Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 588 →- (א) ביום ולא בלילה - דכתיב יום תרועה יהיה לכם. ואם נמשך עד בין השמשות יתקע בלי ברכה:(1) Le jour et non la nuit – comme il est écrit : « Ce sera pour vous un jour de sonnerie » (Nombres 29, 1). Et si la sonnerie s'est prolongée jusqu'au crépuscule (bein hachmachot), il sonnera sans bénédiction.
séif katan 1
- (ב) יצא - דמן הדין משעלה עמוד השחר יממא הוא לכל הדברים אלא לפי שאין הכל בקיאין בו וזמנין דאתי לאקדומי הצריכו חכמים לכתחלה להמתין עד הנץ דיום ברור הוא לכל. ולא בעינן עד שיעלה כל גוף השמש על הארץ אלא משעת תחלת הנץ ג"כ מותר לכתחלה (פמ"ג). מיהו כ"ז מעיקר דין תורה [או בשעת הדחק כגון שצריך לצאת לדרך וכה"ג] אבל חכמים תקנו לתקיעות שופר במוספין ואמרו בגמרא בטעמא דשעת הגזירה היתה שלא יתקעו ישראל בשופר והיו אורבין להם כל שש שעות של זמן תפלת שחרית לכך העבירוה לתקוע במוספין ומטעם זה נראה דנהגו כל ישראל מימות הקדמונים גם בתקיעות דמיושב שלא להיות מן הזריזין המקדימין ולתקוע בתחלת היום אלא סמוך לתפלת המוסף אחר קריאת התורה ואפילו יחיד התוקע לעצמו ג"כ ידקדק לתקוע אחר ג' שעות לערך כדי שתקיעתו תהיה בשעה שהצבור עומדים בתקיעה:(2) Il est quitte – car selon la stricte loi, dès que l'aube s'est levée, c'est le jour pour toutes choses ; mais comme tous ne sont pas experts en cela, et que parfois on en viendrait à sonner trop tôt, les Sages ont exigé lekhat'hila d'attendre jusqu'au lever du soleil, qui est un jour évident pour tous. Et il n'est pas nécessaire d'attendre que tout le disque du soleil soit monté au-dessus de la terre : dès le début du lever, c'est aussi permis lekhat'hila (Peri Megadim). Toutefois, tout cela est selon la loi essentielle de la Torah [ou en cas de nécessité pressante, par exemple s'il doit partir en voyage, et cas semblables] ; mais les Sages ont institué les sonneries du chofar au moment du Moussaf. Et ils ont dit dans la Guemara, comme raison, qu'il y eut une époque de décret interdisant aux Juifs de sonner du chofar, et les ennemis les guettaient pendant toutes les six premières heures, temps de la prière du matin (Cha'harit) ; c'est pourquoi on l'a reportée pour sonner au Moussaf. Et pour cette raison, il semble que tout Israël a l'usage, depuis les temps anciens, même pour les sonneries faites assis (tekiot demeyouchav), de ne pas faire partie des empressés qui se hâtent (d'accomplir les mitsvot) et de sonner au début de la journée, mais de sonner près de la prière de Moussaf, après la lecture de la Torah. Et même un particulier qui sonne pour lui-même veillera aussi à sonner après environ trois heures (de la journée), afin que sa sonnerie ait lieu au moment où l'assemblée en est à la sonnerie.
séif katan 2
- (ג) לא יצא - דסוף תקיעה בלא תחלה לא מהני ולא מידי וכדלעיל בסימן תקפ"ז ס"ג [וה"ה אם שמע מקצת תקיעה ביום ומקצתה אח"כ בלילה ג"כ לא יצא דתחלה בלא סוף ג"כ לא מהני ולא מידי וכנ"ל שם] ונראה דאפילו היום שנוהגין לתקוע ל' קולות לצאת ידי כל ספק צריכין ג"כ ליזהר שאף תקיעה ראשונה לא תהיה אפילו מקצתה קודם אור היום:(3) Il n'est pas quitte – car la fin d'une sonnerie sans son début ne sert absolument à rien, comme il est dit plus haut, au siman 587, séif 3. [Et il en est de même s'il a entendu une partie d'une sonnerie le jour et une partie ensuite la nuit : il n'est pas quitte non plus, car un début sans fin ne sert absolument à rien non plus, comme il est dit là-bas.] Et il semble que même aujourd'hui, où l'on a l'usage de sonner trente sons pour s'acquitter de tout doute, il faut aussi veiller à ce que même la première sonnerie n'ait pas lieu, ne serait-ce qu'en partie, avant la lumière du jour.
séif katan 3
- (ד) נתבאר בסימן תקפ"ז ס"ג - ולפי מה שכתבנו שם דהעיקר כדעה א' א"כ בכל גווני לא יצא:(4) Cela a été expliqué au siman 587, séif 3 – et selon ce que nous avons écrit là-bas, que l'essentiel est comme le premier avis, il n'est donc quitte en aucun cas.
séif katan 4
- (ה) תשע תקיעות וכו' - נקט לישנא דגמרא וכפי עיקר הדין דבעינן רק ט' קולות דהיינו תקיעה תרועה תקיעה ג' פעמים ולדידן בשמע הג' סדרים בט' שעות וכדלקמן בסימן תק"צ ס"ב:(5) Neuf sonneries, etc. – il a employé l'expression de la Guemara et s'est exprimé selon la loi essentielle, selon laquelle il ne faut que neuf sons, c'est-à-dire tekia, terou'a, tekia, trois fois. Et pour nous, la loi s'applique s'il a entendu les trois séries en neuf heures, comme il est dit plus loin, au siman 590, séif 2.
séif katan 5
- (ו) יצא - בדיעבד אם כיון לצאת ואפילו הסיח דעתו והפסיק בדבור בנתיים וכתב המג"א דכ"ז בששהה ביניהם שלא מחמת אונס הא בשהה באונס אם שהה אפילו רק כדי לגמור את כל הסדר יחזור לראש אותו הסדר לפי פסק הרמ"א בסימן ס"ה עיי"ש ולענין אם צריך לחזור ולברך בכה"ג עיין לעיל סימן ס"ה בבה"ל שיש בזה מחלוקת בין האחרונים ועיין בבה"ל בכאן מ"ש בזה:(6) Il est quitte – bediavad, s'il a eu l'intention de s'acquitter ; et même s'il a détourné son attention et s'est interrompu en parlant entre-temps. Et le Maguen Avraham a écrit que tout cela s'applique lorsqu'il a attendu entre elles sans y être contraint ; mais s'il a attendu par contrainte, s'il a attendu même seulement le temps nécessaire pour terminer toute la série, il recommencera au début de cette série, selon la décision du Rema au siman 65 ; vois là-bas. Et quant à savoir s'il faut répéter la bénédiction dans un tel cas, vois plus haut, siman 65, dans le Biour Halakha, qu'il y a à ce sujet une divergence entre les A'haronim ; et vois dans le Biour Halakha ici ce qui est écrit à ce sujet.
séif katan 6
- (ז) דדוקא כשלא הפסיק וכו' - ס"ל דזה גרע מהיסח הדעת ושיחה דבעינן שיהיה תרועה באמצע ולפניה ולאחריה חדא חדא תקיעה וכשמערב קול אחר מתקלקל הסדר. ואע"ג דהוא בעצמו לא תקע מ"מ הרי כיון לצאת וכתוקע בעצמו דמי וע"כ אם שמע קול שופר שאינו ראוי באותו סדר בטלו כל הג' תקיעות [מ"מ שש הקולות שמקודם לא בטלו] ויחזור ויתקע ומ"מ לא יברך שוב:(7) Que c'est seulement lorsqu'il ne les a pas interrompues, etc. – il (cet avis) considère que c'est pire que le détournement d'attention et la conversation, car il faut que la terou'a soit au milieu, avec avant et après elle une tekia chacune, et lorsqu'on y mêle un autre son, l'ordre est faussé. Et bien que lui-même n'ait pas sonné ce son étranger, néanmoins il a eu l'intention de s'acquitter, et il est considéré comme s'il sonnait lui-même. C'est pourquoi, s'il a entendu un son de chofar qui ne convient pas à cette série, les trois sonneries de cette série sont annulées [néanmoins, les six sons précédents ne sont pas annulés], et il sonnera de nouveau ; mais il ne fera pas de nouveau la bénédiction.
séif katan 7
- (ח) שאינו ראוי באותה בבא - כגון שעומד בתש"ת ושמע תרועה או שעומד בתר"ת ושמע שברים אבל האחרונים הסכימו דלפי פסק המחבר לקמן סימן תק"צ ס"ח דאפילו בהכפיל השברים או התרועה ב' פעמים הוי הפסק ה"ה הכא בשמע ב' שברים או ב' תרועות זה אח"ז וכיון לצאת ג"כ מפסיד כל הג' קולות וצריך לתקוע מחדש:(8) Qui ne convient pas à cette série – par exemple, s'il en est à la série tekia-chevarim-tekia et qu'il a entendu une terou'a, ou s'il en est à la série tekia-terou'a-tekia et qu'il a entendu des chevarim. Mais les A'haronim ont convenu que, selon la décision de l'auteur du Choulhan Aroukh plus loin, au siman 590, séif 8, selon laquelle même si l'on a doublé les chevarim ou la terou'a, cela constitue une interruption, il en est de même ici : s'il a entendu deux chevarim ou deux terou'ot l'un après l'autre et a eu l'intention de s'acquitter, il perd aussi les trois sons, et il faut sonner de nouveau.
séif katan 8
- (ט) שתקעו כולם כאחד וכו' - דהיינו שאחד עשה תקיעה והשני תרועה והשלישי התקיעה השניה וכן כולם ואינו יוצא בזה כדמסיים שאין כאן פשוטה וכו' דבעינן שתהא תרועה באמצע ולפניה ולאחריה תקיעה ולא שיהיו כל הקולות בבת אחת וצריך לתקוע מחדש ומ"מ הברכה לא הפסיד אם לא הפסיק בד"א ויש מי שאומר דעכ"פ ידי תקיעה אחת יצא וצריך להשלים עליה ח' קולות מתרועה ואילך ויש אומרים דאפילו ידי תקיעה אחת לא יצא וצריך להתחיל מחדש כל הט' קולות:(9) Qui ont toutes sonné ensemble, etc. – c'est-à-dire que l'un a fait la tekia, le deuxième la terou'a, le troisième la seconde tekia, et ainsi de suite pour tous en même temps ; et il n'est pas quitte ainsi, comme il conclut : « car il n'y a pas ici de son simple, etc. », car il faut que la terou'a soit au milieu, avec une tekia avant et après elle, et non que tous les sons soient en même temps ; et il faut sonner de nouveau. Néanmoins, la bénédiction n'est pas perdue s'il ne s'est pas interrompu par des paroles. Et il y a un avis selon lequel, en tout cas, il s'est acquitté d'une tekia, et il doit y ajouter huit sons à partir de la terou'a ; et certains disent qu'il ne s'est pas même acquitté d'une tekia, et il doit recommencer les neuf sons.
séif katan 9
- (י) ואפילו אחד תקע בחצוצרות - אע"ג דהקולות משונים:(10) Et même si l'un a sonné avec des trompettes – bien que les sons soient différents.
séif katan 10
- (יא) יצא וכו' - ואע"ג דבכ"מ אמרינן דתרי קלי לא משתמעי (עיין לעיל סימן קמ"א) שאני הכא שהוא מצוה הבאה לזמן וחביבא ליה ויהיב דעתיה לשמוע יפה. והיכי שתקעו ג' ב"א בב"א כל אחד ג' קולות י"א שיצא בשמועתו משום ט' קולות כיון דתרי קלי משתמעי גבי שופר ומשום ששמע כל הג' תר"ת בפ"א אין קפידא דלא קפדינן רק שישמע תקיעה מלפניה ותקיעה מלאחריה ותרועה באמצע והא שמע וכן ה"ה לדידן שתוקעין תשר"ת ותש"ת ותר"ת אם שמע אותם מג' ב"א שכל אחד תקע סדר שיוצא כל התקיעות בשמיעתו בבת אחת וי"א דאפילו בשופר אין תרי קלי משתמעי כדי לצאת בשתיהם ולא יצא אלא באחת מהם וראוי להחמיר כסברא זו ועיין ביאור דעה זו בבה"ל:(11) Il est quitte, etc. – et bien que partout nous disions que deux voix simultanées ne s'entendent pas (vois plus haut, siman 141), ici c'est différent, car c'est une mitsva qui vient seulement à date fixe, elle lui est chère et il fait attention à bien entendre. Et dans le cas où trois personnes ont sonné en même temps, chacune trois sons, certains disent qu'il s'acquitte, en les entendant, de neuf sons, puisque pour le chofar deux voix s'entendent ; et le fait qu'il ait entendu les trois séries tekia-terou'a-tekia en une fois ne pose pas de problème, car nous ne sommes exigeants que sur le fait qu'il entende une tekia avant, une tekia après et une terou'a au milieu, et il l'a entendu. Et il en est de même pour nous, qui sonnons tekia-chevarim-terou'a-tekia, tekia-chevarim-tekia et tekia-terou'a-tekia : s'il les a entendus de trois personnes dont chacune a sonné une série, il s'acquitte de toutes les sonneries en les entendant en même temps. Et certains disent que même pour le chofar, deux voix ne s'entendent pas suffisamment pour s'acquitter des deux, et il ne s'acquitte que de l'une d'elles ; et il convient d'être rigoureux selon cet avis. Et vois l'explication de cet avis dans le Biour Halakha.
séif katan 11
- (יב) שניהם - דוקא כל התקיעה נוכל להשתמש לזה ולזה אבל להפסיק חד תקיעה חציה לזה וחציה לזה כגון שתקע תקיעה ארוכה שיש בה כשיעור ב' תקיעות ואחד התכוין לצאת מראשה עד חציה והשני מחציה עד סופה לא מהני ולא מידי דלא מפסקינן לה לחצאין ועיין לעיל סימן תקפ"ז במ"ב ס"ק י"ד:(12) Tous les deux – seulement lorsque nous pouvons utiliser toute la tekia pour l'un et pour l'autre ; mais couper une tekia, la moitié pour celui-ci et la moitié pour celui-là, par exemple s'il a sonné une longue tekia ayant la durée de deux tekiot, et que l'un a eu l'intention de s'acquitter de son début jusqu'à sa moitié et le second de sa moitié jusqu'à sa fin, cela ne sert absolument à rien, car nous ne la coupons pas en moitiés. Et vois plus haut, siman 587, dans la Michna Beroura, séif katan 14.
séif katan 12
- (יג) אין תוקעין בשופר - גזירה שמא יטלנו בידו לילך אצל בקי ללמוד ויעבירנו ד"א בר"ה:(13) On ne sonne pas du chofar – c'est un décret (guezéra) de peur qu'il ne le prenne en main pour aller chez un expert apprendre à sonner, et ne le transporte sur quatre coudées dans le domaine public.
séif katan 13
- (יד) ואסור לטלטלו - דהוא כלי שמלאכתו לאיסור:(14) Et il est interdit de le déplacer – car c'est un objet dont l'usage est une activité interdite (keli chemelakhto leïssour).
séif katan 14
- (טו) לצורך גופו - שרוצה לשאוב בו מים וכה"ג ודוקא בשבת מותר דכיון דאין תוקעין לא הוקצה למצותו משא"כ ביו"ט אף שאין איסור טלטול בשופר אפילו כל היום [וכדלקמן בסימן תקצ"ו בט"ז ס"ק ב'] מ"מ להשתמש בו אסור שהרי הוקצה למצותו וכמו לענין אתרוג עיין בסימן תרס"ה:(15) Pour un usage de l'objet lui-même – par exemple s'il veut y puiser de l'eau, et cas semblables. Et ce n'est permis que le Chabbat, car puisqu'on ne sonne pas, il n'a pas été mis à part (houktsé) pour sa mitsva ; ce qui n'est pas le cas pendant Yom Tov : bien qu'il n'y ait pas d'interdit de déplacer le chofar, même toute la journée [comme il est dit plus loin, au siman 596, dans le Taz, séif katan 2], néanmoins, il est interdit de s'en servir (pour un autre usage), puisqu'il a été mis à part pour sa mitsva, comme pour l'etrog ; vois au siman 665.
séif katan 15