Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 494 →- {א} ביום נ' לספירת העומר וכו' - ומאחרין להתפלל ערבית בכניסת שבועות בצאת הכוכבים כדי שיהיו ימי הספירה מ"ט יום תמימות. איתא בזוהר שחסידים הראשונים היו נעורים כל הלילה ועוסקים בתורה וכבר נהגו רוב הלומדים לעשות כן ואיתא בשו"ע האר"י ז"ל דע שכל מי שבלילה לא ישן כלל ועיקר והיה עוסק בתורה מובטח לו שישלים שנתו ולא יארע לו שום נזק. והטעם כתב מ"א ע"פ פשוטו שישראל היו ישנים כל הלילה והוצרך הקב"ה להעיר אותם לקבל התורה [כדאיתא במדרש] לכך אנו צריכין לתקן זה. וצריכין ליזהר אותם הנעורים כל הלילה שלא לברך על נטילת ידים בבוקר רק אחר שעשה צרכיו קודם התפלה ואז מברך על נט"י ואשר יצר וכמבואר לעיל בסימן ד' סק"ל ע"ש ולענין ברכה על טלית קטן יש דעות בין הפוסקים וע"כ יראה לכוין לפטור אותה בברכה שמברך על טלית גדול כמבואר לעיל סימן ח' במ"ב ס"ק מ"ב ולענין ברכת התורה עיין לעיל בסימן מ"ז במ"ב סקכ"ח ולענין ברכת אלהי נשמה וברכת המעביר שנה עיין בסימן מ"ו במ"ב סקכ"ד. נכון ליזהר ע"פ קבלה מלשמש בליל שבועות אם לא בליל טבילה ועיין מה שכתבנו לעיל בסימן ר"מ במ"ב סק"ז ובה"ל שם:(1) Le cinquantième jour du compte de l'Omer, etc. – et l'on retarde la prière d'Arvit à l'entrée de Chavouot jusqu'à la sortie des étoiles, afin que les jours du compte soient quarante-neuf jours « complets ». On trouve dans le Zohar que les premiers 'hassidim restaient éveillés toute la nuit et s'occupaient de la Torah, et déjà la plupart de ceux qui étudient ont pris l'usage de faire ainsi. Et on trouve dans le Choul'han Aroukh de l'Ari z.l. : « Sache que quiconque, durant cette nuit, n'a pas dormi du tout et s'est occupé de la Torah, il lui est assuré qu'il achèvera son année et qu'aucun dommage ne lui arrivera. » La raison, selon le sens simple, le Maguen Avraham l'a écrite : les Bnei Israël dormirent toute la nuit, et le Saint, béni soit-Il, dut les réveiller pour recevoir la Torah (comme on le trouve dans le Midrach) ; c'est pourquoi nous devons réparer cela. Ceux qui restent éveillés toute la nuit doivent prendre garde de ne pas réciter le matin la bénédiction sur l'ablution des mains, sinon après avoir fait leurs besoins avant la prière ; alors on récite la bénédiction sur l'ablution des mains et Acher yatsar, comme il est expliqué plus haut au siman 4, séif katan 30 ; voir là-bas. Quant à la bénédiction sur le talit katan, il y a des avis divergents parmi les décisionnaires ; c'est pourquoi on veillera à avoir l'intention de l'en acquitter par la bénédiction qu'on récite sur le grand talit, comme il est expliqué plus haut au siman 8, dans la Michna Beroura, séif katan 42. Pour la bénédiction de la Torah, voir plus haut au siman 47, dans la Michna Beroura, séif katan 28 ; et pour la bénédiction Elokaï nechama et la bénédiction Hamaavir chena, voir au siman 46, dans la Michna Beroura, séif katan 24. Il convient, selon la Kabbale, de se garder d'avoir des relations conjugales la nuit de Chavouot, sauf la nuit de l'immersion (au mikvé). Voir ce que nous avons écrit plus haut au siman 240, dans la Michna Beroura, séif katan 7, et le Biour Halakha là-bas.
séif katan 1
- {ב} וקורין בראשון וכו' - והמנהג לומר אקדמות והסכימו כמה אחרונים לומר זה קודם שמתחיל הכהן לברך על התורה וכן המנהג כהיום בכמה קהלות אכן יציב פתגם שאומרים ביום שני בעת קריאת הפטרה נתפשט באיזה מקומות לאמרו אחר פסוק ראשון של הפטרה:(2) Et on lit dans le premier, etc. – et l'usage est de dire Akdamout ; plusieurs A'haronim sont convenus de le dire avant que le Cohen ne commence à réciter la bénédiction sur la Torah, et tel est l'usage aujourd'hui dans plusieurs communautés. Toutefois, le poème Yatsiv pitgam, qu'on dit le deuxième jour lors de la lecture de la haftara, s'est répandu en certains endroits l'usage de le dire après le premier verset de la haftara.
séif katan 2
- {ג} מבחודש השלישי - וקורין הדברות בטעם העליון ועיין בבה"ל שביארתי בארוכה:(3) Depuis « Au troisième mois » – et l'on lit les Dix Paroles (Asséret HaDibrot) avec la cantillation supérieure (taam elyon). Voir le Biour Halakha, où je l'ai expliqué longuement.
séif katan 3
- {ד} במרכבה דיחזקאל - ונוהגין במקצת מקומות שגדול וחכם קורא זאת ההפטרה וסמך לדבר ולא במעשה מרכבה אא"כ היה חכם ומבין מדעתו וגם יש נוהגין שכל מי שקורא אותה עם המפטיר בלחש אומר אותה ג"כ מעומד מפני כבודה:(4) Le Char d'Ézéchiel – et l'on a l'usage, en certains endroits, qu'un grand et un sage lise cette haftara ; il y a un appui à cela dans ce qui est enseigné : « Ni le récit du Char, à moins que ce ne soit un sage qui comprend par lui-même » (Michna 'Haguiga 2, 1). Et certains ont aussi l'usage que quiconque la lit à voix basse avec le maftir la dise debout, à cause de son honneur.
séif katan 4
- {ה} כל הבכור - ואם חל בשבת שצריכין לקרות יותר דהא בשבת צריך ז' קרואים מתחילין עשר תעשר:(5) Tout premier-né – et s'il tombe le Chabbat, où il faut lire davantage, puisque le Chabbat il faut sept appelés, on commence à « Tu prélèveras la dîme » (Deutéronome 14, 22).
séif katan 5
- {ו} במוצאי - מפני כשחל עצרת בשבת היה יום זביחת הקרבנות אחר השבת והוא כעין יו"ט [מ"א] ולפי טעם זה באסרו חג שאחר סוכות מותר להתענות אכן מדברי הגר"א משמע דגם שם אין להתענות וכ"מ בב"י:(6) Le lendemain – parce que, quand Atséret tombait le Chabbat, c'était le jour de l'abattage des sacrifices, après le Chabbat, et c'est comme un Yom Tov (Maguen Avraham). Selon cette raison, à Issrou 'Hag après Soukkot, il est permis de jeûner ; toutefois, il ressort des paroles du Gaon de Vilna que là aussi on ne doit pas jeûner, et c'est aussi ce qui ressort du Beit Yossef.
séif katan 6
- {ז} וא"א תחנון - וגם אין מתענים בם:(7) Et l'on ne dit pas les Ta'hanounim – et l'on ne jeûne pas non plus ces jours-là.
séif katan 7
- {ח} מתחלת ר"ח סיון - דמיד בשני בסיון א"ל משה לקדשם לתורה כדכתיב אם שמוע תשמעו בקולי ושמרתם את בריתי וגו' ואח"כ מתחיל ג' ימי הגבלה:(8) Depuis le début de Roch 'Hodech Sivan – car dès le 2 Sivan, Moché leur dit qu'il fallait se sanctifier pour la Torah, comme il est écrit : « Si vous écoutez bien Ma voix et gardez Mon alliance, etc. » (Exode 19, 5), et ensuite commencent les trois jours de délimitation.
séif katan 8
- {ט} בשבועות - היינו בין ששוטחן בעיו"ט או ביו"ט גופא ואפילו אם אותן עשבים אין ראויין למאכל בהמה כיון שחשב עליהן מבעוד יום שרי לטלטלן כמש"כ סימן ש"ח ס"כ ובפרט אם הם עשבים המריחין אכן אם חל שבועות ביום א' אין לשוטחן בשבת כיון שכונתו לצורך יו"ט ואין שבת מכין ליו"ט אלא ישטחם ביו"ט גופא או בע"ש:(9) À Chavouot – c'est-à-dire qu'on les répande la veille de Yom Tov ou à Yom Tov même. Et même si ces herbes ne sont pas propres à la nourriture du bétail, puisqu'on les a destinées à cet usage alors qu'il faisait encore jour, il est permis de les déplacer, comme il est écrit au siman 308, séif 20, en particulier s'il s'agit d'herbes odorantes. Toutefois, si Chavouot tombe un dimanche, on ne doit pas les répandre le Chabbat, puisque son intention est pour les besoins de Yom Tov, et le Chabbat ne prépare pas pour Yom Tov ; mais on les répandra à Yom Tov même ou la veille de Chabbat.
séif katan 9
- {י} זכר לשמחת מתן תורה - שהיו שם עשבים סביב הר סיני כדכתיב הצאן והבקר אל ירעו וגו'. כתבו האחרונים במקום שנוהגין לחלק עשבים המריחים בבהכ"נ לא יחלקו מברוך שאמר עד אחר תפלת י"ח כדי שיוכל לברך עליהן דבינתים אסור להפסיק. נוהגין להעמיד אילנות בבהכ"נ ובבתים זכר שבעצרת נידונו על פירות האילן [מ"א] והגר"א ביטל מנהג זה משום שעכשיו הוא חק העמים להעמיד אילנות בחג שלהם:(10) En souvenir de la joie du don de la Torah – car il y avait là des herbes autour du mont Sinaï, comme il est écrit : « Que le menu et le gros bétail ne paissent pas, etc. » (Exode 34, 3). Les A'haronim ont écrit que là où l'on a l'usage de distribuer des herbes odorantes à la synagogue, on ne les distribuera pas depuis Baroukh cheamar jusqu'après la prière des dix-huit bénédictions, afin qu'on puisse réciter la bénédiction sur elles, car entre-temps il est interdit de s'interrompre. On a l'usage de dresser des arbres à la synagogue et dans les maisons, en souvenir de ce qu'à Atséret on est jugé sur les fruits de l'arbre (Maguen Avraham) ; mais le Gaon de Vilna a aboli cet usage, parce qu'aujourd'hui c'est une coutume des nations de dresser des arbres lors de leur fête.
séif katan 10
- {יא} בכמה מקומות לאכול - ואם מותר להתענות תענית חלום בשבועות עיין לקמן בסימן תר"ד במ"א ובמה שכתבנו שם במ"ב:(11) En plusieurs endroits, manger – quant à savoir s'il est permis de faire un jeûne pour un rêve (taanit 'halom) à Chavouot, voir plus loin au siman 604, dans le Maguen Avraham, et ce que nous avons écrit là-bas dans la Michna Beroura.
séif katan 11
- {יב} מאכלי חלב - עיין מ"א ואני שמעתי עוד בשם גדול אחד שאמר טעם נכון לזה כי בעת שעמדו על הר סיני וקבלו התורה [כי בעשרת הדברות נתגלה להם עי"ז כל חלקי התורה כמו שכתב רב סעדיה גאון שבעשרת הדברות כלולה כל התורה] וירדו מן ההר לביתם לא מצאו מה לאכול תיכף כ"א מאכלי חלב כי לבשר צריך הכנה רבה לשחוט בסכין בדוק כאשר צוה ה' ולנקר חוטי החלב והדם ולהדיח ולמלוח ולבשל בכלים חדשים כי הכלים שהיו להם מקודם שבישלו בהם באותו מעל"ע נאסרו להם ע"כ בחרו להם לפי שעה מאכלי חלב ואנו עושין זכר לזה:(12) Des mets lactés – voir le Maguen Avraham. Et j'ai encore entendu, au nom d'un grand Sage, qu'il a donné une raison juste à cela : lorsqu'ils se tinrent au mont Sinaï et reçurent la Torah (car par les Dix Paroles leur furent ainsi révélées toutes les parties de la Torah, comme l'a écrit Rav Saadia Gaon, que toute la Torah est incluse dans les Dix Paroles), et qu'ils descendirent de la montagne vers leurs demeures, ils ne trouvèrent rien à manger aussitôt, sinon des mets lactés ; car la viande exige une grande préparation : abattre avec un couteau vérifié comme Hachem l'a ordonné, retirer les filaments de graisse interdite ('helev) et le sang, rincer, saler et cuire dans des ustensiles neufs, car les ustensiles qu'ils avaient auparavant, dans lesquels ils avaient cuisiné dans les vingt-quatre heures, leur étaient interdits. C'est pourquoi ils choisirent pour le moment des mets lactés, et nous en faisons un souvenir.
séif katan 12
- {יג} ביום ראשון וכו' - גם נוהגין בקצת מקומות לאכול דבש וחלב מפני התורה שנמשלה לדבש וחלב כמש"כ דבש וחלב תחת לשונך וגו':(13) Le premier jour, etc. – on a aussi l'usage, en certains endroits, de manger du miel et du lait, parce que la Torah est comparée au miel et au lait, comme il est écrit : « Du miel et du lait sont sous ta langue, etc. » (Cantique des Cantiques 4, 11).
séif katan 13
- {יד} כמו השני תבשילין וכו' כן אוכלים וכו' - ר"ל כשם שבפסח עושין זכר לקרבן כן אנו צריכין לעשות בשבועות זכר לשתי הלחם שהיו מביאין וע"כ אוכלים מאכלי חלב ואח"כ מאכל בשר וצריכין להביא עמהם שתי לחמים דאסור לאכול בשר וחלב מלחם אחד ויש בזה זכרון לשתי הלחם:(14) Comme les deux mets, etc., ainsi l'on mange, etc. – c'est-à-dire : de même qu'à Pessa'h on fait un souvenir du sacrifice, ainsi devons-nous faire à Chavouot un souvenir des deux pains qu'on apportait. C'est pourquoi on mange des mets lactés puis un mets carné, et il faut apporter avec eux deux pains, car il est interdit de manger viande et lait avec un même pain ; il y a là un souvenir des deux pains.
séif katan 14
- {טו} ב' לחם וכו' - ולכן נהגו לאפות לחם אחד עם חמאה דאז בודאי יצטרך להביא לחם אחר לאכול עם בשר ויזהר אז להסיק התנור יפה בין לחם ללחם וגם צריך מרדה חדשה דלא כמקצת נשים שמהפכין אותה על צד השני דהא בלוע מעבר אל עבר משמנונית:(15) Deux pains, etc. – c'est pourquoi on a l'usage de cuire un pain au beurre, car alors il faudra certainement apporter un autre pain pour manger avec la viande. On prendra garde alors de bien chauffer le four entre un pain et l'autre, et il faut aussi une pelle neuve ; et non comme certaines femmes qui la retournent sur l'autre face, car elle est imprégnée de graisse de part en part.
séif katan 15
- {טז} על השלחן - ויזהר ליקח מפה אחרת כשרוצה לאכול בשר. וא"צ להפסיק בבהמ"ז אם אינו אוכל גבינה קשה אלא יקנח פיו יפה וידיח כדאיתא ביו"ד סי' פ"ט:(16) Sur la table – et l'on prendra garde de prendre une autre nappe quand on veut manger de la viande. Et il n'est pas nécessaire d'interrompre par le Birkat HaMazone si l'on ne mange pas de fromage dur, mais on s'essuiera bien la bouche et on la rincera, comme on le trouve dans Yoré Déa, siman 89.
séif katan 16
- {יז} זכרון לב' הלחם - וא"כ יהיו של חטין דוגמת שתי הלחם. כתב הפמ"ג יש ליזהר בענין מאכלי בשר וחלב בכל מה שנזהרין בכל השנה המבואר ביו"ד סי' פ"ח ופ"ט ושלא לצאת שכרם בהפסדם. עוד כתב בנוסח ברכת הפטרה על התורה ועל העבודה וכו' את יום חג השבועות הזה אבל אין מזכירין לומר מקרא קודש וכו'. ומזכירין נשמות ואומרים אב הרחמים ביום שני ובכל מקום שקורין כל הבכור מזכירין נשמות שיש בו מתנת יד ונודרים צדקה. כשחל שבועות ביום וי"ו זיי"ן אין אומרים פרקים וכשחל שבועות במו"ש אומרים פרקים במנחה בשבת:(17) Un souvenir des deux pains – dès lors, ils seront de blé, à l'image des deux pains. Le Peri Megadim a écrit qu'il faut prendre garde, au sujet des mets carnés et lactés, à tout ce à quoi l'on prend garde toute l'année, comme il est expliqué dans Yoré Déa, simanim 88 et 89, afin que leur gain ne se transforme pas en perte. Il a encore écrit que, dans la formule de la bénédiction de la haftara, « pour la Torah et pour le service, etc. », on dit « ce jour de la fête de Chavouot », mais on ne mentionne pas « convocation sainte, etc. ». On évoque les âmes (Yizkor) et l'on dit Av hara'hamim le deuxième jour ; et partout où l'on lit « Tout premier-né », on évoque les âmes, car il y est question du « don de la main » (Deutéronome 16, 17), et l'on fait des vœux de charité. Quand Chavouot tombe le vendredi et le Chabbat, on ne dit pas les Pirké (Avot) ; et quand Chavouot tombe à la sortie de Chabbat, on dit les Pirké à Min'ha du Chabbat.
séif katan 17