Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 604 →- (א) מצוה לאכול וכו' - דכתיב ועניתם את נפשותיכם בתשעה לחודש בערב היה לו לכתוב בתשעה לחודש בערב תענו את נפשותיכם עד ערב וכו' ומדכתיב ועניתם וכו' בתשעה לחודש משמע שיתענו בתשעה ובאמת יוה"כ אינו אלא בעשרה לחודש וקבלו חז"ל דאדרבא מצוה מן התורה לאכול בעיו"כ ורצה הקב"ה ליתן שכר בעד האכילה כאלו התענו שאינו דומה מצוה שיש בו צער כמו שאמרו לפום צערא אגרא אילו כתב בט' לחודש תאכלו לא היה לנו שכר אלא כמקיים מצותו ע"י אכילה ולכן שינה הכתוב וכתב מצות אכילה בלשון תענית שיהיה נחשב אכילה זו לפני הקב"ה כאילו היה תענית כדי ליתן שכר כמקיים מצוה בצער עינוי ויש לאדם למעט בלימודו בעיה"כ כדי לאכול ולשתות:(1) C'est une mitsva de manger, etc. – Car il est écrit : « Vous affligerez vos personnes le neuf du mois au soir » (Lévitique 23, 32). Le verset aurait dû écrire : « Le neuf du mois au soir, vous jeûnerez… jusqu'au soir », etc. ; et du fait qu'il est écrit « vous affligerez… le neuf du mois », on comprend qu'on jeûne le neuf. Or en vérité, Yom Kippour n'est que le dix du mois ; et nos Sages ont reçu par tradition qu'au contraire, c'est une mitsva de la Torah de manger la veille de Yom Kippour, et le Saint, béni soit-Il, a voulu donner une récompense pour ce repas comme s'ils avaient jeûné. Car une mitsva accomplie dans la peine n'est pas comparable aux autres, comme les Sages l'ont dit : « Selon la peine, la récompense. » Si le verset avait écrit : « Le neuf du mois, vous mangerez », nous n'aurions eu de récompense que comme celui qui accomplit sa mitsva en mangeant ; c'est pourquoi le verset a changé de formulation et a écrit la mitsva de manger en termes de jeûne, afin que ce repas soit considéré devant le Saint, béni soit-Il, comme s'il était un jeûne, pour donner une récompense comme à celui qui accomplit une mitsva dans la peine de l'affliction. Et l'homme doit réduire son étude la veille de Yom Kippour afin de manger et de boire.
séif katan 1
- (ב) אפילו תענית חלום - אכן אם מתירא לנפשו ורוצה להתענות יתענה עד סעודה המפסקת דודאי מן הדין סגי כשיאכל פ"א. ואם אינו מתענה היום כלל טוב שיתענה איזה יום אחר יוה"כ ואם חל עיו"כ באחד בשבת ובשבת שלפניו התענה תענית חלום שצריך למיתב תענית לתעניתו אחר השבת אין לו להתענות עיוה"כ אלא ידחה עד אחר עבור המועד ולפי דעת הט"ז לעיל בסימן רפ"ח סק"ג א"צ שוב להתענות אחר יו"כ דיוה"כ כיפר גם על זה ומי שקשה לו התענית יכול לסמוך ע"ז. מי שנדר שלא לאכול בשר חוץ מיו"ט נתבאר בסימן תק"ע שמותר לאכול בעיו"כ דבלשון ב"א מקרי יו"ט ולא מיבעי בסעודה המפסקת אלא אף גם בשחרית דאנן רגילין לאכול בשר גם בשחרית וכל הנודר אדעתא דמנהגא נדר אבל בלילה של עיו"כ אסור. ודוקא בנודר ממש אבל מי שלא נדר בהדיא אלא שנוהג כך שלא לאכול בשר כ"א בימים שא"א בהם תחנון אזי אפילו בלילה של עיוה"כ מותר לאכול ודוקא בלילה ממש אבל לא מקודם לזה אע"פ שהתפלל ערבית:(2) Même un jeûne pour un rêve – Toutefois, s'il craint pour lui-même (à cause du rêve) et veut jeûner, qu'il jeûne jusqu'à la séouda hamafsékèt (le dernier repas avant le jeûne), car selon la stricte loi, il suffit certainement de manger une fois ce jour-là. Et s'il ne jeûne pas du tout ce jour-là, il est bien qu'il jeûne un autre jour après Yom Kippour. Si la veille de Yom Kippour tombe un dimanche et que le Chabbat précédent il a jeûné pour un rêve, de sorte qu'il doit faire un jeûne de réparation pour son jeûne (de Chabbat) après le Chabbat, il ne doit pas jeûner la veille de Yom Kippour, mais il le reportera à après la fin de la fête (de Soukkot). Et selon l'avis du Taz plus haut, siman 288, séif katan 3, il n'a plus besoin de jeûner après Yom Kippour, car Yom Kippour a expié aussi cela ; et celui à qui le jeûne est pénible peut s'appuyer sur cela.
Celui qui a fait le vœu de ne pas manger de viande sauf les jours de fête : il a été expliqué au siman 570 qu'il lui est permis d'en manger la veille de Yom Kippour, car dans le langage des gens, ce jour est appelé « jour de fête » ; et non seulement au dernier repas, la séouda hamafsékèt, mais même le matin, car nous avons l'habitude de manger de la viande aussi le matin, et quiconque fait un vœu le fait en se référant à l'usage. Mais la nuit qui précède la veille de Yom Kippour, c'est interdit. Et cela ne s'applique qu'à celui qui a réellement fait un vœu ; mais celui qui n'a pas fait de vœu explicite, mais a seulement l'usage de ne manger de viande que les jours où l'on ne dit pas les Ta'hanoun (supplications), alors même la nuit de la veille de Yom Kippour il lui est permis d'en manger ; et seulement dans la nuit proprement dite, mais pas avant cela, même s'il a déjà prié Arvit (la prière du soir).séif katan 2
- (ג) אין נופלים על פניהם - דנוהגין לעשותו קצת כמו יו"ט:(3) On ne tombe pas sur sa face – Car on a l'usage de faire de ce jour un peu comme un jour de fête.
séif katan 3
- (ד) למנצח ומזמור לתודה - למנצח משום דכתיב ביה ביום צרה ומזמור לתודה דבזמן הבית היה אסור להקריב שום קרבן הנאכל בעיוה"כ דממעט זמן אכילתו שהרי עכ"פ כל הקרבנות נאכלין ליום ולילה שלאחריו וביוה"כ א"א לאכול ונמצא מביא לידי פסול:(4) Lamenatséa'h et Mizmor letoda – On ne dit pas Lamenatséa'h (Psaume 20) parce qu'il y est écrit : « au jour de détresse » ; et on ne dit pas Mizmor letoda (Psaume 100) car à l'époque du Temple, il était interdit d'offrir la veille de Yom Kippour un sacrifice qui se mange (comme le sacrifice de remerciement), car on réduit le temps où l'on peut le manger : en effet, en tout cas, tous les sacrifices se mangent le jour de leur offrande et la nuit qui suit, et à Yom Kippour il est impossible de manger ; on se trouverait donc à amener le sacrifice à une disqualification (s'il en reste au-delà du temps permis).
séif katan 4
- (ה) ערב יום כפור שחרית - אבל במנחה אין אומרים אותו בכל גווני:(5) La veille de Yom Kippour le matin – Mais à Min'ha, on ne le dit (le Avinou Malkénou) en aucun cas (même si la veille tombe un vendredi).
séif katan 5