Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 585 →- (א) לתקוע - וכן הברכה צריך להיות בעמידה כמו כל ברכת המצות וכדלעיל בסימן ח' ס"א [אחרונים]:(1) Sonner – et de même, la bénédiction doit être récitée debout, comme toute bénédiction sur les mitsvot, et comme il a été dit plus haut, siman 8, séif 1 [A'haronim].
séif katan 1
- (ב) מעומד - דכתיב יום תרועה יהיה לכם וילפינן מלכם דגבי עומר ובעומר כתיב חרמש בקמה אל תקרי בקמה אלא בקומה. וכתב המ"א דלפ"ז אין לסמוך על שום דבר באופן שאם ינטל אותו דבר יפול שעמידה זו חשובה כישיבה ומ"מ בדיעבד אף אם תקע מיושב לגמרי יצא דקרא אסמכתא בעלמא הוא ולכתחלה. והצבור השומעים התקיעות לא הטריחום לעמוד משום כבוד צבור וגם כי עתידים לשמוע מעומד התקיעות שעל סדר הברכות של מלכיות זכרונות וגו'. ועכשיו נהגו הצבור לעמוד כולם גם בשעת התקיעות שתוקעין קודם מוסף ואעפ"כ נקראין תקיעות דמיושב מאחר שרשות לישב בהם. ואם יחיד שומע תקיעות לצאת בהם ואינו עתיד לשמוע על סדר הברכות צריך מדינא לעמוד לכתחלה:(2) Debout – comme il est écrit : « Ce sera pour vous un jour de terou'a » (Nombres 29, 1), et nous déduisons du mot « pour vous » (lakhem) par analogie avec le même mot écrit au sujet de l'omer ; et à propos de l'omer il est écrit : « la faucille dans les blés sur pied » (bakama, Deutéronome 16, 9) : ne lis pas « bakama » (dans les blés sur pied), mais « bekoma » (en position debout). Et le Maguen Avraham a écrit que, d'après cela, il ne faut s'appuyer sur aucune chose de telle façon que, si on retirait cette chose, il tomberait, car une telle station debout est considérée comme une position assise. Néanmoins, bediavad (a posteriori), même s'il a sonné complètement assis, il est quitte, car le verset n'est qu'un simple appui (asmakhta), et la règle n'est que lekhat'hila (a priori). Et la communauté qui écoute les sonneries, on ne lui a pas imposé la peine de se tenir debout, par égard pour la communauté, et aussi parce qu'ils vont entendre debout les sonneries faites selon l'ordre des bénédictions de Malkhouyot, Zikhronot et Chofarot. Et maintenant, toute la communauté a l'usage de se tenir debout, même au moment des sonneries que l'on sonne avant Moussaf ; et malgré cela, elles sont appelées « sonneries assis », puisqu'il est permis de s'asseoir pendant celles-ci. Et si un particulier entend des sonneries pour s'en acquitter et ne va pas les entendre selon l'ordre des bénédictions, il doit, selon la stricte loi, se tenir debout lekhat'hila.
séif katan 2
- (ג) במקום שקורין - כדי שזכות התורה יגן עלינו לעלות זכרונינו לפניו לטובה. וראוי ליתן לתקוע לצדיק והגון ובלבד שלא יהא מחלוקת בדבר ועכ"פ צריך שידע לכוין להוציא הצבור בתקיעתו:(3) À l'endroit où l'on lit la Torah – afin que le mérite de la Torah nous protège, pour faire monter notre souvenir devant Lui pour le bien. Et il convient de donner l'honneur de sonner à un juste et à un homme digne, pourvu qu'il n'y ait pas de dispute à ce sujet ; et en tout cas, il faut qu'il sache avoir l'intention d'acquitter la communauté par sa sonnerie.
séif katan 3
- (ד) יברך לשמוע וכו' - ר"ל שלא יאמר לתקוע בשופר דלאו בתקיעה תליא מילתא אלא בשמיעה שהרי התוקע ולא שמע קול שופר לא יצא כמו שנתבאר בסימן תקפ"ז ע"ש ולא יאמר בקול דמשמע לעשות רצונו ובדיעבד אם בירך לתקוע בשופר או על תקיעת שופר או לשמוע בקול שופר יצא. אם נטלו השופר באמצע התקיעות והביאו לו שופר אחר א"צ לברך אבל בין בין ברכה לתחילת התקיעות צריך לברך:(4) Il récitera la bénédiction « d'entendre, etc. » – c'est-à-dire qu'il ne dira pas « de sonner du chofar », car la chose ne dépend pas de la sonnerie mais de l'écoute ; en effet, celui qui sonne et n'entend pas le son du chofar n'est pas quitte, comme il a été expliqué au siman 587 ; vois là. Et il ne dira pas « bekol » (« au son »), car cela signifierait « faire sa volonté » (obéir à la voix). Bediavad, s'il a récité « de sonner du chofar », ou « sur la sonnerie du chofar », ou « d'écouter au son du chofar », il est quitte. Si on lui a pris le chofar au milieu des sonneries et qu'on lui a apporté un autre chofar, il n'a pas besoin de réciter à nouveau la bénédiction ; mais si cela s'est produit entre la bénédiction et le début des sonneries, il doit réciter à nouveau la bénédiction.
séif katan 4
- (ה) או שכבר יצא וכו' - האחרונים העלו דבאופן זה שכבר יצא התוקע בעצמו טוב יותר שיברכו השומעים בעצמן שתי הברכות אא"כ אינם יודעים לברך בעצמן אז יברך בשבילן להוציאן ומנהג העולם להקל להוציאן בכל גווני ואין למחות בהם כי כן הוא עיקר מדינא כמו שכתב הפר"ח והגר"א. מי שנסתפק לו אם שמע קול שופר [או נטל לולב] ביום א' שהוא מן התורה תוקע ואינו מברך וביום ב' שאינו אלא מד"ס א"צ לתקוע דספק ד"ס להקל:(5) Ou s'il s'est déjà acquitté, etc. – les A'haronim ont conclu que, dans ce cas où celui qui sonne s'est déjà lui-même acquitté, il est préférable que les auditeurs récitent eux-mêmes les deux bénédictions, à moins qu'ils ne sachent pas réciter eux-mêmes la bénédiction ; alors il récitera la bénédiction pour eux afin de les acquitter. Mais l'usage général est d'être indulgent et de les acquitter dans tous les cas, et il ne faut pas protester contre eux, car tel est l'essentiel selon la stricte loi, comme l'ont écrit le Peri 'Hadach et le Gaon de Vilna. Celui qui doute s'il a entendu le son du chofar [ou s'il a pris le loulav] le premier jour, qui est une obligation de la Torah, sonne et ne récite pas de bénédiction ; et le deuxième jour, qui n'est que de l'ordre des Scribes (rabbinique), il n'a pas besoin de sonner, car en cas de doute portant sur une règle des Scribes, on est indulgent.
séif katan 5
- (ו) ויתקע תשר"ת ג' פעמים וכו' - טעם לסדר זה עיין לקמן בסימן תק"צ סעיף א' וב':(6) Et il sonnera tachrat trois fois, etc. – pour la raison de cet ordre, vois plus loin, siman 590, séifim 1 et 2.
séif katan 6
- (ז) בצד ימין - של פיו משום דכתיב והשטן עומד על ימינו לשטנו:(7) Du côté droit – de sa bouche, parce qu'il est écrit : « Et le Satan se tient à sa droite pour l'accuser » (Zacharie 3, 1).
séif katan 7
- (ח) אם אפשר לתקוע בכך - ואם א"א לו אין להקפיד אף אם יעמידנו בצד שמאל וגם פי השופר לצד שמאל:(8) S'il est possible de sonner ainsi – et si cela ne lui est pas possible, il n'y a pas à s'en formaliser, même s'il le place du côté gauche, et aussi l'embouchure du chofar vers le côté gauche.
séif katan 8
- (ט) וכן יהפוך השופר למעלה וכו' - ר"ל שטוב שיהפוך פי השופר למעלה ולא לצדדין:(9) Et de même, il tournera le chofar vers le haut, etc. – c'est-à-dire qu'il est bien qu'il tourne l'ouverture du chofar vers le haut et non vers les côtés.
séif katan 9
- (י) ודי בברכה וכו' - דהלא הראשון בירך להוציא בזה כל הקהל:(10) Et la bénédiction suffit, etc. – car le premier a récité la bénédiction pour acquitter par là toute l'assemblée.
séif katan 10
- (יא) והוא שיהיו שם וכו' - דאם לא היו שם באותה שעה צריכים לברך לעצמן בלחש קודם שיתחילו לתקוע אך אם כבר יצא ידי חובתו תוקע בלא ברכה כיון שהצבור כבר שמעו הברכה מן הראשון:(11) À condition qu'ils aient été présents, etc. – car s'ils n'étaient pas là à ce moment-là, ils doivent réciter la bénédiction pour eux-mêmes à voix basse avant de commencer à sonner ; mais s'il s'est déjà acquitté de son obligation, il sonne sans bénédiction, puisque la communauté a déjà entendu la bénédiction du premier.
séif katan 11
- (יב) ולא הויא ברכה לבטלה - כיון שהשני יוצא בברכתו:(12) Et ce n'est pas une bénédiction prononcée en vain – puisque le second s'acquitte par sa bénédiction (celle du premier).
séif katan 12
- (יג) כדי שלא יתבלבל - אבל הפסק לא הוי דהוא חשוב צורך תפלה שאלו התקיעות נקבעו על סדר הברכות:(13) Afin qu'il ne se trouble pas – mais ce n'est pas une interruption dans la prière, car c'est considéré comme un besoin de la prière, puisque ces sonneries ont été instituées selon l'ordre des bénédictions.
séif katan 13
- (יד) ואם הוא מובטח וכו' - ואם אינו מובטח וליכא אחר שיודע לתקוע י"א דבאופן זה לא יתקע עד אחר התפלה וכ"ש כשכבר יצא בתקיעות דמיושב וי"א שאם אין שם אחר יוכל לתקוע על סדר ברכות אע"פ שאין מובטח דיש לו לבטוח שמן השמים יסייעוהו לעשות כהוגן. ואם מתפלל מתוך הסדור והמחזור לכו"ע דינו כמובטח:(14) Mais s'il est assuré, etc. – et s'il n'est pas assuré, et qu'il n'y a pas d'autre personne qui sache sonner, certains disent que dans ce cas il ne sonnera pas avant la fin de la prière, et à plus forte raison lorsqu'il s'est déjà acquitté par les sonneries « assis » ; et certains disent que s'il n'y a pas d'autre personne là, il peut sonner selon l'ordre des bénédictions bien qu'il ne soit pas assuré, car il doit avoir confiance que du Ciel on l'aidera à agir comme il convient. Et s'il prie à partir du Siddour ou du Ma'hzor, selon tous, sa règle est celle de celui qui est assuré.
séif katan 14
- (טו) רשאי לתקוע - אפילו יש שם אחר דתקיעה לא חשיב הפסק כלל וכנ"ל:(15) Il est autorisé à sonner – même s'il y a là un autre sonneur, car la sonnerie n'est pas du tout considérée comme une interruption, comme il a été dit plus haut (séif katan 13).
séif katan 15
- (טז) ודוקא וכו' - דשם חיישינן שיתבלבל ולא יוכל לחזור לתפלתו:(16) Et ce n'est que, etc. – car là, nous craignons qu'il se trouble et ne puisse revenir à sa prière.
séif katan 16
- (יז) אומרים לו גמור - ובמקומות שנהגו לחלק ולתת תקיעות דמיושב לאחד ודמעומד לאחר או לחלק גם הסדרים מלכיות לאחד זכרונות לאחר וכו'. יעשו כמנהגם כי ישראל קדושים הם ומחבבין המצות:(17) On lui dit : « termine-la ! » – et dans les endroits où l'on a l'usage de répartir et de donner les sonneries « assis » à l'un et celles « debout » à un autre, ou de répartir aussi les séries : Malkhouyot à l'un, Zikhronot à un autre, etc., qu'ils fassent selon leur usage, car les Bnei Israël sont saints et chérissent les mitsvot.
séif katan 17
- (יח) להקרות - המתפלל שחרית מקרא להתוקע ובמקום שיש מ"ץ הוא מקרא. גם תקיעה ראשונה יקרא לפניו אע"ג דלא שכיח כ"כ שיטעה. פעם אחת לא היו יכולין לתקוע והפך השופר וקרא לתוכו ויהי נועם ושוב יכלו לתקוע [מ"א בשם מהרי"ל] ועיין בדגול מרבבה שזהו דוקא בתקיעות דמעומד אבל בתקיעות מיושב הוי הפסק גמור בין ברכה לתקיעה ועיין בשע"ת שמיישב קצת ד"ז ומ"מ לכתחלה נראה לענ"ד שאינו כדאי לעשות כן ואם הוצרך ליקח שופר אחר א"צ לחזור ולברך כיון שהיה מונח לפניו על השולחן מסתמא דעתו היה על כולם. המקרא והתוקע ראוי להם שילמדו היטב דיני השופר וסדר התקיעות כי לפעמים מאיזה סיבה נופל טעות בפי המקרא או בשגגת התוקע וצריך לידע איך לעשות אם לתקוע להלן או לחזור לראש הסדר [מט"א]:(18) Faire lire – celui qui dirige la prière de Cha'harit fait lire l'ordre des sonneries au sonneur ; et là où il y a un moré tsédek (rabbin décisionnaire de la ville), c'est lui qui fait lire. Même la première sonnerie, il la lui lira, bien qu'il ne soit pas si fréquent qu'il se trompe. Une fois, on ne parvenait pas à sonner ; il retourna le chofar et lut dedans « Vihi noam » (Psaumes 90, 17), et de nouveau on put sonner [Maguen Avraham au nom du Maharil]. Et vois dans le Dagoul Merevava que ceci n'est permis que pendant les sonneries « debout » ; mais pendant les sonneries « assis », c'est une interruption complète entre la bénédiction et la sonnerie. Et vois dans le Chaarei Techouva, qui justifie quelque peu cette chose ; néanmoins, lekhat'hila, il me semble, selon mon humble avis, qu'il ne vaut pas la peine de faire ainsi. Et s'il a eu besoin de prendre un autre chofar, il n'a pas besoin de réciter à nouveau la bénédiction, puisqu'il (cet autre chofar) était posé devant lui sur la table ; vraisemblablement, son intention portait sur tous. Celui qui fait lire et celui qui sonne doivent bien étudier les lois du chofar et l'ordre des sonneries, car parfois, pour une raison quelconque, une erreur se produit dans la bouche de celui qui fait lire ou par inadvertance du sonneur, et il faut savoir comment agir : s'il faut continuer à sonner ou revenir au début de la série [Maté Efraïm].
séif katan 18
- (יט) אינו רואה וכו' - עיין לעיל בסימן ש"ו ס"ה ובמ"ב שם:(19) Ne voit pas, etc. – vois plus haut, siman 306, séif 5, et dans la Michna Beroura là-bas.
séif katan 19