Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 571 →- (א) נקרא קדוש - שמתוך כך מתמרקין עונותיו בשביל שמתענה [רש"י] ולא מיירי בעונות הידועים המבואר ברוקח ובכתבי האר"י כמה ימים צריך להתענות עליהם דבזה צריך להתענות אפילו לא מצי לצעורי נפשיה אלא מיירי כשמתענה משום תשובה על עונות שאדם דש בעקביו:(1) Est appelé « saint » – car de ce fait, ses fautes sont effacées parce qu'il jeûne [Rachi]. Et il ne s'agit pas des fautes connues, à propos desquelles il est expliqué dans le Roké'ah et dans les écrits du Ari combien de jours il faut jeûner pour elles ; car dans ce cas, il faut jeûner même s'il ne peut pas se mortifier ; mais il s'agit du cas où il jeûne par repentir pour les fautes que l'homme foule de ses talons (les fautes courantes qu'on commet sans y prêter attention).
séif katan 1
- (ב) נקרא חוטא - על שמחליש כוחותיו וכתבו ספרי המוסר דאם באמצע אכילתו בעוד שהוא מתאוה לאכול מושך ידו ממנו זה נחשב ג"כ לסיגוף ומתכפרים עונותיו. וראיתי כתוב בספר אחד שכשאדם רוצה להתנדב תענית טוב יותר שיקבל תענית מן הדבור ממה שיקבל עליו מן האכילה כי ממנו לא יהיה לו נזק לא בגופו ולא בנשמתו ולא יחלש עי"ז וכעין זה כתב הגר"א באגרתו שצריך האדם לייסר עצמו לא בתענית וסיגופים כ"א ברסן פיו ובתאותיו וזהו התשובה וכו':(2) Est appelé « pécheur » – parce qu'il affaiblit ses forces. Et les livres de moussar (éthique) ont écrit que si, au milieu de son repas, alors qu'il a encore envie de manger, il en retire sa main, cela aussi est considéré comme une mortification, et ses fautes sont expiées. Et j'ai vu écrit dans un livre que lorsqu'une personne veut s'offrir volontairement un jeûne, il vaut mieux qu'elle accepte un jeûne de la parole plutôt qu'un jeûne de la nourriture, car de celui-là il ne lui viendra aucun dommage, ni à son corps ni à son âme, et elle ne s'affaiblira pas par là. Et dans le même sens, le Gaon de Vilna a écrit dans sa lettre que l'homme doit se discipliner non par le jeûne et les mortifications, mais par la bride de sa bouche et la maîtrise de ses désirs, et c'est cela le repentir, etc.
séif katan 2
- (ג) ת"ח וכו' - ומי שתורתו אומנתו נקרא ת"ח לענין זה אף בזה"ז [אחרונים]:(3) Un érudit, etc. – et celui dont la Torah est le métier (torato oumanouto) est appelé érudit à cet égard, même à notre époque [A'haronim].
séif katan 3
- (ד) אינו רשאי וכו' - היינו אפילו אם יכול לסבול התענית שאינו מזיקו ומ"מ מתמעט לימודו עי"ז. וכ"ז בשאין לו עונות ידועים אבל ביש לו עונות ידועים שצריך להתענות עליהם גם ת"ח צריך להתענות ואפילו היכי שקשה לו התענית ומ"מ א"צ לסגף עצמו כ"כ בתענית וילמוד יותר ממה שהיה רגיל וכעין זה איתא בתנחומא אם חטא אדם ונתחייב מיתה לשמים מה יעשה ויחיה אם למוד לשנות פרק אחד ישנה שני פרקים ואם דף אחד ישנה שני דפין [וכ"ז הוא לאחר ששב מדרכו הרעה דאל"ה הרי הוא כטובל ושרץ בידו] ועיין מש"כ בזה בביאור הלכה:(4) N'a pas le droit, etc. – c'est-à-dire même s'il peut supporter le jeûne, de sorte qu'il ne lui nuit pas, néanmoins son étude en est diminuée. Et tout cela, quand il n'a pas de fautes connues ; mais s'il a des fautes connues pour lesquelles il doit jeûner, même un érudit doit jeûner, et même lorsque le jeûne lui est difficile. Et néanmoins, il n'a pas besoin de se mortifier autant par le jeûne, et qu'il étudie davantage que ce dont il avait l'habitude. Et dans le même sens, on trouve dans le Tan'houma : si un homme a fauté et est passible de mort par le Ciel, que fera-t-il pour vivre ? S'il avait l'habitude d'étudier un chapitre, qu'il en étudie deux ; et s'il avait l'habitude d'étudier une page, qu'il étudie deux pages [et tout cela, après qu'il est revenu de sa mauvaise voie ; car sinon, il est comme celui qui s'immerge en tenant un reptile (chérets, source d'impureté) dans sa main]. Et voir ce qui est écrit à ce sujet dans le Biour Halakha.
séif katan 4
- (ה) דינם כת"ח - דאיכא בהו תרתי שממעטין במלאכת שמים וגוזלין את הבריות דאפילו שארי פועלים אסורים להתענות כמ"ש בח"מ סי' של"ג ס"ה וכ"ש בהם. קטן בן י"ג שנה ויום אחד וקטנה בת י"ב שנה ויום אחד שקבלו על עצמן תענית נדרן קיים [אפילו אין יודעין לשם מי נדרו דאם יודעין נדרן חל מן התורה בשנה אחת מקודם דהיינו בקטן משנעשה בן י"ב ויום אחד ובקטנה משנעשית בת י"א ויום אחד] ואין האב יכול להפר נדרי בתו אלא עד שתהא בת י"ב שנה וששה חדשים דעד אותה הזמן היא ברשות אביה [ומכאן ואילך נעשית בוגרת ואינה ברשותו. ואפילו השנה י"ג היא שנה מעוברת כיון שהגיע הששה חדשים הויא בוגרת] וצריך שיאמר לה דוקא בלשון הפרה [מ"א]. עוד כתב דהאב נאמן לבד על שנותיהם אפילו הוא קטן מאוד לפי הנראה ואחר אינו נאמן אא"כ יש שני עדים. ומשמע קצת בגמרא דאם אין יודעין שנותיו אין נדרו נדר ואפשר דהיינו אם לפי הנראה בקומה שלו הוא קטן שלא הגיע לכלל שנותיו דאל"כ הוי ספיקא דאורייתא:(5) Leur règle est comme celle d'un érudit – car il y a chez eux deux raisons : ils diminuent l'œuvre du Ciel, et ils volent les gens (en fournissant un travail affaibli) ; car même les autres ouvriers ont l'interdiction de jeûner, comme il est écrit dans 'Hochen Michpat, siman 333, séif 5, et à plus forte raison eux. Un garçon âgé de treize ans et un jour, et une fille âgée de douze ans et un jour, qui ont accepté sur eux un jeûne : leur vœu est valide [même s'ils ne savent pas en l'honneur de qui ils ont fait le vœu ; car s'ils le savent, leur vœu s'applique selon la Torah dès une année plus tôt, c'est-à-dire, pour le garçon, dès qu'il a atteint douze ans et un jour, et pour la fille, dès qu'elle a atteint onze ans et un jour]. Et le père ne peut annuler les vœux de sa fille que jusqu'à ce qu'elle ait douze ans et six mois, car jusqu'à ce moment, elle est sous l'autorité de son père [et à partir de là, elle devient bogérèt (majeure accomplie) et n'est plus sous son autorité. Et même si la treizième année est une année embolismique, puisqu'elle a atteint les six mois, elle est bogérèt] ; et il faut qu'il lui dise cela précisément avec une formule d'annulation (hafara) [Maguen Avraham]. Il a encore écrit que le père seul est cru quant à leur âge, même si l'enfant semble, en apparence, très jeune ; et un autre n'est pas cru, à moins qu'il n'y ait deux témoins. Et il ressort quelque peu de la Guemara que si l'on ne connaît pas son âge, son vœu n'est pas un vœu ; et il est possible que ce soit seulement si, d'après sa taille, il paraît être un enfant qui n'a pas atteint l'âge requis ; car sinon, c'est un doute concernant une loi de la Torah (où l'on est rigoureux).
séif katan 5