Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 629 →- (א) צריך שיהיה וכו' - דכתיב חג הסוכות תעשה וגו' באספך מגרנך ומיקבך ודרשינן שיעשה הסוכות ממה שמאסף מפסולת גורן ויקב דהיינו קשין ואשכולות ריקנין הלכך אין מסככין אלא בדבר שצומח מן הארץ והוא עכשיו תלוש ואינו מקבל טומאה דומיא דפסולת גורן ויקב שיש בהם כל הדברים הללו:(1) Doit être, etc. – car il est écrit : « Tu feras la fête des Soukkot… quand tu recueilleras les produits de ton aire et de ton pressoir » (Deutéronome 16, 13), et nous interprétons ainsi : qu'on fasse les soukkot de ce que l'on recueille des déchets de l'aire et du pressoir, c'est-à-dire la paille et les grappes vides. C'est pourquoi on ne fait le sekhakh qu'avec une chose qui pousse de la terre, qui est maintenant détachée et qui ne reçoit pas l'impureté, à l'image des déchets de l'aire et du pressoir, qui réunissent toutes ces caractéristiques.
séif katan 1
- (ב) ואינו מקבל טומאה - פי' שאינו ראוי לקבל טומאה:(2) Et ne reçoit pas l'impureté – explication : qui n'est pas apte à recevoir l'impureté.
séif katan 2
- (ג) אע"פ שגידולו מן הארץ - כלומר שמתגדל על הארץ ולשון מן לאו דוקא:(3) Bien que sa croissance provienne de la terre – c'est-à-dire qu'il grandit sur la terre ; et le mot « de » n'est pas à prendre à la lettre.
séif katan 3
- (ד) מיני מתכות - כגון חתיכות מתכות שלא נעשו מהם שום כלים שעדיין אינם מקבלין טומאה ואף דיסודם ג"כ מן הארץ וה"ה עפר ממש אפ"ה אין מסככין בהם דבעינן דוקא שיהיו צומחין מן הקרקע ולא קרקע ממש:(4) Des sortes de métaux – par exemple des morceaux de métal dont on n'a fait aucun ustensile, qui ne reçoivent donc pas encore l'impureté ; et bien que leur origine soit, elle aussi, de la terre — et il en est de même de la terre elle-même —, malgré cela on n'en fait pas le sekhakh, car il faut précisément qu'ils poussent du sol, et non qu'ils soient le sol lui-même.
séif katan 4
- (ה) שפודין - של מתכות אבל של עץ אין מקבלין טומאה אפילו מדרבנן כמו חיצים זכרים דס"ג דפשוטי כלי עץ נינהו ומותר לסכך בהן וא"כ דמיירי בשל מתכות הוא משנה שאינה צריכה דהא בלא"ה אין מסככין דהא אינו צומח מן הארץ [מ"א] והאחרונים יישבו קושיתו דמיירי בשל עץ ובראשי השפודין יש קצת ברזל וכה"ג גם העץ מקבל טומאה ע"י הברזל שבראשו אכן כיון דעיקר הסכך הוא מן השפוד שהוא של עץ שהוא צומח מן הארץ וא"צ לברזל לצורך הסכך הו"א דמותר לסכך בו קמ"ל דפסול הואיל ומקבל טומאה ע"י הברזל:(5) Des broches – de métal ; mais celles de bois ne reçoivent pas l'impureté, même d'ordre rabbinique, comme les flèches « mâles » (pleines) du séif 3, car ce sont des ustensiles de bois plats (sans réceptacle), et il est permis d'en faire le sekhakh. Mais alors, s'il s'agit de broches de métal, c'est un enseignement superflu, puisque de toute façon on n'en fait pas le sekhakh, car le métal ne pousse pas de la terre (le Maguen Avraham). Et les A'haronim ont résolu sa difficulté : il s'agit de broches de bois, et à l'extrémité des broches il y a un peu de fer ; dans un tel cas, le bois aussi reçoit l'impureté du fait du fer qui est à son extrémité. Cependant, puisque l'essentiel du sekhakh provient de la broche, qui est de bois et pousse de la terre, et qu'on n'a pas besoin du fer pour le sekhakh, on aurait pu penser qu'il est permis d'en faire le sekhakh ; il nous enseigne qu'elle est invalide, puisqu'elle reçoit l'impureté du fait du fer.
séif katan 5
- (ו) וארובות המטה - אפילו הם של עץ ואף שאינן מטה שלמה פסולין לסכוך הואיל דממטה שלמה קאתו:(6) Et les montants du lit – même s'ils sont de bois, et bien que ce ne soit pas un lit entier, ils sont invalides pour le sekhakh, puisqu'ils proviennent d'un lit entier.
séif katan 6
- (ז) וכל הכלים - אפילו מידי דמקבל טומאה רק מדרבנן:(7) Et tous les ustensiles – même une chose qui ne reçoit l'impureté que d'ordre rabbinique.
séif katan 7
- (ח) שלא נשאר בהן שיעור וכו' - כיון שפעם אחת היו ראוין לקבלת טומאה גזרו בהן חכמים שלא לסכך בהן לעולם. אכן אותן הכלים שאפילו בשלמותן לא היו מקבלין טומאה אלא מדרבנן אם נשברו מותר לסכך בהן:(8) Qu'il ne leur reste plus la mesure, etc. – puisqu'ils ont été une fois aptes à recevoir l'impureté, les Sages ont décrété à leur sujet qu'on n'en fasse jamais le sekhakh. Cependant, les ustensiles qui, même entiers, ne recevaient l'impureté que d'ordre rabbinique, s'ils se sont brisés, il est permis d'en faire le sekhakh.
séif katan 8
- (ט) בחצים שאין להם בית קבול - דפשוטי כלי עץ אין מקבלין טומאה:(9) Avec des flèches qui n'ont pas de réceptacle – car les ustensiles de bois plats ne reçoivent pas l'impureté.
séif katan 9
- (י) כשירה - ואם היו פעם אחת בברזל פסולים אע"פ שניטלו אח"כ דכיון דפעם אחת היו ראויים לקבל טומאה נשאר שם פסול עליהם וכנ"ל בס"ב קנים הנבראים חלולים אע"פ שיש להן בית קבול אין מקבלין טומאה לפי שלא נעשו לקבלה לפיכך מותר לסכך בהם וכן מותר לסכך בצנור לפי שלא נעשה לקבלה וכל כלי עץ הרחב קצת וראוי להניח עליו דבר מקבל טומאה מדרבנן דדמי לבית קיבול. ולפ"ז אין להניח מרא ומגריפה על הסוכה אפילו נשברה [מ"א וש"א] ועיין בבכורי יעקב דדעתו נוטה דבשעת הדחק יש להקל לסכך כשנשברה כיון דאפילו בעוד שהיא שלמה אין טומאתו אלא מדרבנן אין לגזור בשבורה וכנ"ל בסק"ח:(10) Elle est valide – et si elles ont eu une fois du fer, elles sont invalides même si on l'a retiré ensuite, car, puisqu'elles ont été une fois aptes à recevoir l'impureté, le statut d'invalidité leur reste, comme expliqué plus haut au séif 2. Les roseaux créés creux, bien qu'ils aient un réceptacle, ne reçoivent pas l'impureté, car ils n'ont pas été faits pour contenir ; c'est pourquoi il est permis d'en faire le sekhakh. De même, il est permis de faire le sekhakh avec une gouttière, car elle n'a pas été faite pour contenir. Et tout ustensile de bois un peu large, sur lequel on peut poser quelque chose, reçoit l'impureté d'ordre rabbinique, car il ressemble à un réceptacle. Selon cela, on ne doit pas poser une houe ou une pelle sur la soukka, même si elle est brisée (le Maguen Avraham et d'autres A'haronim). Et voir le Bikouré Ya'akov, dont l'avis penche à dire qu'en cas de nécessité, on peut être indulgent et en faire le sekhakh lorsqu'elle est brisée : puisque, même entière, son impureté n'est que d'ordre rabbinique, on ne décrète pas pour celle qui est brisée, comme expliqué plus haut (séif katan 8).
séif katan 10
- (יא) כשלא נידק ולא ניפץ - ר"ל אף דמתחלה נשרו הגבעולין במים מ"מ כיון דעדיין לא נידק בכלל עץ הוא. ומשמע מלשון זה דאם היה נידק אף שלא ניפץ פסול ומסוף דבריו משמע דנידק וניפץ בעינן אבל נידק לחוד לא ועיין בפרישה וביאור הגר"א ומשמע שמצדדים להקל ומ"מ אין להקל אף בנשרו לחוד רק במקום הדחק:(11) Qui n'a été ni broyé ni peigné – c'est-à-dire que même si, au départ, on a fait tremper les tiges dans l'eau, néanmoins, puisqu'il n'a pas encore été broyé, il entre dans la catégorie du bois. Et il ressort de cette formulation que, s'il a été broyé, même sans avoir été peigné, il est invalide ; mais de la fin de ses propos, il ressort qu'il faut qu'il ait été broyé et peigné, mais broyé seulement, non. Et voir la Pericha et le Biour du Gaon de Vilna, dont il ressort qu'ils penchent vers l'indulgence. Néanmoins, on ne sera indulgent, même pour un lin seulement trempé, qu'en cas de nécessité.
séif katan 11
- (יב) פסולה - מדרבנן מפני שאין צורתו עומדת עליו ומחזי כאילו אינו מגידולי קרקע ועוד כיון דראוי לתתם לתוך כרים וכסתות ואז יקבלו טומאה וע"כ גם בנעורת שברי גבעולין הננער מן הפשתן אין מסככין בו דגם ממנו ראוי למלא כרים וכסתות. והנה לפי הטעמים האלו אפילו בצמר גפן וקנבוס שאין מטמאין בנגעים אם נידק וניפץ אין מסככין בהם ועוד כתבו טעם מפני דכיון דכבר נידק וניפץ קרוב הוא לטוותו ויקבל טומאה ע"כ גזרו שלא לסכך בו ולפ"ז בצמר גפן וקנבוס דאין מקבל טומאה כלל לא שייך האי גזירה ויש להחמיר:(12) Elle est invalide – d'ordre rabbinique, car sa forme n'est plus reconnaissable et il semble ne pas être un produit du sol ; et de plus, puisqu'il est apte à être mis dans des coussins et des couvertures, et qu'alors il recevrait l'impureté. C'est pourquoi, avec l'étoupe (les débris de tiges secoués du lin), on ne fait pas non plus le sekhakh, car elle aussi est apte à remplir des coussins et des couvertures. Or, selon ces raisons, même le coton et le chanvre, qui ne deviennent pas impurs par les plaies (nega'im), s'ils ont été broyés et peignés, on n'en fait pas le sekhakh. On a aussi écrit une autre raison : puisqu'il a déjà été broyé et peigné, il est près d'être filé et de recevoir l'impureté ; c'est pourquoi on a décrété de ne pas en faire le sekhakh. Selon cela, pour le coton et le chanvre, qui ne reçoivent pas du tout l'impureté (des plaies), ce décret ne s'applique pas ; mais il faut être rigoureux.
séif katan 12
- (יג) של פשתן - אף שאין מקבלין טומאה שאינם כלי מ"מ נשתנה צורתן ואינו נראה כגידולי קרקע ופשוט דה"ה בחבלים של קנבוס:(13) De lin – bien qu'elles ne reçoivent pas l'impureté, puisque ce ne sont pas des ustensiles, néanmoins leur forme a changé et elles ne paraissent pas être des produits du sol. Et il est évident qu'il en est de même des cordes de chanvre.
séif katan 13
- (יד) שאינה ראויה לשכיבה - אין הלשון מדוקדק דאי אינה ראויה כלל אמאי אמרינן דסתמא לשכיבה אלא ר"ל שאינה שאינה ראויה כ"כ וכן הוא בהדיא בטור:(14) Inapte à s'y coucher – la formulation n'est pas précise, car si elle n'était pas du tout apte, pourquoi dirions-nous que, par défaut, elle est destinée à s'y coucher ? Il veut plutôt dire qu'elle n'est pas si apte que cela ; et c'est ce qui est écrit explicitement dans le Tour.
séif katan 14
- (טו) אם היא קטנה - היינו כדי שכיבה:(15) Si elle est petite – c'est-à-dire juste de la taille suffisante pour s'y coucher.
séif katan 15
- (טז) סתמא עומדת לשכיבה ומקבלת טומאה וכו' - פי' דכיון דסתמא לשכיבה היא ראויה לקבל טומאה לכשישכב בה הזב וכיון שכן אף מעתה אינה ראויה לסיכוך שכל הראוי לקבל טומאה אין מסככין בו וכנ"ל:(16) Par défaut, elle est destinée à s'y coucher et reçoit l'impureté, etc. – explication : puisque, par défaut, elle est destinée à s'y coucher, elle est apte à recevoir l'impureté lorsqu'un zav (homme atteint d'écoulement) s'y couchera ; et s'il en est ainsi, dès maintenant elle n'est pas apte au sekhakh, car tout ce qui est apte à recevoir l'impureté, on n'en fait pas le sekhakh, comme expliqué plus haut.
séif katan 16
- (יז) דהיינו שרוב וכו' - הנה אם עשאה בפירוש לסיכוך מהני אפילו במקום שאין מנהג מבורר בעיר בזה ולא אתי הרמ"א לאפוקי רק ההיפוך דאם המנהג בעיר לשכיבה לא מהני במה שהוא עושה לסיכוך או שקנאה בפירוש לסיכוך דמי יודע דבר זה ואתו כ"ע לסכוכי בהו. ופעמים שדבר זה מהני גם להקל דהיינו אם עשאה סתמא או שאינו ידוע לן אם עשאה לסיכוך או לשכיבה ורוב בני העיר עושין אותה לסיכוך תלינן שגם הוא עשה לסיכוך:(17) C'est-à-dire que la majorité, etc. – voici : s'il l'a faite explicitement pour le sekhakh, cela est efficace même dans un lieu où il n'y a pas d'usage établi dans la ville à ce sujet ; et le Rema ne vient exclure que le cas inverse : si l'usage dans la ville est de l'employer pour s'y coucher, il n'est pas efficace qu'il la fasse pour le sekhakh, ou qu'il l'achète explicitement pour le sekhakh, car qui connaît cette chose ? Et tout le monde viendrait à en faire le sekhakh. Et parfois, cette chose est efficace aussi pour être indulgent : c'est-à-dire s'il l'a faite sans précision, ou si nous ne savons pas s'il l'a faite pour le sekhakh ou pour s'y coucher, et que la majorité des habitants de la ville la font pour le sekhakh, nous supposons que lui aussi l'a faite pour le sekhakh.
séif katan 17
- (יח) אלא א"כ עשאה לשכיבה דהיינו וכו' - אין ר"ל לאפוקי אם היה המנהג לסיכוך אז גם מחשבה דידיה שחשב לשכיבה לא מהני מידי ומותר לסכך דזה אינו דכיון שחשב לשכיבה הרי ירדה לה תורת טומאה ואסור לסכך אלא אתי לאשמועינן דלאו דוקא אם עשאה לשכיבה אלא דה"ה אם מנהג המקום לשכיבה הוי כאלו עשאה בעצמו לשכיבה. ואם אינו ידוע מנהג המקום לכו"ע מותר לסכך בה כ"ז שלא ידעינן שעשאה לשכיבה. ודע דבמקומות הללו כל מחצלת עשויות לשכיבה וא"כ אפילו הוא עשאה לסיכוך ג"כ אין מסככין בם:(18) À moins qu'on ne l'ait faite pour s'y coucher, c'est-à-dire, etc. – il ne veut pas exclure le cas suivant : si l'usage était pour le sekhakh, alors même sa propre pensée, qu'il a eue pour s'y coucher, ne servirait à rien et il serait permis d'en faire le sekhakh ; ce n'est pas le cas, car, puisqu'il a pensé l'utiliser pour s'y coucher, le statut d'impureté s'y est appliqué et il est interdit d'en faire le sekhakh. Mais il vient nous apprendre que ce n'est pas seulement s'il l'a faite pour s'y coucher, mais qu'il en est de même si l'usage du lieu est de l'employer pour s'y coucher : c'est comme s'il l'avait lui-même faite pour s'y coucher. Et si l'usage du lieu n'est pas connu, selon tous il est permis d'en faire le sekhakh, tant que nous ne savons pas qu'il l'a faite pour s'y coucher. Et sache que, dans ces régions, toutes les nattes sont faites pour s'y coucher ; s'il en est ainsi, même s'il l'a faite pour le sekhakh, on n'en fait pas non plus le sekhakh.
séif katan 18
- (יט) בענין שראויה לקבל - ר"ל כיון שראויה לקבל הרי יש עליה שם כלי ומקבלת טומאה ואין מסככין בה וה"מ בסתמא אז אמרינן דכיון שיש לה שפה מוכח דנעשית לקבלה וממילא מקבלת טומאה אבל אם דעתו בהדיא לסיכוך אע"פ שיש לה שפה אינה מקבלת טומאה וקיבול זה אינו חשיב כלום כיון שאינה עשויה לקבלה ויש מאחרונים שסוברין דכיון שיש לה שפה בכל גווני מקבלת טומאה ואין מסככין בה:(19) De sorte qu'elle est apte à contenir – c'est-à-dire : puisqu'elle est apte à contenir, elle porte le nom d'ustensile et reçoit l'impureté, et on n'en fait pas le sekhakh. Et cela, lorsqu'elle est faite sans précision : alors nous disons que, puisqu'elle a un rebord, il est prouvé qu'elle a été faite pour contenir, et de ce fait elle reçoit l'impureté. Mais si son intention était explicitement pour le sekhakh, bien qu'elle ait un rebord, elle ne reçoit pas l'impureté, et cette capacité de contenir n'est considérée comme rien, puisqu'elle n'a pas été faite pour contenir. Et certains A'haronim pensent que, puisqu'elle a un rebord, dans tous les cas elle reçoit l'impureté, et on n'en fait pas le sekhakh.
séif katan 19
- (כ) אפילו אם ניטל שפתה - דומיא דכל שברי כלים שאין מסככין בהם מדרבנן וכנ"ל בס"ב:(20) Même si son rebord a été retiré – à l'image de tous les débris d'ustensiles, dont on ne fait pas le sekhakh, d'ordre rabbinique, comme expliqué plus haut au séif 2.
séif katan 20
- (כא) אין מסככין בהם - ר"ל אפילו נעשו לסיכוך שאין מקבלין טומאה גזירה שמא ישב תחת תקרת הבית שעשוי ממחצלאות ומחצלאות של תקרת הבית פסולין מן התורה שלא הוקבעו שם לשם צל אלא לשם דירה:(21) On n'en fait pas le sekhakh – c'est-à-dire même si elles ont été faites pour le sekhakh, de sorte qu'elles ne reçoivent pas l'impureté : décret, de peur qu'il ne s'assoie sous le plafond de la maison fait de nattes ; or les nattes du plafond de la maison sont invalides de la Torah, car elles n'y ont pas été fixées pour l'ombre, mais pour l'habitation.
séif katan 21
- (כב) יש להסתפק אם מותר וכו' - יש מאחרונים שמפרשי דהספק הוא אם מותר לסכך בסולמות [ומיירי שהסולם הוא רחב ארבעה טפחים דסכך פסול אינו פוסל באמצע פחות מד"ט כדלקמן בסימן תרל"ב] ומקום הספק הוא מפני שהוא פשוטי כלי עץ שאינו מקבל טומאה אפילו מדרבנן ויש צד לאיסור כיון דיש נקבים ביריכי הסולם שהשליבות תקועות בהם דמי לבית קיבול ויש מאחרונים שמפרשי דמיירי בסולם שאינו רחב דאי הוה רחב בודאי יש לנו להחמיר דדמי לבית קיבול ואין לסכך בו אלא מקום הספק הוא דהלא עכ"פ בכלל מעמיד הוא ואפשר דיש לנו להחמיר שלא להעמיד בדבר המקבל טומאה שמא יבוא לסכך בו ואע"ג שמעמידין הסכך על כותל אבנים משום דלא שכיח שיסכך בהם וכן העתיקו כמה אחרונים לדינא דלכתחלה יש ליזהר שלא להעמיד הסכך בדבר המקבל טומאה אכן בדיעבד או שאין לו שאר דברים קי"ל דמותר להעמיד הסכך בדבר המקבל טומאה כדמוכח בסוף סי' תר"ל:(22) Il y a lieu de douter s'il est permis, etc. – certains A'haronim expliquent que le doute porte sur la permission de faire le sekhakh avec des échelles [et il s'agit d'une échelle large de quatre tefa'him, car un sekhakh invalide n'invalide pas au milieu s'il fait moins de quatre tefa'him, comme expliqué plus loin au siman 632]. Et la raison du doute est que c'est un ustensile de bois plat, qui ne reçoit pas l'impureté, même d'ordre rabbinique ; et il y a un côté d'interdiction, puisqu'il y a des trous dans les montants de l'échelle, où sont fixés les barreaux : cela ressemble à un réceptacle. Et certains A'haronim expliquent qu'il s'agit d'une échelle qui n'est pas large, car si elle était large, nous devrions certainement être rigoureux, puisqu'elle ressemble à un réceptacle, et on ne doit pas en faire le sekhakh ; la raison du doute est plutôt qu'en tout cas, elle entre dans la catégorie de ce qui soutient le sekhakh (ma'amid), et il est possible que nous devions être rigoureux et ne pas le soutenir avec une chose qui reçoit l'impureté, de peur qu'on ne vienne à en faire le sekhakh ; et bien qu'on soutienne le sekhakh sur un mur de pierres, c'est parce qu'il n'est pas courant d'en faire le sekhakh. Et plusieurs A'haronim ont ainsi retenu en halakha que, lekhat'hila (a priori), il faut veiller à ne pas soutenir le sekhakh par une chose qui reçoit l'impureté. Cependant, bediavad (a posteriori), ou lorsqu'il n'a pas d'autres choses, nous retenons qu'il est permis de soutenir le sekhakh par une chose qui reçoit l'impureté, comme il ressort de la fin du siman 630.
séif katan 22
- (כג) ולכן אין לסכך עליו - עיין בד"מ [והעתיקו הגר"א בביאורו] דמיפשט פשיטא ליה דאסור לסכך בו דבית קיבול הוא ומקבל טומאה וממילא בודאי יש להחמיר שלא לסכך על גביו ומכ"ש בסולמות של עגלות או סולם של אבוס הנתון על שתי יתידות ומספוא שם למאכל בהמה בודאי בית קבול גמור הוא ומן התורה טמאין אכן כשאין להסולם נקבים והשליבות תקועין על היריכות במסמרים הם בכלל פשוטי כלי עץ שאין מקבלין טומאה אף מדרבנן ויש שמחמירין אף בזה משום לא פלוג:(23) C'est pourquoi on ne doit pas poser le sekhakh dessus – voir le Darkhé Moché [et le Gaon de Vilna l'a recopié dans son Biour], pour qui il est tout à fait évident qu'il est interdit d'en faire le sekhakh, car c'est un réceptacle et il reçoit l'impureté ; de ce fait, il faut certainement être rigoureux et ne pas poser le sekhakh dessus. Et à plus forte raison les échelles de chariots, ou l'échelle d'une mangeoire posée sur deux piquets, où l'on met le fourrage pour la nourriture du bétail : c'est certainement un réceptacle complet, et elles sont impures de la Torah. Cependant, lorsque l'échelle n'a pas de trous et que les barreaux sont fixés sur les montants par des clous, elles entrent dans la catégorie des ustensiles de bois plats, qui ne reçoivent pas l'impureté, même d'ordre rabbinique ; et certains sont rigoureux même dans ce cas, pour ne pas faire de distinction (lo plough).
séif katan 23
- (כד) ואפילו וכו' להחזיקו אסור - דגם זה בכלל מעמיד הוא ומלבד זה עכ"פ סכך פסול הוא:(24) Et même… pour le maintenir, c'est interdit – car cela aussi entre dans la catégorie de ce qui soutient le sekhakh ; et en plus de cela, en tout cas, c'est un sekhakh invalide.
séif katan 24
- (כה) שמקבלין טומאת מדרס - ר"ל שראויין לקבל ואפילו הן חדשים שבודאי לא נטמאו עדיין ודע דכל כלי עץ הרחב קצת וראוי להניח עליו דבר י"א שמקבל טומאה מדרבנן דדמי לבית קבול וע"כ אין להניח מרא ומגריפה על הסכך להחזיקו או תחת הסכך להעמיד הסכך ואפילו נשברו:(25) Qui reçoivent l'impureté de midras (par pression) – c'est-à-dire qu'ils sont aptes à la recevoir, et même s'ils sont neufs et ne sont certainement pas encore devenus impurs. Et sache que tout ustensile de bois un peu large, sur lequel on peut poser quelque chose, certains disent qu'il reçoit l'impureté d'ordre rabbinique, car il ressemble à un réceptacle ; c'est pourquoi on ne doit pas poser une houe ou une pelle sur le sekhakh pour le maintenir, ni sous le sekhakh pour soutenir le sekhakh, même si elles sont brisées.
séif katan 25
- (כו) לחבר וכו' במסמרות של ברזל - זה מותר לכו"ע אפילו למאן דאוסר להעמיד הסכך בדבר המקבל טומאה כיון שאין סומך הסכך על המסמורים אלא שמחזיק בהם הכלונסות המעמידים להסכך ומטעם זה ג"כ מותר לקשרם להכלונסאות בבלאות או בחבלים של פשתן ואה"נ דלקשור הסכך עצמו בכלונסאות בחבלים ראוי ליזהר לכתחילה כיון שקושר הסכך עצמו בדבר המקבל טומאה [אחרונים]:(26) Assembler, etc., avec des clous de fer – cela est permis selon tous, même selon celui qui interdit de soutenir le sekhakh par une chose qui reçoit l'impureté, puisqu'il n'appuie pas le sekhakh sur les clous, mais il maintient par eux les perches qui soutiennent le sekhakh. Pour cette raison aussi, il est permis d'attacher les perches avec des chiffons ou avec des cordes de lin. Mais il est vrai que, pour attacher le sekhakh lui-même aux perches avec des cordes, il convient d'être prudent lekhat'hila, puisqu'il attache le sekhakh lui-même avec une chose qui reçoit l'impureté (les A'haronim).
séif katan 26
- (כז) מיני אוכלים - היינו מאכל אדם דאלו מאכל בהמה אין מקבל טומאה:(27) Sortes d'aliments – c'est-à-dire la nourriture humaine, car la nourriture animale ne reçoit pas l'impureté.
séif katan 27
- (כח) מקבלין טומאה וכו' - ואפילו אם לא הוכשרו עדיין פסולין:(28) Reçoivent l'impureté, etc. – et même s'ils n'ont pas encore été rendus aptes (hekhcher, par le contact d'un liquide), ils sont invalides.
séif katan 28
- (כט) ואין מסככין בהם - וכל בושם שאין נאכלין להנאת גופן כ"א לריח ומראה וכדומה מסככין בהן [פמ"ג] ולענין קנמון אף דהפמ"ג מיקל בבכורי יעקב הוכיח דכמין אוכל חשיב דהרי איתא לעיל בסימן ר"ב דמברכין עליו בפה"א:(29) Et on n'en fait pas le sekhakh – et tous les aromates que l'on ne mange pas pour le plaisir du corps, mais qui servent pour l'odeur, l'aspect et autres, on en fait le sekhakh (le Peri Megadim). Et concernant la cannelle, bien que le Peri Megadim soit indulgent, le Bikouré Ya'akov a démontré qu'elle est considérée comme une sorte d'aliment, puisqu'il est dit plus haut, au siman 202, qu'on récite sur elle la bénédiction « Boré peri haadama » (qui crée le fruit de la terre).
séif katan 29
- (ל) אם פסולת מרובה על האוכל וכו' - דין זה הוא כלל והדר פרט דהיינו אם קצרם לאוכל הידים מצטרפים להאוכל ואם קצרם לסיכוך הידים מצטרפים עם הפסולת וכדלקמיה:(30) Si les déchets sont plus nombreux que l'aliment, etc. – cette règle est un principe général suivi d'un détail, c'est-à-dire : s'il les a coupés pour la nourriture, les tiges s'ajoutent à l'aliment ; et s'il les a coupés pour le sekhakh, les tiges s'ajoutent aux déchets, comme il est dit ensuite.
séif katan 30
- (לא) תורת אוכל - מן הדין אין הידים נקרא אוכל רק עד ג"ט אבל מפני שיש ידות שמצטרפות לאוכל אע"פ שגדולות הרבה כתב המ"א שיש להחמיר ולאסור בכל ידות אפילו גדולות הרבה. ולפ"ז יש ליזהר שלא לכסות בקשין של תבואה קודם שנחבטו מן התבואה. והנה הפמ"ג מפקפק קצת אפילו אחר שנחבטו ובבכורי יעקב משיג עליו ומסכים להט"ז לקמן בסי"ח דשרי. ומ"מ צריך ליזהר דשכיח הוא שעדיין נשאר מעט תבואה בשיבולים אפילו אחר שדש אותם ובזה עדיין נשאר על הקש תורת ידות ולכן אם רוצה לסכך בתבן וקש של תבואה טוב שיסיר השבולים מהם [בכוי"ע הנ"ל] ונראה דקשין של מין שבלין הנקצרין במגל דמדינא היד אינו כאוכל רק עד ג"ט אם יש בהשאר יותר מג"ט אין להחמיר אחר שנחבטו:(31) Statut d'aliment – selon la stricte loi, les tiges ne sont appelées aliment que jusqu'à trois tefa'him (palmes) ; mais, parce qu'il y a des tiges qui s'ajoutent à l'aliment même si elles sont très longues, le Maguen Avraham a écrit qu'il faut être rigoureux et interdire toutes les tiges, même très longues. Selon cela, il faut veiller à ne pas couvrir avec les tiges de céréales avant qu'elles n'aient été battues pour en séparer le grain. Or le Peri Megadim hésite un peu, même après qu'elles ont été battues ; et le Bikouré Ya'akov le conteste et se range à l'avis du Taz, plus loin au séif 18, selon lequel c'est permis. Néanmoins, il faut être prudent, car il arrive souvent qu'il reste encore un peu de grain dans les épis même après les avoir battus, et dans ce cas, la paille conserve encore le statut de tiges. C'est pourquoi, s'il veut faire le sekhakh avec de la paille et du chaume de céréales, il est bien qu'il en retire les épis (le Bikouré Ya'akov cité plus haut). Et il semble que, pour les tiges des sortes d'épis que l'on moissonne à la faucille, pour lesquelles, selon la stricte loi, la tige n'est considérée comme aliment que jusqu'à trois tefa'him, si le reste dépasse trois tefa'him, il n'y a pas lieu d'être rigoureux après qu'elles ont été battues.
séif katan 31
- (לב) סיכך בירקות וכו' - ר"ל באיזה מקומות שממהרין לייבש בתוך שבעת ימי החג ולנפול העלין והגבעולין וישאר אויר:(32) S'il a fait le sekhakh avec des légumes, etc. – c'est-à-dire des sortes qui se dessèchent vite au cours des sept jours de la fête, et dont les feuilles et les tiges tombent, laissant un espace d'air.
séif katan 32
- (לג) אע"פ שפסולים לסכך וכו' - דהסעיף זה איירי בירקות שראויים לאכילה ופסולים לסכך בהם והו"א דבשביל זה אין חל עליהם שם פסול אחר קמ"ל דלא אמרינן הכי:(33) Bien qu'ils soient invalides pour le sekhakh, etc. – car ce séif traite de légumes propres à la consommation, avec lesquels il est invalide de faire le sekhakh ; et on aurait pu penser qu'à cause de cela, un autre statut d'invalidité ne s'applique pas à eux ; il nous enseigne que nous ne disons pas cela.
séif katan 33
- (לד) לפסול בארבעה טפחים - כמבואר בסימן תרל"ב דסכך פסול פוסל באמצע בד' טפחים ואויר פוסל בין באמצע בין מן הצד בשלשה טפחים:(34) Pour invalider à partir de quatre tefa'him – comme il est expliqué au siman 632 : un sekhakh invalide invalide au milieu à partir de quatre tefa'him, et l'air invalide, aussi bien au milieu que sur le côté, à partir de trois tefa'him.
séif katan 34
- (לה) אלא כאויר חשיבי וכו' - היינו אפילו קודם שנתייבשו משום דכיון דכאשר נתייבשו מתפוררות ונופלות ואין הסוכה ראויה להתקיים לשבעה ימים גזור רבנן מהשתא. וכתבו הפוסקים דה"ה כשסיכך בירקות שאין ראויין לאכילת אדם דהן מצד עצמן אין מקבלין טומאה וראויין לסכך בהן אך שממהרין לייבש תוך שבעה ג"כ פסולין:(35) Mais ils sont considérés comme de l'air, etc. – c'est-à-dire même avant qu'ils ne se dessèchent : car, puisque, une fois desséchés, ils s'effritent et tombent, et que la soukka n'est pas apte à durer sept jours, nos Maîtres ont décrété dès maintenant. Et les décisionnaires ont écrit qu'il en est de même lorsqu'il a fait le sekhakh avec des légumes impropres à la consommation humaine, qui, en eux-mêmes, ne reçoivent pas l'impureté et sont aptes au sekhakh, mais qui se dessèchent vite dans les sept jours : ils sont aussi invalides.
séif katan 35
- (לו) המחובר - פי' המחובר מעיקרו כגון גפן ודלעת אבל תלוש ולבסוף חיברו כתב הב"י בסימן תרכ"ו בשם תה"ד דכשר:(36) Attachée – explication : attachée dès l'origine, comme une vigne ou une courge ; mais une chose détachée puis rattachée au sol, le Beit Yossef a écrit au siman 626, au nom de la Teroumat HaDéchen, qu'elle est valide.
séif katan 36
- (לז) אין מסככין בו - עיין בסימן תרכ"ו ס"ב לענין אם עבר וסיכך בהם ואח"כ קצצו:(37) On n'en fait pas le sekhakh – voir au siman 626, séif 2, concernant le cas où il a transgressé et en a fait le sekhakh, puis les a coupées.
séif katan 37
- (לח) לכתחלה - ואם עבר וסיכך בהם כשרה לישב בה והיינו אף שיש להם סכך אחר אינו מחוייב לסכך מחדש. ואם היה ריח רע כ"כ שאין דעת האדם סובלתו יש לומר דפסול מן התורה דבעינן תשבו כעין תדורו:(38) Lekhat'hila – et s'il a transgressé et en a fait le sekhakh, elle est valide pour s'y asseoir ; c'est-à-dire que, même s'il a d'autre matériau de sekhakh, il n'est pas obligé de refaire le sekhakh. Et si l'odeur était si mauvaise que l'esprit humain ne la supporte pas, on peut dire qu'elle est invalide de la Torah, car il faut appliquer « vous résiderez » à l'image de la manière dont « vous habitez » (votre maison).
séif katan 38
- (לט) שנושרים - ודוקא כשנושרים תמיד אבל אם אינם נושרים אלא בשעת הרוח כשרה:(39) Qui tombent – et cela, seulement lorsqu'elles tombent constamment ; mais si elles ne tombent que lorsqu'il y a du vent, elle est valide.
séif katan 39
- (מ) וכן אסור לסכך בחבילה - אף דקאמר וכן היינו דכשם ההיא ענינא דסי"ד אסרו חכמים גם זה אסרו חכמים אבל מ"מ הכא חמירי יותר דאפילו בדיעבד אסור ולא דמי לסי"ד דהנהו לא פסילי אלא משום דלמא שביק להו ונפיק אבל חבילה פסולה דידה הוא משום דחיישינן דלמא עביד סוכה מן העשוי בדיעבד נמי פסלינן ליה ובמדינותינו שמוכרין אגודות ענפי אילנות שקורין יעלניק וקוצצין אותו לפזר בבית אפשר דאין דינם כחבילה כיון דאין דרך להניחן לייבשן דאדרבא כשיתייבשו אין שוין כלום [ח"א]:(40) De même, il est interdit de faire le sekhakh avec une botte – bien qu'il dise « de même », c'est-à-dire que, de même que pour le cas du séif 14 les Sages ont interdit, ils ont aussi interdit celui-ci, néanmoins ici c'est plus grave, car c'est interdit même bediavad (a posteriori) ; et ce n'est pas comparable au séif 14, car ceux-là ne sont invalides que parce qu'il risquerait de les laisser et de sortir de la soukka, mais l'invalidité de la botte vient de ce que nous craignons qu'il ne fasse la soukka à partir de ce qui est déjà fait ; c'est pourquoi nous l'invalidons aussi bediavad. Et dans nos pays, où l'on vend des fagots de branches d'arbres appelés yelnik, que l'on coupe pour les répandre dans la maison, il est possible qu'ils n'aient pas le statut de botte, puisqu'on n'a pas l'habitude de les poser pour les faire sécher : au contraire, une fois secs, ils ne valent plus rien (le 'Hayé Adam).
séif katan 40
- (מא) בפיסול - כיון שלא הניחן לצל:(41) De manière invalide – puisqu'il ne les a pas posées pour l'ombre.
séif katan 41
- (מב) אינה נקראת חבילה - ר"ל ומותר לסכך בה לכתחלה וא"צ להתיר אותה:(42) Cela ne s'appelle pas une botte – c'est-à-dire qu'il est permis d'en faire le sekhakh lekhat'hila, et il n'est pas nécessaire de la délier.
séif katan 42
- (מג) משני ראשיה - ואם קשרן באמצע הוי אגד דיכולין לטלטלה:(43) À ses deux extrémités – et s'il les a attachées au milieu, c'est un fagot, car on peut le transporter.
séif katan 43
- (מד) כיון וכו' - ר"ל ואינו דומה להא דאיתא בסימן תרכ"ו ס"ב דאם קצץ האילן העומד ע"ג הסוכה להכשירו ולהיות הוא עצמו מהסכך אינו מועיל עד שינענעו ג"כ ולהניחו לשם סכך דהקציצה לא מקרי עדיין מעשה וה"נ בענינינו ההתרה ע"ז אמר דשאני הכא שאין איסורה בעצם דהא הניח החבילה לשם סכך אלא משום גזירה אסרוה וכדלעיל בסט"ו משא"כ התם דפסולו מדאורייתא משום מחובר בעינן מעשה גמורה דהיינו הנענוע אחר הקציצה ולזה מסיים דחבילה שהניחה לייבשה שפסולו מן התורה דמי ממש להתם וצריך נענוע אחר ההתרה והנענוע הוא שיזיזם ממקומם:(44) Puisque, etc. – c'est-à-dire : ce n'est pas comparable à ce qui est dit au siman 626, séif 2, à savoir que, s'il a coupé l'arbre qui se trouve au-dessus de la soukka pour la rendre valide et pour qu'il fasse lui-même partie du sekhakh, cela n'est efficace que s'il les remue également et les repose au titre de sekhakh, car la coupe ne s'appelle pas encore un acte ; et de même, dans notre cas, le fait de délier (ne devrait pas suffire). À cela il dit que c'est différent ici, car son interdiction n'est pas intrinsèque — puisqu'il a posé la botte au titre de sekhakh —, mais ils l'ont interdite seulement à cause d'un décret, comme expliqué plus haut au séif 15 ; ce qui n'est pas le cas là-bas, où son invalidité est de la Torah, parce qu'il est attaché au sol : il faut un acte complet, c'est-à-dire le fait de remuer après la coupe. Et c'est pourquoi il conclut que la botte qu'il a posée pour la faire sécher, dont l'invalidité est de la Torah, est exactement comparable à ce cas-là, et il faut la remuer après l'avoir déliée ; et remuer consiste à les déplacer de leur place.
séif katan 44
- (מה) שרחבן ארבעה - טפחים שדומין לתקרת הבית וחיישינן שמא ישב תחת תקרת הבית שדר בו כל השנה וההוא ודאי פסול דסוכה אמר רחמנא ולא בית של כל ימות השנה:(45) Larges de quatre – tefa'him, car elles ressemblent au plafond d'une maison, et nous craignons qu'il ne s'assoie sous le plafond de la maison où il habite toute l'année ; et celle-ci est certainement invalide, car le Miséricordieux a dit « soukka », et non une maison de tous les jours de l'année.
séif katan 45
- (מו) הפכן על צידן - היינו שלא הטיל רחבן על הסוכה אלא השכיבן על צידן:(46) Retournées sur leur côté – c'est-à-dire qu'il n'a pas posé leur largeur sur la soukka, mais les a couchées sur leur côté.
séif katan 46
- (מז) שאין בהם ארבעה - ל"ד ה"ה אפילו הן פחותין מג' והטעם דכיון דיש שם פסול עליהן נעשו כשפודין של מתכות הפסולין לסכך בכל ענין שהופכן:(47) Qui n'a pas quatre – ce n'est pas à prendre à la lettre : il en est de même même s'il a moins de trois tefa'him ; et la raison est que, puisqu'elles portent un statut d'invalidité, elles sont devenues comme des broches de métal, invalides pour le sekhakh de quelque manière qu'on les retourne.
séif katan 47
- (מח) שדומין לכלים - ואע"פ שראויין לישיבה וגם ראויין להשתמש עליהן דהיינו להניח איזה דבר על גבן אעפ"כ אינן מקבלין טומאה כיון שלא יחדן לישיבה ולא לשום תשמיש אלא עומדין לבנין או לסחורה וגם משום גזירת תקרה אין בהן שאין רגילות לסכך הבית בנסרים קצרים שאין רחבן ד"ט:(48) Ce qui les fait ressembler à des ustensiles – et bien qu'elles soient aptes à s'y asseoir, et aussi aptes à s'en servir, c'est-à-dire à poser quelque chose dessus, malgré cela elles ne reçoivent pas l'impureté, puisqu'on ne les a destinées ni à s'y asseoir ni à aucun usage, mais qu'elles sont destinées à la construction ou au commerce. Et le décret du plafond ne s'applique pas non plus à elles, car on n'a pas l'habitude de couvrir une maison avec des planches étroites, dont la largeur n'atteint pas quatre tefa'him.
séif katan 48
- (מט) ונהגו שלא וכו' - דילמא אתי לסכך בענין שלא יהא מטר יכול לירד שם ויש מהראשונים שכתבו דכהיום מדינא אסור הואיל דבזמן הזה מסככין בתיהם בנסרים שאין בהן ד' טפחים איכא גזירת תקרה ומ"מ יש לחוש גם לטעם הראשון וע"כ הלטי"ש אע"פ שאין בהם גזירת תקרה שאין מסככין בהם בתיהם מ"מ יש לחוש שיסכך כ"כ שלא יהיו הגשמים יורדים בתוכה וכ"ש בשינדלין:(49) Et l'on a l'usage de ne pas, etc. – de peur qu'on ne vienne à faire le sekhakh de telle manière que la pluie ne puisse pas y descendre. Et certains Richonim ont écrit qu'aujourd'hui, c'est interdit selon la stricte loi, puisqu'à notre époque on couvre les maisons avec des planches qui n'ont pas quatre tefa'him : il y a donc lieu d'appliquer le décret du plafond. Néanmoins, il faut tenir compte aussi de la première raison ; c'est pourquoi les lattes (latten), bien que le décret du plafond ne s'applique pas à elles, puisqu'on n'en couvre pas les maisons, il faut néanmoins craindre qu'il ne fasse le sekhakh si épais que les pluies ne descendent pas à l'intérieur ; et à plus forte raison pour les bardeaux (schindeln).
séif katan 49
- (נ) כלל - כתבו הפוסקים דבשעת הדחק שאין להם במה לסכך מסככין בנסרים אפילו כשיש בהן ד' טפחים וה"ה בכל דבר שאסרו חכמים משום גזירה. אכן לענין ברכה יש דיעות בפוסקים עיין לקמן סימן תרמ"ט ס"ו ובחידושי הרשב"א בענינינו דעתו נוטה דיכול לברך:(50) Du tout – les décisionnaires ont écrit qu'en cas de nécessité, lorsqu'on n'a rien d'autre avec quoi faire le sekhakh, on fait le sekhakh avec des planches, même lorsqu'elles ont quatre tefa'him ; et il en est de même de toute chose que les Sages ont interdite à cause d'un décret. Cependant, concernant la bénédiction (de résider dans la soukka), il y a des opinions divergentes chez les décisionnaires ; voir plus loin, siman 649, séif 6. Et dans les 'Hidouché HaRachba sur notre sujet, son avis penche à dire qu'on peut réciter la bénédiction.
séif katan 50
- (נא) פירס עליה סדין מפני החמה או תחתיה מפני הנשר - עד כאן לשון המשנה ודעת המחבר בדעה א' דמפני החמה הוא כפשטיה שהיתה הסוכה צילתה מרובה מחמתה ופירס עליה הסדין להגן שלא תכנס החמה כלל ומפני הנשר היינו שלא יהיו וכו':(51) S'il a étendu sur elle un drap à cause du soleil, ou sous elle à cause de ce qui tombe – jusqu'ici, c'est la formulation de la Michna. Et l'avis de l'auteur (le Choulhan Aroukh), dans la première opinion, est que « à cause du soleil » s'entend au sens simple : la soukka avait plus d'ombre que de soleil, et il a étendu sur elle le drap pour se protéger, afin que le soleil n'entre pas du tout ; et « à cause de ce qui tombe », c'est-à-dire pour que ne tombent pas, etc.
séif katan 51
- (נב) פסולה - דהא קמסכך ומגין ע"ע בדבר המקבל טומאה:(52) Elle est invalide – car il couvre et se protège avec une chose qui reçoit l'impureté.
séif katan 52
- (נג) לנאותה כשרה - דכיון דהוי צורך סוכה בטיל לגבה. ודוקא כשהיתה הסוכה צילתה מרובה מחמתה וכנ"ל דאל"ה פסולה:(53) Pour l'embellir, elle est valide – car, puisque c'est un besoin de la soukka, il est annulé par rapport à elle. Et cela, seulement lorsque la soukka avait plus d'ombre que de soleil (sans le drap), comme expliqué plus haut ; sinon, elle est invalide.
séif katan 53
- (נד) בתוך ארבעה לסכך - דאם היה מרוחק יותר לא בטיל לגבי הסכך בכל גווני וכדלעיל בסימן תרכ"ז ס"ד:(54) À moins de quatre du sekhakh – car s'il était plus éloigné, il n'est en aucun cas annulé par rapport au sekhakh, comme expliqué plus haut au siman 627, séif 4.
séif katan 54
- (נה) וי"א שסוכה וכו' - דעה זו פליגא אדמעיקרא וס"ל דמה דאיתא במשנה פירס עליה סדין מפני החמה וכו' היינו באופן שצייר לקמיה דוקא אבל להגן מן החמה והעלין כשרה אפילו לישב תחתיו דבטיל הוא לגבי סוכה:(55) Et certains disent : une soukka, etc. – cet avis diverge du premier, et considère que ce qui est dit dans la Michna : « S'il a étendu sur elle un drap à cause du soleil, etc. », ne vise que le cas précis qu'il décrit ensuite ; mais pour se protéger du soleil et des feuilles, elle est valide, même pour s'asseoir dessous, car il est annulé par rapport à la soukka.
séif katan 55
- (נו) אבל אם לא כיון וכו' - פי' אם היה מסוככת יפה בענין שאין לחוש שע"י הנשר יהיה חמתה מרובה מצילתה ולא הוצרך לפרוס עליה סדין אלא להגן מפני החמה או מן העלין הנושרין כשרה [ב"י]:(56) Mais s'il n'avait pas l'intention, etc. – explication : si elle était bien couverte, de sorte qu'il n'y avait pas à craindre que, du fait de la chute des feuilles, elle ait plus de soleil que d'ombre, et qu'il n'a eu besoin d'étendre sur elle un drap que pour se protéger du soleil ou des feuilles qui tombent, elle est valide (le Beit Yossef).
séif katan 56
- (נז) ומיהו לכתחלה לא יעשה וכו' - דלא יאמרו הרואים שכונתו כדי לסכך ואפילו שלא בשעת אכילה אסור דיאמרו שמניחו שם גם בשעת אכילה:(57) Toutefois, lekhat'hila, il ne le fera pas, etc. – afin que ceux qui le voient ne disent pas que son intention est de faire le sekhakh (avec le drap). Et même en dehors du moment du repas, c'est interdit, car on dirait qu'il le laisse là aussi au moment du repas.
séif katan 57
- (נח) שמכוין כדי להגין - זהו רק לדעת הי"א שהזכיר מתחלה אבל לדעה ראשונה אף באופן זה אסור ועיין בבה"ל דכן יש להחמיר למעשה וכ"כ הב"ח וש"א. ומ"מ בשעת הדחק שלא יכול לאכול בסוכה ע"י העלין הנושרין לתוך המאכל או ע"י גשמים הנוטפין או ע"י הרוח שמכבה הנרות מוטב לפרוס סדין תחת הסכך בתוך ד' טפחים משיאכל חוץ לסוכה אבל לא יברך ע"ז לישב בסוכה:(58) Qu'il a l'intention de se protéger – cela ne vaut que selon l'avis de « certains disent », mentionné plus haut ; mais selon la première opinion, même de cette manière c'est interdit. Et voir le Biour Halakha, selon lequel il faut être rigoureux ainsi en pratique ; et c'est aussi ce qu'ont écrit le Ba'h et d'autres A'haronim. Néanmoins, en cas de nécessité, lorsqu'il ne peut pas manger dans la soukka à cause des feuilles qui tombent dans la nourriture, ou des pluies qui gouttent, ou du vent qui éteint les bougies, mieux vaut étendre un drap sous le sekhakh, à moins de quatre tefa'him, que de manger hors de la soukka ; mais il ne récitera pas pour cela la bénédiction « leichev bassoukka » (de résider dans la soukka).
séif katan 58
- (נט) שרוי במים - עיין בבה"ל דלפי מה שהסכימו אחרונים דיש להחמיר כדעה ראשונה יש ליזהר שלא לפרוס אפילו לייבש אלא שלא בשעת אכילה:(59) Trempé d'eau – voir le Biour Halakha : selon ce que les A'haronim ont conclu, à savoir qu'il faut être rigoureux comme la première opinion, il faut veiller à ne pas l'étendre, même pour le faire sécher, si ce n'est en dehors du moment du repas.
séif katan 59