Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 475 →- (א) יטול ידיו וכו' - ר"ל אע"ג שנטל להירקות כמ"ש בסימן תע"ג ס"ו מ"מ כיון דאמר בינתים הגדה והלל חיישינן שמא הסיח דעתו ונגע במקום מטונף שהידים עסקניות הן:(1) Il se lave les mains, etc. – c'est-à-dire : bien qu'il se soit lavé les mains pour les légumes, comme il est écrit au siman 473, séif 6, néanmoins, puisqu'il a dit entre-temps la Haggada et le Hallel, nous craignons qu'il ait détourné son attention et touché un endroit sale, car les mains sont actives (elles touchent tout).
séif katan 1
- (ב) ויאחזם בידו - כל שלשתן העליונה והתחתונה בשביל לחם משנה והפרוסה ע"ש לחם עוני ויברך ברכת המוציא ויניח השלישית להשמט מידו ויברך על הפרוסה עם תפיסת העליונה על אכילת מצה ויברך שתי הברכות טרם ישברם וכמו שמסיים המחבר ואח"כ וכו':(2) Et les tient dans sa main – toutes les trois : celle du dessus et celle du dessous pour le lé'hem michné (les deux pains), et la rompue en tant que « pain de pauvreté ». Il récite la bénédiction hamotsi, puis laisse la troisième (celle du dessous) glisser de sa main, et récite sur la rompue, en tenant aussi celle du dessus, al akhilat matsa. Et il récite les deux bénédictions avant de les rompre, comme l'auteur le conclut : « et ensuite, etc. ».
séif katan 2
- (ג) משתיהן ביחד - דהא לכתחלה צריך לאכול משניהם בבת אחת וכדלקמיה וע"כ נכון שיהיה הבציעה ג"כ בבת אחת ולא בזה אחר זה כדי שלא יהיה הפסק בין בציעה ראשונה לאכילה:(3) Des deux ensemble – car lekhat'hila il faut manger des deux à la fois, comme il est dit un peu plus loin ; c'est pourquoi il convient que la rupture (du pain) se fasse elle aussi à la fois, et non l'une après l'autre, afin qu'il n'y ait pas d'interruption entre la première rupture et la consommation.
séif katan 3
- (ד) ואין המנהג לטבלם וכו' - ר"ל אף שבכל ימות הפסח מטבילין במלח אע"פ שהיא נקיה ואינה צריכה טיבול מן הדין וכדמבואר לעיל סימן קס"ז ס"ה מ"מ בלילות ראשונות של פסח אין נוהגין כן דטפי הוא נראה לחם עוני כשאינו טבול במלח:(4) Et l'usage n'est pas de les tremper, etc. – c'est-à-dire : bien que, tous les jours de Pessa'h, on trempe la matsa dans le sel, bien qu'elle soit pure et n'ait pas besoin, selon la loi, d'être trempée, comme il est expliqué plus haut, siman 167, séif 5, néanmoins, les premiers soirs de Pessa'h, on n'a pas cet usage, car elle a davantage l'apparence d'un « pain de pauvreté » quand elle n'est pas trempée dans le sel.
séif katan 4
- (ה) בלילה ראשונה - ר"ל בלילות ראשונות:(5) Le premier soir – c'est-à-dire : les premiers soirs (les deux soirs du Séder).
séif katan 5
- (ו) ויאכלם וכו' - לפי שבירך שתי הברכות וכונתו היה על השלמה ועל הפרוסה לפיכך צריך לאכול משניהם:(6) Et il les mange, etc. – parce qu'il a récité les deux bénédictions et que son intention portait sur l'entière et sur la rompue ; c'est pourquoi il doit manger des deux.
séif katan 6
- (ז) בהסיבה - עיין לעיל בסימן תע"ב ס"ז ובהג"ה שם:(7) Accoudé – voir plus haut, siman 472, séif 7, et la Haga là-bas.
séif katan 7
- (ח) ביחד - שאם יאכל מתחלה כזית של המוציא דהיינו מן השלמה הרי הוא כמפסיק בין ברכת על אכילת מצה לאכילת הפרוסה שעלה קאי הברכה ואם יאכל הפרוסה מקודם ואח"כ השלמה ג"כ הוא כמפסיק להני פוסקים דסברי דברכת על אכילת מצה קאי על השלמה וע"כ יאכלם ביחד:(8) Ensemble – car s'il mange d'abord le kezayit de hamotsi, c'est-à-dire de l'entière, c'est comme s'il interrompait entre la bénédiction al akhilat matsa et la consommation de la rompue, à laquelle se rapporte la bénédiction. Et s'il mange d'abord la rompue et ensuite l'entière, c'est également comme une interruption selon les décisionnaires qui pensent que la bénédiction al akhilat matsa se rapporte à l'entière. C'est pourquoi il les mangera ensemble.
séif katan 8
- (ט) כזית מכל אחד - מן הפרוסה בודאי צריך כזית דהא מברכין על אכילת מצה ואין אכילה פחותה מכזית אבל פרוסת המוציא הלא קי"ל דהמוציא מברכין אפילו על פחות מכזית וכנ"ל בסימן ר"י אלא משום דיש פוסקין שסוברין דברכת המוציא קאי על הפרוסה וברכת על אכילת מצה קאי על השלמה לכך צריך מכל אחת כזית. והסכימו האחרונים דצריך רק להכניס לפיהו את שני הזיתים בבת אחת ולרסקם אבל אין מחויב לבולעם בבת אחת אלא די שיבלע כזית לערך בבת אחת ואח"כ יבלע השאר ובדיעבד אפילו בלע הכזית מעט מעט יצא כל שלא שהה מתחלת אכילתו עד סופה יותר מכדי אכילת פרס:(9) Un kezayit de chacune – de la rompue, il faut certainement un kezayit, puisqu'on récite al akhilat matsa, et il n'y a pas de « consommation » de moins d'un kezayit. Mais pour le morceau de hamotsi, nous tenons pourtant qu'on récite hamotsi même sur moins d'un kezayit, comme il a été dit plus haut, siman 210 ; c'est seulement parce que certains décisionnaires pensent que la bénédiction hamotsi se rapporte à la rompue et la bénédiction al akhilat matsa à l'entière, qu'il faut un kezayit de chacune. Et les A'haronim sont tombés d'accord qu'il faut seulement mettre dans sa bouche les deux kezayit à la fois et les broyer, mais qu'on n'est pas obligé de les avaler à la fois : il suffit d'avaler environ un kezayit à la fois, puis d'avaler le reste. Et bediavad, même s'il a avalé le kezayit peu à peu, il s'est acquitté, tant qu'il n'a pas mis, du début de sa consommation jusqu'à la fin, plus que le temps de manger un peras.
séif katan 9
- (י) של המוציא תחלה - היא השלמה העליונה שמעיקר הדין עלה קאי ברכת המוציא ולא הוי כהפסק בדיעבד מה שאוכלה בין ברכת אכילת מצה לאכילת הפרוסה כיון שהיא באה לצורך אותו כזית דהיינו לצורך ברכת המוציא שצריך לברך גם על כזית של הפרוסה. וכתבו הפוסקים שצריך לאכול גם כזית ראשון של המוציא בהסיבה:(10) Celui de hamotsi d'abord – c'est l'entière du dessus, car selon la stricte loi c'est à elle que se rapporte la bénédiction hamotsi. Et ce n'est pas considéré, bediavad, comme une interruption qu'il la mange entre la bénédiction al akhilat matsa et la consommation de la rompue, puisqu'elle vient pour les besoins de ce kezayit, c'est-à-dire pour les besoins de la bénédiction hamotsi, qu'il faut réciter aussi sur le kezayit de la rompue. Et les décisionnaires ont écrit qu'il faut manger aussi le premier kezayit, celui de hamotsi, accoudé.
séif katan 10
- (יא) ואח"כ של אכילת מצה - ובדיעבד אם אכל כזית אחד בין מהשלמה ובין מהפרוסה יצא:(11) Puis celui de al akhilat matsa – et bediavad, s'il a mangé un seul kezayit, que ce soit de l'entière ou de la rompue, il s'est acquitté.
séif katan 11
- (יב) כזית מרור - ואפילו אכל קלח שלם עם העלין כברייתה לא יצא כל שאין בו כזית [תה"ד]:(12) Un kezayit de maror – et même s'il a mangé une tige entière avec les feuilles, telle qu'elle a poussé, il ne s'est pas acquitté tant qu'elle ne contient pas un kezayit (la Teroumat HaDéchen).
séif katan 12
- (יג) וישקענו כולו - כדי להמית ארס שבתוכו. ויש מקומות שאין נוהגין לשקע כולו אלא בטיבול מקצתו:(13) Et le plongera entièrement – afin de tuer le venin qui s'y trouve. Et il y a des endroits où l'on n'a pas l'usage de le plonger entièrement, mais seulement d'en tremper une partie.
séif katan 13
- (יד) ויאכלנו בלא הסיבה - שהוא זכר לעבדות ומ"מ אם רוצה לאכול בהסיבה רשאי:(14) Et le mangera sans s'accouder – car il est un souvenir de l'esclavage ; néanmoins, s'il veut le manger accoudé, il en a le droit.
séif katan 14
- (טו) מצה שלישית - כדי לקיים מצוה בשלשתן:(15) La troisième matsa – afin d'accomplir une mitsva avec chacune des trois.
séif katan 15
- (טז) וכורכה עם המרור - וצריך כזית מצה וכזית מרור. וטעם כריכה זו כדי לצאת דעת הלל דס"ל דקרא דעל מצות ומרורים יאכלהו בהדי הדדי משמע ומ"מ לצאת רק בזה ידי אכילת מצה ואכילת מרור אי אפשר בזה"ז אפילו להלל דכיון דמרור בזה"ז דליכא פסח אינו רק מדרבנן וע"כ כשיאכלם ביחד אתי טעם מרור ומבטל לה לטעם מצה שהוא מדאורייתא אפילו בזה"ז ומשום זה צריך לאכול מתחלה כל אחד בפ"ע ואח"כ אוכל שניהם ביחד כדי לעשות זכר לזמן שהיה מקדש קיים והקריבו פסח ואז לפי דעת הלל היו אוכלים מצה ומרור ביחד:(16) L'enroule avec le maror – et il faut un kezayit de matsa et un kezayit de maror. La raison de cet enroulement est de satisfaire l'avis de Hillel, qui pense que le verset « avec des matsot et des herbes amères, ils le mangeront » (Nombres 9, 11) implique de les manger ensemble. Néanmoins, s'acquitter uniquement par cela de la consommation de la matsa et du maror est impossible de nos jours, même selon Hillel : puisque le maror, de nos jours où il n'y a pas de sacrifice de Pessa'h, n'est que d'ordre rabbinique, lorsqu'on les mange ensemble, le goût du maror vient annuler le goût de la matsa, qui est de la Torah même de nos jours. C'est pourquoi il faut d'abord manger chacun séparément, puis manger les deux ensemble, afin de faire un souvenir de l'époque où le Temple existait et où l'on offrait le sacrifice de Pessa'h : alors, selon l'avis de Hillel, on mangeait la matsa et le maror ensemble.
séif katan 16
- (יז) וטובלה בחרוסת - שהרי כריכה זו היא זכר למקדש כהלל והלל היה מקיים מצות חרוסת במרור זה שבכריכה שהרי לא היה אוכל מרור כלל קודם כריכה זו וגם בזה צריך לנער החרוסת כמו במרור שאכל מקודם [מאמר מרדכי]:(17) Et la trempe dans le 'harosset – car cet enroulement est un souvenir du Temple, comme faisait Hillel ; or Hillel accomplissait la mitsva du 'harosset avec ce maror de l'enroulement, puisqu'il ne mangeait pas du tout de maror avant cet enroulement. Et ici aussi, il faut secouer le 'harosset, comme pour le maror qu'il a mangé auparavant (le Maamar Mordekhaï).
séif katan 17
- (יח) דאין לטובלו - טעמם שכבר קיים מצות חרוסת בטיבול ראשון וגם אין לחוש לארס שבמרור זה כיון שאוכלו עם מצה בכריכה:(18) Qu'on ne doit pas la tremper – leur raison est qu'il a déjà accompli la mitsva du 'harosset lors du premier trempage (du maror), et qu'il n'y a pas non plus à craindre le venin de ce maror, puisqu'il le mange avec la matsa, dans un enroulement.
séif katan 18
- (יט) וכן ראיתי נוהגין - עיין באחרונים שהסכימו דהעיקר כדעה הראשונה ומ"מ היכי דנהוג נהוג:(19) Et c'est ainsi que j'ai vu qu'on a l'usage – voir chez les A'haronim, qui sont tombés d'accord que l'essentiel est conforme au premier avis (qu'on trempe) ; néanmoins, là où l'on a l'usage (de ne pas tremper), on garde l'usage.
séif katan 19
- (כ) ואומר - עיין בה"ל:(20) Et il dit – voir le Biour Halakha.
séif katan 20
- (כא) כהלל - והנוסחא אצלנו בהגדה כן עשה הלל בזמן שבית המקדש וכו' היה כורך מצה ומרור ואוכלם ביחד ויש שכתבו שצ"ל היה כורך פסח מצה ומרור:(21) Comme Hillel – et la version que nous avons dans la Haggada est : « Ainsi faisait Hillel, à l'époque où le Temple existait, etc. : il enroulait la matsa et le maror et les mangeait ensemble. » Et certains ont écrit qu'il faut dire : « il enroulait le Pessa'h, la matsa et le maror ».
séif katan 21
- (כב) ואוכלן ביחד - עיין לעיל סק"ט שכתבנו שאין צריך לבלוע ביחד רק להכניסם בפיהו בב"א וה"ה הכא:(22) Et il les mange ensemble – voir plus haut, séif katan 9, où nous avons écrit qu'il n'est pas nécessaire de les avaler ensemble, mais seulement de les mettre dans sa bouche à la fois ; et il en va de même ici.
séif katan 22
- (כג) בהסיבה - משום מצה שאוכל:(23) Accoudé – à cause de la matsa qu'il mange.
séif katan 23
- (כד) כדי שתעלה - ר"ל דהא עושין אנו זכר למקדש ואז היה עיקר המצוה רק בכריכה ולכן צריך שלא להפסיק כדי שתחול הברכה על הכריכה. ומ"מ אין זה אלא לכתחלה ובדיעבד אם סח בינתים א"צ לחזור ולברך על הכריכה:(24) Afin que la bénédiction s'applique – c'est-à-dire : puisque nous faisons un souvenir du Temple, et qu'alors l'essentiel de la mitsva était uniquement dans l'enroulement, il faut donc ne pas s'interrompre, afin que la bénédiction porte sur l'enroulement. Néanmoins, ceci n'est que lekhat'hila ; bediavad, s'il a parlé entre-temps, il n'a pas besoin de réciter à nouveau la bénédiction sur l'enroulement.
séif katan 24
- (כה) אם אין לו ירקות וכו' - דלכתחלה צריך להיות הכרפס ממין שאינו מה' מיני מרור וכדלעיל בסימן תע"ג במ"ב ס"ק כ':(25) S'il n'a pas de légumes, etc. – car lekhat'hila, le karpas doit être d'une espèce qui ne fait pas partie des cinq espèces de maror, comme plus haut, siman 473, dans la Michna Beroura, séif katan 20.
séif katan 25
- (כו) ועל אכילת מרור - דא"א בזה לנהוג כמו בשאר פעמים לאכול בלי ברכה ולברך על אכילת מרור אחר כזית מצה דאחר שכבר מילא כריסו ממנו קודם לכן בלי ברכה אינו הגון לברך אח"כ ע"כ יברך בתחלה על אכילת מרור ואוכל ממנו מעט לשם כרפס (ואינו יכול לאכול לשם מצות מרור דלכתחלה בעינן מצה והדר מרור כדכתיב על מצות ומרורים וכו') ומ"מ הברכה אינה לבטלה שמברך אותה כדי לאכול המרור שאחר המצה והגדה לא חשיב הפסק ובלבד שלא יפסיק בדבורים אחרים:(26) Et al akhilat maror – car il est impossible ici de procéder comme les autres fois, à savoir manger (le légume) sans cette bénédiction et réciter al akhilat maror après le kezayit de matsa : après s'être déjà rempli le ventre de ce légume auparavant sans bénédiction, il n'est pas convenable de réciter ensuite la bénédiction. C'est pourquoi il récitera d'abord al akhilat maror et en mangera un peu au titre de karpas (et il ne peut pas le manger au titre de la mitsva du maror, car lekhat'hila il faut manger la matsa puis le maror, comme il est écrit : « avec des matsot et des herbes amères, etc. ») ; néanmoins, la bénédiction n'est pas prononcée en vain, car il la récite pour manger le maror qui suit la matsa, et la Haggada n'est pas considérée comme une interruption, à condition qu'il ne s'interrompe pas par d'autres paroles.
séif katan 26
- (כז) ובטיבול השני יטבלנו וכו' - היינו אכילת מרור שאחר כזית מצה יטבלנה בחרוסת דכיון שמרור זה אוכל כדי לקיים מצות מרור צריך לטובלו בחרוסת וכדין מרור בעלמא. וצריך לאכול ג"כ כזית מטעם זה:(27) Et au second trempage, il le trempera, etc. – c'est-à-dire que la consommation du maror qui suit le kezayit de matsa, il la trempera dans le 'harosset ; car puisque ce maror, il le mange pour accomplir la mitsva du maror, il faut le tremper dans le 'harosset, comme la règle du maror en général. Et pour cette raison, il faut aussi en manger un kezayit.
séif katan 27
- (כח) בלא ברכה - שיצא בברכת בפה"א ועל אכילת מרור שבירך על אכילת מרור הראשונה. ודע דהרבה פוסקים חולקים על זה ולדידהו טפי עדיף בזה לכוין באכילת מרור הראשונה לקיים מצות מרור כיון שמברך אז אשר קדשנו וכו' ולדידהו חייב לאכול אז כזית ולטבול בחרוסת כדין מרור. ומרור השני שאוכל בלא ברכה הוא לשם כרפס בעלמא ואינו מחויב לאכול כזית ואין צריך לטבול ג"כ דוקא בחרוסת ובחומץ או מי מלח נמי סגי וכדלעיל בסימן תע"ג לענין כרפס:(28) Sans bénédiction – car il s'est acquitté par les bénédictions boré peri haadama et al akhilat maror, qu'il a récitées sur la première consommation de maror. Et sache que de nombreux décisionnaires contestent cela : selon eux, il vaut mieux dans ce cas avoir l'intention, lors de la première consommation de maror, d'accomplir la mitsva du maror, puisqu'il récite alors « qui nous a sanctifiés, etc. » ; selon eux, il doit alors en manger un kezayit et le tremper dans le 'harosset, selon la règle du maror. Et le second maror, qu'il mange sans bénédiction, n'est qu'au titre de simple karpas : il n'est pas obligé d'en manger un kezayit, et il n'a pas besoin non plus de le tremper spécifiquement dans le 'harosset ; le vinaigre ou l'eau salée suffisent aussi, comme plus haut, au siman 473, à propos du karpas.
séif katan 28
- (כט) בלע מצה יצא - בדיעבד דגם זה מיקרי אכילה אע"פ שלא לעסה ולא הרגיש טעם מצה ואע"ג דלעיל בסימן תס"א ס"ד פסקינן דאין יוצאין במבושל ומשום דנתבטל טעם מצה אלמא צריך טעם מצה יש לומר דהתם גרע משום דהפת בעצמה אבדה טעם מצה אבל הכא יש בה טעם אלא שהוא לא הרגיש הטעם בפיו ומ"מ כ"ז בדיעבד אבל לכתחלה יש ללעוס אותה עד שירגיש הטעם בפיו:(29) S'il a avalé la matsa, il s'est acquitté – bediavad, car cela aussi s'appelle « manger », bien qu'il ne l'ait pas mâchée et n'ait pas senti le goût de la matsa. Et bien que plus haut, au siman 461, séif 4, nous ayons tranché qu'on ne s'acquitte pas avec une matsa cuite (dans l'eau), parce que le goût de la matsa a été annulé – ce qui montre qu'il faut le goût de la matsa –, on peut dire que là-bas c'est pire, car le pain lui-même a perdu le goût de la matsa ; mais ici, il a du goût, seulement lui n'a pas senti le goût dans sa bouche. Néanmoins, tout cela n'est que bediavad ; mais lekhat'hila, il faut la mâcher jusqu'à ce qu'il en sente le goût dans sa bouche.
séif katan 29
- (ל) דטעם מרור בעינן - שירגיש המרירות בפיו זכר לוימררו את חייהם:(30) Car nous exigeons le goût du maror – qu'il sente l'amertume dans sa bouche, en souvenir du verset : « Ils rendirent leur vie amère » (Exode 1, 14).
séif katan 30
- (לא) ידי מצה יצא - ולא אמרינן דמבטל ליה המרור למצה וכנ"ל בסקט"ז דלא שייך ביטול אלא כשלועסן ומתערבין ביחד אבל בזה שלא לעסן כל חד וחד לחודיה קאי:(31) Il s'est acquitté de la matsa – et on ne dit pas que le maror annule la matsa, comme il a été dit plus haut, au séif katan 16, car l'annulation ne s'applique que lorsqu'il les mâche et qu'ils se mélangent ensemble ; mais dans ce cas-ci, où il ne les mâche pas, chacun reste à part.
séif katan 31
- (לב) בסיב - היא הקליפה הגדל סביב הדקל:(32) Dans de la fibre (sive) – c'est l'écorce qui pousse autour du palmier.
séif katan 32
- (לג) לפי שאין וכו' - ואם כרך המצה בדבר מאכל ובלע יצא אע"פ שיש הפסק בין המצה לגרונו כיון ששניהם מיני מאכל דרך אכילה בכך [פר"ח]:(33) Car ce n'est pas, etc. – et s'il a enveloppé la matsa dans un aliment et l'a avalée, il s'est acquitté, bien qu'il y ait une séparation entre la matsa et sa gorge, car puisque les deux sont des sortes d'aliments, c'est une manière de manger (le Peri 'Hadach).
séif katan 33
- (לד) בלא כוונה - ואע"ג דמצות צריכות כונה כדלעיל בסימן ס' ס"ד וכ"ש הכא דאינו רוצה לאכול הרי בודאי אינו מתכוין לצאת ידי המצוה תירצו המפרשים דבמידי דאכילה שע"כ נהנה גרונו עדיף טפי וכמתכוין דמי. ודע דכמה פוסקים חולקין ע"ז וס"ל דלפי מאי דקי"ל דמצות צריכות כונה אין לחלק בין מידי דאכילה לשאר מצות וכל שלא נתכוין באכילה לצאת ידי המצוה לא יצא וכן פסק הפר"ח:(34) Sans intention – et bien que les mitsvot nécessitent l'intention, comme plus haut au siman 60, séif 4 – et à plus forte raison ici, où il ne veut pas manger, il n'a certainement pas l'intention de s'acquitter de la mitsva –, les commentateurs ont répondu que pour ce qui relève de la consommation, où sa gorge tire nécessairement un plaisir, c'est préférable, et c'est comme s'il avait l'intention. Et sache que plusieurs décisionnaires contestent cela et pensent que, selon ce que nous tenons, à savoir que les mitsvot nécessitent l'intention, il n'y a pas lieu de distinguer entre ce qui relève de la consommation et les autres mitsvot : quiconque n'a pas eu l'intention, en mangeant, de s'acquitter de la mitsva, ne s'est pas acquitté. Et c'est ainsi qu'a tranché le Peri 'Hadach.
séif katan 34
- (לה) כגון שאנסוהו נכרים וכו' - וכ"ש היכא שכפאוהו ישראל לאכול כדי לקיים מצות מצה דיצא:(35) Par exemple si des non-Juifs l'ont contraint, etc. – et à plus forte raison, là où des Juifs l'ont contraint à manger pour accomplir la mitsva de la matsa, il s'est acquitté.
séif katan 35
- (לו) יצא ידי חובתו כיון וכו' - ומ"מ היכא שאומר בפירוש שמכוין שלא לצאת ידי המצוה בזה אפשר דגרע טפי אף שנהנה גרונו ולא יצא:(36) Il s'est acquitté de son obligation, puisque, etc. – néanmoins, là où il dit explicitement qu'il a l'intention de ne pas s'acquitter par là de la mitsva, il est possible que ce soit pire, bien que sa gorge en tire un plaisir, et qu'il ne se soit pas acquitté.
séif katan 36
- (לז) אבל אם היה סבור וכו' - כיון שלא ידע כלל שהוא עושה מעשה המצוה ואפילו בלא כפאוהו עכו"ם ומעצמו טעה ג"כ לא יצא:(37) Mais s'il pensait, etc. – puisqu'il ne savait pas du tout qu'il accomplissait l'acte de la mitsva ; et même si des idolâtres ne l'ont pas contraint, mais qu'il s'est trompé de lui-même, il ne s'est pas non plus acquitté.
séif katan 37
- (לח) ואח"כ נתרפא - ר"ל באותו הלילה דלמחר בודאי אינו מברך שוב ברכת אכילת מצה דביום אינה אלא רשות וכדלקמיה ואין תשלומין למצוה זו [אחרונים]:(38) Et ensuite il a guéri – c'est-à-dire la même nuit ; car le lendemain, il ne récite certainement plus la bénédiction al akhilat matsa, puisque le jour manger de la matsa n'est que facultatif, comme il est dit un peu plus loin, et il n'y a pas de compensation (tachloumin) pour cette mitsva (les A'haronim).
séif katan 38
- (לט) בשעה שהיה פטור וכו' - ר"ל שהיה אז בכלל שוטה ואינו איש:(39) À un moment où il était exempt, etc. – c'est-à-dire qu'il entrait alors dans la catégorie du chotè (dément) et n'était pas un homme responsable.
séif katan 39
- (מ) וחזר ואכל וכו' - וה"ה אפילו לא הפסיק בינתים אלא ששהה באכילתו את הכזית יותר מכדי אכילת פרס אין מצטרף יחד ואינו יוצא:(40) Puis a de nouveau mangé, etc. – et de même, même s'il ne s'est pas interrompu entre-temps, mais a mis, pour manger le kezayit, plus que le temps de manger un peras, les morceaux ne se combinent pas et il ne s'acquitte pas.
séif katan 40
- (מא) יצא - היינו בדיעבד אבל לכתחלה צריך לאכול כזית ביחד ולבלוע:(41) Il s'est acquitté – c'est-à-dire bediavad ; mais lekhat'hila, il faut manger un kezayit ensemble et l'avaler.
séif katan 41
- (מב) בין אכילה לחברתה - הלשון אינו מדוקדק כ"כ דצריך שלא ישהה מתחלת אכילה ראשונה עד סוף אכילה אחרונה יותר מכדי אכילת פרס דזה אין נחשב בכלל אכילה:(42) Entre une consommation et l'autre – la formulation n'est pas tout à fait précise, car il faut qu'il ne mette pas, du début de la première consommation jusqu'à la fin de la dernière, plus que le temps de manger un peras, car au-delà cela n'est pas considéré comme une « consommation ».
séif katan 42
- (מג) וע"ל סימן תרי"ב - היינו שיעור פרס:(43) Et voir plus loin, siman 612 – c'est-à-dire pour la mesure du peras.
séif katan 43
- (מד) אלא בלילה הראשון - דכתיב בערב תאכלו מצות אבל שאר כל הלילות וכל הימים אינו מוזהר אלא שלא לאכול חמץ ואף דמחוייב לאכול פת ביו"ט כדמוכח בסי' קפ"ח יכול לצאת במצה עשירה דהיינו שנילושה במי פירות אבל לחם עוני אינו מחוייב מן התורה כ"א בלילה הראשון ומשום ספיקא דיומא חייב לדידן אף בלילה שניה:(44) Que le premier soir – car il est écrit : « le soir, vous mangerez des matsot » (Exode 12, 18) ; mais toutes les autres nuits et tous les autres jours, il n'est mis en garde que de ne pas manger de 'hamets. Et bien qu'on soit obligé de manger du pain le Yom Tov, comme il ressort du siman 188, on peut s'en acquitter avec une matsa achira (« riche »), c'est-à-dire pétrie avec des jus de fruits ; mais le « pain de pauvreté », on n'y est obligé par la Torah que le premier soir. Et à cause du doute sur le jour (du calendrier), pour nous on y est obligé également le second soir.
séif katan 44
- (מה) בלבד - ובשם הגר"א כתבו דעכ"פ מצוה איכא לאכול מצה כל שבעה אלא שאינו חיוב:(45) Seulement – et au nom du Gaon de Vilna, on a écrit qu'il y a en tout cas une mitsva de manger de la matsa pendant les sept jours, seulement ce n'est pas une obligation.
séif katan 45
- (מו) ונהגו לעשות וכו' - עיין בספר בית מאיר שמפקפק על המנהג ובכמה מקומות כהיום נשתקע המנהג:(46) Et on a l'usage de faire, etc. – voir le livre Beit Méïr, qui émet des doutes sur cet usage ; et dans plusieurs endroits, aujourd'hui, l'usage est tombé dans l'oubli.
séif katan 46
- (מז) סימן - ואין לעשות אותיות להכירא שכששוברין אותה הוי מוחק ביו"ט:(47) Un signe – et on ne doit pas faire des lettres pour les reconnaître, car lorsqu'on la rompt, on efface (des lettres) pendant Yom Tov.
séif katan 47
- (מח) אחת מהן - פי' אפילו אם השלישית נשברה ואם כן מקדימין עכשיו השלישית קודם לשניה מ"מ משום הקדמה למצוה א"צ לאפות אחרת:(48) L'une d'elles – c'est-à-dire : même si c'est la troisième qui s'est cassée, et que par conséquent on place maintenant la troisième avant la deuxième, néanmoins, pour préserver l'ordre de préséance de la mitsva, il n'est pas nécessaire d'en cuire une autre.
séif katan 48
- (מט) יוצא בכזית - עיין בס"א ובמ"ב סק"ט:כר(49) On s'acquitte avec un kezayit – voir au séif 1, et dans la Michna Beroura, séif katan 9.
séif katan 49