Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 622 →- (א) אשרי - כדי להפסיק בין תפלת מוסף לתפלת המנחה:(1) Achré – afin de faire une interruption entre la prière de Moussaf et la prière de Min'ha.
séif katan 1
- (ב) להיות בשבת - לפי שבשבת אומרים לשבח ישראל שאף שאכלו ושתו מתפללים לא כאו"ה וביוה"כ א"צ לזה:(2) S'il tombe un Chabbat – car le Chabbat on dit (ce passage) à la louange d'Israël : bien qu'ils aient mangé et bu, ils prient, non comme les autres nations du monde ; mais à Yom Kippour (où l'on ne mange pas), on n'a pas besoin de cela.
séif katan 2
- (ג) ואין אנו נוהגין - כדי למהר שלא יעבור זמן המנחה ודי בהפסק קריאת התורה:(3) Et nous n'avons pas l'usage – afin de se hâter, pour que l'heure de Min'ha ne passe pas ; et l'interruption faite par la lecture de la Torah suffit.
séif katan 3
- (ד) רק קודם נעילה - כדי להפסיק בין מנחה לנעילה:(4) Seulement avant Neïla – afin de faire une interruption entre Min'ha et Neïla.
séif katan 4
- (ה) ואין אומרים אין כאלהינו - לפי שבשבת אומרים כן כדי למלאות החסר ממאה ברכות בכל יום וביוה"כ איכא הרבה שבחים וא"צ למלאות בזה גם פטום הקטרת א"צ לומר שהוא כלול בעבודה אבל נראה יותר טוב לאומרו ביחידות שהרי סמני הקטרת לא הוזכרו בעבודה [ט"ז] וגם המ"א כתב שיש לאומרו:(5) Et l'on ne dit pas « Ein kÉlokénou » – car le Chabbat on le dit afin de compléter ce qui manque aux cent bénédictions à dire chaque jour ; or à Yom Kippour il y a beaucoup de louanges, et l'on n'a pas besoin de compléter par cela. De même, « Pitoum haketoret » (la composition de l'encens) n'a pas besoin d'être dit, car il est inclus dans le récit de la Avoda (le service du Grand Prêtre). Mais il paraît préférable de le dire en privé, puisque les ingrédients de l'encens ne sont pas mentionnés dans la Avoda (Taz) ; et le Maguen Avraham aussi a écrit qu'il faut le dire.
séif katan 5
- (ו) וקורין שלשה - ומתחילין מן כמעשה ארץ מצרים פ' ראשונה עד וחי בהם. שניה אלהיך אני ד'. שלישי הוא המפטיר [לבוש]:(6) Et l'on appelle trois personnes à la Torah – et l'on commence à « Comme les pratiques du pays d'Égypte » (Lévitique 18, 3) ; le premier lit jusqu'à « et il vivra par eux » (ibid. 18, 5) ; le deuxième jusqu'à « ton D.ieu, Je suis Hachem » (ibid. 18, 21) ; le troisième est le maftir (Levouch).
séif katan 6
- (ז) בפרשת עריות - משום שנפשו של אדם מחמדתן ואם יש אחד שנטמא יחזור בתשובה ומפטיר ביונה שמדבר מן התשובה ועוד שאין יכולין לברוח מן הש"י. אחרונים:(7) Dans la section des unions interdites – parce que l'âme de l'homme les convoite ; et si quelqu'un s'est souillé par elles, il se repentira. Et l'on lit en haftara Yona, qui parle du repentir, et aussi pour enseigner qu'on ne peut fuir devant Hachem, béni soit-Il. (Les A'haronim.)
séif katan 7
- (ח) והשלישי מפטיר ביונה - ואין אומרים קדיש על הספר רק ח"ק לפני העמוד קודם תפלה [ד"מ]:(8) Et le troisième lit la haftara de Yona – et l'on ne dit pas de Kaddich sur le Séfer Torah (après la lecture), mais seulement un demi-Kaddich dit par l'officiant devant le pupitre, avant la prière (Darkhé Moché).
séif katan 8
- (ט) ומברך לפניה ולאחריה - ר"ל כדרך שבירך בשחרית שאומר גם על התורה ועל העבודה:(9) Et il récite une bénédiction avant et après elle – c'est-à-dire de la manière dont il a béni à Cha'harit, où il dit aussi « Pour la Torah et pour le service » (Al haTorah veal haAvoda).
séif katan 9
- (י) ואין אומרים על התורה וכו' - פי' אנו אין מנהגינו כמ"ש השו"ע אלא אין אומרים כלל על התורה ועל העבודה בין כשחל בשבת בין כשחל בחול רק חותמין מגן דוד והטעם שהרי כבר פסק העבודה מהשחר ובירך עליה שחרית. כשמוציאין הס"ת במנחה אין אומרים על הכל ולא שמע ישראל רק גדלו. בנוסח אבינו מלכנו י"ל רוע גזר בנשימה אחת (כי שייכים להדדי דהיינו שיקרע הוא ית' רוע שיש בגזירה ומה שנשאר בגזירה יהיה לרחמים) והמפסיקים בניגון בין רוע לגזר צריך למחות ובפרט החזנים שלא יעשו כן [ט"ז ע"ש]:(10) Et l'on ne dit pas « Pour la Torah », etc. – explication : notre usage n'est pas comme l'a écrit le Choulhan Aroukh ; mais nous ne disons pas du tout « Pour la Torah et pour le service », que Yom Kippour tombe un Chabbat ou un jour de semaine, et l'on conclut seulement par « Bouclier de David » (Maguen David). La raison : le service (du Temple, évoqué dans la Avoda) a déjà pris fin dès le matin, et il a déjà béni à son sujet à Cha'harit. Quand on sort le Séfer Torah à Min'ha, on ne dit ni « Al hakol » ni « Chema Israël », mais seulement « Gadelou ». Dans la formule de « Avinou Malkénou », il faut dire « roa gzar » (le mal du décret) d'une seule traite (car ces mots vont ensemble, c'est-à-dire que l'on demande qu'Il, béni soit-Il, déchire le mal qui est dans le décret, et que ce qui reste du décret soit pour la miséricorde) ; et ceux qui font une pause dans la mélodie entre « roa » et « gzar », il faut protester contre eux, en particulier auprès des officiants, pour qu'ils ne fassent pas ainsi (Taz, voir là-bas).
séif katan 10
- (יא) אומרים צדקתך - כשאר שבת ואומרים אבינו מלכנו אף שהוא שאלת צרכים הלא הוא שעת גמר דין ואם לא עכשיו אימתי:(11) On dit « Tsidkatkha » – comme les autres Chabbatot. Et l'on dit « Avinou Malkénou » bien que ce soit une demande de besoins (interdite le Chabbat), car c'est le moment de la conclusion du jugement ; et si ce n'est pas maintenant, quand donc ?
séif katan 11
- (יב) אין אומרים צדקתך - דכתיב בו משפטיך תהום רבה ואנו מבקשים רחמים לפני השי"ת ביו"כ [לבוש]:(12) On ne dit pas « Tsidkatkha » – car il y est écrit : « Tes jugements sont un grand abîme » (Psaumes 36, 7), alors que nous demandons la miséricorde devant Hachem, béni soit-Il, à Yom Kippour (Levouch).
séif katan 12
- (יג) ולא אבינו מלכנו - שהוא שאלת צרכים ואין שואלין בשבת ובחול אומרים אם לא שהזמן קצר וצריך למהר כדי להתפלל נעילה ביום וטוב לומר מעט סליחות בנחת מהרבה במרוצה:(13) Ni « Avinou Malkénou » – car c'est une demande de besoins, et l'on ne fait pas de demandes le Chabbat. Et un jour de semaine, on le dit, à moins que le temps soit court et qu'il faille se hâter afin de prier Neïla de jour. Et il vaut mieux dire peu de seli'hot posément que beaucoup en se précipitant.
séif katan 13
- (יד) אין נושאין כפים וכו' - עיין סימן קכ"ט שם מבואר כל פרטיהן:(14) On ne fait pas la bénédiction des Cohanim, etc. – voir le siman 129, où tous leurs détails sont expliqués.
séif katan 14
- (טו) נושא כפיו - עיין לעיל בסימן קכ"ט בהג"ה דמטעם זה יש נוהגין לומר אלהינו וא"א וכו' וה"ה דיש לומר אז שים שלום ולא שלום רב וכמבואר בסימן קכ"ז בסופו דחד דינא להו. כהן אחד עלה לדוכן ושארי הכהנים עקרו רגליהם בעבודה ועדיין לא עלו טוב הדבר שיצאו מבהכ"נ ולא יעלו עמו [ברכי יוסף]:(15) Il fait la bénédiction des Cohanim – voir plus haut, siman 129, dans la glose du Rema, que pour cette raison certains ont l'usage de dire (à la place) « Notre D.ieu et D.ieu de nos pères, etc. » ; et de même, il faut alors dire « Sim chalom » et non « Chalom rav », comme c'est expliqué à la fin du siman 127, car ces deux points ont une même règle. Si un Cohen est monté sur l'estrade, et que les autres Cohanim ont déplacé leurs pieds (pour y aller) pendant la bénédiction « Avoda » (Retsé) mais ne sont pas encore montés, il est bon qu'ils sortent de la synagogue et ne montent pas avec lui (Birké Yossef).
séif katan 15