Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 526 →- {א} לא יתעסקו בו ישראל - דאין מצוה של קבורה דוחה עשה ול"ת דיו"ט. וגם ע"י קראי"ם ואפילו אם נעשה עובד כוכבים אסור דהא ישראלים הם ומצווים ואיכא משום לפני עור לא תתן מכשול:(1) Des Juifs ne s'occuperont pas de lui – car la mitsva de l'enterrement ne repousse pas le commandement positif et l'interdit du Yom Tov. Et c'est interdit aussi par des Karaïtes, et même s'il est devenu idolâtre c'est interdit, car ce sont des Juifs et ils sont soumis aux commandements, et il y a là l'interdit de « devant un aveugle, tu ne mettras pas d'obstacle » (Lévitique 19, 14).
séif katan 1
- {ב} ואפילו יסריח - כגון שמונח מעיו"ט או שהוא ימות החמה ואפילו היה יו"ט ראשון ע"ש שעד יום א' א"א לקוברו ובמקום שאין העובדי כוכבים מניחים לעשות מלאכה ביום אידם שע"כ יהא מונח עד יום ב' אסור גם כן על ידי ישראל:(2) Et même s'il risque de se décomposer – par exemple s'il gît depuis la veille du Yom Tov, ou si c'est la saison chaude ; et même si le premier jour de Yom Tov tombe un vendredi, de sorte qu'il est impossible de l'enterrer avant dimanche, et dans un endroit où les non-Juifs ne permettent pas de travailler le jour de leur fête, de sorte qu'il restera forcément sans sépulture jusqu'au lundi, c'est interdit aussi par des Juifs.
séif katan 2
- {ג} אבל יתעסקו בו עממין - ואם חל יו"ט ראשון בע"ש וביה"ק רחוק מן העיר יותר ממהלך יום ולא יגיעו העכו"ם שם עד למחר ביום השבת אסור וכדלקמן בס"ג אלא יקברוהו על ידי עכו"ם בעירו ולאחר שבת יוציאוהו ויוליכוהו לבית הקברות או יניחוהו בארון ויחמרו בחמר ובזפת ע"י עכו"ם כדי שלא יהא ריחו נודף ולאחר שבת יוציאוהו ויקברוהו:(3) Mais des non-Juifs s'occuperont de lui – et si le premier jour de Yom Tov tombe un vendredi et que le cimetière est éloigné de la ville de plus d'une journée de marche, de sorte que les non-Juifs n'y arriveront que le lendemain, le jour du Chabbat, c'est interdit, comme on le verra plus loin au séif 3 ; on l'enterrera plutôt par des non-Juifs dans sa ville, et après le Chabbat on l'exhumera et on le transportera au cimetière ; ou bien on le placera dans un cercueil qu'on enduira d'argile et de goudron par des non-Juifs, afin que son odeur ne se répande pas, et après le Chabbat on le sortira et on l'enterrera.
séif katan 3
- {ד} וע"ל סימן ש"ד - לענין עבדים אם מתעסקין על ידיהם:(4) Et voir plus haut, siman 304 – au sujet des esclaves, s'il est permis de s'occuper du mort par leur intermédiaire.
séif katan 4
- {ה} ואפילו אם יכולין להשהותו וכו' - עיין בה"ל:(5) Et même si l'on peut le garder, etc. – voir le Biour Halakha.
séif katan 5
- {ו} וכ"ז בעשיית קבר וכו' - שהם מלאכות גמורות מדאורייתא וה"ה דאסור לחתך בעצמו בגד פשתן בין מה שחותכין במדה מן החתיכה הגדולה או מה שמחתכין לחתיכות קטנות כדי לתפרם אח"כ יחד כדרך שעושין בבגד דכל זה הוא בכלל מחתך [חכמת אדם] וכתבו הפוסקים דאפילו יש איזה חפירה בבה"ק שאפשר להניחו שם עד אחר יו"ט או אפילו קבר גמור רק שאיננו שלו ויצטרך לפנותו מותר לחפור ביו"ט ע"י עממים שאין זה כבוד למת לטלטל עצמותיו ולפנותו:(6) Et tout cela concerne la confection de la tombe, etc. – qui sont des travaux à part entière, interdits de la Torah. Et de même, il est interdit de couper soi-même une étoffe de lin, que l'on coupe à la mesure dans la grande pièce ou que l'on coupe en petits morceaux pour les coudre ensuite ensemble, comme on le fait pour un vêtement, car tout cela entre dans le travail de « couper à la mesure » ['Hokhmat Adam]. Et les décisionnaires ont écrit que même s'il y a au cimetière une fosse où l'on pourrait le déposer jusqu'après le Yom Tov, ou même une tombe complète, mais qui n'est pas la sienne et qu'il faudrait l'en retirer ensuite, il est permis de creuser le jour de Yom Tov par des non-Juifs, car ce n'est pas un honneur pour le mort de déplacer ses ossements et de l'exhumer.
séif katan 6
- {ז} ותכריכים - ומ"מ אם אפשר ליקח תכריכים מוכנים מאחד והם לפי ערך מדתו בודאי אין עושין אפילו על ידי עממין:(7) Et des linceuls – toutefois, s'il est possible de prendre chez quelqu'un des linceuls tout prêts et qu'ils correspondent à sa taille, on n'en fait certainement pas de nouveaux, même par des non-Juifs.
séif katan 7
- {ח} אבל להלבישו - שאינו אלא טלטול בעלמא:(8) Mais l'habiller – car ce n'est qu'un simple déplacement d'objet (tiltoul).
séif katan 8
- {ט} ולחמם וכו' - דאין בכל זה איסור דאורייתא דמתוך שהותרה הבערה לצורך אוכל נפש הותרה נמי שלא לצורך וה"ה בהוצאה ואפילו למ"ד דשלא לצורך כלל מדאורייתא אסור בכגון זה דאיכא צורך קצת ומצוה דזילא ביה מלתא דלתעסקי עכו"ם בטהרתו וכה"ג שרי משום כבוד המת:(9) Et chauffer, etc. – car il n'y a dans tout cela aucun interdit de la Torah : puisque l'allumage du feu a été permis pour la préparation de la nourriture, il a aussi été permis sans une telle nécessité ; et il en est de même du transport d'un domaine à l'autre. Et même selon l'avis selon lequel ce qui est fait sans aucune nécessité est interdit de la Torah, dans un cas comme celui-ci il y a un certain besoin et une mitsva, car il serait dégradant que des non-Juifs s'occupent de sa purification ; et dans un tel cas c'est permis par égard pour l'honneur du mort.
séif katan 9
- {י} ולהוציאו - פי' לקוברו אבל לטלטלו מן המטה לארץ כמו שנוהגין תיכף לאחר מיתה לא שרי רק ע"י ככר ותינוק וכמו בשבת דטלטול זה אינו צורך קבורה:(10) Et le sortir – explication : pour l'enterrer ; mais le déplacer du lit vers le sol, comme on a l'usage de le faire immédiatement après la mort, n'est permis qu'au moyen d'un pain ou d'un enfant (posés sur lui), comme le Chabbat, car ce déplacement n'est pas un besoin de l'enterrement.
séif katan 10
- {יא} ולשומו בקבר - אבל לכסותו אח"כ בעפר לא שרי לכו"ע רק ע"י עממין דמילוי גומא הוי כבונה:(11) Et le placer dans la tombe – mais le recouvrir ensuite de terre n'est permis, de l'avis de tous, que par des non-Juifs, car remplir une fosse équivaut au travail de bâtir.
séif katan 11
- {יב} מותר ע"י ישראל - ומ"מ ללות חוץ לתחום אסור אף דתחומין גם כן אינן אלא מדרבנן כדלקמן בס"ו ושם יתבאר. ודע דאף שהמחבר העתיק לסעיף זה בלא פלוגתא יש כמה ראשונים שחולקים בזה ואומרים דלא התירו חכמים לישראל בזה בשום דבר כיון דסוף סוף צריכין אנו לעכו"ם לעיקר עסק הקבורה יעשה גם שארי דברים וכן הוא דעת רדב"ז בתשובה וכן נוטה ג"כ דעת הגר"א בביאורו ומ"מ מי שרוצה לנהוג כדעת השו"ע בודאי אין למחות בידו כי יש כמה פוסקים העומדים בשיטה זו:(12) Est permis par des Juifs – toutefois, accompagner le mort au-delà du te'houm (limite de déplacement) est interdit, bien que les te'houmim ne soient, eux aussi, que d'ordre rabbinique, comme on le verra plus loin au séif 6, où cela sera expliqué. Et sache que, bien que l'auteur (le Choulhan Aroukh) ait rapporté ce séif sans divergence, plusieurs Richonim contestent cela et disent que les Sages n'ont rien permis aux Juifs en cette matière : puisque, de toute façon, nous avons besoin de non-Juifs pour l'essentiel de l'enterrement, qu'ils fassent aussi les autres choses. Tel est l'avis du Radbaz dans une réponse, et tel penche aussi l'avis du Gaon de Vilna dans son commentaire. Toutefois, celui qui veut se conduire selon l'avis du Choulhan Aroukh, on ne doit certainement pas l'en empêcher, car plusieurs décisionnaires soutiennent cette position.
séif katan 12
- {יג} ע"י קש וכו' - כלומר לטהרו ע"ג עור או נסר ולא ע"ג בגדים ובמה ירחצו בקש וה"ה בידו אבל לא בסדינין:(13) Au moyen de paille, etc. – c'est-à-dire le purifier sur une peau ou une planche et non sur des vêtements ; et avec quoi le laveront-ils ? Avec de la paille, et de même avec la main, mais pas avec des draps.
séif katan 13
- {יד} שלא יבא לידי סחיטה - אע"ג דמשעה ששורה אותו במים יש בו משום כיבוס וכדלעיל בסימן ש"ב ולא הוי ליה לנקוט חשש דסחיטה שאח"כ י"ל דמסתמא רוחצין המת בסדינים נקיים ולבנים ולהרבה פוסקים לא אמרינן בזה שרייתו זהו כיבוסו וכדלעיל בסימן ש"ב ס"ט אבל משום סחיטה יש כאן ובפרט דלאחר הרחיצה מלוכלך הסדין מזיעת המת וכה"ג ויבא לסחוט אותו והוא כיבוס גמור:(14) Afin de ne pas en venir à essorer – bien que, dès l'instant où l'on trempe le drap dans l'eau, il y ait là l'interdit de laver le linge, comme on l'a vu plus haut au siman 302, et qu'il n'aurait donc pas dû mentionner la crainte de l'essorage qui vient ensuite, on peut dire que, vraisemblablement, on lave le mort avec des draps propres et blancs, et selon de nombreux décisionnaires on ne dit pas dans ce cas que « le tremper, c'est le laver », comme on l'a vu plus haut au siman 302, séif 9 ; mais l'interdit d'essorer existe ici, d'autant plus qu'après le lavage le drap est souillé par la sueur du mort et autres choses semblables, et l'on en viendra à l'essorer, ce qui est un lavage à part entière.
séif katan 14
- {טו} אסור להלינו - דמוטב שיקברוהו עכו"ם ביום א' והוא שבות שאין בו מעשה משיקברוהו ישראלים ויעברו אשבות בידים:(15) Il est interdit de le laisser sans sépulture – car il vaut mieux que des non-Juifs l'enterrent le premier jour, ce qui n'est qu'un interdit rabbinique (chevout) sans acte de notre part, plutôt que des Juifs l'enterrent et transgressent un interdit rabbinique de leurs propres mains.
séif katan 15
- {טז} כדי שיתעסקו בו ישראל - או כדי שילוו אותו אשתו ובניו חוץ לתחום ומשמע דאפילו בת"ח שכבודו ביותר להקבר ע"י ישראלים ג"כ לא משהינן ליה. ויש מן האחרונים שכתבו דאם השהו אותו ליום ב' לא יקבר על ידי ישראל אלא ע"י עכו"ם ועיין בבה"ל שפקפקנו בזה:(16) Afin que des Juifs s'occupent de lui – ou afin que sa femme et ses enfants l'accompagnent au-delà du te'houm. Et il ressort de là que même un érudit en Torah, pour qui c'est un plus grand honneur d'être enterré par des Juifs, on ne le garde pas non plus sans sépulture. Et certains A'haronim ont écrit que si on l'a gardé jusqu'au second jour, il ne sera pas enterré par des Juifs mais par des non-Juifs ; et voir dans le Biour Halakha où nous avons émis des doutes à ce sujet.
séif katan 16
- {יז} אפילו להוציאו ולהניחו בכוך - אע"ג דאינו אלא טלטול על ידי נכרי לא רצו להתיר משום כבוד המת דאדרבא כבוד המת הוא שלא יתחלל שבת ויוהכ"פ דחמירי על ידו וכל פרטי דין זה מבואר לעיל בסימן שי"א עיי"ש:(17) Même pour le sortir et le déposer dans un kokh – bien que ce ne soit qu'un déplacement par un non-Juif, ils n'ont pas voulu le permettre par égard pour l'honneur du mort, car au contraire, l'honneur du mort est que le Chabbat et le jour de Kippour, qui sont plus graves, ne soient pas profanés à cause de lui. Et tous les détails de cette loi sont expliqués plus haut, au siman 311 ; vois là-bas.
séif katan 17
- {יח} אפילו לחתוך לו הדס - במקומות שנוהגין להניח הדס על מטת המת ואע"פ שאין זה מעיקרי צרכי הקבורה אלא בשביל כבוד:(18) Même pour lui couper du myrte – dans les endroits où l'on a l'usage de poser du myrte sur la civière du mort, et bien que ce ne soit pas un besoin essentiel de l'enterrement mais seulement pour son honneur.
séif katan 18
- {יט} ולעשות לו תכריכין - לחתוך ולתפור ואע"פ שאפשר לכרוך את המת בסדין שלא בתפירה. ומ"מ אם יכול למצוא תכריכים מוכנים כמדתו אין לעשות חדשים וכמו שכתבנו לעיל בס"א ואם מטונפים הם מותר לכבסם:(19) Et lui faire des linceuls – couper et coudre, bien qu'il soit possible d'envelopper le mort dans un drap sans couture. Toutefois, si l'on peut trouver des linceuls tout prêts à sa taille, on ne doit pas en faire de nouveaux, comme nous l'avons écrit plus haut au séif 1 (séif katan 7) ; et s'ils sont sales, il est permis de les laver.
séif katan 19
- {כ} וארון - אם אין לו נסרים מוכנים מותר לנסור ביום טוב ועיין בסימן תקמ"ז:(20) Et un cercueil – s'il n'a pas de planches prêtes, il est permis de scier le jour de Yom Tov ; et voir au siman 547.
séif katan 20
- {כא} לחצוב לו קבר - יש שכתבו דמ"מ כל מה שאפשר למעט בחלול ממעטין וע"כ כתבו דבמקום שיש בני חבורה שרגילין לחפור ולתפור ולעסוק אין רשאין אחרים זולת בני החברה לעסוק בקבורת המת אם לא שהוא ע"ש סמוך לחשיכה דאז כל הזריז לסייעו שלא יבאו לידי חילול שבת הרי זה משובח וכמה אחרונים מקילין בזה משום דיו"ט שני לגבי מת כחול הוא:(21) Lui creuser une tombe – certains ont écrit que, toutefois, tout ce que l'on peut réduire en matière de profanation, on le réduit ; c'est pourquoi ils ont écrit que dans un endroit où il y a une confrérie ('hevra) habituée à creuser, coudre et s'occuper des morts, d'autres que les membres de la confrérie n'ont pas le droit de s'occuper de l'enterrement du mort, à moins que ce ne soit la veille de Chabbat à l'approche de la nuit : alors quiconque s'empresse d'aider, pour qu'on n'en vienne pas à profaner le Chabbat, est digne d'éloges. Et plusieurs A'haronim sont indulgents à ce sujet, parce que le second jour de Yom Tov, à l'égard d'un mort, est comme un jour de semaine.
séif katan 21
- {כב} ואם אין באותו עיר וכו' - אבל אם יש ביה"ק אלא שהוא צוה לפני מותו להוליכו לקברות אבותיו אין לחלל יו"ט בשביל זה ומאחר שעכ"פ מצוה לקיים דברי המת מלינים אותו עד אחר יו"ט ואח"כ יוליכוהו למקום אבותיו ואם יש לחוש שיסריח קוברין אותו ביו"ט בעירו:(22) Et s'il n'y a pas dans cette ville, etc. – mais s'il y a un cimetière, et qu'il a seulement ordonné avant sa mort qu'on le transporte au cimetière de ses ancêtres, on ne doit pas profaner le Yom Tov pour cela ; et puisqu'il est en tout cas une mitsva d'accomplir les paroles du défunt, on le garde sans sépulture jusqu'après le Yom Tov, puis on le transporte au lieu de ses ancêtres ; et s'il est à craindre qu'il se décompose, on l'enterre le jour de Yom Tov dans sa ville.
séif katan 22
- {כג} ומשכירין לו ספינה וכו' - או עגלה להוליכו עד מקום הקבורה ומותר גם להוליכו על בהמת ישראל. ודוקא האנשים הקברנים מותרים ליכנס לספינה אבל אנשים אחרים כדי ללוותו אסורים ויבואר עוד לקמן בסעיף ז':(23) Et on loue pour lui un bateau, etc. – ou une charrette pour le transporter jusqu'au lieu de l'enterrement, et il est aussi permis de le transporter sur l'animal d'un Juif. Et seuls les fossoyeurs ont le droit d'entrer dans le bateau, mais d'autres personnes, pour l'accompagner, n'en ont pas le droit, et cela sera encore expliqué plus loin au séif 7.
séif katan 23
- {כד} כחול שויוה רבנן - ומ"מ אינו כחול ממש וכל דבר שאסור בחוה"מ אסור ביו"ט שני במכש"כ כגון לחצוב אבנים לקבר וכן לקצץ עצים מיער כדי לעשות מהם ארון דאסור בחוה"מ וכמבואר בסימן תקמ"ז וה"ה הכא וגם מבואר שם דלנסור עצים לקרשים לעשות מהן ארון ולקצוץ הדסים ולתפור תכריכין וכה"ג אינו מותר רק בחצירו של מת וכה"ג כדי שיראו הכל שבשביל מת הוא עושה ובאדם מפורסם שמת מותר לעשות אפילו בשוק שהכל יודעים שבשבילו הוא ומבואר שם עוד דבמקומות שאין יהודים הרבה דרים בעיר אפילו באדם דעלמא מותר לעשות כל המלאכות שלא במקומו של מת דכיון שישראלים מועטים כשמת אחד הכל יודעים ואם מותר לילך חוץ לתחום להביא משם מת לקוברו או להביא תכריכין וארון למת יתבאר לקמן בסעיף ח':(24) Nos Maîtres l'ont assimilé à un jour de semaine – toutefois, ce n'est pas exactement comme un jour de semaine, et toute chose interdite pendant 'Hol HaMoèd (les jours intermédiaires de la fête) est interdite à plus forte raison le second jour de Yom Tov ; par exemple tailler des pierres pour la tombe, et de même couper des arbres dans la forêt pour en faire un cercueil, ce qui est interdit pendant 'Hol HaMoèd, comme c'est expliqué au siman 547 ; et il en est de même ici. Et il est aussi expliqué là-bas que scier du bois en planches pour en faire un cercueil, couper des myrtes, coudre des linceuls et autres choses semblables n'est permis que dans la cour du mort ou un endroit semblable, afin que tous voient qu'il le fait pour un mort ; et pour un homme célèbre qui est mort, il est permis de le faire même au marché, car tous savent que c'est pour lui. Et il est encore expliqué là-bas que dans les endroits où il n'habite pas beaucoup de Juifs dans la ville, même pour un homme quelconque, il est permis de faire tous les travaux ailleurs qu'à l'endroit du mort, car puisque les Juifs sont peu nombreux, lorsque l'un meurt tous le savent. Et s'il est permis d'aller au-delà du te'houm pour en ramener un mort afin de l'enterrer, ou pour apporter des linceuls et un cercueil pour un mort, cela sera expliqué plus loin au séif 8.
séif katan 24
- {כה} אלא כל היכא דאפשר בעממין - ודוקא שיש עממין לפנינו אבל אם צריך להמתין הרבה שעות עד שיבאו עכו"ם ומתוך כך יבא המת לידי בזיון לנפוח וכיו"ב א"צ להמתין ויתעסקו בו ישראל:(25) Partout où c'est possible par des non-Juifs – et seulement lorsqu'il y a des non-Juifs à notre disposition ; mais s'il faut attendre de nombreuses heures jusqu'à ce que des non-Juifs viennent, et que de ce fait le mort en vienne à être dégradé, en gonflant ou autres choses semblables, il n'est pas nécessaire d'attendre, et des Juifs s'occuperont de lui.
séif katan 25
- {כו} כמו ביו"ט ראשון - ומ"מ כתבו האחרונים דמותר לטהרו בסדין כדרכו ול"ג שמא יבא לסחיטה רק שיזהר שלא יעשה סחיטה בידים ונ"ל שידקדקו שיהיו הסדינים נקיים דאי לא שרייתו הוא כיבוסו וכדלעיל בס"ק י"ד. ומותר ללותו חוץ לתחום וכדלקמן בס"ו אע"ג דביו"ט ראשון אסור דמ"מ לא הוי מלאכה:(26) Comme le premier jour de Yom Tov – toutefois, les A'haronim ont écrit qu'il est permis de le purifier avec un drap comme d'habitude, et l'on ne décrète pas d'interdit de peur qu'on en vienne à essorer ; il faut seulement veiller à ne pas essorer de ses mains. Et il me semble qu'on doit veiller à ce que les draps soient propres, car sinon, « le tremper, c'est le laver », comme on l'a vu plus haut au séif katan 14. Et il est permis de l'accompagner au-delà du te'houm, comme on le verra plus loin au séif 6, bien que ce soit interdit le premier jour de Yom Tov, car en tout cas ce n'est pas un travail (mela'kha).
séif katan 26
- {כז} חוץ מן הכיפה וכו' - היינו שהיה דרכם לבנות בנין וזהו אסור כיון שכבר נקבר למה לנו לחלל יו"ט:(27) Sauf la coupole, etc. – c'est-à-dire qu'ils avaient l'habitude de bâtir une construction sur la tombe, et cela est interdit : puisqu'il est déjà enterré, pourquoi profanerions-nous le Yom Tov ?
séif katan 27
- {כח} אבל מותר לכסותו בעפר - היינו אפילו כמו שנוהגין לצבור עפר על הקבר עד שנעשה כמו תל דגמר קבורה הוא. ומשמע מסתימת רמ"א דאפילו למנהגנו דמחמרינן במלאכות גמורות לעשות ע"י עכו"ם מ"מ בזה לא נהגו להחמיר:(28) Mais il est permis de le recouvrir de terre – c'est-à-dire même de la manière dont on a l'usage d'amasser de la terre sur la tombe jusqu'à ce qu'elle forme comme une butte, car c'est l'achèvement de l'enterrement. Et il ressort de la formulation générale du Rema que, même selon notre usage d'être rigoureux et de faire faire les travaux à part entière par des non-Juifs, on n'a toutefois pas eu l'usage d'être rigoureux en cela.
séif katan 28
- {כט} אבל אם אינם רוצים - כגון שמלינים אותו לכבודו. וה"ה אם היה סמוך לערב ואין שהות לקוברו ועיין לקמן בס"ח דלפעמים מותר להתחיל לעסוק לצורך המת ביו"ט כדי למהר קבורתו בחול ושם יתבאר:(29) Mais s'ils ne veulent pas l'enterrer ce jour-même – par exemple lorsqu'on le garde sans sépulture pour son honneur. Et il en est de même s'il était proche du soir et qu'il n'y avait pas le temps de l'enterrer. Et voir plus loin au séif 8 que parfois il est permis de commencer à s'occuper des besoins du mort le jour de Yom Tov afin de hâter son enterrement en semaine, et cela sera expliqué là-bas.
séif katan 29
- {ל} אבל טלטול מותר - אפילו ע"י ישראל ואין בכלל זה הוצאה ואפילו לכרמלית אסור [אחרונים] ומסקנת רוב האחרונים דאפילו טלטול אינו מותר לצורך החיים כגון לפנותו מן הבית כדי שהכהנים יכנסו לבית או מפני עגמת נפש אלא א"כ שהוא צורך המת כמו מחמה לצל וכה"ג ואף בזה מחמירים שאינו מותר רק ע"י ככר ותינוק וע"פ המבואר לעיל סימן שי"א:(30) Mais le déplacer est permis – même par un Juif ; et le transport d'un domaine à l'autre n'est pas inclus là-dedans, et même vers un karmelit (domaine intermédiaire) c'est interdit [A'haronim]. Et la conclusion de la plupart des A'haronim est que même le déplacement n'est pas permis pour les besoins des vivants, par exemple pour l'évacuer de la maison afin que les Cohanim puissent entrer dans la maison, ou à cause de la peine (que sa présence cause), à moins que ce ne soit pour le besoin du mort, comme le déplacer du soleil à l'ombre et autres choses semblables ; et même dans ce cas, on est rigoureux et ce n'est permis qu'au moyen d'un pain ou d'un enfant, et selon ce qui est expliqué plus haut au siman 311.
séif katan 30
- {לא} החופר וכו' - וה"ה הנותן בד לתכריכין וכדומה:(31) Celui qui creuse, etc. – et il en est de même de celui qui donne de l'étoffe pour les linceuls, et autres choses semblables.
séif katan 31
- {לב} מותר לו ליטול שכר - ובלבד שלא יזכרו סכום המקח וכש"כ שלא ליקח מעות אלא אחר יום טוב יבאו לחשבון וגם בזה איכא מ"ד דאסור דאין ליקח שכר שבת אלא דיש שמתיר במקום מצוה וכדמבואר לעיל בסימן ש"ו סעיף ה' מיהו אם אין החופר רוצה לחפור אלא אם כן יקצצו עמו דמים או יתנו לו כסף מזומן ביו"ט אע"ג שעבירה הוא בידו מ"מ יש לקרובי המת ליתן לו דיו"ט שני לגבי מת כחול שויוהו:(32) A le droit de percevoir un salaire – à condition qu'on ne mentionne pas le montant du prix, et à plus forte raison qu'il ne prenne pas d'argent ce jour-là, mais qu'après le Yom Tov ils fassent les comptes. Et même pour cela, il y a un avis selon lequel c'est interdit, car on ne prend pas de salaire pour un travail fait le Chabbat ; mais certains le permettent dans le cas d'une mitsva, comme c'est expliqué plus haut au siman 306, séif 5. Cependant, si le fossoyeur ne veut creuser que si l'on fixe avec lui un prix ou qu'on lui donne de l'argent comptant le jour de Yom Tov, bien que ce soit lui qui commette la faute, les proches du mort doivent toutefois le lui donner, car le second jour de Yom Tov, à l'égard d'un mort, a été assimilé à un jour de semaine.
séif katan 32
- {לג} תוך התחום - ר"ל עד אלפים אמה ולא יותר אע"ג דעד ג' פרסאות לכו"ע אינו אלא מדרבנן לא התירו משום לויה גרידא:(33) À l'intérieur du te'houm – c'est-à-dire jusqu'à deux mille coudées et pas plus ; bien que la limite jusqu'à trois parssaot (lieues) ne soit, de l'avis de tous, que d'ordre rabbinique, ils ne l'ont pas permis pour le seul accompagnement.
séif katan 33
- {לד} חוץ לתחום - אפילו חוץ לתחום ג' פרסאות ואע"ג שאין בהם צורך למת אלא מלוין אותן מפני הכבוד בלבד אפ"ה שרי דכחול שויוה רבנן [אחרונים]:(34) Au-delà du te'houm – même au-delà du te'houm de trois parssaot, et bien que les accompagnateurs ne soient d'aucune utilité pour le mort, mais qu'on l'accompagne seulement par honneur ; malgré tout, c'est permis, car nos Maîtres l'ont assimilé à un jour de semaine [A'haronim].
séif katan 34
- {לה} וחוזרין למקומם בו ביום - ואפילו יצאו חוץ לכמה מילין מותרין ג"כ לחזור לביתם שאם יאסרו אותם יהיו נכשלים לעתיד לבא שלא ירצו לילך ולהתעסק בצרכי המת ובהלויתו. ומסתברא דכ"ז אם אין שם במקום הקברות מושב יהודים בתוך התחום הא אם יש שם ושיכולים שם לאכול ולישב לא נתיר להם לחזור דבשביל זה שאי אפשר להם לחזור לאכול ולשוב לביתם פעם אחד לא ימנעו ללות המת ועיין בה"ל. ונתבאר בהפוסקים דמ"מ אם יכול לקצר דרכו לא נתיר לו לחזור בדרך ארוכה [עיין במג"א ובמחה"ש]:(35) Et l'on retourne chez soi le jour-même – et même s'ils sont sortis à plusieurs milin (milles) de distance, il leur est également permis de retourner chez eux, car si on le leur interdisait, cela causerait un échec à l'avenir : ils ne voudraient plus aller s'occuper des besoins du mort et de son accompagnement. Et il est logique que tout cela s'applique s'il n'y a pas, à l'endroit du cimetière, d'habitation juive à l'intérieur du te'houm ; mais s'il y en a, et qu'ils peuvent y manger et y séjourner, nous ne leur permettrons pas de revenir, car ce n'est pas pour cela — qu'ils ne puissent pas revenir manger et retourner chez eux une fois — qu'ils s'abstiendront d'accompagner le mort ; et voir le Biour Halakha. Et il a été expliqué chez les décisionnaires que, toutefois, s'il peut raccourcir son chemin, nous ne lui permettrons pas de revenir par le chemin long [voir le Maguen Avraham et le Ma'hatsit HaChékel].
séif katan 35
- {לו} וכן מותר להחזיר כלי הקבורה - ומוקצה אינם דהרי כלים שמלאכתם להיתר הם דשמא יצטרך להם למת אחר בו ביום וא"כ מותר לטלטלם אפילו לא יצטרך להם רק לשמרם שלא יגנבו וכדלעיל בסימן ש"ח ס"ד וכיון שכבר מטלטלם אפילו ימצא סמוך לחומת העיר מקום שמור להניחם ג"כ אינו צריך אלא מותר לישאם עד ביתו וכדלעיל בסימן ש"ח ס"ג:(36) Et de même, il est permis de rapporter les ustensiles d'inhumation – et ils ne sont pas mouktsé (exclus de tout usage), car ce sont des ustensiles dont l'usage est permis, puisqu'on pourrait en avoir besoin pour un autre mort le jour-même ; et s'il en est ainsi, il est permis de les déplacer même si l'on n'en a besoin que pour les garder afin qu'ils ne soient pas volés, comme on l'a vu plus haut au siman 308, séif 4. Et puisqu'il les déplace déjà, même s'il trouve près de la muraille de la ville un endroit gardé pour les déposer, il n'y est pas tenu, mais il lui est permis de les porter jusqu'à chez lui, comme on l'a vu plus haut au siman 308, séif 3.
séif katan 36
- {לז} אסורים לרכוב וכו' - וה"ה לילך בספינה ואפילו בתוך התחום נמי אסור ואע"ג דמתירין ללות חוץ לתחום שאני רכיבה דאיכא חשש חתיכת זמורה שהיא מלאכה דאורייתא ולא ניתר בשביל לויה שאינה מעיקרי צרכי הקבורה ועוד דברכיבה איכא זילותא דיו"ט טפי מהליכה ברגליו:(37) N'ont pas le droit de monter, etc. – et il en est de même d'aller en bateau ; et même à l'intérieur du te'houm c'est aussi interdit. Et bien qu'on permette d'accompagner au-delà du te'houm, monter un animal est différent, car on craint qu'il coupe une branche (pour stimuler la monture), ce qui est un travail interdit de la Torah, et cela n'a pas été permis pour l'accompagnement, qui ne fait pas partie des besoins essentiels de l'enterrement. Et de plus, monter un animal est un plus grand mépris du Yom Tov que d'aller à pied.
séif katan 37
- {לח} ואפילו האבלים - ומשמע דאפילו א"א במקום הזה לילך ברגליו וישאר בלי לויה ג"כ אסור:(38) Et même les endeuillés – et il ressort de là que même s'il est impossible, en cet endroit, d'aller à pied et que le mort restera sans accompagnement, c'est aussi interdit.
séif katan 38
- {לט} מתירין להם - ומיהו לא ירכבו בעיר מפני האומות שלא יאמרו עליהן שמחללין יו"ט:(39) On leur permet – toutefois, ils ne monteront pas l'animal en ville, à cause des autres nations, afin qu'on ne dise pas d'eux qu'ils profanent le Yom Tov.
séif katan 39
- {מ} לרכוב ע"ג בהמה - וה"ה דמותרין הקוברין לילך בספינה:(40) De monter sur un animal – et de même, il est permis à ceux qui enterrent d'aller en bateau.
séif katan 40
- {מא} ולא ניתן לקבורה - והיה מונח בין העכו"ם:(41) Et qu'il n'a pas été enterré – et qu'il gisait parmi les non-Juifs.
séif katan 41
- {מב} למהר קבורתו - ואע"ג דלא התיר המחבר לעיל בסעיף ד' לעשות שום מלאכה בשאין בדעתו לקוברו בו ביום שא"ה דהיה מוטל כבר כמה ימים בין העכו"ם והוא מת מצוה וצריך למהר כל מה דאפשר כדי שלא יתנוול וכתב המג"א ומיהו אם מונח שמה בבית אין להקל ועיין בבה"ל מה שכתבנו בזה:(42) Afin de hâter son enterrement – et bien que l'auteur (le Choulhan Aroukh) n'ait pas permis plus haut, au séif 4, de faire aucun travail lorsqu'on n'a pas l'intention de l'enterrer le jour-même, ici c'est différent, car il gît déjà depuis plusieurs jours parmi les non-Juifs, et c'est un met mitsva (mort sans personne pour l'enterrer), et il faut se hâter autant que possible afin qu'il ne se dégrade pas. Et le Maguen Avraham a écrit : cependant, s'il est déposé là-bas dans une maison, on ne doit pas être indulgent ; et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 42
- {מג} ומותר להביא וכו' מחו"ל - כבר כתב כן המחבר בס"ד ולא חזר הרמ"א וכתבו אלא משום חידושו דאפילו אין המת כאן אלא שנודע להם שיש מת מחו"ל מותרים לילך לחוץ לתחום להביאו משם לעירם לקוברו באותו יום בקברות ישראל ועיין בביאור הלכה שאין להקל בזה אא"כ השתהה שם:(43) Et il est permis d'amener, etc., d'au-delà du te'houm – l'auteur (le Choulhan Aroukh) l'a déjà écrit au séif 4, et le Rema ne l'a répété qu'en raison de sa nouveauté : même si le mort n'est pas ici, mais qu'ils ont seulement appris qu'il y a un mort au-delà du te'houm, il leur est permis d'aller au-delà du te'houm pour l'amener de là dans leur ville afin de l'enterrer le jour-même dans un cimetière juif. Et voir dans le Biour Halakha qu'on ne doit être indulgent en cela que s'il a déjà attendu là-bas un certain temps.
séif katan 43
- {מד} תינוק שמת וכו' - פי' דנפלים אין קוברין אותן ביו"ט ואפי' ע"י עממין שהרי הם כאבן ואסורים אף בטלטול:(44) Un nourrisson mort, etc. – explication : car les nefalim (enfants non viables), on ne les enterre pas le jour de Yom Tov, même par des non-Juifs, car ils sont comme une pierre et il est interdit même de les déplacer.
séif katan 44
- {מה} אם גמרו שערו וכו' - ובלא גמרו אפילו מת ביום ל' גופא אינו בחזקת בן קיימא ודינו כנפל:(45) Si ses cheveux sont achevés, etc. – et s'ils ne sont pas achevés, même s'il est mort le trentième jour lui-même, il n'a pas le statut d'enfant viable et sa loi est comme celle d'un nefel.
séif katan 45
- {מו} ודינו כמת גדול - ונקבר ביום א' ע"י עכו"ם וביום ב' ע"י ישראל:(46) Et sa loi est comme celle d'un mort adulte – et il est enterré le premier jour par des non-Juifs et le second jour par des Juifs.
séif katan 46
- {מז} דרוב נשים יולדות ולד קיימא - ומיתתו תלינן באיזה סיבה ויש חולקין בזה דכיון דמת איתרע רובא דהא רוב בני קיימא אינם מתים בתוך ל' ומסתמא נפל היה ויש להחמיר לקוברו ע"י עכו"ם ומיהו ע"י עכו"ם אפשר להתיר אפילו בלא גמרו שערו וכו' דעכ"פ הוא ספק בן קיימא:(47) Car la plupart des femmes donnent naissance à un enfant viable – et sa mort, on l'attribue à une cause quelconque. Et certains contestent cela : puisqu'il est mort, la majorité est compromise, car la plupart des enfants viables ne meurent pas dans les trente jours, et vraisemblablement c'était un nefel ; et il faut être rigoureux et le faire enterrer par des non-Juifs. Cependant, par des non-Juifs, on peut permettre de l'enterrer même si ses cheveux, etc., ne sont pas achevés, car en tout cas c'est un doute (safek) d'enfant viable.
séif katan 47
- {מח} נפלים וכו' - נראה דלאו בנפלים ודאים קאמר דהא אינהו אסור לקוברם ביו"ט וא"כ בלאו הכי לא שייך למוהלן דהא מלין אותן על קברן וכמו שכתב המחבר ביו"ד בסימן רס"ג סעיף ה' אלא אנפלים דסעיף ט' קאי שמחזקינן להו לענין קבורה בחזקת בני קיימא ומטפלין בקבורתם ביום טוב ואפילו הכי לקיים המנהג למולן אין להתיר שאין זה מצרכי קבורה:(48) Les nefalim, etc. – il semble qu'il ne parle pas des nefalim certains, car ceux-là il est interdit de les enterrer le jour de Yom Tov, et s'il en est ainsi, de toute façon, il n'y a pas lieu de les circoncire ce jour-là, puisqu'on les circoncit sur leur tombe, comme l'a écrit l'auteur dans Yoré Déa, siman 263, séif 5 ; mais il se réfère aux nefalim du séif 9, que l'on considère, en ce qui concerne l'enterrement, comme ayant le statut d'enfants viables, et dont on s'occupe de l'enterrement le jour de Yom Tov ; et malgré cela, pour maintenir l'usage de les circoncire, on ne doit pas le permettre, car ce n'est pas un des besoins de l'enterrement.
séif katan 48
- {מט} ואסור לקוברו - לפי מה שבארנו דברי המחבר אין דברי הרמ"א מדוקדקין כ"כ שהרי אהא דסעיף ט' לא פליג רמ"א אם לא משום דהמחבר סתם וקאמר נפלים ושלא לטעות דדוקא הערלה אין מסירין קמ"ל דמי שהוא בחזקת נפל גם לקוברו אסור. ועוד י"ל דגם בספק נפל כההיא דסעיף ט' דעת רמ"א שמוטב להניח קבורתו עד אחר יו"ט כדי שיסיר ערלתו לפני הקבורה ולא קוברין ספק נפל אלא במת לאחר שמלו אותו או בנפל נקבה וכן כתבו איזה אחרונים. מיהו בתינוק שלא מלו אותו מחמת חולי וכה"ג ומת לאחר שלשים בודאי קוברין אותו ביו"ט ומסירין אז גם ערלתו. ודע דיש מן אחרונים שחולקין אעיקר דיני דנפלים ולדידהו קבורת נפלים נמי מצוה ואם כן אפשר שיש עכ"פ להתיר ביו"ט שני על ידי עכו"ם ועיין בחכמת אדם כלל ק"ע ס"ז:(49) Et il est interdit de l'enterrer – selon la manière dont nous avons expliqué les propos de l'auteur, les propos du Rema ne sont pas si précis, car sur ce qui est dit au séif 9, le Rema ne conteste pas ; à moins qu'il ne l'ait écrit parce que l'auteur s'est exprimé de manière générale en disant « nefalim », et pour qu'on ne se trompe pas en pensant que seul le prépuce ne doit pas être ôté, il nous enseigne que celui qui a le statut de nefel, il est aussi interdit de l'enterrer. Et on peut encore dire que, même pour un doute de nefel comme celui du séif 9, l'avis du Rema est qu'il vaut mieux laisser son enterrement jusqu'après le Yom Tov, afin qu'on ôte son prépuce avant l'enterrement ; et l'on n'enterre un doute de nefel le jour de fête que lorsqu'il est mort après qu'on l'a circoncis, ou s'il s'agit d'un nefel de sexe féminin ; et ainsi ont écrit quelques A'haronim. Cependant, un enfant qu'on n'a pas circoncis à cause d'une maladie ou autre, et qui est mort après trente jours, on l'enterre certainement le jour de Yom Tov, et on ôte alors aussi son prépuce. Et sache que certains A'haronim contestent les lois fondamentales des nefalim, et selon eux l'enterrement des nefalim est aussi une mitsva ; s'il en est ainsi, il se peut qu'il faille en tout cas permettre de les enterrer le second jour de Yom Tov par des non-Juifs ; et voir dans le 'Hokhmat Adam, règle 170, séif 7.
séif katan 49
- {נ} אין קורעין וכו' - דאין זה מצרכי המת ומיהו לערב צריכין לקרוע:(50) On ne déchire pas, etc. – car ce n'est pas un des besoins du mort ; toutefois, le soir (à la sortie de la fête), il faut déchirer.
séif katan 50
- {נא} כשמת בליל יום טוב וכו' - וביו"ט ראשון שהוא על ידי עממין אפילו מת בלילה קוברין אחר האכילה או אחר התפלה וכ"ז למחבר דיו"ט ב' הוא ע"י ישראל אמנם לדידן דנוהגין אפילו ביו"ט ב' ע"י עממין א"כ יו"ט ראשון ושני שוין:(51) Lorsqu'il est mort la nuit du jour de Yom Tov, etc. – et le premier jour de Yom Tov, où l'enterrement se fait par des non-Juifs, même s'il est mort la nuit, on l'enterre après le repas ou après la prière. Et tout cela est selon l'auteur, pour qui le second jour de Yom Tov l'enterrement se fait par des Juifs ; cependant, pour nous qui avons l'usage, même le second jour de Yom Tov, de le faire par des non-Juifs, s'il en est ainsi, le premier et le second jour de Yom Tov sont semblables.
séif katan 51
- {נב} אחר האכילה - ויש שכתבו דמוטב לקברו בשעה שאומרים פיוטים ויזמינו עשרה בני אדם עכ"פ לקבורתו ואם הוא אדם חשוב שחייבים כולם ללוותו יוציאוהו לאחר התפלה וילווהו עד ביה"ק ויניחוהו שם וילכו לאכול ואח"כ יקברוהו ומ"מ אם הכל מוכן דהיינו הקבר והתכריכין ואפשר לקוברו קודם אכילה בענין שלא ימנעו עי"ז משמחת יו"ט עדיף טפי לקוברו קודם אכילה דבמדרש סמכו על קרא דלא תאכלו על הדם שאסור לאכול סעודה קבוע קודם שנקבר המת:(52) Après le repas – et certains ont écrit qu'il vaut mieux l'enterrer au moment où l'on dit les piyoutim (poèmes liturgiques), et l'on invitera au moins dix personnes à son enterrement ; et si c'est un homme important que tous ont l'obligation d'accompagner, on le sortira après la prière, on l'accompagnera jusqu'au cimetière, on le déposera là, on ira manger, et ensuite on l'enterrera. Toutefois, si tout est prêt, c'est-à-dire la tombe et les linceuls, et qu'il est possible de l'enterrer avant le repas de façon qu'on ne soit pas de ce fait privé de la joie du Yom Tov, il est préférable de l'enterrer avant le repas, car dans le Midrach on s'est appuyé sur le verset « vous ne mangerez pas sur le sang » (Lévitique 19, 26) pour enseigner qu'il est interdit de prendre un repas fixe avant que le mort soit enterré.
séif katan 52