Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 600 →- (א) אסור בשני - אע"ג דבשאר יו"ט מותר בשני מכח ממה נפשך אם יום ראשון הוא קודש השני הוא חול ואם השני קודש הראשון היה חול הכא אסור דתרווייהו חדא קדושתא היא:(1) Est interdit le second jour – Bien que, pour les autres Yamim Tovim, ce soit permis le second jour en vertu du raisonnement « de toute façon » (mimah nafchakh) : si le premier jour est le jour saint, le second est profane, et si le second est saint, le premier était profane ; ici (à Roch Hachana), c'est interdit, car les deux jours forment une seule sainteté.
séif katan 1
- (ב) בקידוש וכו' - להוציא נפשיה מפלוגתא משום שי"א שאין אומרים שהחיינו דתרווייהו יומי קדושה אחת היא והרי כבר בירך שהחיינו ביום א':(2) Au kidouch, etc. – Le but du fruit ou du vêtement neuf est de se sortir de la machlokèt (divergence d'opinions), car certains disent qu'on ne dit pas « Chehe'héyanou » le second soir, puisque les deux jours forment une seule sainteté, et l'on a déjà récité « Chehe'héyanou » le premier jour.
séif katan 2
- (ג) בגד חדש - אף דבסימן רכ"ג ס"ד פסק דבשעת הקנין יש לו לברך התם מיירי כשקנה מלבוש מוכן אז השמחה כשקנאו והכא מיירי שקנה חתיכת בגד ונתן לאומן לתקנו דאז השמחה כשמשתמש בו:(3) Vêtement neuf – Bien qu'au siman 223, séif 4, il ait été tranché qu'au moment de l'acquisition d'un vêtement neuf on doit réciter la bénédiction « Chehe'héyanou », là il s'agit du cas où l'on a acheté un habit tout prêt : la joie est alors au moment où on l'achète ; et ici il s'agit du cas où l'on a acheté une pièce d'étoffe et qu'on l'a donnée à un artisan pour la confectionner : la joie est alors au moment où on l'utilise.
séif katan 3
- (ד) פרי חדש - במדינות שאין ענבים מצוין ומביאים ממקומות אחרים ועל פי הרוב הם בוסר אין ליקח אותם שיש בהם ספק ברכה שאינו יודע אם הגיעו לפול הלבן דאז מברכים עליהם בפה"א וגם שהם חמוצים ואין לאכול דברים חמוצים בר"ה וגם מה שלא נגמר פריו אינו סימן טוב [מטה אפרים] ובמעשה רב כתב דאין לאכול ענבים בר"ה (והטעם ע"פ סוד). אם יש לו תירוש חדש יקדש על היין ישן דהוא מצוה מן המובחר וכשיגיע לשהחיינו יטול התירוש בידו או יתן עיניו בו [אחרונים]. עוד כתבו דה"ה אשה בברכת הדלקה ביום שני תלבש בגד חדש או תניח פרי חדש ואז תוכל לברך שהחיינו:(4) Fruit nouveau – Dans les pays où le raisin ne se trouve pas sur place et où on l'apporte d'autres lieux, et où la plupart du temps ce sont des raisins verts (boser), il ne faut pas les prendre pour cela, car il y a à leur sujet un doute (safek) quant à la bénédiction : on ne sait pas s'ils ont atteint le stade du « haricot blanc » (la taille d'un haricot blanc), auquel cas on récite sur eux « Boré peri haadama » (et non « haets ») ; de plus, ils sont acides, et on ne doit pas manger de choses acides à Roch Hachana ; et aussi, ce dont le fruit n'est pas arrivé à maturité n'est pas un bon présage [Maté Efraïm]. Et dans le Maassé Rav (usages du Gaon de Vilna), il est écrit qu'il ne faut pas manger de raisin à Roch Hachana (et la raison est selon le sens ésotérique). S'il a du vin nouveau (tirocha, moût), il fera le kidouch sur le vin vieux, ce qui est la mitsva de la meilleure manière, et lorsqu'il arrive à « Chehe'héyanou », il prendra le vin nouveau en main ou portera son regard sur lui [A'haronim]. Ils ont encore écrit qu'il en est de même pour une femme : lors de la bénédiction de l'allumage des bougies le second jour, elle revêtira un vêtement neuf ou posera un fruit nouveau, et alors elle pourra réciter « Chehe'héyanou ».
séif katan 4
- (ה) עם כל זה יאמר שהחיינו - דאף דקדושה אחת היא מ"מ ב' ימים הם. ויש טועים ליקח אף בשאר ימים טובים פרי חדש וטעות הוא:(5) Malgré tout on dira « Chehe'héyanou » – Car bien que ce soit une seule sainteté, néanmoins ce sont deux jours. Et certains se trompent en prenant un fruit nouveau même lors des autres Yamim Tovim, et c'est une erreur (car là, le second jour est un safek à part entière, et l'on dit « Chehe'héyanou » de toute façon).
séif katan 5
- (ו) אם חל יום ראשון בשבת - ר"ל שאז אין תוקעין ממילא יוכל לומר זמן ביום ב' לכו"ע דהא לא אמרו זמן על מצוה זו והוא כעת מילתא חדתא:(6) Si le premier jour tombe un Chabbat – C'est-à-dire qu'alors on ne sonne pas du chofar ; par conséquent, on pourra dire la bénédiction du temps (zman, « Chehe'héyanou ») le second jour selon tous les avis, puisqu'on n'a pas dit la bénédiction du temps sur cette mitsva la veille, et c'est maintenant une chose nouvelle.
séif katan 6
- (ז) וי"א לאומרו וכו' - היינו אפילו בלא בגד חדש ופרי חדש משום דהא היום אין יוצאין בתקיעה של אתמול ולא אמרינן יומא אריכתא הוא וה"ה נמי בברכת התקיעה ומ"מ לכתחילה טוב שילבש התוקע בגד חדש בשופר [מ"א וש"א] ועיין בב"י דבמקומו נהגו שלא לברך שהחיינו בשופר ביום ב' אכן אנו נוהגין כהרמ"א. קהל ששלחו לעיר אחרת להביא להם שופר ונתעכב השליח עד סוף יום ב' ור"ה היה ביום ה' וביום וא"ו וכשבא עם השופר כבר התפללו של שבת אבל היה עוד יום גדול אם אין שם בקי לתקוע שלא קיבל עליו שבת עדיין אז יתקע מי שקיבל שבת בלא ברכה ולא יתקע רק תשר"ת תש"ת תר"ת ולא יותר ודוקא אם עוד היום גדול אבל אם כבר הוא בין השמשות אין לתקוע כלל דביום השני אין חיובו לתקוע אלא מדרבנן והוי ספיקא דרבנן אבל ביום א' דחיובו מדאורייתא חייב לתקוע ובלי ברכה. ולענין אמירה לעכו"ם אף בבין השמשות דיום א' מותר:(7) Et certains disent de le dire, etc. – C'est-à-dire même sans vêtement neuf ni fruit nouveau, parce qu'aujourd'hui on ne s'acquitte pas de son obligation par la sonnerie d'hier, et l'on ne dit pas que les deux jours sont un seul long jour (yoma arikhta) ; et il en est de même pour la bénédiction de la sonnerie (que l'on répète le second jour). Néanmoins, lekhat'hila (a priori), il est bien que celui qui sonne revête un vêtement neuf en pensant à lui lors du « Chehe'héyanou » du chofar [Maguen Avraham et d'autres A'haronim]. Et voir dans le Beit Yossef que dans son lieu on avait l'usage de ne pas réciter « Chehe'héyanou » sur le chofar le second jour ; mais nous, nous avons l'usage conforme au Rema. Une communauté qui a envoyé quelqu'un dans une autre ville pour lui apporter un chofar, et l'envoyé a été retardé jusqu'à la fin du second jour – Roch Hachana tombant le jeudi et le vendredi – et lorsqu'il est arrivé avec le chofar, on avait déjà prié la prière de Chabbat, mais il faisait encore grand jour : s'il n'y a là personne de compétent pour sonner qui n'ait pas encore accepté sur lui le Chabbat, alors celui qui a accepté le Chabbat sonnera, sans bénédiction ; et il ne sonnera que les séries tachrat, tachat, tarat (tekia-chevarim-terou'a-tekia, tekia-chevarim-tekia, tekia-terou'a-tekia), et pas davantage. Et ce, seulement s'il fait encore grand jour ; mais si c'est déjà bein hachmachot (le crépuscule), on ne sonne pas du tout, car le second jour l'obligation de sonner n'est que d'ordre rabbinique, et c'est un doute d'ordre rabbinique (où l'on est indulgent). Mais le premier jour, dont l'obligation est de la Torah, on est tenu de sonner même au crépuscule, et sans bénédiction. Et quant à demander à un non-Juif (de faire un travail interdit pour permettre la sonnerie), même au crépuscule du premier jour (à l'entrée du Chabbat), c'est permis.
séif katan 7