Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 607 →- (א) קודם סעודה המפסקת - שמא יארע לו דבר קלקלה בסעודה שיחנק או שתטרף דעתו ולא יוכל להתודות אח"כ ויש פוסקים שסוברין שצריך להתודות גם אחר אכילה קודם חשיכה וראוי להחמיר כדעה זו (של"ה) וכן נהגו בזמנינו שאומרים אז תפלה זכה:(1) Avant la séouda hamafsékèt – De peur qu'il ne lui arrive un accident pendant le repas, qu'il s'étouffe ou que son esprit se trouble, et qu'il ne puisse plus se confesser ensuite. Certains décisionnaires pensent qu'il faut se confesser aussi après le repas, avant la tombée de la nuit ; et il convient d'être rigoureux selon cet avis (Chla). Et c'est ainsi qu'on a l'usage à notre époque : on dit alors la Tefila zaka.
séif katan 1
- (ב) ויחיד אומרו אחר שגמר תפלתו - ר"ל בין עיו"כ במנחה ובין ביוה"כ אימתי שמתודה אומרו אחר שגמר תפלתו קודם אלהי נצור:(2) Le particulier la dit après avoir terminé sa prière – C'est-à-dire, que ce soit la veille de Yom Kippour à Min'ha ou à Yom Kippour, chaque fois qu'il se confesse, il la dit après avoir terminé sa prière, avant Elohaï netsor.
séif katan 2
- (ג) אומרו ביום כיפור - אבל במנחה כשחוזר התפלה אינו אומר כלל הוידוי כדלקמן בס"ה בהג"ה:(3) La dit à Yom Kippour – Mais à Min'ha de la veille, lorsqu'il répète la prière, il ne dit pas du tout la confession, comme on le verra plus loin, séif 5, dans la glose (du Rema).
séif katan 3
- (ד) בתוך התפלה - ר"ל שכוללו בתוך הברכה האמצעית:(4) Au milieu de la prière – C'est-à-dire qu'il l'inclut dans la bénédiction du milieu (consacrée à la sainteté du jour).
séif katan 4
- (ה) א"צ לפרט - אלא כשיאמר סתם חטאתי יצא ידי מצות וידוי:(5) Il n'est pas nécessaire de détailler – Mais lorsqu'il dit simplement : « J'ai fauté », il est quitte de la mitsva de la confession.
séif katan 5
- (ו) הרשות בידו - הנה מדכתב אח"כ ואם מתודה בלחש משמע דרישא איירי במתודה בקול רם ואף דהרמ"א כתב בהג"ה דבקול רם אין לפרט החטא משמע דאיסורא נמי איכא התם מיירי בחטא שאינו מפורסם לרבים ומפני שאין זה כבוד המקום שמגלה לרבים שחטא כנגדו אבל בחטא המפורסם לרבים רשות בידו לפרטו ברבים אפילו בקול רם:(6) Il en a le droit – Voici : du fait qu'il écrit ensuite « et s'il se confesse à voix basse », on comprend que la première partie parle de celui qui se confesse à voix haute. Et bien que le Rema ait écrit dans la glose qu'à voix haute, il ne faut pas détailler la faute, ce qui laisse entendre qu'il y a même un interdit, là-bas il s'agit d'une faute qui n'est pas connue du public, car ce n'est pas l'honneur du Tout-Présent de révéler au public qu'on a fauté envers Lui ; mais pour une faute connue du public, il a le droit de la détailler en public, même à voix haute.
séif katan 6
- (ז) בלחש נכון לפרט - ובזה אין חילוק בין מפורסם לשאינו מפורסם דהכל גלוי לפני המקום:(7) À voix basse, il convient de détailler – Et en cela, il n'y a pas de différence entre une faute connue et une faute non connue, car tout est dévoilé devant le Tout-Présent.
séif katan 7
- (ח) החטא - כדי שיתבייש יותר כשמזכיר חטאיו ואכתי מקרי כסוי חטאה כיון שאינו נשמע לבני אדם:(8) La faute – Afin qu'il ait davantage honte lorsqu'il mentionne ses fautes ; et cela s'appelle encore « couvrir sa faute » (ce qui est louable), puisque ce n'est pas entendu par les gens.
séif katan 8
- (ט) אין לפרט החטא - מדסתם משמע דאפילו בעון שבין אדם לחבירו ג"כ אסור:(9) Il ne faut pas détailler la faute – Du fait qu'il s'est exprimé de façon générale, on comprend que même pour une faute entre l'homme et son prochain, c'est aussi interdit.
séif katan 9
- (י) מעומד - דהכי הוי דרך הכנעה טפי ומתודה בלב שלם וטוב שישחה כמו במודים ולא יסמוך על דבר שאם ינטל אותו דבר יפול ואם סמך צ"ע אם יחזור ויתודה [פמ"ג] והעמידה צ"ל עד אחר על חטא שאנו חייבים עליהם ארבע מיתות ב"ד:(10) Debout – Car c'est ainsi davantage une attitude de soumission, et il se confesse d'un cœur entier. Il est bien qu'il s'incline comme à Modim, et qu'il ne s'appuie pas sur un objet tel que, si l'on retirait cet objet, il tomberait ; et s'il s'est appuyé, il faut examiner s'il doit se confesser de nouveau (Peri Megadim). Il faut rester debout jusqu'après la formule « Et pour les fautes pour lesquelles nous sommes passibles des quatre peines de mort du tribunal ».
séif katan 10
- (יא) והוא התודה כבר - מלשונו משמע דדעתו דכיון שהתודה כבר בעצמו א"צ פעם שני לחזור ולהתודות אלא לשמוע מש"ץ כשאר חזרת הש"ץ והרמ"א בשם הר"ן פליג ע"ז וס"ל דצריך לחזור ולהתודות וכן פסק בעיטור ומאירי וכן המנהג בזמנינו. בעל חטא צריך לומר בסתר ובגלוי בשגגה ובזדון [דה"ח] משום דיש להקדים הקל לחמור ובמטה אפרים מסיק דאין לשנות מן הנוסח הכתוב בסידורים דאין כדאי להוציא עצמו מן הכלל בשביל זה וכ"א לא ישנה ממנהג מדינתו. אין לדבר בשעת הוידוי ואפילו באמירת על חטא אכן לענות קדיש וקדושה יש לפסוק אפילו באמצע אשמנו. בשעת אמירת הוידוי כשמזכיר החטא יכה באגרוף על החזה או על הלב כלומר אתה גרמת לי שאחטא [אחרונים]:(11) Et qu'il s'est déjà confessé – De sa formulation, on comprend que son avis (du Choulhan Aroukh) est que, puisqu'il s'est déjà confessé lui-même, il n'a pas besoin de se confesser une seconde fois, mais seulement d'écouter l'officiant comme pour toute autre répétition de l'officiant. Le Rema, au nom du Ran, conteste cela et pense qu'il faut se confesser de nouveau ; et c'est ce qu'ont tranché le Itour et le Méïri, et tel est l'usage à notre époque.
Dans le Al 'het, il faut dire « en secret et ouvertement », « par inadvertance et volontairement » (Derekh Ha'Hayim), car il faut faire précéder le léger au grave ; mais le Maté Efraïm conclut qu'il ne faut pas changer le texte écrit dans les livres de prières, car il ne vaut pas la peine de s'exclure de la communauté pour cela, et que chacun ne change pas l'usage de son pays. Il ne faut pas parler pendant la confession, même pendant la récitation du Al 'het ; toutefois, pour répondre au Kaddich et à la Kedoucha, il faut s'interrompre, même au milieu de Achamnou. Pendant la récitation de la confession, lorsqu'il mentionne la faute, il frappera du poing sur la poitrine ou sur le cœur, comme pour dire : « C'est toi qui m'as fait fauter » (A'haronim).séif katan 11
- (יב) אבל אנחנו חטאנו - וה"ה שצריך לומר ג"כ עוינו פשענו אלא שנהגו לומר גם שארי דברים כגון מה נאמר לפניך וגו' ואתה יודע רזי עולם ועל חטא:(12) Mais nous, nous avons fauté – Il en est de même qu'il faut dire aussi « nous avons commis l'iniquité, nous avons transgressé » ; mais on a l'usage de dire aussi d'autres textes, comme « Que dirons-nous devant Toi », etc., « Et Toi, Tu connais les secrets du monde », et le Al 'het.
séif katan 12
- (יג) אפ"ה יכול וכו' - אף בין אדם לחבירו גנב וגזל וכדומה אע"פ שמחל לו והשיב את הגזילה מ"מ מתודה ביוה"כ לעולם דמ"מ בין אדם למקום חטא אבל אם הקניט חבירו בדברים או עני המהפך בחררה י"ל כה"ג כיון שביקש מחילה מחבירו והתודה ביו"כ א' א"צ להתודות ביו"כ שנית [פמ"ג]:(13) Il peut néanmoins, etc. – Même pour une faute entre l'homme et son prochain, vol, rapine et autres semblables : bien que la victime lui ait pardonné et qu'il ait restitué l'objet volé, il se confesse néanmoins à Yom Kippour pour toujours, car en tout cas il a fauté entre l'homme et le Tout-Présent. Mais s'il a offensé son prochain en paroles, ou pour le cas du pauvre qui convoite une galette (et qu'un autre la lui prend), on peut dire qu'en un tel cas, puisqu'il a demandé pardon à son prochain et s'est confessé un Yom Kippour, il n'a pas besoin de se confesser un second Yom Kippour (Peri Megadim).
séif katan 13
- (יד) לחזור ולהתודות - ובגמרא קאמר הרי זה משובח משום שנאמר וחטאתי נגדי תמיד:(14) Se confesser de nouveau – Et dans la Guemara, il est dit : « Celui-là est digne de louange », car il est dit : « Et ma faute est toujours devant moi » (Psaumes 51, 5).
séif katan 14
- (טו) בתפלת מנחת וכו' - לאפוקי מדעת רש"י דס"ל דכל שהוידוי סמוך לתפלה יכול לחתום בא"י האל הסולחן וה"ה בכל תפלת יו"כ אינו חותם בוידוי שאחריה ונקט תפלת מנחה משום דבזה הסימן איירי בתפלת המנחה:(15) À la prière de Min'ha, etc. – Pour exclure l'avis de Rachi, qui pense que chaque fois que la confession est attenante à la prière, on peut conclure par « Béni sois-Tu, Hachem, le D.ieu qui pardonne ». Et il en est de même pour toute prière de Yom Kippour : on ne conclut pas par une bénédiction la confession qui la suit ; et il a mentionné la prière de Min'ha parce que ce siman traite de la prière de Min'ha.
séif katan 15
- (טז) אינו חותם וכו' - ואחר אלהי עד שלא נוצרתי שהוא ג"כ כעין וידוי יאמר אלהי נצור לשוני וכו'. אותן האומרין תמיד יהיו לרצון מיד אחר התפלה קודם תחנונים ה"ה כאן יאמר יהיו לרצון קודם שמתחיל לומר אלקינו ואלקי אבותינו תבא לפניך תפלתנו וכו':(16) On ne conclut pas, etc. – Après la prière « Mon D.ieu, avant que je ne sois formé », qui est aussi une sorte de confession, il dira « Mon D.ieu, préserve ma langue », etc. Ceux qui disent toujours « Que soient agréées » (Yihyou leratson) immédiatement après la prière, avant les supplications, de même ici diront « Que soient agréées » avant de commencer à dire « Notre D.ieu et D.ieu de nos pères, que vienne devant Toi notre prière », etc.
séif katan 16
- (יז) ארבעים - לאו דוקא אלא ל"ט [מ"א]:(17) Quarante – Pas exactement, mais trente-neuf (Maguen Avraham).
séif katan 17
- (יח) שמתוך כך וכו' - דבאמת אין מלקות מועיל בזה"ז דאין לנו סמוכים וגם אין חייב מלקות דליכא התראה אלא דעושים כן שמתוך כך ישוב וכו':(18) Car ainsi, etc. – Car en vérité, les coups de fouet ne sont pas efficaces à notre époque, puisque nous n'avons pas de juges semoukhim (ayant reçu l'ordination traditionnelle), et il n'est pas non plus passible de coups de fouet, puisqu'il n'y a pas eu d'avertissement ; mais on le fait afin que de ce fait il se repente, etc.
séif katan 18
- (יט) וידויים - ג"פ אשמתי ובגדתי וכו' [ד"מ]:(19) Des confessions – Trois fois « J'ai commis la faute, j'ai trahi », etc. (Darkhei Moché).
séif katan 19
- (כ) כל דהו - אע"פ שדינה ברוחב טפח [מ"א] וה"ה דלוקה רק מכות קלים:(20) N'importe quelle lanière – Bien que sa règle (pour de véritables coups de fouet) soit d'une largeur d'un téfa'h (Maguen Avraham). Et de même, il ne reçoit que des coups légers.
séif katan 20
- (כא) פניו לצפון וכו' - י"א שה"ה איפכא פניו לדרום ואחוריו לצפון ובא רק לאפוקי שלא יהא אחוריו למזרח או למערב שהם מקומות שהשכינה שרויה שם אבל הט"ז כתב דוקא יהפוך פניו לצפון שעיקר חטאת האדם הוא מחמת ממון וכתיב מצפון זהב יאתה ע"כ מכניע עצמו לאותו צד להודיע שמשם בא לו החטא ע"כ וכן נוהגין:(21) La face vers le nord, etc. – Certains disent qu'il en est de même à l'inverse, la face vers le sud et le dos vers le nord, et le Rema vient seulement exclure qu'il ait le dos vers l'est ou vers l'ouest, qui sont les directions où réside la Chekhina (Présence divine). Mais le Taz a écrit qu'il tournera précisément sa face vers le nord, car la faute principale de l'homme vient de l'argent, et il est écrit : « Du nord vient l'or » (Job 37, 22) ; c'est pourquoi il s'humilie vers ce côté, pour faire savoir que de là lui est venue la faute. Fin de citation. Et tel est l'usage.
séif katan 21