; et il en va de même si l'on a bu d'autres boissons enivrantes ; vois là-bas, au séif katan 1. Et même si l'on boit d'autres boissons qui n'enivrent pas, dès qu'arrive le doute de la tombée de la nuit, l'obligation du Kiddouch s'impose à lui, et il est interdit de goûter quoi que ce soit avant de faire le Kiddouch. Et même après le Kiddouch, il est empêché de manger à cause de la lecture du Chema d'Arvit, et seule une simple dégustation lui est permise, à savoir des fruits ou du pain jusqu'à un kebeitsa, et pas plus. Cependant, on peut leur trouver une justification : en groupe, ils se le rappellent mutuellement, et ils n'en viendront pas à oublier la prière d'Arvit. Mais en tout cas, il faut veiller à ne pas boire alors de boisson enivrante. Tout cela est expliqué plus haut, au siman 99, séifim katanim 1 et 2.
séif katan 16