Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 617 →- (א) שהריחה - מאכל וידוע שאם אין נותנין לה מה שמתאוה היא וולדה מסוכנים ואין נ"מ בין בתחלת עיבורה ובין בסופה:(1) Qui a senti – un mets, et l'on sait que si on ne lui donne pas ce dont elle a envie, elle et son enfant sont en danger. Et il n'y a pas de différence entre le début de sa grossesse et sa fin.
séif katan 1
- (ב) ופניה משתנים אע"פ וכו' - ובאין פניה משתנים אין מאכילין אותה אא"כ אמרה צריכה אני לאכול:(2) Et dont le visage change, même si, etc. – Mais si son visage ne change pas, on ne la fait pas manger, à moins qu'elle dise : « J'ai besoin de manger. »
séif katan 2
- (ג) אם נתקררה דעתה וכו' - שלפעמים מתיישבת דעתה אחר שמזכירין לה שיום הזה יום הכפורים הוא שכל העולם מתענין בו:(3) Si son esprit s'apaise, etc. – car parfois son esprit se calme après qu'on lui a rappelé que ce jour est le jour de Kippour, où tout le monde jeûne.
séif katan 3
- (ד) מאכילין אותה - פי' שתוחבין קיסם ברוטב (ר"ל איזה טיפות) ונותנים לתוך פיה ואם לא נתיישבה דעתה נותנין לה רוטב פחות פחות מכשיעור כפי שיתבאר לקמן בסימן תרי"ח ואם גם בזה לא נתיישבה דעתה נותנין לה מן המאכל עצמו פחות פחות מכשיעור עד שתתיישב דעתה. ודוקא עוברה מדקדקין עמה בכל הנזכר לעיל משום שלפעמים מתיישבת דעתה בדבר מועט אבל חולה מאכילין אותו כפי שיאמר הרופא וכן כשמאכילין אותו ע"פ עצמו כשאומר צריך אני ג"כ מאכילין אותו עד שיאמר די אך בכל זה מאכילין אותו פחות פחות מכשיעור וכפי שיתבאר לקמן סי' תרי"ח:(4) On la fait manger – c'est-à-dire qu'on trempe un bâtonnet dans la sauce (c'est-à-dire quelques gouttes) et qu'on le lui met dans la bouche ; et si son esprit ne s'est pas calmé, on lui donne de la sauce, peu à peu, en quantités inférieures à la mesure (chiour), comme il sera expliqué plus loin, au siman 618 ; et si son esprit ne s'est pas calmé même ainsi, on lui donne du mets lui-même, peu à peu, en quantités inférieures à la mesure, jusqu'à ce que son esprit se calme. Et c'est seulement pour une femme enceinte qu'on est pointilleux avec elle en tout ce qui a été mentionné plus haut, car parfois son esprit se calme avec peu de chose ; mais un malade, on le fait manger selon ce que dira le médecin. De même, quand on le fait manger sur sa propre parole, lorsqu'il dit : « J'en ai besoin », on le fait manger aussi jusqu'à ce qu'il dise : « Assez. » Mais dans tout cela, on le fait manger peu à peu, en quantités inférieures à la mesure, comme il sera expliqué plus loin, siman 618.
séif katan 4
- (ה) עד שתתיישב דעתה - ואינה צריכה אומד הרופאים לזה:(5) Jusqu'à ce que son esprit se calme – et elle n'a pas besoin de l'estimation des médecins pour cela.
séif katan 5
- (ו) ונשתנו פניו - ובלא נשתנו פניו אע"פ שאומר שלבו חלש וצריך לאכול אין מאכילין אותו. [כ"כ מ"א וא"ר ובישועות יעקב מגמגם בזה ועיין בחתם סופר בחלק אה"ע ח"ב סי' פ"ב שדעתו דאף שאנו אין מאכילין אותו מחמת שהוא בחזקת בריא מ"מ החולה עצמו היודע מרת נפשו יוכל ליקח לעצמו ולאכול בין ביוה"כ בין בשאר איסורין כיון שמרגיש בעצמו שיוכל לבא לידי סכנה]:(6) Et dont le visage a changé – Mais si son visage n'a pas changé, même s'il dit que son cœur est faible et qu'il a besoin de manger, on ne le fait pas manger. [C'est ce qu'ont écrit le Maguen Avraham et l'Eliya Rabba ; et le Yechouot Yaakov hésite à ce sujet. Et vois le 'Hatam Sofer, section Even HaEzer, deuxième partie, siman 82, dont l'avis est que, bien que nous ne le fassions pas manger parce qu'il est présumé en bonne santé, néanmoins le malade lui-même, qui connaît l'amertume de son âme, peut prendre lui-même et manger, que ce soit à Yom Kippour ou pour les autres interdits, puisqu'il sent en lui-même qu'il pourrait en venir à un danger.]
séif katan 6
- (ז) ומאכילין אותו - ר"ל ג"כ הקל הקל כמו באשה עוברה וכנ"ל. ודע דמה שהקלנו באשה עוברה וכן בכל אדם שהריח הוא דוקא עד שתתיישב דעתן אבל אחר שנתיישב דעתן אין להם לאכול שאר היום דלא אמרינן כיון שהותר מקצת היום באכילה הותר כולו:(7) Et on lui en fait manger – c'est-à-dire, aussi, le plus légèrement possible (peu à peu), comme pour la femme enceinte, comme on l'a dit plus haut. Et sache que l'allègement que nous avons accordé à la femme enceinte, et de même à toute personne qui a senti un mets, vaut seulement jusqu'à ce que leur esprit se calme ; mais après que leur esprit s'est calmé, ils ne doivent pas manger le reste de la journée, car nous ne disons pas : « Puisqu'une partie du jour a été permise pour manger, il est permis tout entier. »
séif katan 7
- (ח) ממנו - ואעפ"כ כשמריח ריח מאכל יזהר מאד כל אדם שיפלוט כל הרוק שיבא בפיו ולא יבלע דאז בא לידי סכנה [כדאיתא בכתובות ס"א ע"ב] ח"א:(8) Lui en donner – Et néanmoins, lorsqu'il sent l'odeur d'un mets, que toute personne prenne bien garde à cracher toute la salive qui viendra dans sa bouche et à ne pas l'avaler, car alors il en vient à un danger [comme cela figure dans le traité Ketoubot 61b] ('Hayé Adam).
séif katan 8
- (ט) יולדת וכו' - ואפילו אם לא ילדה עדיין רק אחזו לה חבלי לידה וכפי המבואר לעיל בסימן ש"ל ס"ג דנקראת יולדת לענין לחלל עליה את השבת וה"ה דנקראת גם יולדת לענין זה שלא תתענה [מאמר מרדכי]:(9) Une accouchée, etc. – Et même si elle n'a pas encore accouché, mais que les douleurs de l'accouchement l'ont saisie, comme il est expliqué plus haut au siman 330, séif 3, qu'elle est appelée « accouchée » pour ce qui est de profaner le Chabbat pour elle ; de même, elle est appelée aussi « accouchée » à cet égard, pour ne pas jeûner [Maamar Mordekhaï].
séif katan 9
- (י) לא תתענה כלל - אפילו אמרה איני צריכה לאכול מאכילין אותה ואומרין לה אכלי אכן מ"מ יש להאכילה אז פחות פחות מכשיעור אבל בלא אמרה איני צריכה מאכילין אותה כדרכה וא"צ לחלק בפחות מכשיעור ויש מחמירין שגם בזה צריך להאכילה פחות פחות מכשיעור:(10) Ne jeûnera pas du tout – Même si elle a dit : « Je n'ai pas besoin de manger », on la fait manger et on lui dit : « Mange ! » Toutefois, il faut néanmoins alors la faire manger peu à peu, en quantités inférieures à la mesure. Mais si elle n'a pas dit : « Je n'en ai pas besoin », on la fait manger normalement et il n'est pas nécessaire de fractionner en quantités inférieures à la mesure ; et certains sont rigoureux et disent que même dans ce cas il faut la faire manger peu à peu, en quantités inférieures à la mesure.
séif katan 10
- (יא) אם אמרה צריכה אני וכו' - מיירי כשחברותיה אומרות שאינה צריכה או שהרופאים אומרים שא"צ דאז בעינן שתאמר צריכה אני [ומאכילין אותה פחות פחות מכשיעור] ומהני אמירתה משום דלב יודע מרת נפשו וכדלקמן בסימן תרי"ח אבל כשאין שם מי שיאמר שאינה צריכה אז אפילו בסתמא שאינה אומרת כלום או שאומרת שאינה יודעת אם היא צריכה מאכילין אותה:(11) Si elle a dit : « J'en ai besoin », etc. – il s'agit du cas où ses amies disent qu'elle n'en a pas besoin, ou que les médecins disent qu'elle n'en a pas besoin ; alors il faut qu'elle dise : « J'en ai besoin » [et on la fait manger peu à peu, en quantités inférieures à la mesure], et sa déclaration est efficace parce que « le cœur connaît l'amertume de son âme » (Proverbes 14, 10), comme on le verra plus loin, au siman 618. Mais lorsqu'il n'y a là personne pour dire qu'elle n'en a pas besoin, alors, même dans le cas ordinaire où elle ne dit rien, ou bien où elle dit qu'elle ne sait pas si elle en a besoin, on la fait manger.
séif katan 11
- (יב) ככל אדם - דמשם ואילך הרי היא כשאר חולה שאין בו סכנה דבודאי אין שום סכנה מחמת לידה לאחר ז' ימים ללידתה לפיכך אף אם אמרה צריכה אני לאכול מחמת צער לידה אין מאכילין אותה אבל אם אמרה צריכה אני לאכול מחמת שמתכבד עלי החולי מאכילין אותה כדרך שמאכילין כל חולה כשאומר צריך אני כמו שיתבאר בסימן תרי"ח ע"ש:(12) Comme toute personne – car à partir de là, elle est comme un autre malade qui n'est pas en danger, car il n'y a certainement aucun danger du fait de l'accouchement après sept jours depuis son accouchement. C'est pourquoi, même si elle a dit : « J'ai besoin de manger » à cause de la souffrance de l'accouchement, on ne la fait pas manger ; mais si elle a dit : « J'ai besoin de manger parce que la maladie s'aggrave pour moi », on la fait manger de la manière dont on fait manger tout malade lorsqu'il dit : « J'en ai besoin », comme il sera expliqué au siman 618 ; vois là-bas.
séif katan 12
- (יג) אין מונין אותם מעל"ע - עיין לעיל סימן ש"ל במ"ב סק"י דכמה פוסקים סוברין דימים אלו במעל"ע שיערו אותם ושיש להקל למעשה וכן מצאתי בישועות יעקב דהמיקל בספק נפשות לחשוב השבעה ימים מעל"ע לא הפסיד:(13) On ne les compte pas de moment à moment – vois plus haut, siman 330, dans la Michna Beroura, séif katan 10, que plusieurs décisionnaires estiment que ces jours ont été mesurés de moment à moment (en vingt-quatre heures pleines), et qu'il faut être indulgent en pratique. Et j'ai trouvé de même dans le Yechouot Yaakov que celui qui est indulgent, dans un doute touchant à la vie, en comptant les sept jours de moment à moment n'y a rien perdu.
séif katan 13
- (יד) אם לא אמרה צריכה אני - והיינו כשחברותיה אומרות שאינה צריכה וכנ"ל בסקי"א:(14) Si elle n'a pas dit : « J'en ai besoin » – c'est-à-dire lorsque ses amies disent qu'elle n'en a pas besoin, comme on l'a dit plus haut, au séif katan 11.
séif katan 14