Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 589 →- (א) שאינו מחויב בדבר - היינו שאינו מחוייב בעצם וכדלקמיה אבל אם הוא מחוייב אלא שיצא בהמצוה יכול להוציא ואפילו לברך בשביל חבירו:(1) Qui n'est pas obligé dans une chose – c'est-à-dire qui n'est pas obligé par essence, comme il est dit ci-après ; mais s'il est obligé et s'est seulement déjà acquitté de la mitsva, il peut rendre quitte les autres, et même faire la bénédiction pour son prochain.
séif katan 1
- (ב) וקטן - אפילו אם הוא בן י"ג שנה כ"ז שלא ידעינן שהביא ב' שערות אינו יכול לתקוע להוציא אחרים:(2) Et le mineur – même s'il a treize ans, tant que nous ne savons pas qu'il a produit deux poils (signe de puberté), il ne peut pas sonner pour rendre quittes les autres.
séif katan 2
- (ג) דכיון שאינו שומע וכו' - שהרי אנו מברכין וציונו לשמוע קול שופר:(3) Car puisqu'il n'entend pas, etc. – puisque nous disons dans la bénédiction : « et Il nous a ordonné d'entendre le son du chofar ».
séif katan 3
- (ד) אבל שומע ואינו מדבר וכו' - ואפילו לכתחלה יכול אחר לברך והוא תוקע [אחרונים]. חרש ששומע ע"י כלי כמין חצוצרות חייב בשופר:(4) Mais celui qui entend et ne parle pas, etc. – et même lekhat'hila, un autre peut faire la bénédiction et lui sonne [A'haronim]. Un sourd qui entend au moyen d'un appareil, une sorte de trompette, est obligé au chofar.
séif katan 4
- (ה) מוציא את מינו - דכל אנדרוגינוס שוין שיש להם זכרות ונקבות ואם הוא בכלל זכר גם חבירו הוא בכלל זכר אבל אינו יכול להוציא את שאינו מינו דשמא הוא בכלל נקבה:(5) Rend quitte son semblable – car tous les androgynes sont semblables, ayant des organes masculins et féminins ; et s'il est considéré comme mâle, son compagnon aussi est considéré comme mâle. Mais il ne peut pas rendre quitte celui qui n'est pas son semblable, car peut-être est-il considéré comme femme.
séif katan 5
- (ו) אפילו את מינו וכו' - דשמא אם יקרע ימצא שטומטום זה נקבה וחבירו זכר. ואף ביום ב' שהוא דרבנן נקטינן ככל חומרת יום א' ומיהו אף ביום א' אם שמע זכר מטומטום חוזר ותוקע בלא ברכה [פמ"ג]. טומטום ואנדרוגינוס אף דחייבין לתקוע מ"מ לא יברכו דברכה הוא דרבנן וספיקא לקולא [וכדלעיל בסימן י"ז ס"ב]:(6) Même son semblable, etc. – car peut-être, si on l'ouvre (chirurgicalement), trouvera-t-on que ce toumtoum est une femme et que son compagnon est un homme. Et même le deuxième jour de Roch HaChana, qui est d'ordre rabbinique, nous retenons toutes les rigueurs du premier jour. Toutefois, même le premier jour, si un homme a entendu la sonnerie d'un toumtoum, il sonne de nouveau sans bénédiction [Peri Megadim]. Le toumtoum et l'androgyne, bien qu'ils soient obligés de sonner, ne feront cependant pas la bénédiction, car la bénédiction est d'ordre rabbinique et en cas de doute on est indulgent [comme il est dit plus haut, au siman 17, séif 2].
séif katan 6
- (ז) אפילו עצמו - דלא אתי צד עבדות שבו ומוציא צד חירות שבו:(7) Même lui-même – car la part d'esclave en lui ne peut venir rendre quitte la part de liberté en lui.
séif katan 7
- (ח) יכולות לתקוע - ולא אמרינן דכיון דפטורות יש חילול יו"ט בתקיעתן דקי"ל גדול המצווה ועושה ממי שאינו מצווה ועושה אלמא דמי שאינו מצווה ועושה נמי שכר יש לו. וה"ה קטן יכול לתקוע אף לכתחלה כדי שיתחנך וכדאיתא לקמן בסימן תקצ"ו בהג"ה:(8) Elles peuvent sonner – et nous ne disons pas que, puisqu'elles sont exemptées, il y a une profanation de Yom Tov dans leur sonnerie, car nous retenons que « plus grand est celui qui est ordonné et accomplit que celui qui n'est pas ordonné et accomplit » ; il en ressort que celui qui n'est pas ordonné et accomplit a lui aussi une récompense. Et de même, un mineur peut sonner, même lekhat'hila, afin d'être éduqué (à la mitsva), comme cela figure plus loin, au siman 596, dans la glose (du Rema).
séif katan 8
- (ט) וכן אחר שיצא כבר - ר"ל אף שיצא ולא אמרינן דכיון שהוא עצמו אינו צריך עתה לתקוע תו עובר משום שבות כשתוקע בשבילן דמ"מ קצת מצוה יש להן בתקיעתן כנ"ל:(9) Et de même, celui qui s'est déjà acquitté – c'est-à-dire que bien qu'il se soit acquitté, nous ne disons pas que, puisque lui-même n'a plus besoin de sonner maintenant, il transgresse un interdit rabbinique de chevout (repos) en sonnant pour elles, car néanmoins elles ont une certaine mitsva dans leur sonnerie, comme il est dit plus haut.
séif katan 9
- (י) אבל אין מברכות וכו' - דמהו וציונו בדבר שאינה מחוייבת לא מד"ת ולא מדברי סופרים דאשה במ"ע שהזמן גרמא פטורות אף מדרבנן:(10) Mais elles ne font pas la bénédiction, etc. – car que signifie « et Il nous a ordonné » pour une chose à laquelle elle n'est obligée ni par la Torah ni par les paroles des Scribes ? Car les femmes sont exemptées des mitsvot positives dépendant du temps, même d'ordre rabbinique.
séif katan 10
- (יא) אם כבר יצאו - וע"כ י"א דיתקע להם קודם שישמע התקיעות בביהכ"נ אבל במ"א מסיק בשם מהרי"ל שלא יתקע בשלשה שעות ראשונות משום דאז מיפקד דינא ואין כדאי לתקוע ביחידות אלא יתקע להן אחר תקיעות ביהכ"נ והם יברכו לעצמן או שיכוין בלבו שלא לצאת בתקיעות ביהכ"נ ואז יוכל אח"כ ג"כ לברך בשבילן:(11) S'ils se sont déjà acquittés – c'est pourquoi certains disent qu'il sonnera pour elles avant d'entendre les sonneries à la synagogue. Mais le Maguen Avraham conclut, au nom du Maharil, qu'il ne sonnera pas pendant les trois premières heures, parce qu'alors le jugement est examiné (en Haut) et il ne convient pas de sonner seul ; il sonnera plutôt pour elles après les sonneries de la synagogue, et elles feront la bénédiction pour elles-mêmes ; ou bien il aura l'intention dans son cœur de ne pas s'acquitter par les sonneries de la synagogue, et alors il pourra ensuite faire aussi la bénédiction pour elles.
séif katan 11
- (יב) המודר הנאה וכו' - כגון ראובן שהדיר ע"ע שלא יהנה משמעון אפ"ה מותר לשמעון לתקוע לו דמצות לאו ליהנות ניתנו ואין תקיעות מצוה בכלל איסור הנאה שאסר ע"ע משא"כ כשאסר תקיעותיו אסר אפילו בזה שאינו הנאה:(12) Celui à qui un vœu interdit de tirer profit, etc. – par exemple Réouven, qui s'est interdit par vœu de tirer profit de Chimon : malgré cela, il est permis à Chimon de sonner pour lui, car les mitsvot n'ont pas été données pour en tirer profit, et les sonneries de la mitsva ne sont pas incluses dans l'interdit de profit qu'il s'est imposé. Ce qui n'est pas le cas lorsqu'il s'est interdit ses sonneries : il s'est interdit même ce qui n'est pas un profit.
séif katan 12
- (יג) מאליו - אפי' כשאומר מי שרוצה להוציאני ידי חובתי יתקע שרי דבכה"ג לאו שליחותיה קעביד:(13) De lui-même – même lorsqu'il (celui qui est frappé par le vœu) dit : « Que celui qui veut me rendre quitte de mon obligation sonne », c'est permis, car dans un tel cas, il n'agit pas comme son mandataire.
séif katan 13
- (יד) והוציאני אסור - דכיון דבשליחותיה עביד יש לו הנאה במאי דעביד שליחותיה ובדיעבד יצא [פמ"ג בשם הפר"ח]:(14) « Et rends-moi quitte », c'est interdit – car puisqu'il agit comme son mandataire, il a un profit dans le fait que l'autre accomplit sa mission ; et bediavad, il est quitte [Peri Megadim au nom du Peri 'Hadach].
séif katan 14
- (טו) להתלמד וכו' - ואם מתכוין בזה גם לצאת ידי מצוה כתב הא"ר דיצא והיינו בעשה התקיעות כדין:(15) Pour s'exercer, etc. – et s'il a l'intention par là de s'acquitter aussi de la mitsva, l'Eliya Rabba a écrit qu'il est quitte, c'est-à-dire s'il a fait les sonneries conformément à la loi.
séif katan 15
- (טז) ולא נתכוון השומע לצאת - זה מיירי כשבא לביהכ"נ בסתמא אבל אם בא לביהכ"נ לצאת ידי חובה עם הצבור אע"פ שבשעה ששמע לא כיון לבו אלא בסתמא יצא:(16) Et que celui qui entend n'a pas eu l'intention de s'acquitter – il s'agit du cas où il est venu à la synagogue sans intention précise ; mais s'il est venu à la synagogue pour s'acquitter de son obligation avec l'assemblée, bien qu'au moment où il a entendu il n'ait pas appliqué son cœur, mais ait entendu sans intention précise, il est quitte.
séif katan 16
- (יז) שישמענו - אבל אם היו תוקעין בבית לחולה וליולדת והיה ביתו סמוך לו ושמע לא יצא דמסתמא לא נתכוין זה להוציא אלא החולה [ח"א]:(17) Qui l'entendrait – mais si l'on sonnait dans une maison pour un malade ou pour une accouchée, et que sa maison était proche, et qu'il a entendu, il n'est pas quitte, car vraisemblablement celui-là n'a eu l'intention de rendre quitte que le malade ['Hayé Adam].
séif katan 17
- (יח) מי שהיה מהלך בדרך וכו' אם נתכוון לצאת וכו' - איתא בירושלמי לא שנו אלא בעובר אבל בעומד חזקה כיון ועיין בא"ר שכתב דכונת הירושלמי בעובר ועומד לשמוע קול תקיעות דאז אמרינן אף דאינו זוכר אם כיון אז לצאת מ"מ חזקה שכיון אבל בשהיה עומד בביתו לא אמרינן חזקה כיון. סומא חייב בתקיעות ואם היה מוחזק לתקוע בכל שנה וסלקוהו אם לא ימצאו בקי כמוהו יחזירוהו למנויו. ולכתחלה אין לסלקו מפני שהוא סומא אע"פ שנמצא בקי כמוהו [מ"א בשם הרדב"ז]:(18) Celui qui marchait en chemin, etc. s'il a eu l'intention de s'acquitter, etc. – il figure dans le Yerouchalmi : on n'a enseigné cela que pour celui qui passe, mais pour celui qui se tient (immobile), on présume qu'il a eu l'intention. Et vois l'Eliya Rabba, qui a écrit que l'intention du Yerouchalmi est de parler de celui qui passe et s'arrête pour entendre le son des sonneries : alors nous disons que, bien qu'il ne se souvienne pas s'il a eu alors l'intention de s'acquitter, on présume néanmoins qu'il a eu l'intention ; mais s'il se tenait dans sa maison, nous ne disons pas qu'on présume qu'il a eu l'intention. Un aveugle est obligé aux sonneries. Et s'il avait l'habitude établie de sonner chaque année et qu'on l'a destitué, si l'on ne trouve pas quelqu'un d'aussi expert que lui, on le rétablira dans sa fonction. Et lekhat'hila, il ne faut pas le destituer parce qu'il est aveugle, même si l'on trouve quelqu'un d'aussi expert que lui [Maguen Avraham au nom du Radbaz].
séif katan 18
- (יט) ושמע תקיעות משליח צבור וכו' - ובלבד שלא עמד רחוק מביהכ"נ כ"כ שאפשר שלא ישמע קול שופר רק קול הברה:(19) Et a entendu les sonneries de l'officiant, etc. – à condition qu'il ne se soit pas tenu si loin de la synagogue qu'il soit possible qu'il n'entende pas le son du chofar, mais seulement le son de l'écho.
séif katan 19