Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 566 →- (א) בין גואל לרופא - דכתיב ד' צורי וגואלי וסמיך ליה יענך ד' ביום צרה:(1) Entre « Goël » et « Rofé » – c'est-à-dire entre la bénédiction de la Délivrance et celle de la Guérison, car il est écrit : « Hachem, mon Rocher et mon Rédempteur » (Psaumes 19, 15), et juste à côté : « Qu'Hachem te réponde au jour de la détresse » (Psaumes 20, 2).
séif katan 1
- (ב) העונה לעמו ישראל וכו' - ובסידורים שלנו איתא העונה בעת צרה וכן העיקר:(2) « Qui répond à Son peuple Israël », etc. – mais dans nos livres de prières, on trouve : « qui répond au temps de la détresse », et c'est l'essentiel (la version retenue).
séif katan 2
- (ג) וקורין ויחל בשחרית ובמנחה - היינו בכל תענית צבור אבל בט"ב קורין בשחרית כי תוליד בנים וגו' ומפטירין בירמיה אסוף אסיפם כדלעיל בסימן תקנ"ט ס"ד בהג"ה ורק במנחה דומה בקריאה לשאר ת"צ. מה שהקהל אומרים שוב מחרון אפך דרך בקשה וכן ד' ד' אל רחום וחנון וגו' העולה לתורה וכן החזן הקורא אין אומר אותן פסוקים עם הקהל רק אח"כ כשסיימו הקהל אז קורא החזן עם העולה בתורה וראוי ליזהר שהש"ץ ימתין עד שיסיימו כולם ואח"כ יתחיל לקרות כדי שישמעו כולם מתורה:(3) Et on lit « Vaye'hal » à Cha'harit et à Min'ha – c'est-à-dire à chaque jeûne public (taanit tsibour). Mais à Ticha BeAv, on lit à Cha'harit « Quand tu engendreras des enfants, etc. » (Deutéronome 4, 25), et on lit en haftara le passage de Yirmeyahou « Je les ferai disparaître entièrement » (Jérémie 8, 13), comme plus haut, siman 559, séif 4, dans la Haga ; et ce n'est qu'à Min'ha qu'il est semblable, pour la lecture, aux autres jeûnes publics. Quant à ce que l'assemblée dit « Reviens de l'ardeur de Ta colère » (Exode 32, 12) sous forme de supplication, ainsi que « Hachem, Hachem, D.ieu miséricordieux et clément, etc. » (Exode 34, 6), celui qui monte à la Torah, ainsi que le 'hazan qui lit, ne disent pas ces versets avec l'assemblée ; mais seulement ensuite, quand l'assemblée a terminé, le 'hazan les lit alors avec celui qui est monté à la Torah. Et il convient de veiller à ce que l'officiant (chelia'h tsibour) attende que tous aient terminé, et ensuite il commencera à lire, afin que tous les entendent lus dans la Torah.
séif katan 3
- (ד) בין שחל בשני ובחמישי - עיין לקמן בס"ב בהג"ה דבתעניתים שאין קבועין לכל מנהגינו שאין דוחין פרשת השבוע בשחרית:(4) Qu'il tombe un lundi ou un jeudi – voir plus loin, séif 2, dans la Haga, que pour les jeûnes qui ne sont pas fixes, selon tous nos usages, on ne repousse pas la paracha de la semaine à Cha'harit.
séif katan 4
- (ה) וקורים - ויחל בשחרית ובמנחה וה"ה דאומר הש"ץ ענינו בין גואל לרופא:(5) Et on lit – « Vaye'hal » à Cha'harit et à Min'ha ; et de même, l'officiant dit « Anénou » entre « Goël » et « Rofé ».
séif katan 5
- (ו) קורין שחרית פרשת ר"ח - ובדיעבד אם קרא ויחל נראה שאין מחזירין אותו דיש לסמוך על הירושלמי דסובר דאף לכתחלה קורין ויחל:(6) On lit à Cha'harit la section de Roch 'Hodech – et bediavad (a posteriori), s'il a lu « Vaye'hal », il semble qu'on ne le fait pas recommencer, car on peut s'appuyer sur le Talmud de Jérusalem (Yerouchalmi), qui considère que même lekhat'hila (a priori) on lit « Vaye'hal ».
séif katan 6
- (ז) מיהו אם קבעו התענית וכו' - היינו אם הצבור גזרו תענית ולאפוקי תעניתים הכתובין אפילו אם חלו בב' וה' דוחין פרשת השבוע וקורין ויחל לכו"ע:(7) Toutefois, si l'on a fixé le jeûne, etc. – c'est-à-dire si la communauté a décrété un jeûne ; ce qui exclut les jeûnes écrits (mentionnés dans l'Écriture) : même s'ils tombent un lundi ou un jeudi, on repousse la paracha de la semaine et on lit « Vaye'hal », selon tous les avis.
séif katan 7
- (ח) אין דוחים פרשת השבוע - דהוא תדיר ואין חשוב תענית שלא נתפשט בכל ישראל לדחות פרשת השבוע. ועיין בא"ר שהביא בשם מלבושי יו"ט שדעתו לדינא להורות כהטור וכדעת רב שר שלום דדוחין פרשת השבוע וקורין ויחל אלא דמ"מ כיון שנהגו כן אין לשנות המנהג ועיין בביאור הגר"א שדעתו ג"כ לדינא כהמלבושי יו"ט ותמה על הרמ"א עי"ש אמנם בא"ר מצדד להורות כהרמ"א שכן נמצא באגודה בשם רבותיו עי"ש. ומ"מ בדיעבד אם התחילו לקרות פרשת ויחל אין לחזור כנלענ"ד:(8) On ne repousse pas la paracha de la semaine – car elle est fréquente (et ce qui est fréquent a la priorité), et un jeûne qui ne s'est pas répandu dans tout Israël n'est pas assez important pour repousser la paracha de la semaine. Et voir l'Eliya Rabba, qui a rapporté au nom du Malbouché Yom Tov que son avis, en droit, est de trancher comme le Tour et selon l'avis de Rav Char Chalom, qu'on repousse la paracha de la semaine et qu'on lit « Vaye'hal » ; mais que néanmoins, puisqu'on a pris cet usage (comme le Rema), il ne faut pas changer l'usage. Et voir le Biour du Gaon de Vilna, dont l'avis est également, en droit, comme le Malbouché Yom Tov, et qui s'étonne du Rema ; voir là-bas. Cependant l'Eliya Rabba penche pour trancher comme le Rema, car c'est ce qu'on trouve dans l'Agouda au nom de ses maîtres ; voir là-bas. Et néanmoins, bediavad, s'ils ont commencé à lire la section de « Vaye'hal », il ne faut pas revenir en arrière, selon ce qui me semble.
séif katan 8
- (ט) אלא קורין בשחרית בפרשה - ומ"מ הש"ץ אומר ענינו בין גואל לרופא בשחרית ומנחה:(9) Mais on lit à Cha'harit dans la paracha de la semaine – et néanmoins, l'officiant dit « Anénou » entre « Goël » et « Rofé » à Cha'harit et à Min'ha.
séif katan 9
- (י) בלבד בה"ב שמתענין אח"פ וכו' - לפי שתעניתים אלו קבעו בכל הארצות ומיעוט הוא אותם שאין מתענים משא"כ בשאר גזירות תענית על מדינה מיוחדת אז אין דוחין פרשת השבוע מכח ויחל וה"ה תענית של כ' סיון ג"כ יש לקרות ויחל אף בשחרית אפילו כשחל ביום ב' וה' שתענית זה הוא קבוע ונתפשט יותר בישראל מב' וה' דאחר פסח וסוכות [ט"ז ול"ח] ונ"ל שהיום שהתענית של כ' סיון אינו קבוע כ"כ שמתענים בו רק יחידים וכן תענית בה"ב שאחר פסח וסוכות דינו כשאר תעניתים ואין דוחין פרשת השבוע בשחרית ולערב קורין ויחל. ואם חל כ' סיון בע"ש שנוהגין שלא להשלים התענית רק עד שעה שיצאו מבהכ"נ צ"ע לענין ענינו איך יעשה וגם לענין קריאת התורה בצבור במנחה:(10) Seulement pour les jeûnes « lundi-jeudi-lundi » (BaHaB) que l'on jeûne après Pessa'h, etc. – parce que ces jeûnes ont été fixés dans tous les pays, et ceux qui ne jeûnent pas sont une minorité ; ce qui n'est pas le cas des autres jeûnes décrétés pour un pays particulier : alors on ne repousse pas la paracha de la semaine à cause de « Vaye'hal ». Et de même, pour le jeûne du 20 Sivan, il faut aussi lire « Vaye'hal », même à Cha'harit, même lorsqu'il tombe un lundi ou un jeudi, car ce jeûne est fixe et s'est davantage répandu en Israël que les jeûnes du lundi et jeudi qui suivent Pessa'h et Souccot [Taz et Levouch]. Et il me semble qu'aujourd'hui, le jeûne du 20 Sivan n'est plus tellement fixe, car seuls des particuliers le jeûnent ; et de même le jeûne BaHaB qui suit Pessa'h et Souccot : leur statut est comme celui des autres jeûnes, et on ne repousse pas la paracha de la semaine à Cha'harit, et le soir (à Min'ha) on lit « Vaye'hal ». Et si le 20 Sivan tombe un vendredi, où l'on a l'usage de ne pas compléter le jeûne, mais de jeûner seulement jusqu'à l'heure où l'on sort de la synagogue, cela demande réflexion (tsarikh iyoun) quant à « Anénou » : comment faire ; et aussi quant à la lecture publique de la Torah à Min'ha.
séif katan 10
- (יא) יש נוהגין לדונו כת"צ לענין ענינו וכו' - היינו דהש"ץ יאמר ענינו בין גואל לרופא בשחרית ובמנחה וכן ויחל ואם חל ביום ב' וה' לדעת הג"ה לעיל אין דוחין פרשת השבוע:(11) Certains ont l'usage de le traiter comme un jeûne public pour « Anénou », etc. – c'est-à-dire que l'officiant dira « Anénou » entre « Goël » et « Rofé » à Cha'harit et à Min'ha, et de même on lit « Vaye'hal » ; et s'il tombe un lundi ou un jeudi, selon l'avis de la Haga plus haut (séif katan 8), on ne repousse pas la paracha de la semaine.
séif katan 11
- (יב) ויש וכו' - ולפ"ז ער"ח שקורין יו"כ קטן שנוהגין במקצת מקומות להתענות שהוא משום תשובה לענין ברכת ענינו ולענין קריאת ויחל תלוי במנהג המקומות ויש מקומות שנוהגין לקרות בו ויחל וכן לומר ענינו בין גואל לרופא במנחה ולא בשחרית משום דבמנחה מרבים בסליחות ווידויים ואין למחות ביד הנוהגין כן דיש להן על מה שיסמוכו אכן במקום שאין מנהג אין לקרות ויחל אף במנחה וכן הש"ץ לא יאמר ענינו רק בשומע תפלה. מנהג ליתן צדקה במנחה דתענית דאגרא דתעניתא צדקתא ויש נוהגין לשער מה שהיה אוכל ביום התענית ליתן לעניים בערב [א"ר] וכן נוהגין בקצת קהלות להכריז ליתן כופר נפש. ומ"מ יראה לעשות כן שלא בחזרת הש"ץ התפלה כי מבלבלין וצריך לשמוע להש"ץ [פמ"ג]:(12) Et d'autres, etc. – d'après cela, la veille de Roch 'Hodech, qu'on appelle « petit Yom Kippour », où l'on a l'usage en certains endroits de jeûner, car c'est un jeûne de repentir, la bénédiction « Anénou » et la lecture de « Vaye'hal » dépendent de l'usage des lieux. Il y a des endroits où l'on a l'usage d'y lire « Vaye'hal », et aussi de dire « Anénou » entre « Goël » et « Rofé » à Min'ha mais pas à Cha'harit, parce qu'à Min'ha on multiplie les seli'hot et les confessions (vidouïm) ; et il ne faut pas protester contre ceux qui ont cet usage, car ils ont sur quoi s'appuyer. Cependant, dans un endroit où il n'y a pas d'usage, on ne lit pas « Vaye'hal », même à Min'ha, et de même l'officiant ne dira « Anénou » que dans la bénédiction « Chomea Tefila ». C'est un usage de donner de la tsedaka à Min'ha d'un jour de jeûne, car « le mérite du jeûne, c'est la tsedaka » (Berakhot 6b) ; et certains ont l'usage d'évaluer ce qu'ils auraient mangé le jour du jeûne pour le donner aux pauvres le soir [Eliya Rabba]. Et de même, dans certaines communautés, on a l'usage d'annoncer publiquement qu'on donne le « rachat de l'âme » (kofer néfech). Et néanmoins, qu'on veille à le faire en dehors de la répétition de la prière par l'officiant, car sinon on dérange (l'assemblée), et il faut écouter l'officiant [Peri Megadim].
séif katan 12
- (יג) בפני עצמה - אבל יאמרנה בש"ת כשאר יחיד כיון שהוא ת"צ:(13) Une bénédiction à part – mais il la dira dans « Chomea Tefila », comme un autre particulier, puisque c'est un jeûne public.
séif katan 13
- (יד) אא"כ יש בבהכ"נ וכו' - ולענין קריאת ויחל כשחל התענית צבור בב' וה' אע"פ שדוחין פרשת השבוע לית כאן ברכה לבטלה (דתקנת עזרא לקרות בשני וחמישי) א"כ די כשיש ששה בבהכ"נ קורין ויחל משא"כ במנחה צריך עשרה בבהכ"נ וה"ה שחרית כשחל באגד"ו צריך עשרה בביהכ"נ דוקא [א"ר ופמ"ג] וי"א שבתענית צבור של ד' צומות כיון דמדברי קבלה הם אפילו אין שם מתענים רק שבעה והשאר אינם מתענים דאניסי שהם חולים יכולים לקבוע ברכת ענינו ולקרות ויחל [שע"ת ע"ש]:(14) À moins qu'il y ait à la synagogue, etc. – et concernant la lecture de « Vaye'hal », lorsque le jeûne public tombe un lundi ou un jeudi : bien qu'on repousse la paracha de la semaine, il n'y a pas ici de risque de bénédiction prononcée en vain (car c'est une institution d'Ezra de lire la Torah le lundi et le jeudi) ; dès lors, il suffit qu'il y ait six jeûneurs à la synagogue pour qu'on lise « Vaye'hal ». Ce n'est pas le cas à Min'ha, où il faut dix jeûneurs à la synagogue ; et de même à Cha'harit, quand le jeûne tombe un dimanche, mardi, mercredi ou vendredi, il faut précisément dix jeûneurs à la synagogue [Eliya Rabba et Peri Megadim]. Et certains disent que pour le jeûne public des quatre jeûnes (de l'année), puisqu'ils sont « de paroles de la tradition » (divré kabbala, c'est-à-dire des Prophètes), même s'il n'y a là que sept jeûneurs et que les autres ne jeûnent pas parce qu'ils en sont empêchés, étant malades, on peut fixer la bénédiction « Anénou » et lire « Vaye'hal » [Chaarei Techouva ; voir là-bas].
séif katan 14
- (טו) עשרה שמתענים - ואם יש בהם אחד שאינו משלים לא יאמר ברכת ענינו:(15) Dix qui jeûnent – et s'il y en a parmi eux un qui ne complète pas le jeûne, l'officiant ne dira pas la bénédiction « Anénou ».
séif katan 15
- (טז) בברכת סלח לנו - מיהו אל רחום שמך וכיו"ב שאינו מענין סליחת עון לא יאמרו עד אחר התפלה ואם שכח לומר הסליחות עד שגמר ברכת סלח לנו יאמר הסליחות אחר תפלת י"ח [מ"א]:(16) Dans la bénédiction « Sela'h lanou » (« Pardonne-nous ») – toutefois, « El Ra'houm Chemekha » et ce qui lui ressemble, qui ne traite pas du pardon de la faute, on ne le dira qu'après la prière. Et s'il a oublié de dire les seli'hot jusqu'à ce qu'il ait terminé la bénédiction « Sela'h lanou », il dira les seli'hot après la prière des Dix-Huit bénédictions [Maguen Avraham].
séif katan 16
- (יז) והוא המנהג הנכון - וכן הסכימו האחרונים:(17) Et c'est l'usage correct – et ainsi s'accordent les A'haronim.
séif katan 17
- (יח) לא יתפלל - ואם אירע שעבר לפני התיבה יאמר בשומע תפלה ענינו ביום צום התענית הזה וה"ה אם אין ש"ץ אחר מוטב שיתפלל מי שאינו מתענה ממה שיתבטלו לשמוע קדיש וקדושה וברכו:(18) Il ne priera pas comme officiant – et s'il est arrivé qu'il soit passé devant l'arche (téva), il dira dans « Chomea Tefila » : « Réponds-nous au jour du jeûne de ce jeûne-ci » (sans en faire une bénédiction à part). Et de même, s'il n'y a pas d'autre officiant, il vaut mieux que prie celui qui ne jeûne pas plutôt que les fidèles soient privés d'entendre le Kaddich, la Kedoucha et « Barekhou ».
séif katan 18
- (יט) שאין עומד לקרות וכו' - עיין במ"א דדוקא במנחה אבל בשחרית מותר לעלות אע"פ שדוחין פ' השבוע וקורין ויחל מ"מ עכ"פ הלא קוראין בתורה בלא התענית אלא א"כ התענית באמצע שבוע ויש מאחרונים שמפקפקין עליו בזה ומ"מ בדיעבד אם קראוהו לכו"ע יעלה:(19) Qui ne monte pas lire, etc. – voir le Maguen Avraham : c'est seulement à Min'ha ; mais à Cha'harit, il est permis à celui qui ne jeûne pas de monter à la Torah : bien qu'on repousse la paracha de la semaine et qu'on lise « Vaye'hal », néanmoins, en tout cas, on lit de toute façon la Torah ce jour-là même sans le jeûne ; à moins que le jeûne ne tombe au milieu de la semaine (un jour sans lecture). Et certains A'haronim émettent des doutes à son sujet sur ce point. Et néanmoins, bediavad, si on l'a appelé, selon tous les avis il montera.
séif katan 19
- (כ) מי שלא התענה - או שאין בדעתו להשלים התענית:(20) Celui qui n'a pas jeûné – ou qui n'a pas l'intention de compléter le jeûne.
séif katan 20
- (כא) יצא הכהן - כדי שלא יאמרו שהוא פגום ומ"מ אם הוא בביהכ"נ ואינו רוצה לצאת אין לחוש דליכא פגם שהכל יודעין שיש בני אדם שאין רגילין להתענות אכן זהו לענין תענית בה"ב וכה"ג אבל בתעניתים הכתובים שהכל מתענים לבד מי שהוא חולה איכא פגמא אם לא יצא וע"כ יזהר לצאת וכ"ז כשאין כהן אחר בביהכ"נ אבל אם יש כהן אחר פשיטא שא"צ לצאת ואם חושש שיקראוהו לעלות יאמר לחזן שלא יקראוהו. ודע דבדיעבד אם קראוהו במנחה למי שאינו מתענה יש דעות בין הפוסקים אם יעלה [דיש מחמירים בזה דהוי חשש ברכה לבטלה דלא תקנו קריאה זו אלא בשביל המתענים והפוסקים שמקילין בזה טעמם דהברכה הוא מפני כבוד הצבור] וע"כ צריך ליזהר מאד שלא להיות בביהכ"נ כדי שלא יקראוהו. ובדיעבד אם קראוהו והוא איש ת"ח ומחמת איזה אונס אירע שלא התענה בת"צ וצר לו לומר להם שלא התענה כדי שלא יהיה ח"ה בדבר נראה שיוכל לסמוך בשעת הדחק על המקילין ויעלה:(21) Le Cohen sortira – afin qu'on ne dise pas qu'il est disqualifié (pagoum, de lignée douteuse). Et néanmoins, s'il est à la synagogue et ne veut pas sortir, il n'y a pas à s'en inquiéter, car il n'y a pas d'atteinte à sa réputation, puisque tout le monde sait qu'il y a des gens qui n'ont pas l'habitude de jeûner. Cependant, cela concerne le jeûne BaHaB et ce qui lui ressemble ; mais pour les jeûnes écrits (dans l'Écriture), que tout le monde jeûne sauf celui qui est malade, il y a une atteinte à sa réputation s'il ne sort pas ; c'est pourquoi il veillera à sortir. Et tout cela, quand il n'y a pas d'autre Cohen à la synagogue ; mais s'il y a un autre Cohen, il est évident qu'il n'a pas besoin de sortir ; et s'il craint qu'on l'appelle à monter, il dira au 'hazan de ne pas l'appeler. Et sache que, bediavad, si l'on a appelé à Min'ha quelqu'un qui ne jeûne pas, il y a des avis divergents entre les décisionnaires pour savoir s'il montera [car certains sont rigoureux sur ce point, parce qu'il y a là une crainte de bénédiction prononcée en vain, puisqu'on n'a institué cette lecture que pour les jeûneurs ; et la raison des décisionnaires qui sont indulgents sur ce point est que la bénédiction est dite en l'honneur de la communauté]. C'est pourquoi il faut faire très attention à ne pas être à la synagogue, afin qu'on ne l'appelle pas. Et bediavad, si on l'a appelé, et que c'est un érudit (talmid 'hakham) à qui il est arrivé, à cause d'une contrainte quelconque, de ne pas jeûner le jour du jeûne public, et qu'il lui est pénible de leur dire qu'il n'a pas jeûné, afin qu'il n'y ait pas là de profanation du Nom ('hilloul Hachem), il semble qu'il puisse s'appuyer, en cas de nécessité pressante, sur ceux qui sont indulgents, et il montera.
séif katan 21
- (כב) יעמדו שנים - דילפינן ממשה דכתיב ואהרן וחור תמכו בידיו מזה אחד וגו'. וכתבו האחרונים שעכשיו אין נוהגין בזה משום שהכל אומרים בעצמם סליחות עם הש"ץ:(22) Deux se tiendront à ses côtés – car nous l'apprenons de Moché, comme il est écrit : « Et Aharon et 'Hour soutenaient ses mains, l'un d'un côté, etc. » (Exode 17, 12). Et les A'haronim ont écrit qu'aujourd'hui on n'a pas cet usage, parce que tous disent eux-mêmes les seli'hot avec l'officiant.
séif katan 22
- (כג) ובגלילות האלו אין נושאין וכו' - ומ"מ נראה מכל זה לענין אמירת אלקינו ואלקי אבותינו ברכנו בברכה המשולשת וכו' דבמקום דיש מדינא נשיאת כפים אומרים או"א ברכנו וכו' ועיין לעיל בסימן קכ"ט ס"א ובמ"ב שם מבואר כל פרטי דינים אלו וטעמיהן:(23) Et dans ces régions, on ne fait pas la bénédiction des Cohanim, etc. – et néanmoins, il ressort de tout cela, concernant la récitation de « Notre D.ieu et D.ieu de nos pères, bénis-nous de la triple bénédiction », etc., que là où, selon la stricte loi, il y a la bénédiction des Cohanim (nessiat kapayim), on dit « Notre D.ieu et D.ieu de nos pères, bénis-nous », etc. Et voir plus haut, siman 129, séif 1, et la Michna Beroura là-bas, où sont expliqués tous les détails de ces lois et leurs raisons.
séif katan 23