Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 487 →- (א) את יום טוב וכו' - ומנהגנו לומר את יום חג המצות הזה זמן חירותינו מקרא קודש וכו' ואין אומרים באהבה מקרא קודש שהרי כבר אמרו ותתן לנו ה' אלהינו באהבה מועדים לשמחה אכן כשחל בשבת יש אומרים שאומרים שני פעמים באהבה [אחרונים]:(1) « Èt yom tov », etc. – et notre usage est de dire : « èt yom 'hag hamatsot hazé, zeman 'hérouténou, mikra kodèch », etc., et on ne dit pas « beahava mikra kodèch » (avec amour, convocation sainte), puisqu'on a déjà dit : « Vatitèn lanou Hachem Elokénou beahava moadim lesim'ha » (Tu nous as donné, Hachem notre D.ieu, avec amour, des fêtes pour la joie). Toutefois, lorsque la fête tombe un Chabbat, certains disent qu'on dit deux fois « beahava » [les A'haronim].
séif katan 1
- (ב) מקדש ישראל והזמנים - ואם אמר מקדש ישראל לבד לא יצא וכן בשבת אם לא אמר מקדש השבת ואמר מקדש ישראל ג"כ לא יצא אף שהזכיר באמצע התפלה של שבת כיון שלא חתם בשל שבת וכל זה בין בקידושא בין בצלותא:(2) « Qui sanctifie Israël et les temps » – et s'il a dit seulement « qui sanctifie Israël », il n'est pas acquitté. De même, le Chabbat, s'il n'a pas dit « qui sanctifie le Chabbat » mais a dit « qui sanctifie Israël », il n'est pas non plus acquitté, bien qu'il ait mentionné le Chabbat au milieu de la prière, puisqu'il n'a pas conclu la bénédiction par la mention du Chabbat. Et tout cela, aussi bien dans le kiddouch que dans la prière.
séif katan 2
- (ג) וחזר בו - היינו שחזר ואמר מקדש ישראל והזמנים:(3) Et s'est rétracté – c'est-à-dire qu'il s'est repris et a dit « qui sanctifie Israël et les temps ».
séif katan 3
- (ד) תוך כדי דיבור - היינו שלא שהה משגמר מקדש השבת רק כדי ג' תיבות ואם שהה יותר משיעור זה לא מהני חזרתו וצריך לחזור לראש הברכה כיון שהחתימה היתה שלא כהוגן אף שהזכיר של יו"ט באמצע:(4) Dans le laps de temps d'une parole – c'est-à-dire qu'il n'a attendu, depuis qu'il a fini « qui sanctifie le Chabbat », que le temps de dire trois mots. Et s'il a attendu plus que cette mesure, sa rétractation n'est d'aucune utilité et il doit revenir au début de la bénédiction, puisque la conclusion n'était pas convenable, bien qu'il ait mentionné le Yom Tov au milieu.
séif katan 4
- (ה) אחרי שהוא יודע - ר"ל בעת שאמר ברוך אתה ה' היתה כהוגן ע"ד לסיים בשל יום טוב אלא שאח"כ נכשל בלשונו ומשמע מלשון זה דאם טעה בעת שאמר ברוך אתה ה' שהיה סבור שהוא שבת אפילו אם חזר בתוך כ"ד לאחר שסיים מקדש השבת וסיים כדין לא יצא אבל רוב הפוסקים ס"ל אע"פ שלא ידע שהוא יו"ט יצא כיון שנזכר בתוך כדי דבור וחתם כדין כן פסקו הרבה אחרונים ועיין בביאור הגר"א שגם הוא מכריע כן להלכה:(5) Du moment qu'il sait – c'est-à-dire qu'au moment où il a dit « Baroukh ata Hachem », c'était convenablement, avec l'intention de conclure par la formule du Yom Tov, mais qu'ensuite il a trébuché avec sa langue. Et il ressort de cette formulation que s'il s'est trompé au moment où il a dit « Baroukh ata Hachem », croyant que c'était Chabbat, même s'il s'est repris dans le laps de temps d'une parole après avoir terminé « qui sanctifie le Chabbat » et a conclu selon la loi, il n'est pas acquitté. Mais la plupart des décisionnaires considèrent que même s'il ne savait pas que c'était Yom Tov, il est acquitté puisqu'il s'en est souvenu dans le laps de temps d'une parole et a conclu selon la loi ; c'est ainsi qu'ont tranché beaucoup d'A'haronim. Et voir le Biour du Gaon de Vilna, qui lui aussi tranche ainsi pour la halakha.
séif katan 5
- (ו) המנוח - ומנהגנו לומר את יום השבת הזה ונהרא נהרא ופשטיה [חק יעקב]:(6) « Hamanoa'h » (du repos) – et notre usage est de dire « èt yom haChabbat hazé » (ce jour du Chabbat) ; et chaque région (litt. « chaque fleuve ») suit son usage [le 'Hok Yaakov].
séif katan 6
- (ז) מקדש השבת וכו' - ובדיעבד אם לא הזכיר רק שבת או ישראל והזמנים לבד יש דעות בין האחרונים אם צריך לחזור או לא ועיין בבה"ל שהכרענו דאם לא הזכיר רק שבת לבד בודאי אין לחזור הברכה משום זה:(7) « Qui sanctifie le Chabbat », etc. – et bediavad (a posteriori), s'il n'a mentionné que le Chabbat, ou seulement « Israël et les temps », il y a des avis divergents parmi les A'haronim pour savoir s'il doit recommencer ou non. Et voir le Biour Halakha, où nous avons tranché que s'il n'a mentionné que le Chabbat seul, il ne faut certainement pas recommencer la bénédiction à cause de cela.
séif katan 7
- (ח) וישראל והזמנים - וי"א שצריך לומר ישראל בלא וי"ו וכן הסכים המהרש"ל בפ"ב דביצה אבל מנהגנו כהשו"ע:(8) « Israël et les temps » (litt. « et Israël ») – et certains disent qu'il faut dire « Israël » sans le vav (« et ») ; c'est aussi ce qu'a conclu le Maharchal, au deuxième chapitre de Beitsa. Mais notre usage est conforme au Choulhan Aroukh.
séif katan 8
- (ט) וא"א ברכת וכו' - דלא נתקנה אלא מפני המזיקין [וכדלעיל בסימן רס"ח סק"כ במ"ב] ובפסח הוא ליל שמורים ואומרים ויכולו בקול רם וקדיש שלם אחריו [פמ"ג]:(9) Et on ne dit pas la bénédiction, etc. – car elle n'a été instituée qu'à cause des esprits nuisibles (mazikin) [comme plus haut, siman 268, séif katan 20, dans la Michna Beroura], et à Pessa'h c'est une « nuit de protection » (leil chimourim). Et on dit « Vaykhoulou » à voix haute, et le Kaddich complet après [le Peri Megadim].
séif katan 9
- (י) אין ש"ץ מקדש וכו' - דענין הקידוש הוא כדי להוציא מי שאין לו יין ובפסח אין עני בישראל שאין לו יין והסכימו האחרונים דאפילו כשאין יין בעיר כ"א בביהכ"נ אפ"ה אין לקדש:(10) L'officiant ne fait pas le kiddouch, etc. – car le but du kiddouch à la synagogue est d'acquitter celui qui n'a pas de vin, et à Pessa'h il n'y a pas de pauvre en Israël qui n'ait pas de vin. Et les A'haronim se sont accordés pour dire que même lorsqu'il n'y a de vin dans la ville qu'à la synagogue, on ne fait néanmoins pas le kiddouch.
séif katan 10
- (יא) ואמר יעלה ויבוא - דהרי מזכיר ענינו של יום ביעלה ויבוא ומיירי שחתם כל הברכה כדין דאם לא חתם אפילו אמר גם אתה בחרתנו לא יצא ואם נזכר אחר שהתחיל רצה חוזר לאתה בחרתנו ואם עקר רגליו חוזר לראש התפלה ועיין לעיל סימן קכ"ב ס"ה ואם לא אמר אתה בחרתנו וגם לא יעלה ויבוא רק והשיאנו אע"פ שאמר מועדי קדשיך אם לא הזכיר חג פלוני בפרט לא יצא [דה"ח אבל בפמ"ג מסתפק בזה]:(11) Et qu'il a dit « Yaalé veyavo » – car il mentionne le thème du jour dans « Yaalé veyavo ». Et il s'agit du cas où il a conclu toute la bénédiction selon la loi ; car s'il n'a pas conclu ainsi, même s'il a dit aussi « Ata ve'hartanou », il n'est pas acquitté. Et s'il s'en est souvenu après avoir commencé « Retsé », il revient à « Ata ve'hartanou » ; et s'il a déplacé ses pieds (achevé la prière), il revient au début de la prière ; et voir plus haut, siman 122, séif 5. Et s'il n'a dit ni « Ata ve'hartanou » ni « Yaalé veyavo », mais seulement « Vehassiénou », bien qu'il ait dit « moadé kodchékha » (Tes fêtes saintes), s'il n'a pas mentionné telle fête précisément, il n'est pas acquitté [Derekh Ha'Haïm ; mais le Peri Megadim est dans le doute à ce sujet].
séif katan 11
- (יב) יצא - ואפילו אם נזכר קודם שחתם הברכה א"צ לחזור לאתה בחרתנו:(12) Il est acquitté – et même s'il s'en est souvenu avant de conclure la bénédiction, il n'a pas besoin de revenir à « Ata ve'hartanou ».
séif katan 12
- (יג) ואפילו היה שבת - ר"ל דכיון שלא אמר אתה בחרתנו ותתן לנו ממילא לא הזכיר גם של שבת מ"מ כיון שחזר והזכירו ביעלה ויבוא שאמר ביום השבת הזה וביום חג פלוני הזה יצא דהא עכ"פ הזכיר של שבת בתוך הברכה ומשמע מלשון זה דאם גם ביעלה ויבוא לא הזכיר של שבת לא יצא ויש לעיין דהא מזכיר שבת בוהשיאנו שאומר והנחילנו וכו' שבת ומועדי קדשך ואולי משום דהוא מזכירו רק סמוך לחתימה לבד ואנן בעינן שיהא פותח נמי בשל שבת כדאיתא בגמרא וצ"ע:(13) Et même si c'était Chabbat – c'est-à-dire que, puisqu'il n'a pas dit « Ata ve'hartanou » et « Vatitèn lanou », de ce fait il n'a pas non plus mentionné le Chabbat ; néanmoins, puisqu'il s'est repris et l'a mentionné dans « Yaalé veyavo », en disant « beyom haChabbat hazé ouveyom 'hag untel hazé », il est acquitté, car en tout cas il a mentionné le Chabbat au sein de la bénédiction. Et il ressort de cette formulation que si, même dans « Yaalé veyavo », il n'a pas mentionné le Chabbat, il n'est pas acquitté. Mais il y a lieu de s'interroger, car il mentionne le Chabbat dans « Vehassiénou », lorsqu'il dit « Vehan'hilénou », etc., « Chabbat oumoadé kodchékha ». Peut-être est-ce parce qu'il ne le mentionne qu'à proximité de la conclusion seulement, alors que nous exigeons qu'il ouvre aussi la bénédiction par la mention du Chabbat, comme il est rapporté dans la Guemara ; et cela reste à étudier.
séif katan 13
- (יד) צריך לחזור ולהזכירו - כמו שמזכיר שניהם באתה בחרתנו:(14) Il faut le mentionner à nouveau – de même qu'il mentionne les deux dans « Ata ve'hartanou ».
séif katan 14
- (טו) א"צ לחזור - דיש בזה פלוגתא דרבוותא אם צריך להזכירו ולכן בדיעבד אין צריך לחזור וגם בלא"ה הרי הזכיר פעם אחת באתה בחרתנו ואיננו לעיכובא בדיעבד לכו"ע. ודע דהרבה אחרונים הסכימו שאפילו לכתחלה אין להזכיר של שבת ביעלה ויבוא וכן המנהג ועיין בלבוש שכתב טעם נכון לזה שעיקר יעלה ויבוא נתיסד על הזכירה ועל הפקידה ואין שייך זכרון אלא ביו"ט ובר"ח דכתיב וביום שמחתכם ובמועדיכם ובר"ח וגו' ונזכרתם ולא נזכר שם שבת כלל:(15) Il n'a pas besoin de recommencer – car il y a à ce sujet une divergence entre les grands décisionnaires pour savoir s'il faut le mentionner (dans « Yaalé veyavo »), c'est pourquoi bediavad il n'a pas besoin de recommencer. Et de toute façon, il l'a mentionné une fois dans « Ata ve'hartanou », et cette mention-ci n'est pas indispensable bediavad selon tous les avis. Et sache que beaucoup d'A'haronim se sont accordés pour dire que même lekhat'hila on ne mentionne pas le Chabbat dans « Yaalé veyavo », et tel est l'usage. Et voir le Levouch, qui a écrit une raison juste à cela : l'essentiel de « Yaalé veyavo » est fondé sur le souvenir (zekhira) et la considération divine (pekida), et le souvenir ne s'applique qu'au Yom Tov et à Roch 'Hodech, comme il est écrit : « Et au jour de votre joie, et dans vos fêtes, et à vos néoménies, etc. », « et vous serez rappelés » (Nombres 10, 9-10), et le Chabbat n'y est pas du tout mentionné.
séif katan 15
- (טז) אין אנו נוהגים - היינו במדינות אלו ומנהג ספרדים לומר:(16) Nous n'avons pas l'usage – c'est-à-dire dans ces pays-ci ; et l'usage des Séfarades est de le dire.
séif katan 16