Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 592 →- (א) מחזיר ש"ץ התפלה וכו' - יש מקומות שנוהגין לתקוע כשמתפללין בלחש אבל אין לנהוג כן לכתחלה שלא לבלבל המתפללים ומשלימין אותם לאחר התפלה:(1) L'officiant répète la prière, etc. – Il y a des endroits où l'on a l'usage de sonner du chofar pendant que l'on prie à voix basse (pendant l'Amida silencieuse) ; mais il ne faut pas adopter cet usage lekhat'hila (a priori), afin de ne pas troubler ceux qui prient ; et on les complète (ces sonneries) après la prière.
séif katan 1
- (ב) ותוקעין וכו' - ובכל תקיעות של שלשה סדרים הללו צריכין התוקע והשומעים לעמוד בשעת תקיעות ולפיכך נקראין תקיעות דמעומד ובדיעבד אם ישבו יצאו:(2) Et on sonne, etc. – Et pour toutes les sonneries de ces trois séries (Malkhouyot, Zikhronot, Chofarot), celui qui sonne et ceux qui écoutent doivent se tenir debout pendant les sonneries ; c'est pourquoi on les appelle « sonneries debout » (tekiot dimeoumad). Bediavad (a posteriori), s'ils étaient assis, ils sont quittes.
séif katan 2
- (ג) תשר"ת למלכיות פ"א וכו' - הנה כיון שתקנו חז"ל לצאת מידי כל הספיקות שיש להסתפק בתרועה כמ"ש בסימן תק"צ היה מהראוי גם כאן לתקוע תשר"ת תש"ת תר"ת למלכיות וכן לזכרונות וכן לשופרות כדי לצאת כל ספק אלא לפי שאין מטריחין על הצבור אין נוהגין לתקוע אלא תשר"ת לכל אחד שהרי בדרך זה הוא עושה כל הספיקות של התרועה ואין כאן חשש אלא שמא התרועה אינה אלא תרועה לבד או שברים לבד ונמצא הוא מפסיק בין תרועה לפשוטה שלפניה או שלאחריה אין אנו חוששין לזה כיון שכבר יצאנו ידי חובתנו מן התורה בתקיעות מיושב שבתקיעות ההם יצאנו מכל הספיקות כמו שכתבתי בסימן תק"צ:(3) Tachrat pour Malkhouyot une fois, etc. – Voici : puisque nos Sages, de mémoire bénie, ont institué de se dégager de tous les doutes qu'il peut y avoir au sujet de la terouâ, comme nous l'avons écrit au siman 590, il aurait été convenable ici aussi de sonner tachrat (tekia-chevarim-terouâ-tekia), tachat (tekia-chevarim-tekia) et tarat (tekia-terouâ-tekia) pour Malkhouyot, de même pour Zikhronot et de même pour Chofarot, afin de se dégager de tout doute. Mais comme on n'impose pas de fardeau à la communauté, on a l'usage de ne sonner que tachrat pour chacune, car de cette manière on accomplit toutes les possibilités douteuses de la terouâ (puisque les chevarim et la terouâ y figurent tous deux). Et il n'y a là d'autre crainte que celle-ci : peut-être la terouâ n'est-elle que la terouâ seule, ou les chevarim seuls, et il se trouverait alors qu'il interrompt entre la terouâ et la tekia simple (pechouta) qui la précède ou qui la suit (par l'élément superflu). Nous ne tenons pas compte de cette crainte, puisque nous nous sommes déjà acquittés de notre obligation de la Torah par les sonneries assises (tekiot dimeyouchav), car par ces sonneries-là nous nous sommes dégagés de tous les doutes, comme je l'ai écrit au siman 590.
séif katan 3
- (ד) וכן המנהג במדינות אלו - ובשל"ה כתב הדרך המובחר לתקוע תשר"ת תש"ת תר"ת למלכיות וכן לזכרונות וכן לשופרות [ואחר אנעים זמירות עוד תשר"ת תש"ת תר"ת כדי להשלים עד מאה קולות] ומ"מ במקום שנוהגין כמנהגנו אין לשנות [פמ"ג]:(4) Et tel est l'usage dans ces pays – Et dans le Chla, il a écrit que la meilleure façon de faire est de sonner tachrat, tachat, tarat pour Malkhouyot, de même pour Zikhronot et de même pour Chofarot [et après Anïm Zemirot, encore tachrat, tachat, tarat, afin de compléter jusqu'à cent sons]. Néanmoins, à un endroit où l'on suit notre usage, il ne faut pas le changer [Peri Megadim].
séif katan 4
- (ה) היום הרת עולם - דבתשרי נברא העולם ואפילו למאי דקי"ל כמאן דאמר בניסן נברא העולם עכ"פ בתשרי עלה במחשבה להבראות ולא נברא עד ניסן:(5) « Aujourd'hui est la naissance du monde » (Hayom harat olam) – Car c'est en Tichri que le monde a été créé. Et même selon ce que nous retenons, conformément à celui qui dit que le monde a été créé en Nissan, en tout cas c'est en Tichri qu'il est monté dans la pensée divine d'être créé, mais il n'a été créé qu'en Nissan.
séif katan 5
- (ו) ואפילו יש לו מי שיתקע לו - ר"ל ג"כ אינו מפסיק כדי לשומען שלא תקנו לתקוע על הסדר אלא בצבור:(6) Et même s'il a quelqu'un qui sonne pour lui – Cela veut dire : là aussi, il n'interrompt pas sa prière pour les entendre, car on n'a institué de sonner selon l'ordre des bénédictions qu'en communauté.
séif katan 6
- (ז) אלא תוקעים לו וכו' - ר"ל אם לא שמע התקיעות דמיושב מפי הש"ץ תוקעים בשבילו קודם שיתפלל מוסף כדי לערבב השטן שלא יקטרג עליו בשעת תפלתו ואם אין לו מי שיתקע לו קודם תפלתו יכוין לשומעם אחר תפלתו:(7) Mais on sonne pour lui, etc. – Cela veut dire : s'il n'a pas entendu les sonneries assises de la bouche de l'officiant, on sonne pour lui avant qu'il ne prie Moussaf, afin de confondre le Satan, pour qu'il n'accuse pas cet homme au moment de sa prière. Et s'il n'a personne pour sonner pour lui avant sa prière, il aura l'intention de les entendre après sa prière.
séif katan 7
- (ח) לא ישיח וכו' - דהברכה שמברך קודם התקיעות קאי ג"כ על התקיעות דמעומד:(8) Il ne parlera pas, etc. – Car la bénédiction qu'il récite avant les sonneries porte aussi sur les sonneries debout.
séif katan 8
- (ט) ולא הצבור - דהלא יצאו בברכתו והוו כאלו בירכו לעצמן:(9) Ni la communauté – Car en effet ils se sont acquittés par sa bénédiction (celle de celui qui sonne), et c'est comme s'ils avaient béni eux-mêmes.
séif katan 9
- (י) בין וכו' - ובשעת התקיעות עצמן פשיטא דאסור לשוח ואפילו לרוק אסור לפי שצריך לשמוע כל התקיעה מראשה לסופה אפילו היא ארוכה הרבה כמ"ש בסימן תק"צ וכ"ש דאסור להשמיע קול בפיהוק או בנחירת הגרון שמבלבל גם האחרים השומעים:(10) Entre, etc. – Et pendant les sonneries elles-mêmes, il est évident qu'il est interdit de parler ; et même cracher est interdit, car il faut entendre toute la tekia du début à la fin, même si elle est très longue, comme nous l'avons écrit au siman 590. Et à plus forte raison il est interdit de faire entendre un son en bâillant ou en se raclant la gorge, ce qui trouble aussi les autres auditeurs.
séif katan 10
- (יא) לתקיעות שמעומד - וה"ה בין התקיעות שמיושב וכן שמעומד גופא ג"כ אסור להפסיק:(11) Pour les sonneries debout – Et il en est de même entre les sonneries assises ; et de même, au sein des sonneries debout elles-mêmes, il est aussi interdit d'interrompre.
séif katan 11
- (יב) והתפילות אין הפסק - ר"ל דבין תקיעות דמיושב למעומד שרי לכתחלה להשיח מענינם. ועיין בדה"ח שדעתו דבין הברכה עד סוף תקיעות דמיושב אסור להפסיק אפילו בתפילות לכן לא יאמר היה"ר הנדפס במחזורים בין התקיעות דמיושב רק יהרהר בלבו ואל יוציא בפיו או שיאמר היה"ר אחר גמר התקיעות דמיושב:(12) Et les prières ne sont pas une interruption – Cela veut dire qu'entre les sonneries assises et celles debout, il est permis lekhat'hila de parler de ce qui les concerne. Et vois dans le Dérekh Ha'Hayim, dont l'avis est qu'entre la bénédiction et la fin des sonneries assises il est interdit d'interrompre, même par des prières. C'est pourquoi on ne dira pas le Yehi ratson imprimé dans les ma'hzorim entre les sonneries assises ; on le méditera seulement dans son cœur sans le prononcer de la bouche, ou bien on dira le Yehi ratson après la fin des sonneries assises.
séif katan 12
- (יג) אין צריך לחזור ולברך - ולא דמי לסח בין תפילין לתפילין דהתם שתי מצות הן משא"כ הכא דכולה חדא מצוה היא וע"כ אפילו שח דברים בטלים בין תקיעות דמיושב עצמן א"צ לחזור ולברך [מידי דהוי מי שמדבר אחר שטעם מעט מברכת המוציא דא"צ לחזור ולברך דכולה חדא סעודה היא] ומ"מ מצדדים האחרונים דמי ששח בתשר"ת בין שברים לתרועה אף מעניני התקיעה אף שאין צריך לחזור ולברך מ"מ לא יצא וצריך לחזור ולתקוע אותו סדר:(13) Il n'a pas besoin de réciter de nouveau la bénédiction – Et ce n'est pas comparable à celui qui parle entre les tefilin du bras et les tefilin de la tête, car là ce sont deux mitsvot, ce qui n'est pas le cas ici, où tout est une seule mitsva. C'est pourquoi, même s'il a tenu des propos futiles entre les sonneries assises elles-mêmes, il n'a pas besoin de réciter de nouveau la bénédiction [c'est comme celui qui parle après avoir goûté un peu du pain de la bénédiction Hamotsi, qui n'a pas besoin de réciter de nouveau la bénédiction, car c'est un seul repas]. Néanmoins, les A'haronim penchent vers l'avis que celui qui a parlé, dans un tachrat, entre les chevarim et la terouâ, même de ce qui concerne la sonnerie, bien qu'il n'ait pas besoin de réciter de nouveau la bénédiction, n'est toutefois pas quitte, et il doit sonner de nouveau cette série.
séif katan 13
- (יד) בענין התקיעות - ואף דבסימן קס"ז ס"ו פסק דלכתחלה לא יפסיק כלל הכא מיירי שצריך לשוח כגון שאומר להביא שופר או לשכך אותו במים שלא יכול לתקוע וכיוצא בו ופשוט דאם שח בין ברכה לתקיעה מענין תפלה דצריך לחזור ולברך ומה שכתב רמ"א דתפלה לא הוי הפסק היינו בין תקיעה לתקיעה וכנ"ל אבל בין ברכה לתקיעה הוי הפסק ואף השומע אם סח בין ברכה לתקיעה צריך לברך:(14) Au sujet des sonneries – Et bien qu'au siman 167, séif 6, il ait tranché que lekhat'hila on n'interrompt pas du tout (entre la bénédiction et l'acte), ici il s'agit d'un cas où il a besoin de parler, par exemple il dit d'apporter un chofar, ou de le tremper dans l'eau parce qu'il ne parvient pas à sonner, et autres cas semblables. Et il est simple que s'il a parlé, entre la bénédiction et la sonnerie, de choses relevant de la prière, il doit réciter de nouveau la bénédiction ; et ce que le Rema a écrit, que la prière ne constitue pas une interruption, c'est entre une sonnerie et une autre, comme nous l'avons dit plus haut ; mais entre la bénédiction et la sonnerie, c'est une interruption. Et même l'auditeur, s'il a parlé entre la bénédiction et la sonnerie, doit réciter la bénédiction lui-même.
séif katan 14
- (טו) תוקע על סדר הברכות - דהמתחיל במצוה אומרים לו גמור:(15) Il sonne selon l'ordre des bénédictions – Car à celui qui a commencé une mitsva, on dit : « Achève-la ! »
séif katan 15
- (טז) אחר לתקוע - ועומד במקומו וא"צ לעמוד על הבימה:(16) Un autre pour sonner – Et celui-ci se tient à sa place, et n'a pas besoin de se tenir sur la bima (estrade).
séif katan 16
- (יז) שראוי לעשות כן - וכ"ז מיירי בזמניהם שהיו נותנין לו לתקוע בסתמא וא"כ זכה מיד בכל התקיעות אבל עכשיו שנוהגין בקצת מקומות ליתן הסדרים לאחר א"כ מעולם לא זכה בה הראשון ושרי:(17) Qu'il convient de faire ainsi – Et tout cela concerne leur époque, où on lui confiait la sonnerie sans précision ; et dans ce cas il avait acquis aussitôt le droit à toutes les sonneries. Mais aujourd'hui, où l'on a l'usage dans certains endroits de confier les autres séries à un autre, alors le premier ne l'a jamais acquise, et c'est permis.
séif katan 17