Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 471 →- (א) לאכול פת - היינו אפילו מצה עשירה וכדלקמיה בס"ב:(1) De manger du pain – c'est-à-dire même de la matsa achira (pétrie avec des jus de fruits), comme il est dit juste après, au séif 2.
séif katan 1
- (ב) משעה עשירית וכו' - היינו מתחלת שעה ד' אחר חצות היום ואפילו אם התחיל לאכול פוסק כיון שהתחיל באיסור:(2) À partir de la dixième heure, etc. – c'est-à-dire à partir du début de la quatrième heure après midi ; et même s'il a commencé à manger avant, il s'interrompt, puisqu'il a commencé son repas dans un moment d'interdit.
séif katan 2
- (ג) מעט פירות - וה"ה בשר ודגים וביצים וכה"ג אבל מחמשת המינים שמבושל במי פירות אסור דסעיד:(3) Un peu de fruits – et de même la viande, les poissons, les œufs et choses semblables ; mais un mets des cinq espèces de céréales cuit dans des jus de fruits est interdit, car cela rassasie.
séif katan 3
- (ד) או ירקות - בין חי בין מבושל:(4) Ou des légumes – qu'ils soient crus ou cuits.
séif katan 4
- (ה) איסטניס שאפילו אוכל מעט וכו' - וכמו לעיל בסי' ת"ע ס"ג אלא שאיסטניס דהתם הוא אפילו אם יאכל בבקר לא יוכל לאכול בלילה לתיאבון וכאן מיירי באיסטניס שאם אוכל משעה ג' ואילך שוב לא יוכל לאכול בלילה לתיאבון:(5) Délicat, au point que même manger un peu, etc. – et c'est comme plus haut, au siman 470, séif 3 ; seulement, la personne délicate dont il est question là-bas est celle qui, même si elle mange le matin, ne pourra pas manger la nuit avec appétit ; et ici, il s'agit d'une personne délicate qui, si elle mange à partir de la neuvième heure (troisième heure après midi) et au-delà, ne pourra plus manger la nuit avec appétit.
séif katan 5
- (ו) משום דמיסעד סעיד - ומסתברא דבפחות מכוס או עכ"פ מרוב כוס לא סעיד ושרי:(6) Car cela rassasie – et il est logique qu'avec moins d'un verre, ou en tout cas moins que la majeure partie d'un verre, cela ne rassasie pas, et c'est permis.
séif katan 6
- (ז) יין הרבה וכו' - ושתי כוסות של רביעית או רובן יש לחשוב להרבה ושרי:(7) Beaucoup de vin, etc. – et deux verres d'un revi'it, ou la majeure partie de ceux-ci, peuvent être considérés comme « beaucoup », et c'est permis.
séif katan 7
- (ח) גורר וכו' - ומ"מ לא ישתה כ"כ עד שיהא שבע כי ודאי יקלקל תאות המאכל וגם יוכל להשתכר ויתבטל מצות הלילה:(8) Cela ouvre, etc. – toutefois, il ne boira pas au point d'être rassasié, car cela gâterait certainement l'appétit ; et de plus, il pourrait s'enivrer et négliger les mitsvot de la nuit.
séif katan 8
- (ט) וקודם שעה עשירית וכו' - אכן אם יודע שימשך סעודתו בתוך שעה עשירית לא יתחיל לאכול אפילו קודם ט':(9) Et avant la dixième heure, etc. – cependant, s'il sait que son repas se prolongera jusque dans la dixième heure, il ne commencera pas à manger, même avant la neuvième.
séif katan 9
- (י) מצה עשירה - היינו שנילושה במי פירות ולהכי מותר לאכול כיון שאין יוצאין בזה ידי מצה בלילה כמבואר בסימן תס"ב ועיין שם במ"ב דאפילו לש במים ועירב בה קצת מי פירות נמי אין יוצאין בה משום מצה כל שטעם מי פירות נרגש בה וא"כ לענין ע"פ מותר באכילה דהוי ג"כ מצה עשירה ועיין שם בס"ד בהג"ה דבמדינות אלו אין נוהגין ללוש במי פירות:(10) Matsa achira – c'est-à-dire une matsa pétrie avec des jus de fruits ; et c'est pourquoi il est permis d'en manger, puisqu'on ne s'acquitte pas avec elle de la mitsva de la matsa la nuit, comme cela est expliqué au siman 462. Et vois là-bas, dans la Michna Beroura, que même s'il a pétri avec de l'eau et y a mélangé un peu de jus de fruits, on ne s'en acquitte pas non plus en tant que matsa, dès lors que le goût du jus de fruits s'y fait sentir ; et si c'est ainsi, pour ce qui est de la veille de Pessa'h, il est permis d'en manger, car c'est aussi de la matsa achira. Et vois là-bas, au séif 4, dans la glose du Rema, que dans ces pays-ci on n'a pas l'usage de pétrir avec des jus de fruits.
séif katan 10
- (יא) אסורים לאכול - מדרבנן כדי שיהיה היכר לאכילתה בערב (רמב"ם):(11) Il est interdit de les manger – d'ordre rabbinique, afin qu'il y ait une distinction pour sa consommation le soir (Rambam).
séif katan 11
- (יב) כל יום י"ד - היינו מעמוד השחר ויש נוהגים שלא לאכול מצה מראש חודש. וכתבו האחרונים דמצה נפוחה או כפולה אף שמחמירין בה לחשבה כחמץ כמבואר בסימן תס"א מכל מקום אסור לאכילה מעמוד השחר ואילך דבכלל מצה היא מעיקר הדין:(12) Toute la journée du quatorze – c'est-à-dire depuis l'aube (amoud hacha'har) ; et certains ont l'usage de ne pas manger de matsa depuis Roch 'Hodech (le début du mois). Et les A'haronim ont écrit qu'une matsa gonflée ou repliée, bien qu'on soit rigoureux à son sujet en la considérant comme du 'hamets, comme cela est expliqué au siman 461, il est néanmoins interdit de la manger à partir de l'aube, car selon la stricte loi elle fait partie de la catégorie de la matsa.
séif katan 12
- (יג) שאינו יודע - אבל אם יש בו דעת להבין אין להאכילו מצה דדרשינן והגדת לבנך וכו' בעבור זה לא אמרתי אלא בשעה שמצה ומרור מונחים לפניך ואם מילא הבן כבר כריסו במצה לא שייך לומר בעבור זה שאינו חידוש לקטן. ואין חילוק בין קטן לקטנה:(13) Qui ne comprend pas – mais s'il a l'intelligence de comprendre, il ne faut pas lui donner de matsa à manger, car nous interprétons le verset : « Tu raconteras à ton fils, etc. : c'est à cause de cela » (Exode 13, 8) : je ne l'ai dit qu'au moment où la matsa et le maror sont posés devant toi ; et si l'enfant s'est déjà rempli le ventre de matsa, il n'y a pas lieu de dire « à cause de cela », car ce n'est pas une nouveauté pour l'enfant. Et il n'y a pas de différence entre un petit garçon et une petite fille.
séif katan 13
- (יד) מותר להאכילו - כל היום:(14) Il est permis de lui en donner à manger – toute la journée.
séif katan 14
- (טו) מרור לתיאבון - ואין למנהג זה טעם [אחרונים]:(15) Le maror avec appétit – mais cet usage n'a pas de raison valable [A'haronim].
séif katan 15
- (טז) וכן נוהגין וכו' ביום ראשון - ומן המנחה ולמעלה מן הדין צריך ליזהר בכל יו"ט ראשון מפני שהוא עיו"ט שני כמו שכ' המ"א בסימן תקכ"ט סק"א:(16) Et de même on a l'usage, etc., le premier jour – et à partir de l'heure de Min'ha (l'après-midi) et au-delà, selon la loi, il faut faire attention à cela tout le premier jour de Yom Tov, parce que c'est la veille du deuxième Yom Tov, comme l'a écrit le Maguen Avraham au siman 529, séif katan 1.
séif katan 16
- (יז) ואין לחוש גם לזה - כיון שאינו רגיל באכילת מצה כל השנה:(17) Et il n'y a pas lieu de se soucier de cela non plus – puisqu'il n'a pas l'habitude de manger de la matsa toute l'année.
séif katan 17
- (יח) ונילושה וכו' - דבלא נילושה פשיטא דאסור שיוצאין בפרורין בלילה ידי חובת מצה וכמו שכתבנו בסימן תס"א ס"ד במ"ב:(18) Et pétrie, etc. – car si elle n'avait pas été pétrie ainsi, il est évident que c'est interdit, puisqu'on s'acquitte la nuit avec des miettes de l'obligation de la matsa, comme nous l'avons écrit au siman 461, séif 4, dans la Michna Beroura.
séif katan 18
- (יט) ביין ושמן וכו' - בין שנאפית אח"כ שנית בין שלא נאפית ורוצה לאכול כמו שהיא:(19) Avec du vin et de l'huile, etc. – qu'elle ait été ensuite cuite une seconde fois ou qu'elle n'ait pas été cuite et qu'il veuille la manger telle quelle.
séif katan 19
- (כ) אינה נקראת וכו' - דלא נתבטלה ממנה שם מצה ע"י זה ומ"מ לצאת בה ידי מצה בלילה אין כדאי לפי מה שנתבאר לעיל בסימן קס"ח במ"ב ס"ק נ"ט עיי"ש וגם לחוש ליש מי שאומר דגם זה בכלל מצה עשירה וכ"ז בשלא בשלה אבל אם בשלה וכמו שנוהגין במדינותינו לעשות כדורים ממצה שקורין (קניידלעך) או מצה מבושלת בכלי ראשון מותר לאוכלה קודם שעה עשירית דזה בודאי לא מיקרי מצה וכדמבואר בסימן תס"א:(20) N'est pas appelée, etc. – car le nom de matsa ne lui a pas été retiré par cela. Toutefois, pour s'acquitter avec elle de la mitsva de la matsa la nuit, ce n'est pas recommandé, d'après ce qui a été expliqué plus haut au siman 168, dans la Michna Beroura, séif katan 59 ; vois là-bas. Et c'est aussi pour tenir compte de l'avis selon lequel cela aussi fait partie de la matsa achira. Et tout cela, lorsqu'il ne l'a pas fait cuire (bouillir) ; mais s'il l'a fait cuire, comme on a l'usage dans nos pays de faire avec de la matsa des boulettes qu'on appelle « knaidlekh », ou de la matsa cuite dans un récipient de premier degré (kli richon), il est permis de la manger avant la dixième heure, car cela n'est certainement pas appelé matsa, comme cela est expliqué au siman 461.
séif katan 20
- (כא) אם התחיל לאכול וכו' - היינו מצה עשירה ור"ל דאף שהתחיל בזמן היתר מ"מ צריך להפסיק ואינו מותר לאכול רק עד בין השמשות ואח"כ צריך להמתין עד שיהיה ודאי לילה וכמו שנתבאר בסימן תע"ב ופורס מפה על השולחן ומקדש וזהו שכתב המחבר דינו כמו בשבתות וכו' ולפי מסקנת הפוסקים לעיל שם אם שתה יין מתחלה בתוך הסעודה אינו צריך לחזור ולברך ברכת היין רק קידוש לבד ואח"כ אומר הגדה כנהוג וכשמגיע לאכילה יברך רק על אכילת מצה ולא המוציא כיון שהוא בתוך הסעודה. [אכן לפי מנהגנו שמברכין על כל כוס וכוס משום דכל כוס וכוס מצוה בפני עצמה ותקנו חז"ל ברכה עליהם נראה דאפילו בזה צריך לברך על כל כוס וכוס ולא מיפטר במה שבירך מתחלה על היין בסעודה]. וכתבו האחרונים דלפי מנהג רמ"א לעיל בסימן תמ"ד דאין נוהגין לאכול מצה עשירה אפילו בע"פ לא שייך כלל כל עיקר דינא דמחבר דהרי לא אכל פת מתחלה ולא שייך לומר התחיל בסעודה:(21) S'il a commencé à manger, etc. – c'est-à-dire de la matsa achira ; et cela signifie que, bien qu'il ait commencé au moment permis, il doit toutefois s'interrompre ; il ne lui est permis de manger que jusqu'au crépuscule (bein hachmachot), et ensuite il doit attendre qu'il fasse certainement nuit, comme cela est expliqué au siman 472 ; il étend une nappe sur la table et fait le Kiddouch. Et c'est ce qu'a écrit l'auteur : « sa règle est comme pour les Chabbatot, etc. » Et selon la conclusion des décisionnaires, plus haut, là-bas (siman 271), s'il a bu du vin au début, pendant le repas, il n'a pas besoin de répéter la bénédiction du vin, mais seulement le Kiddouch ; ensuite, il dit la Haggada selon l'usage, et lorsqu'il arrive au repas, il ne récite que la bénédiction « sur la consommation de la matsa », et non « Hamotsi », puisqu'il est au milieu du repas. [Cependant, selon notre usage, qui est de réciter une bénédiction sur chacune des coupes, parce que chaque coupe est une mitsva en soi et que nos Sages ont institué une bénédiction sur elles, il semble que même dans ce cas il faille bénir sur chaque coupe, et qu'il ne soit pas dispensé par la bénédiction qu'il a récitée au début sur le vin pendant le repas.] Et les A'haronim ont écrit que selon l'usage du Rema, plus haut au siman 444, selon lequel on n'a pas l'usage de manger de la matsa achira même la veille de Pessa'h, toute cette règle de l'auteur n'a pas du tout lieu d'être, car il n'a pas mangé de pain au début, et l'on ne peut pas dire qu'il a commencé le repas.
séif katan 21
- (כב) לרחוץ - אחר חצות ילך לבית המרחץ ויטבול לכבוד הרגל ואחר תפלת המנחה נכון שיתעסק בדיני קרבן פסח ויחשוב לו הקב"ה כאלו קיים בפועל ובשל"ה העתיק מסדה"י מה שילמוד כל אדם ואין מברין האבל בערב פסח:(22) Se laver – après midi, il ira aux bains et s'immergera (au mikvé) en l'honneur de la fête. Et après la prière de Min'ha, il convient qu'il s'occupe des lois du sacrifice de Pessa'h, et le Saint, béni soit-Il, le lui comptera comme s'il l'avait accompli effectivement. Et le Chla a recopié, du Seder HaYom, ce que chacun doit étudier. Et l'on ne sert pas le repas de condoléances (havraa) à l'endeuillé la veille de Pessa'h.
séif katan 22