Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 652 →- (א) ביום ולא בלילה - דכתיב ולקחתם לכם ביום ולא בלילה. [גמרא]:(1) Le jour et non la nuit – Car il est écrit : « Vous prendrez pour vous… le jour » (Lévitique 23, 40), et non la nuit [Guemara].
séif katan 1
- (ב) וכל היום כשר וכו' - ואם לא נטלו עד ביה"ש ביום ראשון מחוייב אז ליטלו דספיקא דאורייתא הוא ובלי ברכה (דהברכות הם דרבנן) והאחרונים הסכימו דבשאר הימים אף שהוא דרבנן ג"כ נכון ליטלו דאין בו טרחה ורק יזהר שלא יברך אז על הנטילה:(2) Et toute la journée est valable, etc. – Et si on ne l'a pas pris jusqu'au crépuscule (bein hachmachot), le premier jour, on est alors obligé de le prendre, car c'est un doute portant sur une obligation de la Torah, et ce, sans bénédiction (car les bénédictions sont d'ordre rabbinique). Et les A'haronim ont conclu que les autres jours, bien que l'obligation soit d'ordre rabbinique, il convient aussi de le prendre, car cela ne demande pas d'effort ; on veillera seulement à ne pas réciter alors la bénédiction sur la prise.
séif katan 2
- (ג) משתנץ החמה - ואם נטלו מעמוד השחר יצא דמעמוד השחר יממא הוא אלא מפני שאין הכל בקיאין בו צריכין להמתין עד הנץ החמה ועיין לעיל בסימן פ"ט בביאור הלכה דלפי דעת כמה אחרונים אינו נקרא עמוד השחר עד שהאיר פני המזרח:(3) Dès le lever du soleil – Et si on l'a pris dès l'aube, on est quitte, car dès l'aube c'est le jour ; mais parce que tout le monde n'est pas expert en la détermination de l'aube, il faut attendre le lever du soleil. Et voir plus haut, siman 89, dans le Biour Halakha, que selon l'avis de plusieurs A'haronim, cela ne s'appelle « aube » qu'une fois que la face de l'est s'est éclairée.
séif katan 3
- (ד) בשעת ההלל - כדי לנענע בהודו והושיעה נא. וקצת מן המהדרים נוהגים לברך על הלולב בהנץ החמה בתוך הסוכה ולנענע ואח"כ בשעת ההלל מנענעים עוד:(4) Au moment du Hallel – Afin d'agiter (le loulav) à « Hodou » et à « Hochi'a na ». Et quelques-uns parmi ceux qui embellissent les mitsvot ont l'usage de réciter la bénédiction sur le loulav au lever du soleil, dans la soukka, et d'agiter, puis, au moment du Hallel, ils agitent encore.
séif katan 4
- (ה) נוטלו משעלה עה"ש - אע"פ שאח"כ יקרא הלל בלא לולב. וצריך לנענע בשעה שנוטלו:(5) On le prend dès que l'aube est montée – Bien qu'ensuite il récite le Hallel sans loulav. Et il faut agiter au moment où on le prend.
séif katan 5
- (ו) גם בשעת התפלה - ואע"פ שאסור להחזיק שום דבר בשעת התפלה הכא כיון דלקיחתו מצוה לא מיטריד ביה. והנה אף דבגמרא איתא שכן היו עושין אנשי ירושלים היה אדם יוצא מביתו ולולבו בידו קורא ק"ש ומתפלל ולולבו בידו וכו' מ"מ כתבו אחרונים דכהיום מחזי כיוהרא אם לא מי שמפורסם למדקדק במעשיו מיהו זה נוהגין גם היום שמוליכין הלולב בבקר בעצמו לביהכ"נ וכן מחזיר לביתו בעצמו:(6) Également au moment de la prière – Et bien qu'il soit interdit de tenir quoi que ce soit au moment de la prière, ici, puisque le tenir est une mitsva, on n'en est pas distrait. Or, bien que dans la Guemara il soit rapporté que c'est ainsi que faisaient les gens de Jérusalem — un homme sortait de sa maison son loulav à la main, lisait le Chema et priait son loulav à la main, etc. — néanmoins les A'haronim ont écrit qu'aujourd'hui cela paraît être de l'arrogance, sauf pour celui qui est réputé être minutieux dans ses actes. Toutefois, on a encore l'usage aujourd'hui de porter soi-même le loulav le matin à la synagogue, et de même de le rapporter soi-même à sa maison.
séif katan 6
- (ז) אסור לאכול וכו' - וטעימא בעלמא מדינא שרי מ"מ אין להקל בזה אם לא לצורך גדול ומי שבא בדרך בחוה"מ ומצפה שיבוא למקום הלולב או הדרים על הישובים ומשלחים להם לולב ימתינו עד חצות היום ולא יותר אפילו ביום א' שהוא מן התורה דאסור להתענות ויש אומרים דאם מצפה שיביאו לו לולב אין לו להמתין כלל דהרי יש לו מי שיזכירנו לנטלו היינו אותו שיביא לו הלולב ומי שחלש לבו בודאי יוכל לסמוך ע"ז:(7) Il est interdit de manger, etc. – Et une simple dégustation est permise selon la loi ; néanmoins, il ne faut pas alléger sur ce point, sauf en cas de grand besoin. Et celui qui est en voyage pendant 'Hol Hamo'èd et qui s'attend à arriver à l'endroit où se trouve le loulav, ou ceux qui habitent dans les villages et à qui l'on envoie un loulav, attendront jusqu'à la mi-journée et pas davantage, même le premier jour, où l'obligation est de la Torah, car il est interdit de jeûner (le jour de fête). Et certains disent que s'il s'attend à ce qu'on lui apporte un loulav, il n'a pas du tout à attendre, puisqu'il a quelqu'un qui le lui rappellera pour le prendre, c'est-à-dire celui qui lui apportera le loulav ; et celui qui est faible peut certainement s'appuyer sur cela.
séif katan 7
- (ח) ביום ראשון שהוא מן התורה יפסיק - באמצע סעודתו כדין כל דבר שהוא מן התורה שאם התחיל באיסור צריך להפסיק וכדלעיל בסימן רל"ה ס"ב ויו"ט שני לדידן שעושין משום ספיקא דיומא דינו כמו ביום ראשון:(8) Le premier jour, où l'obligation est de la Torah, on interrompra – Au milieu de son repas, selon la règle de toute chose qui est de la Torah : si l'on a commencé de manière interdite, il faut interrompre, comme il est dit plus haut, siman 235, séif 2. Et le second jour de Yom Tov, pour nous qui l'observons à cause du doute sur le jour (de la fête), sa règle est comme celle du premier jour.
séif katan 8
- (ט) יותר מחצי שעה קודם שהגיע זמן חיובו - ר"ל יותר מחצי שעה קודם עמוד השחר ומקרי זה התחיל בהיתר ועיין בט"ז שהקשה הא בסימן פ"ט פסק בדעה ראשונה דהיכי שהתחיל לאכול קודם עה"ש אפ"ה צריך להפסיק לתפלה א"כ בלא"ה צריך להפסיק משום תפלה וכ"ש ביו"ט שצריך קידוש ולכן חולק דודאי צריך להפסיק ממילא משום לולב ובכורי יעקב תירץ דאיירי שהתחיל לאכול קודם עה"ש והתפלל קודם שבירך בהמ"ז וגם עשה קידוש ואח"כ התחיל להשלים סעודתו ושכח ליטול לולב דבזה א"צ להפסיק ומותר לגמור אפי' ביום ראשון כיון דהתחיל בהיתר ולא ברירא תירוצו לדינא כמו שכתבתי בבה"ל:(9) Plus d'une demi-heure avant que n'arrive le moment de son obligation – C'est-à-dire plus d'une demi-heure avant l'aube, et cela s'appelle avoir commencé de manière permise. Et voir le Taz, qui a objecté : au siman 89, il a tranché selon le premier avis que lorsqu'on a commencé à manger avant l'aube, il faut néanmoins interrompre pour la prière ; si c'est ainsi, même sans cela (le loulav), il faut interrompre à cause de la prière, et à plus forte raison à Yom Tov, où il faut le kiddouch ; c'est pourquoi il conteste (le Rema) : il faut certainement interrompre, de ce fait, à cause du loulav. Et le Bikouré Ya'akov a répondu qu'il s'agit du cas où l'on a commencé à manger avant l'aube, et qu'on a prié avant de réciter le Birkat Hamazone, et qu'on a aussi fait le kiddouch, puis qu'on a recommencé à terminer son repas et qu'on a oublié de prendre le loulav : dans ce cas, il n'est pas nécessaire d'interrompre, et il est permis de terminer, même le premier jour, puisqu'on a commencé de manière permise. Mais sa réponse n'est pas claire pour ce qui est de la loi, comme je l'ai écrit dans le Biour Halakha.
séif katan 9