Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 626 →- (א) תחת בית וכו' - דבעינן שתהא הסוכה תחת אויר השמים דכתיב בסכת תשבו חסר וי"ו דהיינו באחת [שלא יסוכך עליה בשני קירוין] ולא בסוכה שתחת סוכה או תחת הבית או אילן וביתו גופא אף אם ירצה לישב בה בחג לשם סוכה פסול דסוכה אמר רחמנא ולא ביתו של כל ימות השנה ואילן פסול שיהא הוא הסוכך על דפנות הסוכה משום דמחובר הוא:(1) Sous une maison, etc. – car il faut que la souccah soit sous le ciel ouvert, comme il est écrit : « Bassoukot vous résiderez » (Lévitique 23, 42), écrit sans vav, c'est-à-dire dans une seule [qu'on ne la couvre pas de deux toits], et non dans une souccah qui est sous une souccah, ou sous une maison ou un arbre. Et sa maison elle-même, même s'il veut y résider pendant la fête en tant que souccah, est invalide, car la Torah a dit « souccah », et non sa maison de tous les jours de l'année. Et les branches d'un arbre sont invalides pour être elles-mêmes la couverture placée sur les parois de la souccah, parce qu'elles sont attachées au sol.
séif katan 1
- (ב) בכל ענין - ר"ל אפילו אם השפיל הענפים למטה ועירבן עם סכך הסוכה וסכך הסוכה רבה עליהם ואינו ניכר אפ"ה פסול דאף שהסוכה צילתה מרובה מחמתה כיון שהאילן ג"כ צילתו מרובה מחמתו א"כ אין סכך הסוכה מועיל כלום [ב"ח]:(2) En tout cas – c'est-à-dire même s'il a abaissé les branches et les a mêlées au skhakh de la souccah, que le skhakh de la souccah est plus abondant qu'elles et qu'elles ne sont pas reconnaissables, elle est malgré tout invalide ; car bien que la souccah donne plus d'ombre que de soleil, puisque l'arbre aussi donne plus d'ombre que de soleil, le skhakh de la souccah ne sert alors à rien (Ba'h).
séif katan 2
- (ג) אבל אם האילן חמתו מרובה מצילתו וכו' - דאז הצל כמו שאינו ולא מקרי סוכה שתחת האילן:(3) Mais si l'arbre laisse passer plus de soleil que d'ombre, etc. – car alors son ombre est comme inexistante, et cela ne s'appelle pas une souccah faite sous l'arbre.
séif katan 3
- (ד) אבל אם אין וכו' אלא ע"י האילן - ר"ל וסכך האילן הלא פסול הוא דהוא מחובר ואין יכול לצרפו לסכך כשר להכשיר הסוכה:(4) Mais si la souccah ne donne plus d'ombre que grâce à l'arbre – c'est-à-dire que la couverture de l'arbre est invalide, puisqu'elle est attachée au sol, et l'on ne peut pas l'associer au skhakh valide pour rendre la souccah valide.
séif katan 4
- (ה) צריך שישפיל וכו' - וזה אפי' לכתחלה מותר ואפילו אם עשה הסוכה בחוה"מ. ולא שייך בזה לומר אין מבטלין איסור לכתחלה:(5) Il faut abaisser, etc. – et cela est permis même lekhat'hila, et même s'il a fait la souccah pendant 'Hol hamoed. Et l'on ne peut pas dire ici le principe : « on n'annule pas un interdit lekhat'hila ».
séif katan 5
- (ו) מכוונים כנגד סכך הכשר פסולה - ס"ל שכל מה שהוא תחת האילן כמאן דליתא דמיא שאינו משמש כלום כיון שהעליון מיצל עליו וא"כ מן הסכך הנשאר הוא רק חמתו מרובה מצילתו ועם הסכך של האילן אינו יכול להצטרף אף שיהיה עי"ז צילתה מרובה מחמתה דהא סכך פסול הוא:(6) Sont exactement au-dessus du skhakh valide, elle est invalide – cet avis pense que tout ce qui est sous l'arbre est considéré comme inexistant, car cela ne sert à rien, puisque l'arbre au-dessus fait de l'ombre sur lui. Dès lors, avec le skhakh restant, il n'y a que plus de soleil que d'ombre ; et on ne peut pas l'associer à la couverture de l'arbre, même si de ce fait elle donnerait plus d'ombre que de soleil, puisque c'est un skhakh invalide.
séif katan 6
- (ז) מיהו אם השפיל הענפים וכו' - ובזה מהני אפילו אם אין הסוכה צילתה מרובה מחמתה בלא האילן וכמו לדעה א' [ב"ח וכמה אחרונים] ולכן סיים הרמ"א שאינן ניכרין דאם היה סכך הסוכה בעצמה צילתה מרובה מחמתה אפילו ניכרין שרי לפי מה שכתבנו לקמיה וי"א דלדעה אחרונה זו לא מהני אפילו בשהשפיל אא"כ סכך הסוכה צילתה מרובה מחמתה בלא האילן ולמעשה נכון להחמיר כוותייהו:(7) Toutefois, s'il a abaissé les branches, etc. – et dans ce cas, cela est efficace même si la souccah ne donne pas plus d'ombre que de soleil sans l'arbre, comme selon le premier avis (Ba'h et plusieurs A'haronim). C'est pourquoi le Rema a conclu par « de sorte qu'elles ne sont pas reconnaissables » ; car si le skhakh de la souccah lui-même donnait plus d'ombre que de soleil, même si les branches étaient reconnaissables, ce serait permis, selon ce que nous écrirons juste après. Et certains disent que, selon ce dernier avis, cela n'est pas efficace même quand il a abaissé les branches, à moins que le skhakh de la souccah ne donne plus d'ombre que de soleil sans l'arbre ; et en pratique, il convient d'être strict comme eux.
séif katan 7
- (ח) שאינן ניכרין - ואם היה צילתה מרובה מחמתה אפילו היו ניכרים או היו מונחים זה ע"ג זה ממש שרי כיון שהם מרובים מסכך האילן ויש חולקין ע"ז:(8) De sorte qu'elles ne sont pas reconnaissables – mais si la souccah donnait plus d'ombre que de soleil (par son propre skhakh), même si les branches étaient reconnaissables, ou même si les deux couvertures étaient posées vraiment l'une sur l'autre, ce serait permis, puisqu'elles (les branches de skhakh valide) sont plus nombreuses que la couverture de l'arbre ; et certains contestent cela.
séif katan 8
- (ט) מקרי עירוב וכשר - והיינו כשהיה הסכך הכשר מרובה על הפסול ואם היו מונחין על הסוכה כאו"א בפני עצמו ואינן מעורבין כלל אלא זה בצד זה א"צ שיהיה בכשר רוב כנגד הפסול אלא אפילו אם הם מחצה על מחצה גם כן הסוכה כשרה דהוא הלכה למשה מסיני אלא מפני שא"א לצמצם יש להעדיף מעט כמו שיתבאר בסימן תרל"א ס"ח ע"ש:(9) Cela s'appelle un mélange, et c'est valide – c'est-à-dire quand le skhakh valide était plus abondant que l'invalide. Mais s'ils étaient posés sur la souccah chacun à part, et ne sont pas du tout mêlés, mais l'un à côté de l'autre, il n'est pas nécessaire qu'il y ait une majorité de valide par rapport à l'invalide ; même s'ils sont moitié-moitié, la souccah est aussi valide, car c'est une halakha transmise à Moché au Sinaï. Seulement, comme il est impossible d'être exact, il faut en ajouter un peu (de valide), comme il sera expliqué au siman 631, séif 8 ; voir là-bas.
séif katan 9
- (י) אבל אם הענפים וכו' - ומיירי שמן הענפים לא יהיה צל הרבה וחמתה מרובה מצילתה:(10) Mais si les branches, etc. – et il est question du cas où les branches ne font pas beaucoup d'ombre, et laissent passer plus de soleil que d'ombre.
séif katan 10
- (יא) שאפילו ינטל נגד האילן וכו' - ומשמע מן הפוסקים דחשבינן לסכך שכנגד האילן כסכך פסול וע"כ אין להכשיר אא"כ הוא פחות מארבעה טפחים בסוכה גדולה או פחות מג"ט בקטנה:(11) Que, même si l'on enlevait celui qui est sous l'arbre, etc. – et il ressort des décisionnaires que nous considérons le skhakh qui est sous l'arbre comme un skhakh invalide ; c'est pourquoi on ne doit la valider que s'il y en a moins de quatre téfa'him dans une grande souccah, ou moins de trois téfa'him dans une petite.
séif katan 11
- (יב) שאפילו אם ינטל האילן וכו' - ר"ל דלא תיקשי מאי הוי אם הענפים כנגד האויר הלא עכ"פ מסככים האילן והסכך על הסוכה ולזה אמר שאפילו אם ינטל וכו' היינו דלא הועיל האילן כלום דבלאו צל דידיה יש צילתה מרובה מחמתה מן הסכך גופא ולאפוקי מן ענפי האילן לא הוי כ"א חמתה מרובה מצילתה וכנ"ל בסק"י:(12) De sorte que, même si l'on enlevait l'arbre, etc. – c'est-à-dire pour qu'on n'objecte pas : qu'importe que les branches soient au-dessus de l'espace vide ? En tout cas, l'arbre et le skhakh couvrent ensemble la souccah ! C'est pour cela qu'il a dit « même si l'on enlevait », etc., c'est-à-dire que l'arbre n'a servi à rien, car même sans son ombre, il y a plus d'ombre que de soleil grâce au skhakh lui-même ; à l'exclusion des branches de l'arbre, qui ne donnent que plus de soleil que d'ombre, comme plus haut, séif katan 10.
séif katan 12
- (יג) אם קצץ וכו' - ר"ל אף שמתחלה הדלה האילן על הסוכה לסכך בו והוי סכך פסול דמחובר הוא לא מקרי זה תעשה ולא מן העשוי כיון שלבסוף קצצו לשם סיכוך הוי עשייה מחדש וכשר אפילו אין שם שום סכך אחר ומ"מ בקציצה לבד לא מקרי עשייה גמורה כיון שלא קצצן קודם שהדלה וע"כ צריך לנענע ג"כ אחר הקציצה שנמצא כאלו אותה שעה מניחם במקומותיהם:(13) S'il a coupé, etc. – c'est-à-dire que bien qu'au départ il ait fait courir l'arbre sur la souccah pour la couvrir avec, et que ce soit un skhakh invalide puisqu'il est attaché au sol, cela ne s'appelle pas « Tu feras, et non à partir de ce qui est fait », puisqu'à la fin il l'a coupé dans le but de couvrir la souccah : c'est une nouvelle fabrication, et elle est valide même s'il n'y a là aucun autre skhakh. Néanmoins, la coupe seule ne s'appelle pas une fabrication complète, puisqu'il ne les (les branches) a pas coupées avant de les faire courir sur la souccah ; c'est pourquoi il faut aussi les remuer après la coupe, de sorte que ce soit comme si, à ce moment-là, il les posait à leur place.
séif katan 13
- (יד) ומניחו - לשם צל וא"צ להניחו לשם סוכה. אם תחב יחור של אילן בארץ עם ענפים ועלים הרבה לשם צל על הסוכה כשר ואם שלא לשם צל וכשהגיע זמן סוכה כיוון שיהיה לשם צל פסול משום תעשה ולא מן העשוי ואם השריש אפילו תחבו לשם צל פסול משום מחובר [פמ"ג]:(14) Et en la reposant – dans le but de faire de l'ombre ; et il n'est pas nécessaire de la reposer dans le but de faire une souccah. S'il a planté en terre une branche d'arbre coupée, avec beaucoup de rameaux et de feuilles, dans le but de faire de l'ombre sur la souccah, elle est valide ; mais s'il l'a plantée non dans le but de faire de l'ombre, et que, quand est venu le temps de la souccah, il a eu l'intention qu'elle serve pour l'ombre, elle est invalide, à cause de « Tu feras, et non à partir de ce qui est fait ». Et si la branche a pris racine, même s'il l'a plantée dans le but de faire de l'ombre, elle est invalide, parce qu'elle est attachée au sol (Peri Megadim).
séif katan 14
- (טו) ולא מיקרי תעשה וכו' - ר"ל דבזה א"צ לנענע הסכך מחדש ודע דבדין זה מודים כו"ע (היינו אף המחמירים וחולקין על הא דס"ג בהג"ה כמבואר שם מודים בדין זה להקל כמבואר בב"ח ובמ"א עיי"ש):(15) Et cela ne s'appelle pas « Tu feras », etc. – c'est-à-dire que dans ce cas, il n'est pas nécessaire de remuer à nouveau le skhakh. Et sache que sur cette règle, tout le monde est d'accord (c'est-à-dire que même ceux qui sont stricts et contestent ce qui est dit au séif 3 dans la glose, comme c'est expliqué là-bas, reconnaissent dans cette règle qu'il faut être indulgent, comme c'est expliqué dans le Ba'h et dans le Maguen Avraham ; voir là-bas).
séif katan 15
- (טז) העצים הדקים - שקורין לאטי"ש:(16) Les fines pièces de bois – que l'on appelle Latten (lattes).
séif katan 16
- (יז) כשרה - ואפילו לישב תחת העצים עצמן אע"פ שהם סכך פסול שהרי לא נקבעו בגג לשם צל אלא כדי לתת עליהם הרעפים מ"מ כיון שעשה מעשה והסיר הרעפים לשם עשיית סוכה לצל הרי זה כאלו עשה מעשה בגוף העצים והתקינם לשם סוכה ונתכשרו [אבל אם לא הסיר הרעפים כדי לעשות שם סוכה אלא כך היתה מקודם בנויה בלא גג כיון שלא עשה שום מעשה בגג לשם עשיית סוכה לצל א"כ העצים או הקורות הן סכך פסול ממש ודינו כמ"ש ס"א גבי אילן והיינו שכל שאין הסכך כשר רבה כ"כ עד שאם ינטל ממנו כשיעור העצים הדקים המיצל עליהם יהיה עדיין צל הסוכה מרובה מחמתה פסול] ויש מאחרונים שמחמירין בזה וסוברין דבכל גווני בעינן שאפילו אם ינטל נגד העצים ישאר צילתה מרובה מחמתה אכן באמת בסתם סוכות כמו שלנו שרגילין לכסות כל הסוכה בודאי בכל גווני ישאר צילתה מרובה מחמתה וכשר אכן כדי לצאת ידי כל הספיקות יראה שיהיה ריוח בין העצים הדקים בין אחד לחבירו כשיעור ג' טפחים. וכל זה דוקא כשעושה סוכה למטה תחת הגג אבל אם מסכך ע"ג הלאטע"ש אע"פ שהן סמוכין זה לזה בפחות משלשה טפחים הרי זו כשרה ואין אומרים כאן לבוד שיצטרפו כל העצים ויהיו נחשבין כעץ אחד רחב מסכך הפסול יותר מד"ט שהוא פוסל הסוכה כמבואר בסימן תרל"ב כיון שסכך כשר מונח ביניהם אין מצטרפין:(17) Elle est valide – et même il est permis de s'asseoir sous les bois eux-mêmes. Bien qu'ils soient un skhakh invalide, puisqu'ils n'ont pas été fixés dans le toit dans le but de faire de l'ombre, mais pour poser sur eux les tuiles, néanmoins, puisqu'il a accompli un acte et a enlevé les tuiles dans le but de faire une souccah pour l'ombre, c'est comme s'il avait accompli un acte sur les bois eux-mêmes et les avait préparés pour la souccah, et ils sont devenus valides. [Mais s'il n'a pas enlevé les tuiles afin d'y faire une souccah, mais que l'endroit était déjà construit ainsi auparavant, sans toit, puisqu'il n'a accompli aucun acte sur le toit dans le but de faire une souccah pour l'ombre, alors les bois ou les poutres sont véritablement un skhakh invalide, et la règle est comme ce qui est écrit au séif 1 au sujet de l'arbre, c'est-à-dire que tant que le skhakh valide n'est pas assez abondant pour que, si l'on en enlevait la quantité qui se trouve sous les fines pièces de bois qui font de l'ombre sur lui, la souccah donne encore plus d'ombre que de soleil, elle est invalide.] Et certains A'haronim sont stricts en cela et pensent que dans tous les cas, il faut que, même si l'on enlevait le skhakh qui est sous les bois, il reste plus d'ombre que de soleil. Cependant, en vérité, dans les souccot ordinaires comme les nôtres, où l'on a l'habitude de couvrir toute la souccah, il restera certainement dans tous les cas plus d'ombre que de soleil, et elle est valide. Toutefois, pour sortir de tous les doutes, on veillera à ce qu'il y ait un espace de trois téfa'him entre les fines pièces de bois, entre l'une et l'autre. Et tout cela ne s'applique que lorsqu'on fait la souccah en bas, sous le toit ; mais si l'on pose le skhakh au-dessus des lattes, même si elles sont proches l'une de l'autre de moins de trois téfa'him, la souccah est valide ; et l'on ne dit pas ici le principe de lavoud (ce qui est séparé de moins de trois téfa'him est considéré comme joint), de sorte que tous les bois s'additionneraient et seraient considérés comme un seul bois large, un skhakh invalide de plus de quatre téfa'him, qui invalide la souccah, comme c'est expliqué au siman 632 ; car puisque du skhakh valide est posé entre eux, ils ne s'additionnent pas.
séif katan 17
- (יח) תחת הגגות העשויות וכו' - ר"ל אפילו בעוד שהן סגורות ולא מקרי תעשה ולא מן העשוי כנ"ל בס"ב בהג"ה. ודע דדעת הב"ח להחמיר בזה שצריך לפתוח דלתות הגג קודם שמסכך וכן הסכים המ"א וא"ר וש"א ואם שכח והניח הסכך בעוד שהיו הגגות סגורים צריך לפתוח הגגות ולנענע כל הסכך דהיינו שיגביה כל עץ לבדו ויחזור ויניחנו לשם צל ושוב יגביה עץ חבירו ויניחו וכן כולם ואם סיכך על התקרה ואח"כ הסיר התקרה פסול לכו"ע מפני שלא היה שם סוכה על הסכך שעל התקרה מתחלה כיון שלא היו כאן דפנות ולכן לא מהני הסרת התקרה להכשיר הסוכה:(18) Sous les toits faits, etc. – c'est-à-dire même si l'on a posé le skhakh pendant qu'ils étaient fermés ; et cela ne s'appelle pas « Tu feras, et non à partir de ce qui est fait », comme plus haut, au séif 2, dans la glose. Et sache que l'avis du Ba'h est d'être strict en cela, et qu'il faut ouvrir les battants du toit avant de poser le skhakh ; et c'est aussi l'avis du Maguen Avraham, de l'Eliya Rabba et des autres A'haronim. Et s'il a oublié et posé le skhakh pendant que les toits étaient fermés, il doit ouvrir les toits et remuer tout le skhakh, c'est-à-dire soulever chaque bois séparément et le reposer dans le but de faire de l'ombre, puis soulever le bois suivant et le reposer, et ainsi pour tous. Et s'il a posé le skhakh sur le plafond, et qu'ensuite il a enlevé le plafond, elle est invalide selon tous, car le skhakh qui était sur le plafond n'avait pas au départ statut de souccah, puisqu'il n'y avait pas là de parois (sous lui) ; c'est pourquoi l'enlèvement du plafond ne suffit pas à rendre la souccah valide.
séif katan 18
- (יט) ולחזור ולפתחן - וזה מותר אפילו לדעת המחמירין הנ"ל כיון שנעשה מתחלה בהכשר דהיינו שפתח הגג קודם שסיכך דאף שבעת שהיא סגורה מקרי הסוכה פסולה וכמו שכתב הרמ"א בסוף דבריו מ"מ אין זה בכלל תעשה ולא מן העשוי דהוי דומה כאלו פירס עליה סדין וחוזר ונוטלה:(19) Et de les rouvrir – et cela est permis même selon l'avis de ceux qui sont stricts, mentionnés plus haut, puisqu'elle a été faite au départ de manière valide, c'est-à-dire qu'il a ouvert le toit avant de poser le skhakh. Car bien que, pendant qu'il est fermé, la souccah soit appelée invalide, comme l'a écrit le Rema à la fin de ses propos, néanmoins cela n'entre pas dans le cadre de « Tu feras, et non à partir de ce qui est fait » ; c'est semblable au cas où l'on étend sur elle un drap et qu'on l'enlève ensuite.
séif katan 19
- (כ) צירים וכו' - דהוי כפתח. ובאין להם ציר שרי ע"י עכו"ם. ואם היה כל השנה קבועין במסמרים שפתיחתן אסור מן התורה ושכח לפתחן עד כניסת יו"ט אם שרי לפתחן ע"י עכו"ם באין לו סוכה אחרת בליל יו"ט ראשון משום שבות במקום מצוה וכן אם מותר לומר לנכרי שיסכך לו סוכה ביו"ט באין לו אחרת מסתפק הפמ"ג וסיים להורות היתר חלילה לי וצ"ע בכל זה עכ"ל ועיין בבכורי יעקב מש"כ בזה ואם הוא עדיין בין השמשות נראה דבודאי יש להקל בזה ע"י עכו"ם:(20) Des gonds, etc. – car c'est comme une porte. Et s'ils n'ont pas de gond, c'est permis par l'intermédiaire d'un non-Juif. Et s'ils étaient fixés toute l'année avec des clous, de sorte que les ouvrir est interdit par la Torah, et qu'il a oublié de les ouvrir jusqu'à l'entrée de la fête : est-il permis de les ouvrir par l'intermédiaire d'un non-Juif, quand il n'a pas d'autre souccah, la nuit du premier jour de fête, parce que c'est un chevout (interdit rabbinique, la demande faite au non-Juif) pour les besoins d'une mitsva ? Et de même, est-il permis de dire à un non-Juif de lui couvrir une souccah le jour de fête quand il n'en a pas d'autre ? Le Peri Megadim en doute, et il conclut : « Enseigner que c'est permis, loin de moi ! Et tout cela demande réflexion. » Fin de citation. Et voir dans le Bikouré Yaakov ce qu'il a écrit à ce sujet. Et si c'est encore bein hachmachot (le crépuscule), il semble qu'il faut certainement être indulgent en cela par l'intermédiaire d'un non-Juif.
séif katan 20
- (כא) שלא ישב וכו' - דהוי כיושב בסוכה שנבנית תוך הבית [הגר"א]. וצריך ליזהר שיהיו הגגות נפתחים היטב לעמוד בגובה בשוה עם הדפנות ולא יהיו מוטין קצת על הסכך שאם יהיו מוטין קצת אף שלא יהיה שיעור גדול שתפסל הסוכה מחמת זה מ"מ יהיה צריך ליזהר שלא ישב במקום הזה שהגג משופע ומוטה על הסכך. כתב הפמ"ג בס"ס תרמ"ד מזוזה בסוכה פטור ומשמע חדר של כל השנה שדר בו תמיד ובסוכה מסיר הגג אפ"ה בסוכות פטורה דבשבעה ימים לאו קבע מקרי. ומי שיש לו שני חדרים זה לפנים מזה אם הולך מחדרו לסוכה פתח הסוכה צריך מזוזה משום חדרו ואם הולך מסוכה לחדרו בענין שהפתח הוא מחדר הסוכה י"ל שחייב הוא במזוזה בפתח בסוכה הפתוח לר"ה וכדומה דהוי כבית שער:(21) À ne pas s'asseoir, etc. – car c'est comme s'il était assis dans une souccah construite à l'intérieur de la maison (Gaon de Vilna). Et il faut veiller à ce que les toits soient bien ouverts, pour se tenir droits au même niveau que les parois, et qu'ils ne soient pas un peu inclinés au-dessus du skhakh ; car s'ils sont un peu inclinés, même si ce n'est pas dans une grande mesure, de sorte que la souccah ne soit pas invalidée à cause de cela, il faudra néanmoins veiller à ne pas s'asseoir à cet endroit où le toit est en pente et incliné au-dessus du skhakh. Le Peri Megadim a écrit, à la fin du siman 644 : la souccah est exemptée de mezouza ; et il ressort que même une chambre de toute l'année où il habite en permanence, et dont il enlève le toit pour en faire une souccah, est malgré tout exemptée de mezouza pendant Souccot, car une habitation de sept jours ne s'appelle pas fixe. Et celui qui a deux chambres, l'une à l'intérieur de l'autre : s'il passe de sa chambre à la souccah, l'entrée de la souccah nécessite une mezouza à cause de sa chambre ; et s'il passe de la souccah à sa chambre, de sorte que l'entrée (de la maison) se trouve dans la pièce de la souccah, on peut dire qu'il est obligé de mettre une mezouza à l'entrée de la souccah qui ouvre sur le domaine public ou autre lieu semblable, car c'est comme un vestibule (beit chaar).
séif katan 21