Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 454 →- (א) אין יוצאין וכו' - לפי שאינן קרויין לחם וכמבואר ביו"ד סימן שכ"ה דמהאי טעמא פטורין ג"כ מחלה:(1) On ne s'acquitte pas, etc. – Car ils ne sont pas appelés « pain », comme cela est expliqué dans le Yoré Déa, siman 325 : pour cette raison, ils sont aussi exempts de la 'hala (prélèvement sur la pâte).
séif katan 1
- (ב) סובין - היינו קליפה הנושרת מן החטה בשעת כתישה ומורסן היינו קליפה דקה הנשארת בנפה אחר יציאת הקמח ויש מפרשין בהפוך. ולענין שריית סובין ומורסן במים יבואר לקמן בסימן תס"ה ס"א עיי"ש במ"ב:(2) Son grossier (soubin) – C'est l'enveloppe qui tombe du grain de blé au moment du concassage ; et le son fin (moursan) est l'enveloppe fine qui reste dans le tamis après que la farine en est sortie. Certains expliquent à l'inverse. Quant à faire tremper le son grossier et le son fin dans l'eau, cela sera expliqué plus loin, siman 465, séif 1 ; voir là-bas la Michna Beroura.
séif katan 2
- (ג) בסובין ובמורסן שבה - שכן דרך העני לאכול פתו מקמח שאינו מנוקה והם מצטרפין ג"כ לשיעור כזית מצה ודוקא אם לא הפרישן ממנה אבל אם הפרישן ממנה וחזר ועירבן לתוך הקמח ולשן ביחד אין מצטרפין לשיעור כזית:(3) Avec le son grossier et le son fin qu'elle contient – Car telle est la manière du pauvre : manger son pain fait d'une farine non épurée. Et ils s'additionnent aussi pour atteindre la mesure d'un kezayit (volume d'une olive) de matsa ; mais seulement si on ne les en a pas séparés ; si on les en a séparés, puis remélangés à la farine et pétris ensemble, ils ne s'additionnent pas pour la mesure d'un kezayit.
séif katan 3
- (ד) ויוצא בה - וה"ה דיוצאין בפת שנעשה מתבואה שאכלו התולעים:(4) Et l'on s'en acquitte – Il en va de même : on s'acquitte avec du pain fait de grains que les vers ont mangés.
séif katan 4
- (ה) דהוי כאשישה - ובגמרא אמרינן לחם עוני פרט לאשישה פי' גלוסקא גדולה:(5) Car elle serait comme une achicha – Dans la Guemara, nous disons : « pain de pauvreté », à l'exclusion de l'achicha, c'est-à-dire un grand pain (glouska).
séif katan 5
- (ו) בזמן שהרועים אוכלים - ר"ל אם דרכו של בעה"ב זה להאכיל ממנה גם לרועיו הישראלים א"כ כשלשה ואפה הרי הוא מכוין שתהיה ג"כ לאכילת אדם:(6) À l'époque où les bergers en mangent – C'est-à-dire : si ce maître de maison a l'habitude d'en donner à manger aussi à ses bergers juifs, alors, lorsqu'il l'a pétrie et cuite, il avait l'intention qu'elle serve aussi à la consommation humaine.
séif katan 6
- (ז) יוצאים בה - דמאחר שיש חלק לרועיו בה בחזקת שימור לשם מצה קיימי ואף דמסתמא מעורב בה מורסן ופסולת הרבה כדרך עיסת הכלבים אפ"ה יוצא בה:(7) On s'en acquitte – Car, puisque ses bergers y ont une part, elle est présumée gardée en vue de la matsa ; et bien que vraisemblablement elle contienne beaucoup de son fin et de déchets, comme c'est la manière de la pâte pour les chiens, on s'en acquitte néanmoins.
séif katan 7
- (ח) ואם לאו - ר"ל שאין הרועים אוכלים ולש ואופה רק לצורך הכלבים ובזה אפילו היתה פת נקיה אין יוצא בה וכדמסיים טעמא:(8) Sinon – C'est-à-dire que les bergers n'en mangent pas et qu'on ne la pétrit et la cuit que pour les besoins des chiens ; dans ce cas, même s'il s'agissait d'un pain pur, on ne s'en acquitte pas, comme il en donne la raison à la fin.
séif katan 8
- (ט) שאין זו משומרת לשם מצה - הלשון אינו מדוקדק דבאמת כיון שלא חשב כלל לאכילת אדם אין שם לחם עליו כלל ואפילו לענין ברכת המוציא אלא משום דאיירי לענין פסח הוסיף עוד טעם דמשום זה ג"כ אין יוצא בה:(9) Car celle-ci n'est pas gardée en vue de la matsa – L'expression n'est pas précise : en vérité, puisqu'on n'a pas du tout pensé à la consommation humaine, elle ne porte pas du tout le nom de « pain », même pour la bénédiction de Hamotsi ; mais comme il traite du sujet de Pessa'h, il a ajouté une raison supplémentaire pour laquelle, de ce fait aussi, on ne s'en acquitte pas.
séif katan 9
- (י) כך הם דברי הרמב"ם - הרב קיצר בזה ותוכן כוונתו דלהרמב"ם איירי בין בפת יפה בין בפת שמעורב בו מורסן הרבה ועיקר חלוקא הוא אם חשב רק לכלבים או גם לאכילת אדם ובא הרב לומר דיש בזה סברא אחרת דלא תלוי כלל במחשבתו דהיכא שמעורב בו מורסן הרבה ואינו ראוי לרועים לאכול מזה אין שם לחם עלה ואפילו חשב להדיא גם לרועים בטלה דעתו דאין דרך ב"א לאכול לחם כזה ולהיפוך אם הפת יפה אפילו עשאן לכלבים דין לחם עלה לכל הדברים ורק לענין מצה אין יוצאין בה דאין משומר לשם מצה:(10) Telles sont les paroles du Rambam – Le Rav (le Rema) a été concis ici. Le contenu de son intention est le suivant : selon le Rambam, il s'agit aussi bien d'un beau pain que d'un pain mélangé de beaucoup de son fin, et la distinction essentielle porte sur le fait qu'on ait pensé seulement aux chiens, ou aussi à la consommation humaine. Le Rav vient dire qu'il y a là un autre raisonnement, qui ne dépend pas du tout de son intention : lorsqu'il est mélangé de beaucoup de son fin et qu'il ne convient pas que les bergers en mangent, il ne porte pas le nom de « pain », et même si l'on a explicitement pensé aussi aux bergers, son intention est nulle, car les gens n'ont pas l'habitude de manger un tel pain ; et inversement, si le pain est beau, même si on l'a fait pour les chiens, il a la règle du pain à tous égards, et c'est seulement pour la matsa qu'on ne s'en acquitte pas, car il n'est pas gardé en vue de la matsa.
séif katan 10
- (יא) ליכא בזמן הזה וכו' - ר"ל מצד הדין אם חולט הקמח דהיינו שנותנן ברותחין שהם מרותחין רתיחה עזה על האור קודם הלישה ואח"כ לש אותו ועשה ממנו עיסה אין אנו חוששין לומר שמא כבר נתחמץ הקמח כשהיה בתוך הרותחין קודם שהתחיל לעסוק בה בידים בלישה לפי שרתיחת הרותחין ממהרת לבשל את הקמח קודם וכיון שנתבשל שוב אינו בא לידי חימוץ לעולם אף לאחר שנחו הרותחין מרתיחתן מ"מ הגאונים אסרו לנו כל מיני חליטה ברותחין לפי שאין אנו בקיאין בחליטת הרותחין וחיישינן שמא לא ירתיח המים מקודם יפה יפה:(11) Il n'y a personne, de nos jours, etc. – C'est-à-dire : selon la stricte loi, si l'on ébouillante la farine – c'est-à-dire qu'on la met dans une eau bouillante, portée à forte ébullition sur le feu, avant le pétrissage, puis qu'on la pétrit et qu'on en fait une pâte –, nous ne craignons pas que la farine ait déjà fermenté pendant qu'elle était dans l'eau bouillante, avant qu'on ait commencé à la travailler à la main par le pétrissage ; car l'ébullition de l'eau cuit rapidement la farine auparavant, et une fois cuite, elle ne parvient plus jamais à la fermentation, même après que l'eau a cessé de bouillir. Néanmoins, les Guéonim nous ont interdit toute sorte d'ébouillantage, car nous ne sommes pas experts dans l'ébouillantage, et nous craignons qu'on ne fasse pas bien bouillir l'eau au préalable.
séif katan 11
- (יב) כל מין חליטה - היינו בין שיתן מים ע"ג הקמח או הקמח ע"ג מים ואפילו אם המים הם מרותחין הרבה שעומדים ע"ג האור והוא ממרס הקמח בתוך המים:(12) Toute sorte de 'halita – C'est-à-dire, que l'on verse l'eau sur la farine ou la farine sur l'eau, et même si l'eau bout fortement, posée sur le feu, et qu'on délaye la farine dans l'eau.
séif katan 12
- (יג) אסור - בין באכילה ובין בהנאה וה"ה שאסור להשהותו דמאחר דאין אנו בקיאין חיישינן שהוא חמץ גמור ואם נתערבה בתבשיל אוסרת במשהו ומ"מ כתבו האחרונים דבחליטה אין לאסור התבשיל במשהו רק באכילה ולא בהנאה וכן להשהותו מותר בכהאי גוונא עוד כתבו האחרונים מי שיש לו חולי בבטנו ורפואתו שחולטין שעורים או שבולת שועל ומניחים על בטנו אם אירע חולי זה בפסח ויש בו סכנה מותר לישראל לעשותו בדרך חליטה דהיינו שמרתיחין המים היטב ואח"כ נותנין השעורין לתוכו דאף שהוא בסכנה כל שאפשר בצד היתר יעשה בצד היתר ואם אין בו סכנה אסור אפילו בדרך חליטה דמאחר שאין אנו בקיאין כשחולט איכא לתא דבל יראה ואם עכו"ם עושה זה משלו או שמקנה לו הישראל השעורים קודם החליטה מותר אפילו באין בו סכנה ואם אפשר לחלוט השעורין במי פירות מותר אף ע"י ישראל אפילו באין בו סכנה דבמי פירות אינו מחמיץ ועיין בבה"ל. כתב הח"א כשאנשי חיילות עוברין בפסח וכופין לישראל לבשל להם מיני גרויפין אם יכול לפייסן שיבשל להם של רעצקי מה טוב ועכ"פ יברר אותם מגרעיני תבואה שמצוי בם ואם אינו יכול לפייסן בזה ונותנין לו גרויפין של שעורים אם יכול להציל עצמו בממון מחויב ליתן כפי יכלתו ואם לאו אזי יזהר הישראל עכ"פ לעשות חליטה דהיינו שיניח לבשל המים מקודם עד שיהיה מבושל הרבה ואז יניח הגרויפין מעט מעט כדי שלא יתקרר המים וגם ברעצקי טוב שיעשה כן אבל גרויפין של שבולת שועל הוא חמץ גמור כידוע עכ"ל:(13) Est interdite – Aussi bien à la consommation qu'au profit ; et il en va de même : il est interdit de la garder, car puisque nous ne sommes pas experts, nous craignons que ce soit du 'hamets à part entière ; et si elle s'est mélangée dans un plat, elle l'interdit même en quantité infime. Néanmoins, les A'haronim ont écrit que, pour la 'halita, on n'interdit le plat pour une quantité infime que pour la consommation et non pour le profit, et que de même il est permis de la garder dans un tel cas. Les A'haronim ont encore écrit : celui qui a une maladie du ventre dont le remède consiste à ébouillanter de l'orge ou de l'avoine et à la poser sur son ventre, si cette maladie survient pendant Pessa'h et qu'il y a danger, il est permis à un Juif de le faire par voie d'ébouillantage, c'est-à-dire qu'on fait bien bouillir l'eau et qu'ensuite on y met l'orge ; car même lorsqu'il y a danger, tout ce qu'on peut faire de manière permise, on le fera de manière permise. Et s'il n'y a pas de danger, c'est interdit même par voie d'ébouillantage, car puisque nous ne sommes pas experts en ébouillantage, il y a là un problème de bal yéraé (que le 'hamets ne soit pas vu). Si un non-Juif le fait avec ce qui lui appartient, ou si le Juif lui transfère la propriété de l'orge avant l'ébouillantage, c'est permis même s'il n'y a pas de danger. Et s'il est possible d'ébouillanter l'orge dans des jus de fruits, c'est permis même par un Juif, même s'il n'y a pas de danger, car dans les jus de fruits la céréale ne fermente pas. Voir le Biour Halakha. Le 'Hayé Adam a écrit : lorsque des soldats passent pendant Pessa'h et contraignent un Juif à leur faire cuire des sortes de gruaux, s'il peut les convaincre de les lui faire cuire en sarrasin (gretchka), c'est très bien, et en tout cas il les triera des grains de céréales qu'on y trouve couramment. S'il ne peut pas les convaincre de cela et qu'ils lui donnent des gruaux d'orge, s'il peut se sauver par de l'argent, il est obligé de donner selon ses moyens ; sinon, le Juif veillera en tout cas à faire un ébouillantage, c'est-à-dire qu'il laissera d'abord cuire l'eau jusqu'à ce qu'elle bouille fortement, puis il y mettra les gruaux peu à peu, afin que l'eau ne refroidisse pas ; et pour le sarrasin aussi, il est bien de faire ainsi. Mais les gruaux d'avoine sont du 'hamets à part entière, comme on le sait. Fin de citation.
séif katan 13
- (יד) אין אדם יוצא י"ח - היינו אפילו בדיעבד צריך לחזור ולאכול ומסתימת הלשון משמע דצריך לחזור ולברך ועיין בבה"ל. ועיין בתשובת שאגת אריה סי' צ"ד שכתב דאף בליל יו"ט שני אינו יוצא במצה גזולה:(14) On ne s'acquitte pas de son obligation – C'est-à-dire que même bediavad (a posteriori), il faut en manger de nouveau ; et la formulation sans réserve laisse entendre qu'il faut aussi répéter la bénédiction. Voir le Biour Halakha. Voir aussi les Responsa Chaagat Arié, siman 94, qui a écrit que même la nuit du second jour de Yom Tov, on ne s'acquitte pas avec une matsa volée.
séif katan 14
- (טו) במצה גזולה - הטעם דילפינן מחלה בגז"ש דלחם לחם מה התם אין אדם מפריש חלה אלא מעיסה שלו דכתיב עריסותיכם אף כאן כן. ודוקא גזולה אבל אם שאל מצה יוצא בה דהא שאלה ע"מ לאכלה ולא להחזירה בעין א"כ הרי היא שלו ממש. כתבו הפוסקים דיש ליזהר כשאופין הרבה בתנור אחד והרבה פעמים מתחלפין המצות נכון שיאמרו כל מי שיגיע מצתו לידו יהיה לו במתנה דאל"ה יש בזה חשש מצה גזולה וכתבו עוד דטוב לומר כן גם בשעת טחינה דלפעמים מתחלף הקמח. ויש עוד פרט אחד מה שמצוי להכשל בו כגון אם קנה מצה ומשכן לרשותו אם המוכר גלה דעתו בעת מכירתו שדחוק למעות ואינו יכול למכור בהקפה וע"כ עייל ונפיק אחריו אזוזי ומדחהו בלך ושוב ואינו נותן לו מדינא לא קנה כמבואר בח"מ סי' ק"ץ סי"ז וממילא אינו יוצא בהם אח"כ ידי חובת מצה מן התורה:(15) Avec une matsa volée – La raison en est que nous le déduisons de la 'hala par une guezéra chava (analogie textuelle) sur le mot « pain » / « pain » : de même que là-bas on ne prélève la 'hala que d'une pâte qui nous appartient, comme il est écrit « vos pâtes » (Nombres 15, 20), de même ici. Et ce n'est le cas que d'une matsa volée ; mais si l'on a emprunté une matsa, on s'en acquitte, car on l'a empruntée pour la manger et non pour la rendre telle quelle ; elle est donc véritablement à soi. Les décisionnaires ont écrit qu'il faut faire attention : lorsqu'on cuit beaucoup de matsot dans un même four, il arrive souvent que les matsot s'échangent ; il convient donc que tous déclarent que quiconque reçoit la matsa d'un autre l'aura en cadeau, sinon il y a là une crainte de matsa volée. Ils ont encore écrit qu'il est bien de le dire aussi au moment de la mouture, car parfois la farine s'échange. Il y a encore un détail sur lequel on trébuche souvent : par exemple, si l'on a acheté une matsa et qu'on l'a tirée dans son domaine (méchikha, mode d'acquisition), alors que le vendeur avait manifesté au moment de la vente qu'il avait un besoin pressant d'argent et ne pouvait vendre à crédit, et que pour cette raison il va et vient derrière l'acheteur pour réclamer son argent, et que celui-ci l'éconduit par des « va et reviens » sans le lui donner : selon la stricte loi, il n'a pas acquis la matsa, comme cela est expliqué dans le 'Hochen Michpat, siman 190, séif 17 ; par conséquent, il ne s'acquitte pas ensuite avec elle de l'obligation de la matsa de la Torah.
séif katan 15
- (טז) יוצא בה - ומ"מ לכתחלה לא יקח אותו לצאת בה דהא לא יוכל לברך עליה וכדלקמיה וכדלעיל בסי' י"א סעיף ו' בהג"ה:(16) On s'en acquitte – Néanmoins, lekhat'hila, on ne la prendra pas pour s'en acquitter, puisqu'on ne pourra pas réciter de bénédiction sur elle, comme il va être dit et comme dit plus haut, siman 11, séif 6, dans la glose du Rema.
séif katan 16
- (יז) שקנאה בשינוי - ר"ל בשינוי מעשה וה"ה היכי שגזל המצה ונתנה לאחר אותו אחר יוצא בה דהוי שינוי רשות [ודוקא היכי דהוי ג"כ יאוש בעלים דשינוי רשות גרידא לא קני] ואותו אחר מותר לברך עליה שהרי לא באיסור באה המצוה לידו שהרי כבר נתייאש הנגזל ממנה קודם שבא לידו. ואם האחר חזר ונתנו לגזלן גם הגזלן יוצא בו דהוי יאוש ושינוי רשות. ולענין מרור אם יוצא בגזול בדיעבד עיין בבה"ל:(17) Car on l'a acquise par la transformation – C'est-à-dire par une transformation matérielle (chinouï maassé). Il en va de même lorsque quelqu'un a volé la matsa et l'a donnée à un autre : cet autre s'en acquitte, car c'est un changement de domaine (chinouï rechout) [et seulement lorsqu'il y a aussi renoncement du propriétaire (yéouch), car le changement de domaine seul ne fait pas acquérir]. Et cet autre a le droit de réciter la bénédiction sur elle, car la mitsva ne lui est pas parvenue par une faute, puisque le volé y avait déjà renoncé avant qu'elle ne parvienne entre ses mains. Et si cet autre l'a redonnée au voleur, le voleur aussi s'en acquitte, car il y a renoncement et changement de domaine. Quant à savoir si l'on s'acquitte bediavad du maror avec des herbes volées, voir le Biour Halakha.
séif katan 17
- (יח) ולענין ברכה עיין וכו' - ר"ל דשם מבואר דלענין ברכה בכל גווני אין לברך אפילו במקום דקנה דהו"ל בוצע ברך נאץ ה' ובין הברכה דאכילת מצה ובין ברכת המוציא גופא ולענין בהמ"ז עיין לעיל בסימן קצ"ו ס"א במ"ב:(18) Et quant à la bénédiction, voir, etc. – C'est-à-dire qu'il y est expliqué que, pour la bénédiction, on ne doit en aucun cas la réciter, même là où l'on a acquis l'objet, car c'est le cas de « celui qui rompt le pain et bénit outrage Hachem » (cf. Psaumes 10, 3) – qu'il s'agisse de la bénédiction sur la consommation de la matsa ou de la bénédiction de Hamotsi elle-même. Quant au Birkat Hamazon (action de grâce après le repas), voir plus haut, siman 196, séif 1, dans la Michna Beroura.
séif katan 18