Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 584 →- (א) אין אומרים הלל וכו' - לפי שספרי החיים והמתים פתוחים ואיך יאמר שירה ואע"ג שאנו בטוחים שנצא זכאים בדין מ"מ צ"ל ירא וחרד מאימת הדין ועי"כ נזכר לזכות:(1) On ne dit pas le Hallel, etc. – parce que les livres des vivants et des morts sont ouverts à Roch Hachana, et comment dirait-on un chant de louange ? Et bien que nous soyons confiants de sortir innocents du jugement, néanmoins il faut être craintif et tremblant devant la crainte du jugement, et par cela on est remémoré favorablement pour le mérite.
séif katan 1
- (ב) בראש השנה - והאומרים תהלים בכל יום ומתרמי להם הלל ביום ר"ה ויו"כ שרי לאומרו כיון שא"א אותו דרך שירה רק דרך תחנה ובקשה:(2) À Roch Hachana – et ceux qui disent les Psaumes chaque jour, et à qui il arrive dans leur ordre de lecture les psaumes du Hallel le jour de Roch Hachana et de Yom Kippour, il leur est permis de les dire, puisqu'ils ne les disent pas en guise de chant de louange, mais seulement en guise de supplication et de requête.
séif katan 2
- (ג) על הסדר - לאפוקי מדעת הרב"י שמדלגין בכ"מ שמזכיר חטא ולדידיה א"א א"מ חטאנו לפניך מפני שא"א וידוי בר"ה (כדי שלא ליתן פ"פ למקטרג) ולומר פסוקים שיש בהם הזכרת חטא אין קפידא לכו"ע כיון שאינו דרך וידוי. ובפירוש המחזור מפרש א"מ חטאנו לפניך כלומר אבותינו חטאו שעבדו ע"ג (ואנו צריכין להתודות עליהם כמ"ש והתודו את עונם ואת עון אבותם) ואנו אין לנו מלך אלא אתה לכן עשה עמנו למען שמך ובזה נתיישב מנהגינו שאומרים אותו בר"ה. צ"ל מחה והעבר חטאינו ופשעינו כי פשע גדול הרבה מחטא וצריך לבקש תחלה על הקל ואח"כ על החמור. יש לומר כלה הכ"ף בפת"ח והלמ"ד בציר"י. הט"ז בסימן תרכ"ב כתב שיש לומר רוע גזר בנשימה אחת דהיינו שיקרע הוא ית' הרוע שבגזירה ומה שנשאר בגזירה יהיה לרחמים:(3) Selon l'ordre – cela vient exclure l'opinion du Rav Beit Yossef, selon laquelle on saute à chaque endroit où le texte d'Avinou Malkénou mentionne la faute ; et selon lui, on ne dit pas « Avinou Malkénou, nous avons fauté devant Toi », parce qu'on ne dit pas de confession (vidouï) à Roch Hachana (afin de ne pas donner d'ouverture de la bouche à l'accusateur). Mais dire des versets qui contiennent une mention de la faute, il n'y a pas d'objection selon tous, puisque ce n'est pas en guise de confession. Et dans le commentaire du Ma'hzor, on explique « Avinou Malkénou, nous avons fauté devant Toi », c'est-à-dire : nos pères ont fauté en servant l'idolâtrie (avoda zara) (et nous devons nous confesser à leur sujet, comme il est écrit : « Ils confesseront leur faute et la faute de leurs pères » (Lévitique 26, 40)), et nous, nous n'avons d'autre roi que Toi ; c'est pourquoi agis envers nous pour l'amour de Ton Nom. Et par cela, notre usage de le dire à Roch Hachana se trouve justifié. Il faut dire « efface et fais passer nos fautes ('hataïnou) et nos transgressions (pecha'énou) », car la transgression (pecha) est bien plus grave que la faute ('hèt), et il faut demander d'abord pour la plus légère et ensuite pour la plus grave. Il faut dire « kalé » (« efface ») avec le kaf vocalisé d'un pata'h et le lamed d'un tséré. Le Taz, au siman 622, a écrit qu'il faut dire « roa' guezar » (« la mauvaise part du décret ») d'un seul souffle, c'est-à-dire que Lui, béni soit-Il, déchire le mal qui est dans le décret, et que ce qui reste du décret soit pour la miséricorde.
séif katan 3
- (ד) ואם הוא שבת וכו' - הטעם שאין שואלין צרכים בשבת ואף כשחל ר"ה בע"ש במנחה אין אומרים א"מ:(4) Et si c'est Chabbat, etc. – la raison est qu'on ne demande pas ses besoins le Chabbat. Et même lorsque Roch Hachana tombe la veille de Chabbat, à Min'ha on ne dit pas Avinou Malkénou.
séif katan 4
- (ה) עד חצות - לכל הפחות ואם חל בשבת אין להאריך יותר מחצות ובחול יכול להאריך בד"א בפיוטים ותפלות אבל בניגונים אין להאריך:(5) Jusqu'à midi ('hatsot) – au moins. Et s'il tombe un Chabbat, il ne faut pas prolonger au-delà de midi ; et en semaine on peut prolonger. Dans quel cas cela est-il dit ? Pour les piyoutim (poèmes liturgiques) et les prières ; mais pour les mélodies, il ne faut pas prolonger.
séif katan 5
- (ו) מוה' פקד - לפי שבר"ה נפקדה שרה רחל וחנה:(6) « Et Hachem visita » (Genèse 21, 1) – parce qu'à Roch Hachana furent visitées (exaucées) Sarah, Ra'hel et 'Hana.
séif katan 6
- (ז) שבעה - ומוסיפין לעשות ב' פרשיות א' ביום הגמל את יצחק ב' באשר הוא שם:(7) Sept – et l'on ajoute des appelés au-delà de sept, en faisant des coupures entre les deux paragraphes suivants : le premier à « le jour où Its'hak fut sevré » (Genèse 21, 8), le deuxième à « là où il se trouve » (Genèse 21, 17).
séif katan 7
- (ח) השביעי - עד אשה לד'. ואם טעה והשלים הפרשה בארבעה קרואים או ג' ועדיין לא אמר קדיש ישלים מנין הקרואים בפרשה עקידה שאחריה ואם אמר קדיש אם לא חסר ממנין רק אחד א"צ לקרות ויסמוך על המפטיר כ"כ בשערי אפרים ובתשובת ח"ס חאו"ח סימן כ"ט כתב דאם השלים הפרשה בארבעה לא יאמר קדיש עד אחר שיקראו בס"ת שניה ויהיה המפטיר עולה לחמישי דקי"ל מפטיר עולה למנין הקרואים. אם טעה וקרא ביום א' בפרשת עקידה יצא וקורא ביום שני בפרשה וד' פקד וגו' וגם פרשת העקידה עד סוף הסדרא. ומ"מ אם נזכר בעודו קורא בפרשת עקידה שטעה ועדיין לא בירך האחרון ברכה אחרונה יגלול ויקרא עמו פרשת וד' פקד עד סופו ואח"כ יברך ברכה אחרונה [ממט"א וש"א] עוד כתב במט"א ראוי לכל גבר ירא ד' להשתדל שיהיה לו עליה בימים נוראים ואף במקומות שמוכרין מצות יקנה אותו בדמים כפי יכולתו ואדרבה יש עילוי יותר במצוה שבאה אליו בדמים ממצוה שבאה לו בחנם אין כסף:(8) Le septième – lit jusqu'à « une femme à Hachem » (?). Et si l'on s'est trompé et qu'on a terminé la section avec quatre appelés ou trois, et qu'on n'a pas encore dit le Kaddich, on complétera le nombre des appelés dans la section de la ligature d'Its'hak (Akéda) qui la suit ; et si l'on a dit le Kaddich, s'il ne manque au nombre requis qu'un seul, il n'est pas nécessaire de lire davantage, et l'on s'appuiera sur le maftir ; ainsi l'a écrit le Chaarei Efraïm. Et dans les Responsa du 'Hatam Sofer, partie Ora'h 'Hayim, siman 29, il a écrit que si l'on a terminé la section avec quatre appelés, on ne dira pas le Kaddich avant d'avoir lu dans le second Séfer Torah, et le maftir comptera pour cinquième, car nous tenons que le maftir compte dans le nombre des appelés. Si l'on s'est trompé et qu'on a lu le premier jour la section de la ligature d'Its'hak, on est quitte, et le deuxième jour on lit la section « Et Hachem visita », etc., ainsi que la section de la ligature jusqu'à la fin de la paracha. Néanmoins, si l'on se rend compte, alors qu'on lit encore la section de la ligature, qu'on s'est trompé, et que le dernier appelé n'a pas encore récité la bénédiction finale, on roulera le Séfer Torah et on lira avec lui la section « Et Hachem visita » jusqu'à sa fin, puis il récitera la bénédiction finale [Maté Efraïm et autres décisionnaires]. Le Maté Efraïm a encore écrit : il convient à tout homme craignant Hachem de s'efforcer d'avoir une montée à la Torah (alya) pendant les Jours redoutables ; et même dans les endroits où l'on vend les honneurs (mitsvot), il l'achètera avec de l'argent selon ses moyens ; bien au contraire, il y a une élévation plus grande dans une mitsva qui lui vient contre de l'argent que dans une mitsva qui lui vient gratuitement, sans argent.
séif katan 8
- (ט) התוקע - ויש מקומות שנוהגין לקרות גם המתפלל מוסף וכן ביוה"כ קוראין אותו. ומי שנוטל שכר על התקיעה ותפילה אין נוהגין לקרותם [א"ר]:(9) Celui qui sonne du chofar – et il y a des endroits où l'on a l'usage d'appeler à la Torah aussi celui qui dirige la prière de Moussaf ; et de même, à Yom Kippour on l'appelle. Et celui qui perçoit un salaire pour la sonnerie et la prière, on n'a pas l'usage de les appeler [Eliya Rabba].
séif katan 9
- (י) וע"ל ס"ס קל"ה - סי"ד בהג"ה שם נתבאר כמה פרטים שמשתנה זה הדין וע"ש במ"ב ובה"ל:(10) Et voir plus haut, à la fin du siman 135 – séif 14, dans la glose du Rema ; là ont été expliqués plusieurs détails selon lesquels cette règle change ; et vois là dans la Michna Beroura et le Biour Halakha.
séif katan 10
- (יא) בין קה"ת וכו' - דכך הסדר ברית אברהם [שהיא המילה] ועקידת יצחק וכדאמרינן בר"ה למה תוקעין בשל איל כדי להזכיר אילו של יצחק ועוד דמילה מצוי יותר מתקיעה וכתדיר דמיא לגבי תקיעה והוא קודם [הגר"א] ובמקום שנוהגין למול בבית שהתנוק שם מלין אחר יציאה מביהכ"נ כדי שלא יהיה טרחא דצבורא לילך שם ולשהות ולחזור לביהכ"נ ומ"מ אם אין הבית רחוק מביהכ"נ באופן שלא יהיה שהות הרבה וטורח הצבור טוב למול קודם תקיעת שופר כדי שיהיה בידם זכות המילה בעת תקיעת שופר [מט"א]:(11) Entre la lecture de la Torah, etc. – la circoncision se fait entre la lecture de la Torah et la sonnerie du chofar, car tel est l'ordre : l'alliance d'Avraham [qui est la circoncision], puis la ligature d'Its'hak ; et comme nous disons dans le traité Roch Hachana : pourquoi sonne-t-on avec une corne de bélier ? Pour rappeler le bélier d'Its'hak. Et de plus, la circoncision est plus fréquente que la sonnerie, et elle est considérée comme une mitsva fréquente par rapport à la sonnerie, et la mitsva fréquente a la priorité [Gaon de Vilna]. Et dans un endroit où l'on a l'usage de circoncire dans la maison où se trouve le nourrisson, on circoncit après la sortie de la synagogue, afin qu'il n'y ait pas de dérangement pour la communauté d'aller là-bas, de s'attarder et de revenir à la synagogue. Néanmoins, si la maison n'est pas loin de la synagogue, de sorte qu'il n'y ait pas beaucoup d'attente ni de dérangement pour la communauté, il est bien de circoncire avant la sonnerie du chofar, afin qu'ils aient en main le mérite de la circoncision au moment de la sonnerie du chofar [Maté Efraïm].
séif katan 11
- (יב) לתקיעת שופר - ובשבת שאין שם תקיעת שופר מלין אחר אשרי. ואחר המילה וברכותיה אומרים יהללו ויש מי שכתב שגם בשבת מלין קודם אשרי כדי שלא יהיה הפסק רב להקדיש. כשחל מילה בר"ה בשבת אומרים יום ליבשה קודם סיום ברכת הגאולה שהוא שבח על המילה אבל כשחל ר"ה בחול א"א יום ליבשה. גדול אחד נהג כשהיה מוהל בר"ה לא קנח פיו אחר המילה אלא בפה המלוכלך בדם המילה תקע לערב מילה בשופר ונראה שאעפ"כ יקנח פיו מבחוץ וגם ירחץ ידיו משום כבוד הברכה [מטה אפרים]:(12) À la sonnerie du chofar – et le Chabbat, où il n'y a pas là de sonnerie du chofar, on circoncit après Achré. Et après la circoncision et ses bénédictions, on dit Yehalelou (au retour du Séfer Torah). Et il y a un avis qui a écrit que même le Chabbat on circoncit avant Achré, afin qu'il n'y ait pas une grande interruption avant le Kaddich. Lorsqu'une circoncision tombe à Roch Hachana un Chabbat, on dit « Yom layabacha » (« le jour [où ils passèrent] à pied sec ») avant la conclusion de la bénédiction de la Délivrance (Gaal Israël), qui est une louange au sujet de la circoncision ; mais lorsque Roch Hachana tombe en semaine, on ne dit pas « Yom layabacha ». Un grand Sage avait l'usage, lorsqu'il était mohel (circonciseur) à Roch Hachana, de ne pas s'essuyer la bouche après la circoncision, mais, avec la bouche souillée du sang de la circoncision, il sonnait du chofar, pour mêler la circoncision au chofar. Et il semble que malgré cela, on s'essuiera la bouche à l'extérieur, et on se lavera aussi les mains, par respect pour la bénédiction [Maté Efraïm].
séif katan 12