Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 495 →- {א} האסורה בשבת - בין שאיסורה מן התורה ובין שאיסורה משום שבות וכן כל דבר שאסור לעשותו בעצמו אסור לומר גם לעכו"ם לעשותו כמו בשבת:(1) Qui est interdit le Chabbat – que son interdit soit de la Torah ou que son interdit soit au titre de chevout (interdit rabbinique de repos). Et de même, toute chose qu'il est interdit de faire soi-même, il est interdit aussi de dire à un non-Juif de la faire, comme le Chabbat.
séif katan 1
- {ב} חוץ ממלאכת אוכל נפש - כדכתיב בקרא אך אשר יאכל לכל נפש הוא לבדו יעשה לכם:(2) Hormis le travail de nourriture (okhel néfech) – comme il est écrit dans le verset : « Seulement ce qui sera mangé par toute personne, cela seul pourra être fait pour vous » (Exode 12, 16).
séif katan 2
- {ג} וחוץ מהוצאה והבערה - ופרטי דיניהם יתבארו לקמן סימן תקי"א ותקי"ח:(3) Et hormis le transport et l'allumage du feu – et le détail de leurs lois sera expliqué plus loin, simanim 511 et 518.
séif katan 3
- {ד} וכן מכשירי אוכל נפש וכו' - ופרטי דין זה עיין לקמן סימן תק"ח ותק"ט:(4) Et de même les préparatifs de la nourriture (makhchiré okhel néfech), etc. – et pour le détail de cette loi, voir plus loin, simanim 508 et 509.
séif katan 4
- {ה} שלא היה אפשר - דנתקלקל ביו"ט או שלא הספיק לו השעה ומשמע דבאוכל נפש גופיה מותר לדעת המחבר אפילו באפשר לעשותו מאתמול ומיהו בדבר שדרך לעשותו בפעם אחת לימים רבים גם להמחבר אסור בדבר שטוב מאתמול ולא יפיג טעמו וכדלקמן סימן תק"י ס"ג ע"ש וע"י שינוי משמע מהגר"א דשרי:(5) Qu'il n'était pas possible – de le faire la veille : par exemple que l'ustensile se soit abîmé pendant le Yom Tov, ou que le temps lui ait manqué auparavant. Et il ressort de là que pour le travail de nourriture lui-même, il est permis selon l'avis de l'auteur (le Choulhan Aroukh) même s'il était possible de le faire la veille. Toutefois, pour une chose qu'on a l'habitude de faire en une seule fois pour de nombreux jours, même selon l'auteur il est interdit de la faire le Yom Tov, s'agissant d'une chose qui est bonne faite la veille et dont le goût ne s'altère pas, comme il est dit plus loin, siman 510, séif 3 ; voir là-bas. Et par un changement (chinouï, en procédant de manière inhabituelle), il ressort du Gaon de Vilna que c'est permis.
séif katan 5
- {ו} מאתמול - אבל אם אפשר לעשותו מאתמול הרי הוא כשאר מלאכות ואסור מן התורה:(6) La veille – mais s'il était possible de le faire la veille, c'est comme les autres travaux, et c'est interdit de la Torah.
séif katan 6
- {ז} ויש מחמירין וכו' - מדרבנן כדי שלא יעבור עליו כל היום במלאכות וימנע משמחת יו"ט:(7) Et certains sont rigoureux, etc. – c'est d'ordre rabbinique, afin qu'il ne passe pas toute la journée à des travaux et ne se prive pas de la joie du Yom Tov.
séif katan 7
- {ח} כל שאינו מפיג - דלישה ואפיה ושחיטה ובישול אם עשאן בעיו"ט יש בהם חסרון טעם שאין לחם שנילוש ונאפה היום כלחם שנילוש ונאפה מאתמול ולא תבשיל שנתבשל היום כתבשיל שנתבשל מאתמול ולא בשר שנשחט היום כבשר שנשחט מאתמול ולהכי לא גזרו בהם אבל דבר שאין בו קלקול טעם והפסד אם נעשה מאתמול ל"ל לעשותן ביו"ט וכתבו האחרונים דנקטינן למעשה כסברא זו. וכתבו עוד דלפי דעה זו אסור ללוש ביו"ט וורימזלי"ן (שקורין לאקשי"ן) שאפשר הנילושים מבע"י טובים ביותר וכן אסור לבשל פירות יבשים ביו"ט שהוא ידוע שהמבושלים מעיו"ט טובים הם יותר לאכילה אח"כ ביו"ט מיהו אם לא היה לו שהות מקודם לבשל וכש"כ כשלא היה לו הפירות מקודם בודאי מותר לבשלם ביו"ט וכן לענין לישה הנ"ל:(8) Tout ce qui n'altère pas son goût – car pétrir, cuire au four, abattre et cuisiner, si on les fait la veille du Yom Tov, comportent une perte de goût : car le pain pétri et cuit aujourd'hui n'est pas comme le pain pétri et cuit la veille, ni un plat cuisiné aujourd'hui comme un plat cuisiné la veille, ni la viande abattue aujourd'hui comme la viande abattue la veille ; c'est pourquoi les Sages n'ont pas décrété d'interdit à leur sujet. Mais une chose qui ne subit ni altération de goût ni perte si elle est faite la veille, pourquoi la faire le Yom Tov ? Et les A'haronim ont écrit que nous retenons en pratique ce raisonnement. Et ils ont encore écrit que, selon cet avis, il est interdit de pétrir le Yom Tov des pâtes appelées vermizlin (qu'on appelle lokchen, nouilles), car il est possible que celles pétries alors qu'il fait encore jour (la veille) soient meilleures. Et de même, il est interdit de cuire des fruits secs le Yom Tov, car il est connu que ceux cuits la veille du Yom Tov sont meilleurs à manger ensuite le Yom Tov. Toutefois, s'il n'a pas eu le temps auparavant de les cuire, et à plus forte raison s'il n'avait pas les fruits auparavant, il est certainement permis de les cuire le Yom Tov ; et de même pour le pétrissage mentionné plus haut.
séif katan 8
- {ט} טעם כלל - משמע דאם מפיג טעם אפילו במקצת שרי לכו"ע ובמהרי"ל כתוב שאסור לדוך שקדים ביו"ט להוציא מהן חלב מדהיה אפשר ליה לדוך מאתמול אע"פ שמפיג טעם קצת וכתבו האחרונים דמשו"ה החמיר בזה דדמי קצת לסחיטת פירות דאסור. ומ"מ ע"י שינוי נראה דיש להתיר:(9) Du goût du tout – il ressort que s'il altère le goût, même un peu, c'est permis selon tous les avis. Et chez le Maharil il est écrit qu'il est interdit de piler des amandes le Yom Tov pour en extraire du lait d'amande, puisqu'il lui était possible de les piler la veille, bien que cela altère un peu le goût ; et les A'haronim ont écrit que c'est pour cela qu'il a été rigoureux sur ce point, car cela ressemble un peu au pressage des fruits, qui est interdit. Et néanmoins, par un changement (chinouï), il semble qu'il y a lieu de permettre.
séif katan 9
- {י} מותר לעשותו ע"י שינוי - ואם לא עשאו מעיו"ט מפני איזה אונס מותר אפילו בלי שינוי. וכתב המ"א דאפילו לכתחלה מותר להמתין לעשותו ע"י שינוי ובספר בגדי ישע מפקפק ע"ז אכן אם אין לו שהות קודם יו"ט בודאי יש לסמוך ע"ז:(10) Il est permis de le faire par un changement – et s'il ne l'a pas fait la veille du Yom Tov à cause d'un quelconque empêchement (ones), c'est permis même sans changement. Et le Maguen Avraham a écrit que même lekhat'hila (a priori), il est permis d'attendre (de ne pas le faire la veille) pour le faire le Yom Tov par un changement ; mais le livre Bigdé Yécha émet un doute à ce sujet. Cependant, s'il n'a pas le temps avant le Yom Tov, on peut certainement s'appuyer sur cela.
séif katan 10
- {יא} קצירה וכו' - וה"ה דישה והרקדה וכה"ג:(11) La moisson, etc. – et il en est de même du battage, du tamisage, et choses semblables.
séif katan 11
- {יב} וסחיטה - ר"ל לסחוט הפירות להוציא מהן שמנן ויינן לאכילה ביו"ט:(12) Et le pressage – c'est-à-dire presser les fruits pour en extraire leur huile et leur vin pour la consommation du Yom Tov.
séif katan 12
- {יג} אסרום חכמים - דמן התורה כל מלאכה שהוא באוכל נפש מותר אלא חכמים אסרו דברים שהם עבודה רבה כגון הני שהאדם רגיל לקצור שדהו ולבצור כרמו כאחד ולדרוך כל ענביו כאחד ולטחון הרבה בפ"א וא"כ יטרד כל היום בעבודתו וימנע משמחת יו"ט ולכן אסרו חכמים ואפילו ע"י שינוי אסור והניחו בהיתרן רק דברים שמסתמא הן רק לצורך אכילת יו"ט והרבה פוסקים חולקין וסוברין דמלאכת עבודה הנ"ל אסור מן התורה אפילו באוכל נפש ולא התירה התורה באוכל נפש אלא מה שהוא דרך לעשות ליום זה כגון מלישה ואפיה ואילך וכה"ג מלאכות שהם לצורך אכילה ביו"ט ופרטי דינים אלו יתבארו בסימנים הבאים כאו"א במקומו:(13) Les Sages les ont interdits – car de la Torah, tout travail destiné à la nourriture (okhel néfech) est permis ; mais les Sages ont interdit les choses qui constituent un gros labeur, comme celles-ci, car l'homme a l'habitude de moissonner son champ et de vendanger sa vigne en une seule fois, de fouler tous ses raisins en une fois et de moudre beaucoup en une fois ; s'il en était ainsi, il serait occupé toute la journée à son travail et se priverait de la joie du Yom Tov. C'est pourquoi les Sages l'ont interdit, et même par un changement (chinouï) c'est interdit ; et ils n'ont laissé dans leur permission que les choses qui, vraisemblablement, ne sont faites que pour les besoins du repas du Yom Tov. Et de nombreux décisionnaires divergent et considèrent que les travaux de labeur (melekhet avoda) mentionnés ci-dessus sont interdits de la Torah, même pour la nourriture, et que la Torah n'a permis pour la nourriture que ce qu'on a l'habitude de faire pour ce jour même, comme les travaux à partir du pétrissage et de la cuisson et au-delà, et les travaux semblables qui servent au repas du Yom Tov. Et le détail de ces lois sera expliqué dans les simanim suivants, chacun à sa place.
séif katan 13
- {יד} אין מוציאין משא וכו' - לפי דעת הג"ה לעיל סימן רמ"ו ס"ג דאין אדם מצווה על שביתת בהמתו צ"ל דהכא אינו אלא איסורא דרבנן בעלמא שלא יעשה כדרך שהוא עושה בחול עם בהמתו ואפילו לצורך יו"ט ואפילו ברשות אחד ממקום למקום נמי אסור ולפ"ז לשון אין מוציאין לאו דוקא ולעיל בסימן רמ"ו הבאנו דעת החולקים דאדם מצווה על שביתת בהמתו ביו"ט כמו בשבת וכ"ש כשהוא מחמר אחר בהמתו ולדעה זו אתי שפיר כפשוטו ואיסורא דאורייתא קאמר המחבר. ודע אם נאמר דיש שביתת בהמה ביו"ט שייך בזה כל הדינים הנאמרים בענין זה לעיל בהלכות שבת סימן ש"ה:(14) On ne fait pas sortir de charge, etc. – selon l'avis de la Haga (Rema) plus haut, siman 246, séif 3, selon lequel l'homme n'est pas tenu au repos de son animal le Yom Tov, il faut dire qu'ici il ne s'agit que d'un simple interdit rabbinique, afin qu'il ne fasse pas comme il fait en semaine avec son animal, même pour les besoins du Yom Tov ; et même dans un seul domaine, d'un endroit à un autre, c'est aussi interdit. Et selon cela, l'expression « on ne fait pas sortir » n'est pas à prendre à la lettre. Et plus haut, au siman 246, nous avons rapporté l'avis de ceux qui divergent, selon lequel l'homme est tenu au repos de son animal le Yom Tov comme le Chabbat, et à plus forte raison lorsqu'il mène son animal (me'hamer) ; selon cet avis, l'expression se comprend bien selon son sens simple, et c'est d'un interdit de la Torah que parle l'auteur. Et sache que si nous disons qu'il y a obligation de repos de l'animal le Yom Tov, s'appliquent ici toutes les lois énoncées à ce sujet plus haut, dans les lois de Chabbat, siman 305.
séif katan 14
- {טו} מוקצה אע"פ שהוא מותר וכו' - פי' דלעיל בסימן ש"י מתבאר דיש כמה מיני מוקצה המותרין בשבת כמו מוקצה מחמת שעומד לסחורה או בשהכניסו לאוצר ואין דעתו להסתפק ממנו עד אחר זמן או מוקצה מחמת מיאוס ועוד כמה גווני אך כ"ז הקילו דוקא בשבת דחמיר לאינשי ולא חיישינן אם נקל לו לטלטל דבר מוקצה יבוא להקל בשאר איסורי שבת אבל ביו"ט דקילי ליה שהרי הרבה מלאכות מותרים לו לצורך אוכל נפש ואם נקל לו במוקצה יבוא להקל גם בשאר איסורי יו"ט ולפיכך אסרו לו חכמים לטלטל ולאכלו ולפי סברא זו בהמה העומדת לחלבה ותרנגולת לביצתה ושור של חרישה אסור לשחטן ביו"ט עד שיכין אותם לכך מעיו"ט וכן כל כה"ג צריך הכנה מבע"י ודבר שהוא מוקצה מחמת נולד פשיטא דאסור לדעת המחבר ביו"ט:(15) Mouktsé (objet mis à l'écart, interdit de manipulation) bien qu'il soit permis, etc. – explication : plus haut, au siman 310, il est expliqué qu'il existe plusieurs sortes de mouktsé permises le Chabbat, comme un mouktsé parce qu'il est destiné au commerce, ou lorsqu'on l'a rentré dans un entrepôt et qu'on n'a pas l'intention de s'en servir avant un certain temps, ou un mouktsé à cause de sa répugnance, et encore plusieurs autres cas. Mais tout cela, on ne l'a permis que le Chabbat, qui est grave aux yeux des gens, et l'on ne craint pas que, si on lui permet de manipuler un objet mouktsé, il en vienne à être laxiste dans les autres interdits du Chabbat. Mais le Yom Tov, qui est léger à ses yeux, puisque de nombreux travaux lui sont permis pour la nourriture, si on lui permet le mouktsé, il en viendra à être laxiste aussi dans les autres interdits du Yom Tov. C'est pourquoi les Sages lui ont interdit de le manipuler et de le manger. Et selon ce raisonnement, une bête destinée à son lait, une poule destinée à ses œufs et un bœuf de labour, il est interdit de les abattre le Yom Tov, à moins qu'on ne les ait préparés pour cela la veille du Yom Tov ; et de même, dans tous les cas semblables, il faut une préparation alors qu'il fait encore jour (la veille). Et une chose qui est mouktsé parce qu'elle est nolad (venue à l'existence pendant la fête), il est évident qu'elle est interdite le Yom Tov selon l'avis de l'auteur.
séif katan 15
- {טז} ויש מתירין וכו' - דלא חמיר משבת וכתב מ"א דכן הוא ג"כ דעת הרש"ל וכן פסק גם הפר"ח:(16) Et certains permettent, etc. – car le Yom Tov n'est pas plus grave que le Chabbat. Et le Maguen Avraham a écrit que tel est aussi l'avis du Rachal, et c'est ce qu'a tranché aussi le Peri 'Hadach.
séif katan 16
- {יז} לדבריהם וכו' - ואף דיש פוסקים שמתירין אף במוקצה דנולד הרמ"א לא רצה לתפוס כדעתם בזה אלא כאותן פוסקים דמחמירין עכ"פ במוקצה דנולד וכתבו האחרונים דאף שבשבת נקטינן לעיקר להתיר אפילו במוקצה דנולד דלא כבעלי סברא זו מ"מ ביו"ט אין להתיר עכ"פ במוקצה דנולד ולפ"ז אין לטלטל עצמות שנתפרקו מן הבשר ביו"ט אע"פ שהן ראויין לכלבים מפני שאתמול כשהיו מחוברין לבשר היו ראויין גם לאדם והוי נולד:(17) Selon leurs paroles, etc. – et bien que certains décisionnaires permettent même le mouktsé de nolad, le Rema n'a pas voulu adopter leur avis sur ce point, mais s'est rangé à l'avis de ces décisionnaires qui sont rigoureux, du moins pour le mouktsé de nolad. Et les A'haronim ont écrit que, bien que le Chabbat nous retenions comme principal de permettre même le mouktsé de nolad, contrairement aux tenants de ce raisonnement, néanmoins le Yom Tov il ne faut pas permettre, du moins le mouktsé de nolad. Et selon cela, il ne faut pas manipuler le Yom Tov des os qui ont été détachés de la viande, bien qu'ils soient bons pour les chiens, car la veille, lorsqu'ils étaient attachés à la viande, ils étaient bons aussi pour l'homme, et c'est donc un nolad.
séif katan 17
- {יח} וכל מוקצה וכו' - קאי לסברא הראשונה דמוקצה אסור דלהמתירין מוקצה א"צ אמירה אלא בגרוגרות וצמוקים משום דמסתמא דחינהו בידים כשהעלן לגג ליבשן ואפילו בשבת אסור וכדלעיל בסימן ש"י ס"ב:(18) Et tout mouktsé, etc. – cela se rapporte au premier avis, selon lequel le mouktsé est interdit ; car pour ceux qui permettent le mouktsé, il n'est pas besoin de déclaration (de préparation), sauf pour les figues sèches et les raisins secs, parce que vraisemblablement il les a repoussés de ses mains (mis à l'écart activement) lorsqu'il les a montés sur le toit pour les faire sécher ; et même le Chabbat c'est interdit, comme il est dit plus haut, siman 310, séif 2.
séif katan 18
- {יט} שאינו בע"ח - דבב"ח לא מהני בשיאמר מכאן אני נוטל אלא צריך לפרט זה וזה אני נוטל וכמבואר לקמן סי' תצ"ז ס"י:(19) Qui n'est pas un être vivant – car pour les êtres vivants, il ne suffit pas qu'il dise « c'est d'ici que je prendrai », mais il faut préciser « celui-ci et celui-là je prendrai », comme il est expliqué plus loin, siman 497, séif 10.
séif katan 19
- {כ} כגון אוצר וכו' - ר"ל ודעתו היה מתחלה רק להסתפק ממנו לאחר זמן וה"ה בפירות העומדים לסחורה או במוקצה של גרוגרות וצמוקים שלא נתייבשו לגמרי:(20) Comme un entrepôt, etc. – c'est-à-dire que son intention était au départ de ne s'en servir qu'après un certain temps. Et il en est de même pour des fruits destinés au commerce, ou pour le mouktsé des figues sèches et des raisins secs qui n'ont pas complètement séché.
séif katan 20
- {כא} סגי כשיאמר וכו' - דאותן שיקח למחר הרי הם כמו שהוברר למפרע דלהם כוון בהכנתו דבמלתא דרבנן קי"ל דיש ברירה:(21) Il suffit qu'il dise, etc. – car ceux qu'il prendra le lendemain sont comme s'il était clarifié rétroactivement que c'est à eux qu'il pensait dans sa préparation ; car pour une chose d'ordre rabbinique, nous retenons qu'il y a berera (clarification rétroactive).
séif katan 21
- {כב} וא"צ שירשום וכו' - ודע דיש כמה פוסקים דפליגי ע"ז ודעתם דלא סגי בשיאמר מכאן וכו' אלא צריך שירשום בסימן המקום שבדעתו לאכול וסברתם דכיון שהם מוקצים מחמת מעשה שעשה בהם להקצותם כגון גרוגרות וצמוקים שהעלם לגג ליבשן או אפילו פירות שהכניסם לאוצר הרי הקצם בידים למכירה לא סגי בהכנה כל דהו להוציאם ממוקצה עד שיברר יפה הפירות שבדעתו לאוכלם ויתן בהם סימן ולהלכה יש להחמיר כסברא האחרונה עכ"פ לענין גרוגרות וצימוקים שהעלן לגג ובפירות שמכניסם לאוצר אפשר דיש לסמוך אסברא קמא ועיין בה"ל:(22) Et il n'est pas nécessaire qu'il marque, etc. – et sache que plusieurs décisionnaires divergent sur ce point, et leur avis est qu'il ne suffit pas qu'il dise « c'est d'ici, etc. », mais il faut qu'il marque d'un signe l'endroit dont il a l'intention de manger. Et leur raisonnement est le suivant : puisqu'ils sont mouktsé à cause d'un acte qu'il a accompli sur eux pour les mettre à l'écart, comme des figues sèches et des raisins secs qu'il a montés sur le toit pour les sécher, ou même des fruits qu'il a rentrés dans un entrepôt, il les a mis à l'écart de ses mains en vue de la vente ; il ne suffit donc pas d'une préparation sommaire pour les faire sortir du mouktsé, tant qu'il ne désigne pas clairement les fruits qu'il a l'intention de manger et n'y met pas un signe. Et selon la halakha, il faut être rigoureux selon ce dernier raisonnement, du moins pour les figues sèches et les raisins secs qu'il a montés sur le toit ; et pour les fruits qu'on rentre dans un entrepôt, il est possible qu'on puisse s'appuyer sur le premier raisonnement. Et voir le Biour Halakha.
séif katan 22
- {כג} ומותר להכין וכו' - ר"ל דבכגון זה של פירות ואוצר שא"צ לעשות מעשה ובאמירה בעלמא הוי הכנה מותר להכין אפילו ביו"ט גופיה מיום אחד לחבירו דממ"נ אם יום ב' קודש הרי היום חול ומותר להכין ואם היום קודש ומחר חול הרי א"צ הכנה כלל ונמצא שאינו מתקן שום דבר בהכנתו דליאסר עליו והיכי אסרינן הכנה מיו"ט לחבירו היכא שהוא עושה מעשה דחיישינן שמא מחר חול ונמצא שעשה מעשה ביו"ט לצורך חול וכההיא דסימן תק"ג עי"ש [וכן במוקצה דבע"ח כגון תרנגולת העומדת לגדל ביצים לא יכול להזמין מיו"ט לחבירו אא"כ זימן מעיו"ט] ולפ"ז לפי מה שכתבנו להחמיר במוקצה דאקצייה בידים כגון גרוגרות וצמוקים שצריך לרשום אם שכח לרשום בעיו"ט ונזכר ביו"ט אסור לעשות שום סימן להכין פירות ליו"ט שני דשמא מחר חול ונמצא שעשה סימן ביו"ט לצורך חול:(23) Et il est permis de préparer, etc. – c'est-à-dire que dans un cas comme celui-ci, de fruits et d'entrepôt, où il n'est pas nécessaire d'accomplir un acte et où une simple déclaration constitue la préparation, il est permis de préparer même pendant le Yom Tov lui-même, d'un jour de fête à l'autre. Car de toute façon (mimma nafchakh) : si le second jour est saint, alors aujourd'hui est un jour profane et il est permis de préparer ; et si aujourd'hui est saint et demain profane, alors il n'est besoin d'aucune préparation ; il se trouve donc qu'il ne répare rien par sa préparation qui doive lui être interdit. Et là où nous interdisons la préparation d'un Yom Tov à l'autre, c'est lorsqu'il accomplit un acte, car nous craignons que demain soit un jour profane, et il se trouverait qu'il a accompli un acte le Yom Tov pour un jour profane, comme dans le cas du siman 503 ; voir là-bas. [Et de même pour le mouktsé d'un être vivant, comme une poule destinée à produire des œufs, il ne peut pas la désigner d'un Yom Tov à l'autre, à moins de l'avoir désignée la veille du Yom Tov.] Et selon cela, d'après ce que nous avons écrit, qu'il faut être rigoureux pour le mouktsé qu'on a mis à l'écart de ses mains, comme les figues sèches et les raisins secs, pour lesquels il faut marquer un signe : s'il a oublié de marquer la veille du Yom Tov et s'en est souvenu pendant le Yom Tov, il est interdit de faire un quelconque signe pour préparer des fruits pour le second jour du Yom Tov, car peut-être demain est-il un jour profane, et il se trouverait qu'il a fait un signe le Yom Tov pour un jour profane.
séif katan 23