Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 483 →- (א) מי שאין לו יין - היינו שאין לו כלל אבל אם יש לו יין אפילו רק על כוס אחד [וה"ה שאר משקין אם הוא חמר מדינה לפי מה שמסיק הרמ"א בהג"ה] יקדש עליו ולא יקדש על הפת אף אם דרכו בשארי שבתות ויו"ט לקדש על הפת מ"מ בלילה זה כשתקנו חכמים ד' כוסות תקנו לקדש על היין ולא על הפת. ואם יש לו שני כוסות יקדש על הראשון ואח"כ יאמר ההגדה בלא כוס ובהמ"ז יברך על כוס השני ויצא בזה גם דעת הי"א בסימן קפ"ב דס"ל דבהמ"ז טעונה כוס ואם יש לו ג' כוסות מקדש על אחד ואומר הגדה על אחד ובהמ"ז על אחד וחצי הלל שאחר בהמ"ז יאמר בלא כוס:(1) Celui qui n'a pas de vin – c'est-à-dire qu'il n'en a pas du tout ; mais s'il a du vin, même pour une seule coupe [et il en est de même des autres boissons, si c'est la boisson du pays ('hamar medina), selon ce que conclut le Rema dans sa glose], il fera le kiddouch sur lui et ne fera pas le kiddouch sur le pain. Même si son habitude, les autres Chabbatot et Yamim Tovim, est de faire le kiddouch sur le pain, néanmoins cette nuit-ci, puisque les Sages ont institué quatre coupes, ils ont institué de faire le kiddouch sur le vin et non sur le pain. Et s'il a deux coupes, il fera le kiddouch sur la première, puis il dira la Haggada sans coupe, et il récitera le Birkat HaMazon (bénédiction après le repas) sur la deuxième coupe ; il satisfait ainsi aussi l'avis de « certains disent » du siman 182, qui considèrent que le Birkat HaMazon requiert une coupe. Et s'il a trois coupes, il fait le kiddouch sur l'une, dit la Haggada sur une autre et le Birkat HaMazon sur une autre, et la moitié du Hallel qui suit le Birkat HaMazon, il la dira sans coupe.
séif katan 1
- (ב) ובוצע - עיין בבה"ל:(2) Et il rompt – voir le Biour Halakha.
séif katan 2
- (ג) ומניח ידיו עליו - שכיון שמקדש עליו מצוה לאוחזו בידו כשם שאוחז בכוס שמקדש עליו:(3) Et il pose ses mains dessus – car puisqu'il fait le kiddouch sur lui (le pain), c'est une mitsva de le tenir dans sa main, de même qu'il tient la coupe sur laquelle il fait le kiddouch.
séif katan 3
- (ד) ואח"כ אוכל שאר ירקות - זהו הכרפס. וטובל במי מלח או בחומץ וקודם מצה כנהוג שאר שנים א"א לאכול דהא אסור לטעום קודם קידוש. ולענין ברכה עליהם תלוי הדבר באם הוא דבר שממשיך תאות המאכל אין מברך עליהם דהוא בא בכלל הסעודה ואם לאו מברך עליהם בורא פרי האדמה:(4) Et ensuite il mange les autres légumes – c'est le karpas. Et il le trempe dans de l'eau salée ou dans du vinaigre. Mais le manger avant la matsa, comme l'usage des autres années, est impossible, car il est interdit de goûter quoi que ce soit avant le kiddouch. Et quant à la bénédiction sur eux (les légumes), la chose dépend de ceci : si c'est une chose qui ouvre l'appétit, il ne récite pas de bénédiction sur eux, car ils entrent dans le cadre du repas (et sont acquittés par la bénédiction sur le pain) ; sinon, il récite sur eux « Créateur du fruit de la terre » (boré peri haadama).
séif katan 4
- (ה) ואומר מה נשתנה וכו' - וה"ה דאומר הא לחמא עניא וכו'. עד גאל ישראל. עיין במ"א שכתב דיהללוך לא יאמר בחתימה שנתקנה על הכוס דוקא והעתיק הח"י את דבריו אבל בפר"ח מסיק דנראה יותר שיאמרנה וכמו שכתב הד"מ דאין הכוס מעכב לזה דהא בבהכ"נ אומרים הלל בלא כוס וכן הסכימו כמה אחרונים:(5) Et il dit « Ma nichtana », etc. – et il en est de même qu'il dit « Ha la'hma anya », etc., jusqu'à « Gaal Israël » (qui a délivré Israël). Voir le Maguen Avraham, qui a écrit qu'il ne dira pas la formule « Yehaleloukha » en conclusion du Hallel, car elle a été instituée pour être dite sur la coupe spécifiquement ; et le 'Hok Yaakov a recopié ses propos. Mais le Peri 'Hadach conclut qu'il paraît plus juste qu'il la dise, comme l'a écrit le Darkhé Moché, que la coupe n'est pas indispensable pour cela, puisqu'à la synagogue on dit le Hallel sans coupe ; et plusieurs A'haronim se sont accordés sur cela.
séif katan 5
- (ו) ומברך על המרור - וטובלו בחרוסת שלענין נטילה שנית כשרוצה לגמור סעודתו מסיק במאמר מרדכי דצריך ליטול ידיו מדינא דהא הפסיק בהגדה והלילא [ודומיא דפסקינן לעיל דצריך ליטול ידיו לאכילה אע"ג דנטל מתחלה כדין לדבר שטיבולו במשקה משום דהפסיק באמירת הגדה וה"נ דכוותיה] אכן אם כוון בנטילה ראשונה לגמור סעודתו ולשמור ידיו שלא לטנפם מסיק שם דא"צ ליטול שנית:(6) Et il récite la bénédiction sur le maror – et il le trempe dans le 'harosset. Quant à une deuxième ablution des mains, lorsqu'il veut terminer son repas, le Maamar Mordekhaï conclut qu'il faut se laver les mains selon la stricte loi, puisqu'il s'est interrompu par la Haggada et le Hallel [à l'image de ce que nous avons décidé plus haut, qu'il faut se laver les mains pour manger le pain, bien qu'il se soit lavé au début comme il se doit pour un aliment trempé dans un liquide, parce qu'il s'est interrompu par la récitation de la Haggada ; et ici aussi il en est de même]. Toutefois, s'il a eu l'intention, lors de la première ablution, de terminer son repas avec elle et de surveiller ses mains pour ne pas les salir, il conclut là-bas qu'il n'a pas besoin de se laver une seconde fois.
séif katan 6
- (ז) בלא ברכה - ר"ל שא"צ לברך שנית על המצה אע"ג דהפסיק הרבה באמירת הגדה אחר הברכה ראשונה שבירך על המצה ואח"כ גומר הסעודה וכל הסדר בלא כוס יין:(7) Sans bénédiction – c'est-à-dire qu'il n'a pas besoin de réciter une seconde fois la bénédiction sur la matsa, bien qu'il se soit beaucoup interrompu par la récitation de la Haggada après la première bénédiction qu'il a récitée sur la matsa ; et ensuite il termine le repas et tout le Seder sans coupe de vin.
séif katan 7
- (ח) ובמקומות שנוהגים לשתות וכו' - עיין לעיל בסימן תס"ז ס"ח בהג"ה:(8) Et dans les endroits où l'on a l'usage de boire, etc. – voir plus haut, siman 467, séif 8, dans la glose du Rema.
séif katan 8
- (ט) כמו שנתבאר לעיל וכו' - ר"ל כמו שהסכים שם כהג"ה דבלילה אין לקדש על שאר משקין:(9) Comme il a été expliqué plus haut, etc. – c'est-à-dire comme il a conclu là-bas, en accord avec la glose du Rema, que la nuit on ne fait pas le kiddouch sur les autres boissons.
séif katan 9
- (י) יש לסמוך וכו' - כדי שיוכל לעשות הסדר כסדרו ולקיים ד' כוסות:(10) On peut s'appuyer, etc. – afin qu'il puisse faire le Seder dans son ordre et accomplir la mitsva des quatre coupes.
séif katan 10
- (יא) אם הוא חמר מדינה - ואפילו במקום שכל השנה אין רוב שתיית העם במי דבש ורק בפסח ג"כ יש להקל [מ"א וא"ר וש"א דלא כח"י]. ואפשר עוד דאם שתיית רוב ההמון לאקרי"ץ או עפי"ל טראנ"ק מותר ליקח אותו לארבעה כוסות אם אין לו יין:(11) Si c'est la boisson du pays – et même dans un endroit où, toute l'année, la majorité de la population ne boit pas d'hydromel (mei devach), et seulement à Pessa'h on en boit, on peut aussi être indulgent [le Maguen Avraham, l'Eliya Rabba et d'autres A'haronim, contrairement au 'Hok Yaakov]. Et il est encore possible que, si la boisson de la majorité du peuple est le kvass (« lakritz ») ou le cidre (« eppel trank », boisson de pommes), il soit permis de le prendre pour les quatre coupes s'il n'a pas de vin.
séif katan 11