Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 619 →- (א) שאומר ש"ץ - ועכשיו אומר הגדול שבכל עיר וצריך לצרף עוד שנים ואומרים בישיבה וכו' שהישיבות מסכימים לצרף דעת המקום לדעת הקהל להתיר את העבריינים מעבריותן [ועבריין נקרא מי שעבר על גזירת צבור או שעבר עבירה ומבואר לעיל בסימן נ"ה דאם נדוהו אין מצרפין אותו לכל דבר שבקדושה ויכולין ג"כ להתנות להחמיר שלא להתפלל עמו בבית הכנסת אף שיש שם עשרה ושמא התנו ע"כ מתירין אנו] כדי שנוכל להתפלל עמהם דכל תענית צבור שאין בו מפושעי ישראל אינו תענית שהרי חלבנה שריחה רע ומנאה הכתוב עם סמני הקטרת:(1) Que l'officiant dise – Et aujourd'hui, c'est le plus grand érudit de chaque ville qui le dit, et il faut adjoindre deux autres personnes ; et ils disent : « Dans l'assemblée d'en haut, etc. », c'est-à-dire que les assemblées s'accordent pour joindre l'avis du Tout-Présent à l'avis de la communauté afin de lever pour les transgresseurs leur statut de transgression [et on appelle « transgresseur » (avaryane) celui qui a transgressé un décret de la communauté ou qui a commis une faute ; et il est expliqué plus haut, au siman 55, que si on l'a mis au ban, on ne le compte pas dans le minyane pour aucune chose relevant de la sainteté ; et l'on peut aussi stipuler, par rigueur, de ne pas prier avec lui à la synagogue, même s'il y a là dix hommes ; et peut-être a-t-on fait une telle stipulation ; c'est pourquoi nous la levons], afin que nous puissions prier avec eux ; car tout jeûne public auquel ne participent pas des fauteurs d'Israël n'est pas un jeûne, puisque le galbanum ('helbena), dont l'odeur est mauvaise, le verset l'a compté parmi les ingrédients de l'encens.
séif katan 1
- (ב) ונוהגים שאומר כל נדרי וכו' - הנה מנהג קדמונים היה לומר מיוה"כ שעבר עד יוה"כ זה והיתה הכונה להתיר הנדרים ושבועות שכבר נדרו ונשבעו פן עבר אחד עליהם ורבינו תם הקשה ע"ז ולכן הגיה שי"ל מיום הכפורים זה עד יוה"כ הבא עלינו והכונה להתנות על נדרים שידור מכאן ולהבא שלא יחולו [ומהני תנאי זה אם אינו זוכר התנאי בשעה שנדר אח"כ אבל אם זוכר התנאי ואעפ"כ נודר הרי עוקר התנאי] ונוהגין אנו כר"ת. ולפ"ז צ"ל די נדירנא ודמישתבענא לשון עתיד והמ"א מסיק דאפילו לדעת ר"ת ג"כ יכול לומר בתיבה אחת דנדרנא דלשון זה גם להבא משמע והקהל יאמרו עם הש"ץ בלחש דאין תנאי הש"ץ מועיל לציבור:(2) Et on a l'usage qu'il dise Kol Nidré, etc. – Voici que l'usage des anciens était de dire « depuis le Yom Kippour passé jusqu'à ce Yom Kippour », et l'intention était d'annuler les vœux et serments qu'on avait déjà prononcés et jurés, de peur qu'on en ait transgressé un. Et Rabbénou Tam a soulevé une difficulté à ce sujet ; c'est pourquoi il a corrigé le texte pour qu'on dise « depuis ce Yom Kippour jusqu'au Yom Kippour qui vient sur nous », et l'intention est de poser une condition sur les vœux qu'on prononcera désormais, pour qu'ils ne prennent pas effet [et cette condition est efficace s'il ne se souvient pas de la condition au moment où il fait un vœu par la suite ; mais s'il se souvient de la condition et fait néanmoins un vœu, il déracine la condition]. Et nous avons l'usage de suivre Rabbénou Tam. Et d'après cela, il faut dire « di nedirna » et « udemichtabana », au futur (« que nous vouerons » et « que nous jurerons »). Et le Maguen Avraham conclut que même selon l'avis de Rabbénou Tam, on peut dire en un seul mot « dindarna », car cette formulation a aussi le sens du futur. Et la communauté dira à voix basse avec l'officiant, car la condition de l'officiant n'est pas efficace pour la communauté.
séif katan 2
- (ג) ואח"כ אומר שהחיינו - וגם הצבור יאמרו כ"א בלחש. וטוב שימהרו לסיים הברכה שמברך לעצמו כדי שכשיסיים הש"ץ הברכה יאמרו אמן. ומ"מ יש להש"ץ ליזהר שיכוין להוציא הצבור מי מהם שירצה לצאת בברכתו:(3) Et ensuite il dit Che'he'heyanou – et la communauté aussi le dira, chacun à voix basse. Et il est bien qu'ils se hâtent de terminer la bénédiction qu'ils récitent pour eux-mêmes, afin de répondre amen quand l'officiant terminera la bénédiction. Et néanmoins, l'officiant doit veiller à avoir l'intention d'acquitter par sa bénédiction ceux de la communauté qui voudraient s'acquitter par elle.
séif katan 3
- (ד) בלא כוס - דכיון דמברך שהחיינו אפילו אם הוא עדיין מבע"י קבל ליה עליה קדושת יוה"כ ואסור למישתי ואי ניתיב לתינוק אתי למיסרך לשתות ביוה"כ אפילו כשיגיע לשנת י"ג. יתעטף בטלית מבע"י כדי לברך משום דבלילה אין מברכין אפילו על כסות המיוחד ליום ועיין לעיל סימן י"ח סק"ז במ"ב:(4) Sans coupe de vin – car, puisqu'il récite Che'he'heyanou, même s'il fait encore jour, il a reçu sur lui la sainteté de Yom Kippour et il lui est interdit de boire ; et si on la donne à un petit enfant, il risquerait de s'habituer à boire à Yom Kippour, même lorsqu'il atteindra sa treizième année. On s'enveloppera du talit pendant qu'il fait encore jour afin de pouvoir réciter la bénédiction, car la nuit on ne récite pas la bénédiction, même sur un vêtement destiné au jour ; et vois plus haut, siman 18, séif katan 7, dans la Michna Beroura.
séif katan 4
- (ה) בעודו יום - אע"ג דאנו סוברין כר"ת ומתנין על להבא שלא יחולו מ"מ דמי קצת להפרת נדרים שאין מפירין בשבת ויו"ט וה"ה יוה"כ:(5) Alors qu'il fait encore jour – bien que nous suivions l'avis de Rabbénou Tam et posions une condition pour l'avenir afin que les vœux ne prennent pas effet, néanmoins cela ressemble un peu à l'annulation de vœux, qu'on n'annule pas le Chabbat et le Yom Tov, et il en est de même de Yom Kippour.
séif katan 5
- (ו) עד הלילה - כדי להתפלל ערבית בלילה. ואם עדיין לא הגיע זמן ק"ש יאמרו איזה מזמורי תהלים קודם ערבית:(6) Jusqu'à la nuit – afin de prier Arvit la nuit. Et si le moment de la lecture du Chema n'est pas encore arrivé, on dira quelques psaumes avant Arvit.
séif katan 6
- (ז) אפילו בניגונים - כי עי"ז מבלבל דעת הקהל אין אומרים באהבה קודם מקרא קודש ובמקומות שנוהגין לומר באהבה מקרא קודש אין לשנות ואם חל בשבת אין אומרים אלהינו ואלהי אבותינו רצה במנוחתנו דכיון שהוא יום תענית אין כ"כ רצון במנוחתנו אבל אומרים והנחילנו ד' אלהינו באהבה וברצון שבת קדשך וינוחו בו וכו' ויסיים כי אתה סלחן וכו' ולא לומר ודברך אמת וקיים לעד:(7) Même pour les mélodies – car par là (en changeant) il trouble l'esprit de la communauté. On ne dit pas « beahava » (avec amour) avant « mikra kodèch » (convocation sainte) ; et dans les endroits où l'on a l'usage de dire « beahava mikra kodèch », on ne doit pas changer. Et s'il tombe un Chabbat, on ne dit pas « Elohénou vElohé avoténou, retsé vimnou'haténou » (Notre D.ieu et D.ieu de nos pères, agrée notre repos), car, puisque c'est un jour de jeûne, il n'y a pas tellement d'agrément dans notre repos ; mais on dit « vehan'hilénou, Hachem notre D.ieu, avec amour et bienveillance, Ton saint Chabbat, et qu'ils s'y reposent, etc. », et l'on conclura « car Tu pardonnes, etc. », et l'on ne dira pas « et Ta parole est vraie et subsiste à jamais ».
séif katan 7
- (ח) בקול רם - דהוא שירת המלאכים וביוה"כ גם ישראל דומין למלאכים:(8) À voix haute – car c'est le chant des anges, et à Yom Kippour, Israël aussi ressemble aux anges.
séif katan 8
- (ט) אם חל בשבת וכו' - ובתפלה אומר ותתן לנו ד' אלהינו באהבה את יום השבת הזה ואת יום צום הכפורים הזה:(9) S'il tombe un Chabbat, etc. – et dans la prière (l'Amida), il dit : « Et Tu nous as donné, Hachem notre D.ieu, avec amour, ce jour de Chabbat et ce jour du jeûne de Kippour ».
séif katan 9
- (י) וברכה אחת מעין שבע - וצריך לומר בזה המלך הקדוש שאין כמוהו:(10) Et la bénédiction unique qui résume les sept – et il faut y dire « le Roi saint, qui n'a pas d'égal ».
séif katan 10
- (יא) ואין מזכיר של יוה"כ - דברכה זו אינו בא בשביל יוה"כ דהלא אם חל יוה"כ ביום חול א"צ לומר בה ברכה אחת מעין שבע:(11) Et il ne mentionne pas Yom Kippour – car cette bénédiction ne vient pas en raison de Yom Kippour, puisque si Yom Kippour tombe un jour de semaine, il n'est pas nécessaire d'y dire la bénédiction unique qui résume les sept.
séif katan 11
- (יב) צריך להעמיד וכו' - כדרך שמצינו אצל מרע"ה שאהרן וחור תמכו בידיו ועכשיו המנהג שעומדים אצל החזן עד אחר ברכו ואם חל בשבת שאומרים מזמור שיר ליום השבת קודם ברכו יכולים לחזור למקומם בתחלת אמירת מזמור:(12) Il faut placer, etc. – comme nous le trouvons pour Moché notre maître, que la paix soit sur lui, dont Aharon et 'Hour soutinrent les mains. Et aujourd'hui, l'usage est qu'on se tient auprès du chantre jusqu'après Barekhou ; et s'il tombe un Chabbat, où l'on dit « Mizmor chir leyom haChabbat » avant Barekhou, ils peuvent retourner à leur place au début de la récitation du psaume.
séif katan 12
- (יג) וכל הלילה - היינו בשעת תפלה בלילה דאל"כ לא יוכלו להתפלל ביום כי יתנמנמו. וטעם העמידה להיות דוגמת המלאכים ונשים לא יעמדו. ואף האנשים רשאין לשעון ולסמוך על איזה דבר אם נחלשו גם יזהרו בעצמם מה שכל אדם מחויב ליזהר שלא ישהו נקביהם ויעברו על בל תשקצו:(13) Et toute la nuit – c'est-à-dire au moment de la prière, la nuit ; car sinon, ils ne pourraient pas prier le jour, car ils s'assoupiraient. Et la raison de se tenir debout est d'être à l'image des anges ; et les femmes ne se tiendront pas debout. Et même les hommes ont le droit de s'adosser et de s'appuyer sur quelque chose s'ils se sont affaiblis. Ils prendront garde aussi à ce que tout homme est tenu de surveiller : ne pas retenir leurs besoins naturels, et transgresser ainsi l'interdit de « ne vous rendez pas abominables » (Lévitique 11, 43).
séif katan 13
- (יד) ללון בבהכ"נ - ולבוש כתב מוטב לילך לישן בביתו כי מי שניעור בלילה ישן ביום ואינו אומר בכונה ואי משום שמירת הנרות ישכרו שומר. כתב בשל"ה קודם שישן יאמר ד' מזמורים הראשונים שבתהילים שהם שמירה לקרי [והיינו לבד הק"ש שקורין בכל יום] טוב שלא יעטוף בכרים וכסתות המחממין ועכ"פ לא יכסה רגליו:(14) Passer la nuit à la synagogue – Et le Levouch a écrit qu'il vaut mieux aller dormir chez soi, car celui qui veille la nuit dort le jour et ne dit pas les prières avec concentration ; et si c'est pour garder les bougies, on engagera un gardien. Le Chla a écrit qu'avant de dormir, on dira les quatre premiers psaumes du livre des Psaumes, qui sont une protection contre l'accident nocturne (keri) [c'est-à-dire en plus du Chema qu'on lit chaque jour]. Il est bien de ne pas s'envelopper d'oreillers et de couvertures qui réchauffent, et en tout cas il ne couvrira pas ses pieds.
séif katan 14
- (טו) רחוק מן הארון - פן יבוא לידי הפחה:(15) Loin de l'arche – de peur d'en venir à émettre un vent.
séif katan 15
- (טז) ומי שאינו וכו' - דטעם היתר השינה הוא משום שלן שם לצורך מצוה לכן מותר לישן [הגר"א ע"ש]. טוב ללמוד ביוה"כ משניות מסכת יומא גם ללמוד המאמרים מסוף יומא המדברים מענין התשובה. ואין לת"ח לעסוק בתורה ולהשמיט מלומר התפלות והסליחות עם הצבור [אחרונים]:(16) Et celui qui ne, etc. – car la raison de la permission de dormir à la synagogue est qu'il y passe la nuit pour les besoins d'une mitsva ; c'est pourquoi il est permis de dormir [Gaon de Vilna ; vois là-bas]. Il est bien d'étudier à Yom Kippour les michnayot du traité Yoma, et aussi d'étudier les enseignements de la fin de Yoma, qui parlent du thème du repentir (techouva). Et un érudit en Torah ne doit pas s'occuper de Torah en omettant de dire les prières et les seli'hot avec la communauté [A'haronim].
séif katan 16