Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 643 →- (א) יין קידוש וסוכה - שא"א לברך על הסוכה קודם שיברך על קידוש היום. שהרי מתחלה נתקדש היום ואח"כ נתחייב לישב בסוכה:(1) Le vin, le kiddouch et la souka – Car il est impossible de réciter la bénédiction sur la souka avant de réciter le kiddouch du jour, puisque d'abord le jour a été sanctifié, et ensuite on est devenu obligé de résider dans la souka.
séif katan 1
- (ב) ואח"כ זמן - ואין נ"מ בין שהסוכה היתה עשויה ועומדת עם הסכך מכבר ובין שעשאה קודם חג הסוכות כיון שלא בירך עליה אז בשעת עשייה א"כ מוטל עליו עכשיו לברך זמן על קיום המצוה. אם לא בירך זמן בלילה יוכל לברך כל שבעה ואפילו בלא כוס דזמן יכול לומר אותו אפילו בשוק [גמרא]:(2) Et ensuite le zeman – Et il n'y a pas de différence entre le cas où la souka était faite et dressée avec le sekhakh depuis longtemps, et celui où il l'a faite avant la fête de Souccot : puisqu'il n'a pas récité de bénédiction sur elle alors, au moment de la construction, il lui incombe donc maintenant de réciter le zeman sur l'accomplissement de la mitsva. S'il n'a pas récité le zeman la nuit, il peut le réciter durant les sept jours, et même sans coupe de vin, car le zeman, on peut le dire même au marché [la Guemara].
séif katan 2
- (ג) לפי וכו' - ומ"מ בדיעבד אם עבר ובירך זמן ואח"כ סוכה אינו חוזר לברך זמן ואמרינן דהאי זמן קאי גם אסוכה דבתריה:(3) Car, etc. – Toutefois, bediavad, s'il a transgressé et a récité le zeman puis la bénédiction de la souka, il ne récite pas de nouveau le zeman, et nous disons que ce zeman se rapporte aussi à la souka qui vient après lui.
séif katan 3
- (ד) מקדש מעומד וכו' - דלדעתו הישיבה הוא תחלת עשיית המצוה ויש לו לברך עובר לעשייתן היינו קודם עשיית תחלת המצוה ויש לו לנהוג כן כל שבעת הימים והרא"ש ס"ל שיש לסמוך הברכה על עיקר המצוה שהיא האכילה וכמש"כ סוף סימן תרל"ט שנוהגין שאין מברכין אלא על האכילה:(4) On récite le kiddouch debout, etc. – Car selon son avis (du Rambam), le fait de s'asseoir est le début de l'accomplissement de la mitsva, et il faut réciter la bénédiction avant leur accomplissement, c'est-à-dire avant d'accomplir le début de la mitsva ; et il doit agir ainsi durant les sept jours. Et le Roch pense qu'il faut rattacher la bénédiction à l'essentiel de la mitsva, qui est le repas, comme nous l'avons écrit à la fin du siman 639, qu'on a l'usage de ne réciter la bénédiction que sur le repas.
séif katan 4
- (ה) לישב בסוכה ויושב ואח"כ מברך זמן - בא לאפוקי שלא יברך ברכת זמן קודם שישב דאף דברכת זמן גופא רשאי להיות בעמידה לכו"ע מ"מ אין נכון לעשות כן מטעמא אחרינא דצריך להסמיך עשיית המצוה אל הברכה וכיון שבירך לישב בסוכה צריך לישב תיכף. ולענין אם יכולין כמה בע"ב לקדש בסוכה בבת אחת עיין לעיל סימן תפ"ח במ"ב סק"ח. וראוי לומר ברכה דסוכה בקול במשיכה בניגון כשאר ברכות דקידוש וה"ה בכל שאר ברכות ירגיל לומר בקול רם כי הקול מעורר הכונה. של"ה:(5) « De résider dans la souka », on s'assoit, et ensuite on récite le zeman – Cela vient exclure le fait de réciter la bénédiction du zeman avant de s'asseoir ; car bien que la bénédiction du zeman elle-même puisse être récitée debout selon tous les avis, il n'est néanmoins pas bien d'agir ainsi pour une autre raison : il faut rapprocher l'accomplissement de la mitsva de la bénédiction, et puisqu'il a récité « de résider dans la souka », il doit s'asseoir immédiatement. Et sur la question de savoir si plusieurs chefs de famille peuvent réciter le kiddouch dans la souka en même temps, voir plus haut, siman 488, dans la Michna Beroura, séif katan 8. Et il convient de dire la bénédiction de la souka à voix haute, de manière prolongée, avec une mélodie, comme les autres bénédictions du kiddouch ; et de même, pour toutes les autres bénédictions, qu'on s'habitue à les dire à voix haute, car la voix éveille la concentration (kavana) [le Chla].
séif katan 5
- (ו) בשאר ימים וכו' - ר"ל דביו"ט הלא מבואר לעיל בס"א יין קידוש וסוכה וביארנו שם טעם הדבר דא"א לברך על הסוכה קודם קידוש היום ע"ש אכן בשאר הימים שאין בהם קידוש דעת המחבר דצריך לברך על הסוכה קודם ברכת המוציא כדעת רבינו מאיר מרוטנבורג דבה נתחייב תחלה תיכף שנכנס וישב בה לסעוד סעודתו וראוי לסמוך הברכה להישיבה כל מה דאפשר אך העולם לא נהגו כן כדמסיים:(6) Les autres jours, etc. – C'est-à-dire que pour le Yom Tov, il est expliqué plus haut au séif 1 : le vin, le kiddouch et la souka ; et nous y avons expliqué la raison de la chose, qu'il est impossible de réciter la bénédiction sur la souka avant le kiddouch du jour ; voir là-bas. Toutefois, les autres jours, où il n'y a pas de kiddouch, l'avis de l'auteur est qu'il faut réciter la bénédiction sur la souka avant la bénédiction Hamotsi, selon l'avis de Rabbénou Méïr de Rothenburg, car c'est par elle (la souka) qu'il est d'abord devenu obligé, dès qu'il y est entré et s'y est assis pour prendre son repas ; et il convient de rapprocher la bénédiction du fait de s'asseoir autant que possible. Mais les gens n'ont pas cet usage, comme il le conclut.
séif katan 6
- (ז) אחר ברכת המוציא - כדי שיתחיל בסעודה דעל ידה הוא עיקר חיוב הסוכה ואח"כ יברך ולא הוי הפסק בין ברכת המוציא לאכילה דצורך סעודה הוא כמו קידוש:(7) Après la bénédiction Hamotsi – Afin de commencer par le repas, car c'est par lui qu'existe l'essentiel de l'obligation de la souka, et ensuite il récite la bénédiction ; et ce n'est pas une interruption entre la bénédiction Hamotsi et la consommation, car c'est un besoin du repas, comme le kiddouch.
séif katan 7
- (ח) אבל בשבת ויו"ט וכו' - פי' שאז מקדש על היין ואומר על הכוס סוכה וזמן כדלעיל ואח"כ המוציא על הפת ואם מקדש על הפת אומר המוציא וקידוש וסוכה וזמן משא"כ בחול שאין שם אלא המוציא מברך על הסוכה תיכף אחר ברכת המוציא:(8) Mais le Chabbat et le Yom Tov, etc. – C'est-à-dire qu'alors il récite le kiddouch sur le vin et dit sur la coupe la bénédiction de la souka et le zeman, comme ci-dessus, et ensuite Hamotsi sur le pain. Et s'il récite le kiddouch sur le pain, il dit Hamotsi, le kiddouch, la bénédiction de la souka et le zeman. Ce qui n'est pas le cas en semaine, où il n'y a que Hamotsi : il récite la bénédiction sur la souka aussitôt après la bénédiction Hamotsi.
séif katan 8
- (ט) מברך לאחר קידוש - דאז הוא זמן התחלת הסעודה (דמקודם אין רשאי לאכול) ושייך אז לברך ברכת הסוכה. ולענין סעודת שבת ויו"ט שחרית שאין בהם קידוש רק ברכה בעלמא על הכוס יש דיעות בין האחרונים י"א דבזה אין כדאי להפסיק בברכת סוכה בין הברכה להשתיה דעל השתיה ליכא חיוב סוכה כלל אלא יברך אותה אחר ברכת המוציא למנהגינו וי"א דגם בזה כיון שמכין עצמו בקידוש זה לאכילה יברך אותה קודם שיטעום מן הכוס. ודעביד כמר עביד ודעביד כמר עביד. והנה זה הוא בנוטל ידיו אח"כ לסעודה אבל אם אינו רוצה עתה לסעוד סעודתו רק מברך על הכוס ואוכל אחריו פת כיסנין כדי שיהיה קידוש זה במקום סעודה מצדד בשע"ת דבזה לכו"ע יברך ברכת סוכה שיטעום מן הכוס ע"ש:(9) On la récite après le kiddouch – Car c'est alors le moment du début du repas (car auparavant il n'est pas permis de manger), et il convient alors de réciter la bénédiction de la souka. Et concernant le repas du Chabbat et du Yom Tov le matin, où il n'y a pas de véritable kiddouch, mais une simple bénédiction sur la coupe, il y a divergence d'avis entre les A'haronim. Certains disent que dans ce cas il ne convient pas d'interrompre par la bénédiction de la souka entre la bénédiction et la boisson, car pour la boisson il n'y a aucune obligation de souka ; mais il la récitera après la bénédiction Hamotsi, selon notre usage. Et certains disent que, même dans ce cas, puisqu'il se prépare par ce kiddouch au repas, il la récitera avant de goûter de la coupe. Et celui qui agit comme l'un des Maîtres agit correctement, et celui qui agit comme l'autre agit correctement. Et cela, lorsqu'il se lave ensuite les mains pour le repas ; mais s'il ne veut pas prendre maintenant son repas, mais récite seulement la bénédiction sur la coupe et mange ensuite du pat kissanin, afin que ce kiddouch soit fait à l'endroit du repas, le Chaarei Techouva penche pour dire que dans ce cas, selon tous les avis, il récitera la bénédiction de la souka (avant) de goûter de la coupe ; voir là-bas.
séif katan 9