Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 453 →- (א) שיוצאים בהם וכו' - בליל ראשון של פסח:(1) Avec lesquelles on s'acquitte, etc. – La première nuit de Pessa'h.
séif katan 1
- (ב) והמנהג וכו' - משום דהוא חביב לאדם ביותר ואיכא משום הידור מצוה ואם אין לו חטים יקח למצות מאחד מהד' מינים החשוב לו ביותר כדי שיאכל לתיאבון:(2) Et l'usage, etc. – Car c'est la céréale la plus appréciée de l'homme, et cela relève de l'embellissement de la mitsva (hidour mitsva). Et si l'on n'a pas de blé, on prendra pour les matsot celle des quatre autres espèces qui est la plus appréciée de soi, afin de la manger avec appétit.
séif katan 2
- (ג) אבל לא באורז - וה"ה דוחן ויליף לה בש"ס מקרא דאין יוצאין ידי חובת מצה בלילה הראשונה שהוא חובה אלא בדבר הבא לידי חימוץ ואלו אינן מחמיצין וכדמסיים לקמיה:(3) Mais pas avec le riz – Il en va de même du millet. Le Talmud le déduit d'un verset : on ne s'acquitte de l'obligation de la matsa la première nuit, qui est une obligation, qu'avec une chose susceptible de parvenir à la fermentation ; or celles-ci ne fermentent pas, comme il le conclut ensuite.
séif katan 3
- (ד) ושאר מיני קטניות - וטטרקי שקורין אצלנו (גריקע) וקאקערוזי שקורין אצלנו (טירקישע ווייץ) ג"כ מיני קטניות הן (אחרונים):(4) Et les autres sortes de légumineuses – Le sarrasin, appelé chez nous gretchka, et le maïs, appelé chez nous « blé turc » (türkischer Weizen), sont aussi des sortes de légumineuses (A'haronim).
séif katan 4
- (ה) לידי חימוץ - ואפילו לש אדם קמח אורז וכיוצא בו ברותחין וכסהו בבגדים עד שנפחה כמו בצק שהחמיץ אין זה חימוץ אלא סרחון ומותר באכילה:(5) À la fermentation – Et même si quelqu'un pétrit de la farine de riz ou une farine semblable avec de l'eau bouillante et la couvre de vêtements jusqu'à ce qu'elle gonfle comme une pâte levée, ce n'est pas une fermentation mais une putréfaction, et elle est permise à la consommation.
séif katan 5
- (ו) ויש אוסרים - לא מעיקר הדין הוא אלא חומרא שהחמירו עליהם וכדמסיים לקמיה וטעם חומרא זו משום שלפעמים תבואה מעורב במיני קטניות וא"א לברר יפה ואתי לידי חמוץ כשיאפם או יבשלם ועוד שכמה פעמים טוחנים האורז ושאר מיני קטניות לקמח וכמה פעמים אופין ג"כ מהם לחם ואיכא הדיוטים ועמי הארץ טובא שלא יבחינו בין קמח זה לקמח של מיני דגן ובין פת לפת של מיני דגן ואתי לאקולי גם בפת וקמח של מיני דגן לפיכך החמירו עליהם לאסור כל פת וכל תבשיל ואפילו לבשל אורז וקטניות שלמות ג"כ אסרו משום לא פלוג ועוד דדילמא נמצא בהם גרעינין של מיני דגן וכנ"ל ועיין עוד בבה"ל:(6) Certains l'interdisent – Ce n'est pas selon la stricte loi, mais c'est une rigueur qu'on a adoptée à leur égard, comme il le conclut ensuite. La raison de cette rigueur est que parfois des céréales sont mélangées aux légumineuses et qu'il est impossible de bien les trier, et elles parviendraient à la fermentation quand on les ferait cuire au four ou bouillir. De plus, bien souvent on moud le riz et les autres légumineuses en farine, et bien souvent aussi on en fait du pain ; or il y a beaucoup de gens simples et ignorants qui ne distingueraient pas entre cette farine et la farine de céréales, ni entre ce pain et le pain de céréales, et ils en viendraient à être indulgents aussi pour le pain et la farine de céréales. C'est pourquoi on a été rigoureux à leur égard en interdisant tout pain et tout plat cuisiné ; et même cuire du riz et des légumineuses entiers, on l'a aussi interdit, pour ne pas faire de distinction (lo plough), et aussi parce qu'il se peut qu'on y trouve des grains de céréales, comme dit plus haut. Voir encore le Biour Halakha.
séif katan 6
- (ז) ואין לשנות - ואפילו באחרון של פסח ג"כ אין להקל בזה ומ"מ בשעת הדחק שאין לאדם מה לאכול מותר לבשל כל המינים חוץ מה' מיני דגן ומ"מ גם בכגון זה יקדים קטניות לאורז ודוחן ורעצקע שהם דומין יותר לה' מינים ושייך בהו טפי למיגזר [ופשוט דה"ה לחולה אף שאין בו סכנה דמותר לבשל לו אם צריך לזה] אלא דצריך לבדוק ולברור יפה יפה בדקדוק היטב שלא ימצאו בם גרעינים מה' מיני דגן וכתב החתם סופר בתשובה סי' קכ"ב דאפילו במקום שיש להתיר מ"מ יחלטנו לכתחלה ברותחין דכל מה דאפשר לתקן מתקנינן וכ"כ הח"א:(7) Et il ne faut pas le modifier – Et même le dernier jour de Pessa'h, on ne doit pas non plus être indulgent sur ce point. Néanmoins, en cas de nécessité pressante, quand on n'a rien à manger, il est permis de faire cuire toutes les espèces, sauf les cinq sortes de céréales. Même dans un tel cas, on fera passer les légumineuses avant le riz, le millet et le sarrasin, qui ressemblent davantage aux cinq espèces et pour lesquels il y a davantage lieu d'édicter une mesure préventive. [Et il est évident qu'il en va de même pour un malade, même s'il n'est pas en danger : il est permis de lui en faire cuire s'il en a besoin.] Seulement, il faut vérifier et trier très soigneusement, avec une grande précision, qu'on n'y trouve pas de grains des cinq sortes de céréales. Le 'Hatam Sofer a écrit dans ses Responsa (siman 122) que même là où il y a lieu de permettre, on les ébouillantera néanmoins lekhat'hila (a priori), car tout ce qu'on peut réparer, on le répare ; et c'est aussi ce qu'a écrit le 'Hayé Adam.
séif katan 7
- (ח) אם נפלו וכו' - דבהא לא נהגו להחמיר ומ"מ אותן גרגרין שמוצאין צריך לזורקן אם לא שאינו ניכר:(8) Si elles sont tombées, etc. – Car en cela on n'a pas l'usage d'être rigoureux. Néanmoins, les grains que l'on trouve, il faut les jeter, à moins qu'ils ne soient pas reconnaissables.
séif katan 8
- (ט) תוך התבשיל - ומיירי שיש עכ"פ רוב בהיתר דאל"כ לא מיקרי תערובות כלל והוי כאוכל תבשיל מקטניות עצמה:(9) Dans le plat – Il s'agit d'un cas où il y a au moins une majorité d'aliment permis ; sinon, ce n'est pas du tout appelé un mélange, et c'est comme si l'on mangeait un plat de légumineuses elles-mêmes.
séif katan 9
- (י) וכן מותר להדליק - ר"ל אפילו לתתו אותם מקודם במים דבכה"ג בה' מיני דגן מתחמצים מ"מ שרי דלא נהגו איסורא אלא באכילה ולא בהנאה:(10) De même, il est permis d'allumer – C'est-à-dire même si on les a humectées d'eau au préalable, ce qui, pour les cinq sortes de céréales, les ferait fermenter ; c'est néanmoins permis, car on n'a pris l'usage d'interdire que la consommation, et non le profit (hanaa).
séif katan 10
- (יא) ואינן אוסרין אם וכו' - ר"ל שאין צריך לדקדק לתלות הנר של שמן במקום רחוק מן השלחן משום חששא שמא ינטף על מאכל דאפילו ניטף אין לאסור דבכגון זה לא נהגו להחמיר כן מבואר בד"מ ומסיים עוד שם דאפילו כתשו אותן השומשמין שעושין מהן השמן במכתשת שכותשין שם חמץ נמי לית לן בה והטעם דאפילו נתערב בו משהו נמי בטל בששים קודם הפסח ואין לומר שמקבל טעם מהמכתשת של חמץ דהא צונן אין מפליט ומבליע. מיהו כ"ז בשמן שומשמין וכדומה שאינם חריף אבל בשמן זית אם כתש הזיתים בכלי שלתתו בו וכדומה בודאי נקלט בו טעם מכוסמת חמץ דהא זית הוא חריף כמבואר לעיל בסימן תמ"ז ס"ח ובדבר חריף אמרינן אגב דוחקא דכתישת המכתשת נותנת טעם בזיתים וליכא ס' בזיתים נגד הטעם וכדלעיל בסימן תמ"ז ס"ח עי"ש וע"כ בשמן זית לכו"ע צריך ליזהר שלא לתלות הנר בקרוב לשולחן שלא יטיף ל מיני מאכל:(11) Et elles ne rendent pas le plat interdit si, etc. – C'est-à-dire qu'il n'est pas nécessaire de veiller à suspendre la lampe à huile loin de la table, de crainte qu'elle ne goutte sur un aliment ; car même si elle goutte, il n'y a pas lieu d'interdire, puisque dans un tel cas on n'a pas l'usage d'être rigoureux. C'est ce qui est expliqué dans le Darkhei Moché, qui conclut encore que même si l'on a pilé les graines de sésame dont on tire l'huile dans un mortier où l'on pile du 'hamets, cela ne pose pas non plus de problème. La raison en est que même s'il s'y est mélangé une quantité infime, elle est annulée dans soixante fois plus avant Pessa'h ; et l'on ne peut pas dire que l'huile reçoit un goût du mortier de 'hamets, car un objet froid ne fait ni rejeter ni absorber. Toutefois, tout cela vaut pour l'huile de sésame et autres semblables, qui ne sont pas piquants ('harif) ; mais pour l'huile d'olive, si l'on a pilé les olives dans un ustensile dans lequel on a humecté des grains, ou un cas semblable, un goût de l'épeautre de 'hamets y est certainement absorbé, car l'olive est piquante, comme expliqué plus haut, siman 447, séif 8 ; et pour une chose piquante, nous disons qu'en raison de la pression du pilage dans le mortier, celui-ci transmet un goût aux olives, et il n'y a pas soixante fois plus d'olives que ce goût, comme dit plus haut, siman 447, séif 8 (voir là-bas). C'est pourquoi, pour l'huile d'olive, il faut selon tous veiller à ne pas suspendre la lampe près de la table, afin qu'elle ne goutte pas sur les aliments.
séif katan 11
- (יב) וכן מותר להשהות וכו' - ר"ל אפילו נפלו עליהן מים דבשאר תבואה כה"ג אסור להשהות בהא לא גזרינן דלא קבלו עלייהו רק לאסור אכילתן. וה"ה דמותר ליהנות מהן:(12) De même, il est permis de garder, etc. – C'est-à-dire même si de l'eau est tombée dessus ; alors que pour les autres céréales, dans un tel cas, il est interdit de les garder, ici on n'a pas édicté d'interdit, car on n'a accepté que l'interdit de les manger. Il en va de même : il est permis d'en tirer profit.
séif katan 12
- (יג) ומותר לאכלן בפסח - ומ"מ צריכין בדיקה שלא יתערב בהן אחד מה' מינים וע"כ י"א דטוב להחמיר שלא לאכול עני"ס וקימ"ל עד יום האחרון כי א"א לבררם יפה ועיין בט"ז וח"י בזה:(13) Et il est permis de les manger à Pessa'h – Néanmoins, ils doivent être vérifiés afin qu'aucune des cinq espèces ne s'y soit mêlée. C'est pourquoi certains disent qu'il est bien d'être rigoureux et de ne pas manger d'anis ni de cumin jusqu'au dernier jour, car il est impossible de bien les trier. Voir le Taz et le 'Hok Yaakov à ce sujet.
séif katan 13
- (יד) אם יש בה טעם דגן - ומשמע דאפי' אין בעיסה שיעור חטים שיהא כזית בכדי אכילת פרס ג"כ יוצא בה כשאוכל כזית מן העיסה אע"פ שהעיקר בו הוא האורז ובאורז אינו יוצא משום מצה כדלעיל שאני הכא כיון שמחוברים ביחד טבע האורז להיות נגרר אחר החטים וכשמתחמץ החטים מתחמץ ג"כ האורז ולהכי דינו כחטים וכ"ז בחטים ואורז אבל אם עירב קמח חטין עם קמח דוחן וכה"ג או אם עירב קמח של שאר מיני דגן עם קמח אורז ועשה ממנו מצה אינו יוצא בה ידי חובתו בשיש בה טעם דגן אא"כ יש בה קמח דגן שיהא כזית בכדי אכילת פרס דהיינו שבכל פרס ממנה יהא בה כזית מקמח דגן שבשיעור כזה חשבינן כל העיסה כולה כדגן ויוצא ידי חובתו בשאוכל כזית מן העיסה. וי"א שאפילו בחטין ואורז אין יוצאין ידי חובת מצה אלא בשיש חטים באורז כדי אכילת פרס ובשאר מיני דגן אפילו בכדי אכילת פרס נמי לא מפני לאחשובי כל העיסה ככולא דגן אינו אא"כ יש רוב דגן ומיעוט אורז או שאר מינים דאז בטל האורז ברובא והוי ככולא דגן ולכתחלה נכון להחמיר בשל תורה כסברא האחרונה ובשעת הדחק יש לסמוך אסברא ראשונה:(14) Si elle a le goût de la céréale – Cela laisse entendre que même s'il n'y a pas dans la pâte une quantité de blé telle qu'il y ait un kezayit (volume d'une olive) dans le temps de manger un peras (demi-pain), on s'en acquitte quand même en mangeant un kezayit de cette pâte, bien que l'essentiel en soit le riz, et qu'avec le riz on ne s'acquitte pas de la matsa, comme dit plus haut. Ici c'est différent : puisqu'ils sont unis ensemble, la nature du riz est de suivre le blé, et lorsque le blé fermente, le riz fermente aussi ; c'est pourquoi sa règle est celle du blé. Tout cela vaut pour le blé et le riz ; mais si l'on a mélangé de la farine de blé avec de la farine de millet ou une autre semblable, ou si l'on a mélangé de la farine des autres sortes de céréales avec de la farine de riz, et qu'on en a fait une matsa, on ne s'en acquitte pas du seul fait qu'elle a le goût de céréale, à moins qu'il n'y ait de la farine de céréale à raison d'un kezayit dans le temps de manger un peras, c'est-à-dire que dans chaque peras de cette pâte il y ait un kezayit de farine de céréale ; car dans une telle proportion, nous considérons toute la pâte comme céréale, et l'on s'acquitte en mangeant un kezayit de cette pâte. Et certains disent que même avec du blé et du riz, on ne s'acquitte de la matsa que s'il y a du blé dans le riz à raison du temps de manger un peras ; et pour les autres sortes de céréales, même à raison du temps de manger un peras, ce n'est pas non plus valable, car pour considérer toute la pâte comme entièrement céréale, il faut qu'il y ait une majorité de céréale et une minorité de riz ou d'autres espèces : alors le riz est annulé dans la majorité et c'est comme si tout était céréale. Lekhat'hila, il convient d'être rigoureux pour cette obligation de la Torah selon le dernier avis, et en cas de nécessité pressante, on peut s'appuyer sur le premier avis.
séif katan 14
- (טו) חטים - וה"ה שאר מיני דגן:(15) Du blé – Il en va de même des autres sortes de céréales.
séif katan 15
- (טז) אין בכך כלום - שאין הגרגיר מחמיץ ממיעוט רוק שבפי העכבר ולכן אפילו אין ששים נגדן שרי בדיעבד ועיין לקמן סימן תס"ו מדין אכילת עכבר בקמח ומש"כ שם:(16) Cela ne pose aucun problème – Car le grain ne fermente pas à cause du peu de salive qu'il y a dans la bouche de la souris ; c'est pourquoi, même s'il n'y a pas soixante fois plus que ces grains, c'est permis bediavad (a posteriori). Voir plus loin, siman 466, la règle de la farine rongée par une souris, et ce que nous y avons écrit.
séif katan 16
- (יז) וכן וכו' - שצמח (שקורין אויס גיוואקסין) ר"ל דאף שדגן שצמח מחמת לחלוחית הארץ הוא חמץ גמור מ"מ כשלא בירר אין לאסור לפי שמתבטלין בתוך החטים הכשרים ומותר לטוחנן הכל ביחד. והסכמת הרבה אחרונים דמותר לאפות אפילו בפסח ואף דבפסח איסורו במשהו כבר נתבטל קודם פסח בששים וקמח בקמח מקרי לח בלח ואינו חוזר וניעור מיהו בעל נפש יחמיר לעצמו לאפות קודם פסח כשיש מצומחים:(17) De même, etc. les grains germés (appelés ausgewachsen) – C'est-à-dire : bien qu'une céréale qui a germé à cause de l'humidité du sol soit du 'hamets à part entière, néanmoins, lorsqu'on ne les a pas triés, il n'y a pas lieu d'interdire, car ils sont annulés au milieu du blé valable, et il est permis de moudre le tout ensemble. L'avis concordant de nombreux A'haronim est qu'il est permis de cuire même pendant Pessa'h : bien qu'à Pessa'h le 'hamets interdise même en quantité infime, il a déjà été annulé avant Pessa'h dans soixante fois plus, et de la farine mêlée à de la farine est considérée comme un mélange de liquide dans du liquide, qui ne se « réveille » pas ('hozer veniour). Toutefois, une personne scrupuleuse (baal néfech) sera rigoureuse pour elle-même et cuira avant Pessa'h lorsqu'il y a des grains germés.
séif katan 17
- (יח) מיהו צריך לראות וכו' - קאי רק אדגן שצמח ולא אדלעיל:(18) Toutefois, il faut vérifier, etc. – Cela ne se rapporte qu'à la céréale germée, et non à ce qui précède (les grains rongés par les souris).
séif katan 18
- (יט) שאין בו כ"כ וכו' - ואם יראה לו שאין ששים כנגדו צריך לברור המצומחים ואינו מחויב לנקות כולם אלא לפחות מהם עד שיהו ששים כנגדם:(19) Qu'il n'y en ait pas une quantité telle, etc. – Et s'il lui semble qu'il n'y a pas soixante fois plus que ces grains, il faut trier les grains germés ; il n'est pas obligé de les enlever tous, mais au moins d'en enlever jusqu'à ce qu'il y ait soixante fois plus qu'eux.
séif katan 19
- (כ) ששים כנגדו - דאם ליכא ס' כנגדם אפילו בדיעבד אסורים בהנאה דדגן שצמח הוא חמץ גמור [ואפילו אם ספק אם היה ס' נגד המצומחים ג"כ אסור]. וצריך לבערם קודם הפסח ואם עבר עליהם הפסח ולא ביערם ימכרם לעכו"ם חוץ מדמי איסור שבו ואם לא היה ס' נגד המצומחים י"א שמותר להוסיף עליהם עוד חטים כשרים כדי לבטלן בששים ולטחנן קודם פסח ולא מקרי זה מבטל איסור לכתחלה שאסור כיון דהוא קודם פסח ועדיין לא הגיע זמן איסורו ורוב הפוסקים אוסרין דכיון דמערב אדעתא דלאכול אותם בפסח הו"ל כמבטל בזמן איסורו. ומ"מ בשעת הדחק אפשר דיש לסמוך על המקילין:(20) Soixante fois plus que ceux-ci – Car s'il n'y a pas soixante fois plus, ils sont interdits même au profit, même bediavad, puisqu'une céréale germée est du 'hamets à part entière [et même s'il y a doute qu'il y ait eu soixante fois plus que les grains germés, c'est également interdit]. Il faut les éliminer avant Pessa'h ; et si Pessa'h est passé sur eux sans qu'on les ait éliminés, on les vendra à un non-Juif, à l'exception de la valeur de l'interdit qu'ils contiennent. Et s'il n'y avait pas soixante fois plus que les grains germés, certains disent qu'il est permis d'y ajouter encore du blé valable afin de les annuler dans soixante fois plus, et de les moudre avant Pessa'h ; et ce n'est pas considéré comme annuler volontairement un interdit lekhat'hila, ce qui est interdit, puisque c'est avant Pessa'h et que le moment de son interdiction n'est pas encore arrivé. Mais la plupart des décisionnaires l'interdisent, car puisqu'on mélange dans l'intention de les manger à Pessa'h, c'est comme si on les annulait au moment de leur interdiction. Néanmoins, en cas de nécessité pressante, il est possible de s'appuyer sur ceux qui sont indulgents.
séif katan 20
- (כא) שעושין בהם מצת מצוה - ר"ל המצות שאוכלין בשתי הלילות הראשונות לקיים בהן מצות בערב תאכלו מצות הם צריכין שמירה יתירה ולא די לנו במה שאין לנו ריעותא של חשש חימוץ אלא שצריך שימור יתירה לשם מצות מצה דכתיב ושמרתם את המצות והיינו שצריך שישמור לשם מצה:(21) Avec lequel on fait la matsa de la mitsva – C'est-à-dire : les matsot que l'on mange les deux premières nuits pour accomplir avec elles la mitsva de « Le soir, vous mangerez des matsot » (Exode 12, 18) nécessitent une garde (chemira) supplémentaire. Il ne nous suffit pas qu'il n'y ait pas de défaut faisant craindre une fermentation ; il faut une garde supplémentaire en vue de la mitsva de la matsa, comme il est écrit : « Vous garderez les matsot » (Exode 12, 17), c'est-à-dire qu'il faut les garder en vue de la matsa.
séif katan 21
- (כב) משעת קצירה - ר"ל שישמור מעת ההיא והלאה שלא יפול עליהן מים לשם מצת מצוה אבל קודם קצירה שעדיין היו מחוברים אין לחוש אפילו שידעינן שירד עליהן גשמים. ועיין לקמן סימן תס"ז ס"ה דאפילו מחובר אם נתייבשו לגמרי ואין צריך עוד לקרקע מקבל חימוץ אם ירדו עליהן גשמים וע"כ המנהג לקצור דגן של שמורה בעודן לחין קצת:(22) Depuis le moment de la moisson – C'est-à-dire qu'à partir de ce moment, on veillera, en vue de la matsa de la mitsva, à ce que de l'eau ne tombe pas dessus ; mais avant la moisson, tant que les épis étaient encore attachés au sol, il n'y a pas à s'inquiéter, même si nous savons qu'il a plu dessus. Voir plus loin, siman 467, séif 5 : même attachés au sol, s'ils ont complètement séché et n'ont plus besoin de la terre, ils sont susceptibles de fermenter s'il pleut dessus ; c'est pourquoi l'usage est de moissonner la céréale gardée (chemoura) quand elle est encore un peu humide.
séif katan 22
- (כג) משעת טחינה - לפי שאז מקרבין אותן אל המים וצריך שמירה:(23) Depuis le moment de la mouture – Car c'est alors qu'on les rapproche de l'eau, et une garde est nécessaire.
séif katan 23
- (כד) מותר ליקח וכו' - דסמכינן אהני פוסקים דסבירא ליה דעיקר שמירה הוא מלישה ואילך וקודם לישה לא בעינן שישמור להדיא אלא אפילו בסתמא נמי לא מחזקינן איסורא ואפילו במקום שלותתין החטים דמסתמא אין שורין עד שתחמיץ אלא מציפין עליהן מים ומדיחין אותן וטוחנן מיד ואע"ג דפסק המחבר בס"ה דהאידנא אסור לו ללתות שאני הכא דהוא שעת הדחק וגם שמא לא לתתו אלו החטין. וכתבו האחרונים דעכשיו שהמנהג לכבס את החטים ולהשהות אותם במים אסור ליקח קמח חטים מן השוק אפילו בשעת הדחק דהוי ממש כדגן שנטבע המבואר בסימן תס"ז ס"ב דאפילו בדיעבד אסור מדינא דש"ס וגרע מלתיתה ואפילו לכל ימי הפסח אסור וכ"ש ליקח מהם למצת מצוה ויש הרבה פוסקים דס"ל דאפילו לשהות אותם בבית אסור משום בל יראה וכההיא דסימן תס"ז ס"ב בהג"ה שם. ואף אם עבר ושהה יש אוסרין ובא"ר בשם זקנו מתיר למכרם לעכו"ם לאחר פסח דעכ"פ אינו אלא ספק חמץ:(24) Il est permis de prendre, etc. – Car nous nous appuyons sur les décisionnaires selon lesquels l'essentiel de la garde se fait à partir du pétrissage ; avant le pétrissage, nous n'exigeons pas une garde explicite, et même dans un cas indéterminé, nous ne présumons pas d'interdit. Et même là où l'on humecte le blé, car vraisemblablement on ne le fait pas tremper jusqu'à ce qu'il fermente, mais on y verse de l'eau, on le rince et on le moud aussitôt. Et bien que l'auteur (le Choulhan Aroukh) ait tranché au séif 5 que de nos jours il est interdit d'humecter, ici c'est différent, car c'est un cas de nécessité pressante, et aussi peut-être ce blé-là n'a-t-il pas été humecté. Les A'haronim ont écrit qu'aujourd'hui, où l'usage est de laver le blé et de le laisser dans l'eau, il est interdit de prendre de la farine de blé du marché même en cas de nécessité pressante, car c'est exactement comme une céréale qui a trempé, dont il est expliqué au siman 467, séif 2, qu'elle est interdite même bediavad selon la règle du Talmud ; c'est pire que l'humectage, et elle est interdite même pour tous les jours de Pessa'h, et à plus forte raison d'en prendre pour la matsa de la mitsva. Et de nombreux décisionnaires estiment qu'il est même interdit de la garder à la maison, à cause de l'interdit de bal yéraé (que le 'hamets ne soit pas vu), comme dans le cas du siman 467, séif 2, dans la glose du Rema. Et même si l'on a transgressé et qu'on l'a gardée, certains l'interdisent ; l'Eliya Rabba, au nom de son grand-père, permet de la vendre à un non-Juif après Pessa'h, puisque ce n'est en tout cas qu'un doute de 'hamets.
séif katan 24
- (כה) קמח מן השוק - וחטים מותר ליקח אפילו שלא בשעת הדחק דיקיים שמירה משעת טחינה ואילך אכן ליקח חטים מבעל הריחיים שלוקח מדות כל השנה בשכר טחינתו אסור אפי' בדיעבד דהא רגילים הטוחנים לכבס אותם במים תחלה ויש להזהיר לההמון (ט"ז) עוד כתב הט"ז דבמקום שטוחנין החטים בריחיים שטוחנין המלצי"ן אסור ליקח קמח מן השוק אפילו בשעת הדחק (ואפילו במקום שאין דרך ללתות אותם מתחלה) דמלצי"ן חמץ גמור הוא ומתערב בהם והאחרונים כתבו דבשעת הדחק אף זה מותר דהא אף אם נשאר איזה דבר מן המלצי"ן ונתערב ודאי דנתבטל קודם פסח וקמח בקמח הוי לח בלח ואין חוזר וניעור (וצריך לרקד אותם שמא נשאר פירור של המל"ץ בתוכם) מ"מ הנכון בזה לאפות הכל קודם פסח וכנ"ל בס"ב במ"ב. כתבו האחרונים דאף דמדינא א"צ שימור לשם מצה רק למצות של לילות הראשונות אבל לשארי ימים די כשאין בהם חשש חמץ ישראל קדושים הם ונהגו לעשות שימור לשם מצה בכל המצות משעת טחינה ולפחות משעת לישה ועיין לקמן סימן ת"ס במה שכתבנו בזה:(25) De la farine du marché – Mais du blé, il est permis d'en prendre du marché même hors d'un cas de nécessité pressante, car on accomplira la garde à partir du moment de la mouture. Cependant, prendre du blé chez le meunier, qui prélève des mesures toute l'année comme salaire de sa mouture, est interdit même bediavad, car les meuniers ont l'habitude de le laver d'abord à l'eau ; et il faut en avertir le public (Taz). Le Taz a encore écrit que là où l'on moud le blé dans un moulin où l'on moud le malt (Malz), il est interdit de prendre de la farine du marché, même en cas de nécessité pressante (et même là où l'on n'a pas l'habitude d'humecter le blé au préalable), car le malt est du 'hamets à part entière et il s'y mélange. Mais les A'haronim ont écrit qu'en cas de nécessité pressante, cela aussi est permis : même s'il est resté un peu de malt qui s'est mélangé, il est certainement annulé avant Pessa'h, et de la farine dans de la farine est un mélange de liquide dans du liquide, qui ne se « réveille » pas (et il faut tamiser la farine, de peur qu'il ne soit resté une miette de malt à l'intérieur). Néanmoins, il convient dans ce cas de tout cuire avant Pessa'h, comme dit plus haut au séif 2 (voir là-bas la Michna Beroura). Les A'haronim ont écrit que, bien que selon la stricte loi la garde en vue de la matsa ne soit nécessaire que pour les matsot des premières nuits, et que pour les autres jours il suffise qu'il n'y ait pas de crainte de 'hamets, les enfants d'Israël sont saints et ont l'usage de faire une garde en vue de la matsa pour toutes les matsot, depuis le moment de la mouture, ou au moins depuis le moment du pétrissage. Voir plus loin, siman 460, ce que nous avons écrit à ce sujet.
séif katan 25
- (כו) האידנא וכו' - ר"ל דאף דבזמן הש"ס לא אסרו רק ללתות השעורים מפני שהן רכים [וה"ה שבולת שועל ושיפון ג"כ בכלל שעורים לענין זה] וממהרים להחמיץ ויש לחוש שמא יבואו לידי חימוץ בשעת הלתיתה אבל חטים שהן בטבען קשים אינם ממהרין להחמיץ ומותר ללותתן והאידנא אסרוה מפני שאין אנו בקיאין בלתיתה וכדלקמיה:(26) De nos jours, etc. – C'est-à-dire : bien qu'à l'époque du Talmud on n'ait interdit que d'humecter l'orge, parce qu'elle est tendre [et il en va de même de l'avoine et du seigle, qui sont inclus dans l'orge à cet égard] et qu'elle fermente vite, de sorte qu'il est à craindre qu'elle ne parvienne à la fermentation au moment de l'humectage – alors que le blé, qui est dur par nature, ne fermente pas vite et qu'il était permis de l'humecter –, de nos jours on l'a interdit, car nous ne sommes pas experts dans l'humectage, comme il va être expliqué.
séif katan 26
- (כז) אסור ללתות - פי' לתיתה כתב הרמב"ם שבוללין החטים במים וטוחנין אותם מיד ורש"י פירש לשורן במים מעט קודם הטחינה להסיר מורסנן כדי שתהא סולתן נקיה ואסרו הגאונים לפי שאין אנו בקיאין ללתות יפה שלא יבואו לידי חמוץ בשעת הלתיתה ועוד שמא יבואו לשהות מעט אחר גמר הלתיתה קודם הטחינה ויבוא לידי חימוץ. ואם עבר ולתת אסור לאוכלן וליהנות מהן בימי הפסח ומ"מ להשהות קמח החטים הלתותים מותר בפסח אם שרן במים מעט וטחנן מיד אחר הלתיתה אבל שעורים אפשר דאפילו באופן זה אסור להשהות לכתחלה דאפשר כיון דרכיכה נתחמצו ע"י הלתיתה:(27) Il est interdit d'humecter – Explication de l'humectage (letita) : le Rambam a écrit qu'on mélange le blé avec de l'eau et qu'on le moud aussitôt ; et Rachi a expliqué qu'on le fait tremper un peu dans l'eau avant la mouture pour en enlever le son, afin que la fleur de farine soit propre. Les Guéonim l'ont interdit, parce que nous ne sommes pas experts pour bien humecter sans que le grain parvienne à la fermentation au moment de l'humectage ; et aussi de peur qu'on n'en vienne à attendre un peu, après la fin de l'humectage, avant la mouture, et qu'il parvienne à la fermentation. Si l'on a transgressé et humecté, il est interdit de manger ce blé et d'en tirer profit pendant les jours de Pessa'h ; néanmoins, garder pendant Pessa'h la farine de blé humecté est permis, si on l'a fait tremper un peu dans l'eau et qu'on l'a moulu aussitôt après l'humectage. Mais pour l'orge, il est possible que même de cette manière il soit interdit de la garder lekhat'hila, car, étant tendre, elle a peut-être fermenté par l'humectage.
séif katan 27
- (כח) בין חטים בין שעורים - והריפות שקורין גאגעלא"ך או גרויפי"ן העשויין מחמשת המינים אסור להשהותן לכו"ע ששורין אותן הרבה במים קודם כתיתתן ונעשים חמץ גמור ואף אם עבר והשהה אותן יש אוסרין למכור לעכו"ם אחר הפסח ובא"ר בשם זקנו מצדד להתיר למכור לגוי אחר הפסח אם לא נתבקעו ע"י שרייתן שכל שלא נתבקעו אינו ודאי חמץ אלא ספק חמץ ויש להקל בעבר עליו הפסח שאינו אלא איסור דרבנן ע"ש ומ"מ בגרויפי"ן שעושין משבולת שועל ששורין את הש"ש מקודם הרבה עד שמתבקעים הוא חמץ ודאי לכ"ע וע"כ אפילו למכרו לעכו"ם אחר הפסח אסור:(28) Que ce soit le blé ou l'orge – Et les gruaux, appelés Gegelach ou Graupen, faits des cinq espèces, il est interdit selon tous de les garder, car on les fait beaucoup tremper dans l'eau avant de les concasser, et ils deviennent du 'hamets à part entière. Et même si l'on a transgressé et qu'on les a gardés, certains interdisent de les vendre à un non-Juif après Pessa'h ; l'Eliya Rabba, au nom de son grand-père, penche pour permettre de les vendre à un non-Juif après Pessa'h s'ils ne se sont pas fendus par le trempage, car tant qu'ils ne se sont pas fendus, ce n'est pas du 'hamets certain mais seulement un doute de 'hamets, et l'on peut être indulgent pour du 'hamets sur lequel Pessa'h est passé, qui n'est qu'un interdit rabbinique (voir là-bas). Néanmoins, les gruaux que l'on fait avec de l'avoine, que l'on fait d'abord beaucoup tremper jusqu'à ce qu'elle se fende, sont du 'hamets certain selon tous ; c'est pourquoi même les vendre à un non-Juif après Pessa'h est interdit.
séif katan 28
- (כט) קמח כל השנה - ה"ה בנותן בו פעם אחת צריך להתיר התפירות [אחרונים]:(29) De la farine toute l'année – Il en va de même si l'on y en a mis une seule fois : il faut défaire les coutures [A'haronim].
séif katan 29
- (ל) ומכבסים אותם יפה - והכבוס לפסח צריך להיות דוקא בשפשוף בחמין ולא בצונן וגם באפר וחביטה:(30) Et qu'on les lave bien – Le lavage pour Pessa'h doit se faire précisément en frottant à l'eau chaude et non à l'eau froide, et aussi avec de la cendre et en battant.
séif katan 30
- (לא) צריכים להתיר וכו' - הטעם שהקמח שבתוך התפירות אינו יוצא ע"י כיבוס וגרע עוד יותר שהמים נכנסים שם במקצת ומרטיב להקמח הנמצא שם ונדבק שם בהקמטים ויוכל להתערב אח"כ משהו מהם בהקמח וכתב המ"א בסי' תנ"א סקל"ו דגם צריך לגרור בסכין היטב את החמץ קודם הכבוס במקום שהיו התפירות:(31) Il faut défaire, etc. – La raison en est que la farine qui est dans les coutures ne sort pas par le lavage ; et c'est même pire, car l'eau y pénètre en partie, humecte la farine qui s'y trouve, celle-ci colle dans les plis, et un peu pourrait ensuite se mélanger à la farine. Le Maguen Avraham a écrit au siman 451, séif katan 36, qu'il faut aussi bien gratter au couteau le 'hamets avant le lavage, à l'endroit où se trouvaient les coutures.
séif katan 31
- (לב) בקצוות - וה"ה אימרא שקורין זוי"ם [אחרונים]. כתבו האחרונים דלכתחלה יותר טוב לקנות חדשים דאפילו כל השק קשה לכבסו היטב שלא ישאר בו מעט חמץ בנקבי האריגה. ובדיעבד אפילו לא התיר התפירות כלל קודם הכביסה ונתן קמח אין לאסור הקמח וכתב הח"א דאם נמצא בתוך התפירות כמו עיסה שנתייבש אפילו בדיעבד אסור אפילו קודם פסח שהרי פרורין לא נקרא לח וחוזר וניעור ולענין אם מהני ריקוד הקמח בזה עיין לקמן בסימן תס"ו ס"ד במ"ב ובה"ל שם:(32) Aux extrémités – Il en va de même de l'ourlet, appelé Saum [A'haronim]. Les A'haronim ont écrit qu'il est préférable, lekhat'hila, d'en acheter de neufs, car même le sac entier est difficile à bien laver sans qu'il reste un peu de 'hamets dans les trous du tissage. Bediavad, même si l'on n'a pas du tout défait les coutures avant le lavage et qu'on y a mis de la farine, il n'y a pas lieu d'interdire la farine. Le 'Hayé Adam a écrit que si l'on trouve dans les coutures comme de la pâte desséchée, c'est interdit même bediavad, même avant Pessa'h, car des miettes ne sont pas appelées « liquide » et se « réveillent ». Quant à savoir si le tamisage de la farine est efficace dans ce cas, voir plus loin, siman 466, séif 4, la Michna Beroura et le Biour Halakha.
séif katan 32
- (לג) מטולאים - וה"ה שק שנתן בו פ"א קמח של פסח ורוצה לכבסם וליתן בהם קמח צריך להתיר ג"כ התפירות והטלאים דאל"כ יתחמץ הקמח שבתוך הקמטים ע"י הכביסה:(33) S'ils sont rapiécés – Il en va de même d'un sac dans lequel on a mis une fois de la farine de Pessa'h, et qu'on veut laver pour y mettre de la farine : il faut aussi défaire les coutures et les pièces, car sinon la farine qui est dans les plis fermentera par le lavage.
séif katan 33
- (לד) ע"ג בהמה - כי הקמח מתחמם מגוף הבהמה שהוא חם ועי"כ הוא ממהר להחמיץ בשעת הלישה ועוד שרגילות הבהמה להזיע תחת כובד המשא ואפשר שזיעת הבהמה מחמצת כמו מים ואם עבר והניח ע"ג בהמה אין לאסור בדיעבד ועכ"פ צריך להמתין מעל"ע עד הלישה שיתקרר הקמח וכדלקמן ס"ט:(34) Sur un animal – Car la farine se réchauffe au contact du corps de l'animal, qui est chaud, et de ce fait elle fermente vite au moment du pétrissage ; de plus, l'animal a l'habitude de suer sous le poids de la charge, et il se peut que la sueur de l'animal fasse fermenter comme l'eau. Si l'on a transgressé et posé les sacs sur un animal, il n'y a pas lieu d'interdire bediavad ; mais en tout cas, il faut attendre vingt-quatre heures avant le pétrissage, pour que la farine refroidisse, comme on le verra plus loin, séif 9.
séif katan 34
- (לה) וכן יזהר וכו' - ג"כ מטעם שמתחמם הקמח וכנ"ל ואם הניח צריך ג"כ להמתין מעל"ע וכנ"ל:(35) De même, on veillera, etc. – Également pour la raison que la farine se réchauffe, comme dit plus haut ; et si on les a posés ainsi, il faut également attendre vingt-quatre heures, comme dit plus haut.
séif katan 35
- (לו) זה על זה - וה"ה שלא ישב על השקים של קמח וכנ"ל:(36) Les uns sur les autres – Il en va de même : on ne s'assiéra pas sur les sacs de farine, comme dit plus haut.
séif katan 36
- (לז) לנקר הרחיים - וגם לכסות כל הכלים בבגד פשתן או שירחצו את הכלים היטב שלא ישאר בהם קמח מחומץ מכל השנה ונכון לעשות כיס חדש לרקד בו הקמח לצורך פסח ולא להצניע משנה לשנה כיס הרחיים וכ"ש שאין משתמשין בכיס ישן אפילו ע"י הדחה ושפשוף והגעלה וכדלעיל בסימן תנ"א סי"ח בהג"ה ואין חילוק בכל זה בין אם הוא טוחן לצורך פסח אחר פורים או קודם פורים [כ"כ כמה אחרונים]:(37) De piquer la meule – Et aussi de couvrir tous les ustensiles d'une toile de lin, ou de bien laver les ustensiles afin qu'il n'y reste pas de farine fermentée de toute l'année. Il convient de faire un nouveau sac pour y tamiser la farine destinée à Pessa'h, et de ne pas garder d'une année à l'autre le sac du moulin ; et à plus forte raison on ne se sert pas d'un vieux sac, même en le rinçant, en le frottant et en l'ébouillantant, comme dit plus haut, siman 451, séif 18, dans la glose. Il n'y a, dans tout cela, aucune différence selon qu'on moud pour Pessa'h après Pourim ou avant Pourim [c'est ce qu'ont écrit plusieurs A'haronim].
séif katan 37
- (לח) משום דזמנין וכו' - וכן צריך ליזהר ג"כ כשטוחנן ברחיים תבואה לתותה לא יטחון באותו בית לפסח אפילו ברחיים אחרת שהאבק פורח ומתערב יחד ואפילו אם נאמר דיש ששים מ"מ לכתחלה יש ליזהר ולכן יעשה מחיצה ביניהם מן הקרקע ממטה עד התקרה:(38) Car parfois, etc. – De même, il faut aussi veiller, lorsqu'on moud des grains humectés dans un moulin, à ne pas moudre dans la même maison pour Pessa'h, même dans un autre moulin, car la poussière vole et se mélange ; et même si l'on dit qu'il y a soixante fois plus, il faut néanmoins faire attention lekhat'hila. C'est pourquoi on fera entre eux une cloison allant du sol, en bas, jusqu'au plafond.
séif katan 38
- (לט) לסולת - וכ"ש במקומות שכל השנה טוחנין בהם שעורים חמוצים (שקורין מאל"ץ) ועודם לחים קצת ונדבקין ברחיים [לבוש] וכתבו האחרונים שמכל מקום בדיעבד או בשעת הדחק שא"א לנקר הרחיים כי הוא סמוך לפסח וכיו"ב מותר לטחון בלי נקור רק שיאפה הכל קודם פסח [ונראה דעכ"פ צריך לרקד הקמח שמא נתערב איזה פירור יבש בתוך הקמח] וה"ה אם טחנו לפסח ובאותו בית טחנו בריחיים תבואה לתותה אף שהאבק נתערב יחד אין לאסור בדיעבד כיון שהוא קודם פסח דאז בטל:(39) De la fleur de farine – Et à plus forte raison dans les endroits où, toute l'année, on y moud de l'orge fermentée (appelée Malz) encore un peu humide, qui colle à la meule [Levouch]. Les A'haronim ont écrit que néanmoins, bediavad, ou en cas de nécessité pressante où il est impossible de piquer la meule parce que c'est proche de Pessa'h ou pour une raison semblable, il est permis de moudre sans piquage, à condition de tout cuire avant Pessa'h [et il semble qu'en tout cas il faille tamiser la farine, de peur qu'une miette sèche ne s'y soit mélangée]. De même, si l'on a moulu pour Pessa'h et que dans la même maison on a moulu des grains humectés, bien que la poussière se soit mélangée, il n'y a pas lieu d'interdire bediavad, puisque c'est avant Pessa'h, où le 'hamets est annulé.
séif katan 39
- (מ) שומרים אותו וכו' - או אוכלים אותו קודם פסח והטעם בכ"ז שמא נתערב בהם מעט ממה שנדבק בריחיים:(40) On la garde, etc. – Ou on la mange avant Pessa'h. La raison de tout cela est qu'il s'y est peut-être mélangé un peu de ce qui collait à la meule.
séif katan 40
- (מא) לילך בעצמם - שמצוה בו יותר מבשלוחו. ועכ"פ ראוי להניח ברחיים שומר איש ירא שמים ובקי בדינים קצת ולא ע"ה כדי שלא יביא הדבר לידי חשש חימוץ וכ"ש שלא יושיב קטן לשומר:(41) D'aller eux-mêmes – Car c'est une plus grande mitsva de le faire soi-même que par son émissaire. En tout cas, il convient de placer au moulin un surveillant, un homme craignant D.ieu et connaissant un peu les lois, et non un ignorant, afin que la chose n'amène pas de crainte de fermentation ; et à plus forte raison, on ne placera pas un enfant comme surveillant.
séif katan 41
- (מב) יום או יומים - ועכ"פ לינת לילה לפחות ואפילו בנטחן ע"י בהמות ג"כ צריך להמתין דבזה ג"כ הקמח חם ואפילו אם מרקד הקמח לא אמרינן דמתקרר עי"ז:(42) Un jour ou deux – Ou en tout cas au moins une nuit. Et même si la farine a été moulue par des animaux (dans un moulin actionné par des bêtes), il faut aussi attendre, car dans ce cas aussi la farine est chaude ; et même si l'on tamise la farine, nous ne disons pas qu'elle refroidit de ce fait.
séif katan 42
- (מג) שאסור ללוש - ואם עבר ולש אין לאסור בדיעבד רק שישמרנו היטב מחימוץ דהיינו שיעסוק בה בזריזות יותר מבשאר עיסות:(43) Il est interdit de pétrir – Et si l'on a transgressé et pétri, il n'y a pas lieu d'interdire bediavad ; seulement, on la gardera bien de la fermentation, c'est-à-dire qu'on la travaillera avec plus de diligence que les autres pâtes.
séif katan 43