Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 479 →- (א) מוזגין לו כוס שלישי - וצריך הדחה ושטיפה אם אינו נקי ואף מי שאינו נזהר בכל השנה לראות אם הוא נקי מ"מ בזה הלילה יזהר משום הידור מצוה:(1) On lui verse la troisième coupe – et il faut la rincer et la laver si elle n'est pas propre ; et même celui qui, le reste de l'année, ne fait pas attention à vérifier si elle est propre, néanmoins, cette nuit-là, il y fera attention, pour embellir la mitsva (hiddour mitsva).
séif katan 1
- (ב) ומברך עליו בהמ"ז - אפילו אם מברך ביחידי ואפילו למ"ד בעלמא דבהמ"ז אינה טעונה כוס מ"מ הואיל שתקנו חכמים לשתות ארבעה כוסות בלילה זו יש לעשות מצוה בכל כוס וכוס להכי סומכין כוס שלישי לבהמ"ז [גמרא]:(2) Et on récite sur elle le Birkat HaMazone – même s'il bénit seul, et même selon celui qui dit qu'en général le Birkat HaMazone ne requiert pas de coupe ; néanmoins, puisque les Sages ont institué de boire quatre coupes cette nuit, il faut accomplir une mitsva avec chacune des coupes ; c'est pourquoi on associe la troisième coupe au Birkat HaMazone [Guemara].
séif katan 2
- (ג) ושותהו בהסיבה - ואם שתה בלא הסיבה אם יחזור וישתה עיין לעיל בסימן תע"ב ס"ז ובהגה"ה:(3) Et on la boit accoudé – et s'il l'a bue sans s'accouder, quant à savoir s'il doit recommencer et boire à nouveau, voir plus haut au siman 472, séif 7, et dans la glose du Rema.
séif katan 3
- (ד) ולא יברך אחריו - אפילו שתה כל הרביעית דסומך על ברכה אחרונה שמברך על כוס רביעי:(4) Et on ne récitera pas de bénédiction après elle – même s'il a bu toute la revi'it, car il s'appuie sur la bénédiction finale qu'il récite sur la quatrième coupe.
séif katan 4
- (ה) ולא ישתה יין - שמא ישתכר ויישן ולא יגמור את ההלל ויש שכתבו הטעם מפני שהוא נראה כמוסיף על הכוסות וכתבו האחרונים דלאו דוקא יין ה"ה שאר משקין המשכרין מיהו אם אינו משכר מותר והוא שלא היה חמר מדינה דאם היה חמר מדינה יש להחמיר ולחוש לטעם השני דנראה כמוסיף על הכוסות:(5) Et on ne boira pas de vin – de peur qu'il ne s'enivre, ne s'endorme et ne termine pas le Hallel. Et certains ont écrit que la raison est qu'il paraîtrait ainsi ajouter aux coupes. Et les A'haronim ont écrit que ce n'est pas spécifiquement le vin : il en est de même des autres boissons enivrantes ; toutefois, si la boisson n'est pas enivrante, c'est permis, à condition que ce ne soit pas une boisson nationale ('hamar medina) ; car si c'est une boisson nationale, il faut être rigoureux et tenir compte de la seconde raison, qu'il paraîtrait ajouter aux coupes.
séif katan 5
- (ו) מיהו מכוס שלישי וכו' - דלטעמא קמא משום שכרות בודאי לא שייך שהרי אינו שותה יותר מארבעה כוסות. ולטעמא דנראה כמוסיף נמי ליכא שהרי אינו אלא כוס אחת. ומ"מ אם לאחר ששתה רוב רביעית לא היה בדעתו לשתות יותר ואח"כ נמלך לשתות עוד דעת מ"א וח"י כיון שצריך לברך עליו מחדש מחזי כמוסיף על הכוסות ועיין לעיל בסי' תע"ב בבה"ל מה שכתבנו בזה:(6) Toutefois, de la troisième coupe, etc. – car selon la première raison, à cause de l'ivresse, cela ne s'applique certainement pas, puisqu'il ne boit pas plus de quatre coupes ; et selon la raison qu'il paraîtrait ajouter aux coupes, il n'y a pas non plus de problème, puisque ce n'est qu'une seule coupe. Néanmoins, si, après avoir bu la majeure partie d'une revi'it, il n'avait pas l'intention de boire davantage, et qu'ensuite il s'est ravisé pour boire encore, l'avis du Maguen Avraham et du 'Hok Yaakov est que, puisqu'il doit réciter la bénédiction dessus à nouveau, cela paraît comme ajouter aux coupes. Et voir plus haut au siman 472, dans le Biour Halakha, ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 6
- (ז) כמה פעמים - ומ"מ אם הכוס גדול הרבה יותר מדאי לא ישתנו כולו שלא ישתכר [אחרונים]:(7) Plusieurs fois – néanmoins, si la coupe est beaucoup trop grande, il ne la boira pas entièrement, afin de ne pas s'enivrer [A'haronim].
séif katan 7
- (ח) דהפסיק בינתים - ר"ל לאחר ששתה רוב רביעית בתחלה הפסיק הרבה יותר מכדי אכילת פרס:(8) Bien qu'on se soit interrompu entre-temps – c'est-à-dire : après avoir bu au début la majeure partie d'une revi'it, il s'est interrompu bien plus longtemps que la durée de manger un peras (demi-pain).
séif katan 8
- (ט) אחר זימון - הסכימו האחרונים דהאי זימון אינו לענין בהמ"ז דבשביל זה אינו מחוייב להדר יותר מבשאר ימות השנה והכא לענין הלל מיירי שמצוה להדר לומר הלל בשלשה כדי שיהא אחד אומר לשנים הודו והם יענו פסוק שאחר זה ואותו שיקראוהו לזימון זה לא יאכל ולא ישתה ולא יסייע לברך ברכת הזימון אלא ישמע הודו ויענה עמהם ויחזור לביתו וגם בזה הסכימו דאף שמצוה מן המובחר לומר הלל בשלשה גברים גדולים ועל כן אם יש בביתו על שולחן אחד גברא בר חיובא בודאי מהנכון לצרף אותו לאמירת הודו מ"מ אין קפידא כ"כ שיכול לצאת בזה באשתו ובניו (ואם בניו הם קטנים עיין לקמיה) דהיינו שהוא יאמר והם יענו [וה"ה שאשתו יכולה לומר הודו שהרי גם נשים מחויבות בהלל זה כמו שהם מחויבות בד' כוסות וכתב הח"י דלפי מה שנוהגין לומר הודו בניגון נעימת קול יש לחוש למאי דאמרינן בגמרא זמרן נשי ועניין גברי כאש בנעורת] ואם רוצה לחזור אחר זימון לבהמ"ז ורוצה לילך לשכנו לברך שם לא יאכל האפיקומן בביתו דהא ע"כ יהא צריך לאכול שם דבר מה כדי להצטרף לבהמ"ז ואסור לאכול אחר האפיקומן שום דבר וגם האפיקומן גופא אסור לחלק ולאכול בשני מקומות וכדלעיל בסימן תע"ח אלא יאכל האפיקומן במקום שמזמן ומברך שם וגם ישתה שם הכוס וישאר שם עד גמר הסדר ואם רוצה יחזור לביתו אחר בהמ"ז ויגמור ההלל וישתה כוס רביעי אבל מ"מ לא נהגו עכשיו כן לילך לאכול האפיקומן בבית אחר וכ"כ טוב יותר לברך בביתו יחידי מלילך באמצע סעודתו לבית אחר ולחפש אחר זימון. אכן אם רוצה להדר ולקיים הכל מן המובחר ואין לו בביתו זימון שלם של ג' אנשים יראה להזמין לכתחלה לסעודה איזה אורח כדי שיהא לו זימון שלם לבהמ"ז וגם לאמירת הודו:(9) De rechercher un zimoun – les A'haronim se sont accordés à dire que ce zimoun ne concerne pas le Birkat HaMazone, car pour cela on n'est pas tenu de rechercher davantage que les autres jours de l'année ; ici, il s'agit du Hallel : c'est une mitsva de rechercher à dire le Hallel à trois, afin que l'un dise aux deux autres « Hodou », et qu'eux répondent le verset qui suit. Et celui qu'on appelle pour ce zimoun ne mangera pas, ne boira pas et ne participera pas à la bénédiction du zimoun, mais il entendra « Hodou », répondra avec eux et rentrera chez lui. Et sur ce point aussi, ils se sont accordés à dire que, bien que la mitsva de la meilleure manière (min hamouv'har) soit de dire le Hallel à trois hommes adultes — et c'est pourquoi, s'il y a chez lui à la même table un homme astreint aux mitsvot, il est certainement bon de le joindre à la récitation de « Hodou » — néanmoins, on n'est pas si strict, de sorte qu'il peut s'acquitter de cela avec sa femme et ses enfants (et si ses enfants sont petits, voir juste après), c'est-à-dire que lui dira « Hodou » et eux répondront. [Et il en est de même que sa femme peut dire « Hodou », puisque les femmes aussi sont obligées dans ce Hallel, de même qu'elles sont obligées dans les quatre coupes. Et le 'Hok Yaakov a écrit que, selon l'usage de dire « Hodou » sur une mélodie d'une voix agréable, il y a lieu de tenir compte de ce qui est dit dans la Guemara : « Les femmes chantent et les hommes répondent : c'est comme un feu dans de l'étoupe. »] Et s'il veut rechercher un zimoun pour le Birkat HaMazone et veut aller chez son voisin pour y bénir, il ne mangera pas l'afikomane chez lui, car il devra forcément manger là-bas quelque chose afin de se joindre au Birkat HaMazone, et il est interdit de manger quoi que ce soit après l'afikomane ; et de plus, il est interdit de partager l'afikomane lui-même et de le manger en deux endroits, comme nous l'avons vu plus haut au siman 478. Il mangera plutôt l'afikomane à l'endroit où il fait le zimoun et y bénira ; il y boira aussi la coupe et y restera jusqu'à la fin du Séder ; et s'il le veut, il rentrera chez lui après le Birkat HaMazone, terminera le Hallel et boira la quatrième coupe. Mais néanmoins, on n'a pas l'usage aujourd'hui d'aller manger l'afikomane dans une autre maison ; et de même, il est préférable de bénir seul chez soi que d'aller, au milieu de son repas, dans une autre maison pour rechercher un zimoun. Cependant, s'il veut embellir la mitsva et tout accomplir de la meilleure manière, et qu'il n'a pas chez lui de zimoun complet de trois hommes, il veillera à inviter lekhat'hila quelque hôte au repas, afin d'avoir un zimoun complet pour le Birkat HaMazone et aussi pour la récitation de « Hodou ».
séif katan 9
- (י) אומר הודו ואנא וכו' - הוא רק מצוה לכתחלה ואינו לעיכובא [פר"ח]:(10) Dit « Hodou » et « Ana », etc. – ce n'est qu'une mitsva lekhat'hila, et ce n'est pas indispensable [Peri 'Hadach].
séif katan 10
- (יא) והאחרים עונין אחריו - ואם אין שם כ"א שנים שניהם יאמרו הודו [אחרונים]:(11) Et les autres répondent après lui – et s'il n'y en a que deux, tous deux diront « Hodou » [A'haronim].
séif katan 11
- (יב) ליתן לקטן רשות - שהוא יאמר כדי שלא יישנו וגם כדי לחנכם במצות. וזהו דוקא באמירת אנא מפני שהם עונין אחריו אותו פסוק גופא אבל לא בהודו:(12) Donner l'autorisation à un enfant – pour qu'il dise (et non le plus important), afin qu'ils (les enfants) ne s'endorment pas, et aussi afin de les éduquer aux mitsvot. Et cela vaut seulement pour la récitation de « Ana », parce qu'ils répondent après lui ce verset même ; mais pas pour « Hodou ».
séif katan 12
- (יג) שבעל הבית מברך - אף אם יש לו אורח ומ"מ אין קפידא בזה אם בירך אחר [ח"י]:(13) Que le maître de maison récite le Birkat HaMazone – même s'il a un hôte ; néanmoins, on n'est pas strict à ce sujet si un autre a béni ['Hok Yaakov].
séif katan 13