Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
Choul'han Aroukh, Ora'h 'Hayim 446 →- (א) יוציאנו וכו' - ר"ל יוציאנו מרשותו מיד שלא יבוא לידי מכשול אכילה קודם הביעור:(1) Il doit le sortir, etc. – c'est-à-dire le sortir de son domaine immédiatement, afin de ne pas en venir à l'écueil de le manger avant la destruction.
séif katan 1
- (ב) ויבערנו מיד - ואם צריך לברך על ביעור חמץ היכא שכבר בדק וביטל כדינו קודם פח עיין בסוף סימן תל"ה במ"ב:(2) Et le détruire immédiatement – et pour savoir s'il faut réciter la bénédiction sur la destruction du 'hamets lorsqu'il a déjà fait la recherche et l'annulation selon la règle avant Pessa'h, voir à la fin du siman 435, dans la Michna Beroura.
séif katan 2
- (ג) יכפה עליו כלי - דדלמא אתי למיכליה:(3) Il retourne sur lui un ustensile – de peur qu'il n'en vienne à le manger.
séif katan 3
- (ד) לפי וכו' - ר"ל דאם היה מותר לטלטל היה צריך להוציאו לחוץ או לשורפו ולא היו מתירין להשהות בבית ע"י כפיית כלי:(4) Car, etc. – c'est-à-dire que, s'il était permis de le déplacer, il faudrait le sortir dehors ou le brûler, et on n'aurait pas permis de le garder dans la maison en retournant simplement un ustensile sur lui.
séif katan 4
- (ה) שלא יוכל וכו' - דמוקצה הוא דהא אסור באכילה ובהנאה:(5) Qu'il ne peut pas, etc. – car il est mouktsé (exclu de tout usage, interdit à la manipulation le jour de fête), puisqu'il est interdit à la consommation et au profit.
séif katan 5
- (ו) לשורפו במקומו - אפילו אינו מזיז החמץ כלל מפני שהוא הבערה שלא לצורך היום. והנה מסתימת השו"ע משמע דאפילו בחמץ שלא ביטלו כגון שנתחמץ ביו"ט דא"א לבטלו ועובר על בל יראה אפ"ה אין תקנה רק בכפיית כלי אבל הרבה פוסקים סוברים דדוקא בחמץ שביטלו קודם יו"ט דאינו עובר בב"י רק מדרבנן צריך ביעור כדי שלא יבוא לאכול סגי בכפיית כלי אבל בחמץ שלא ביטל אתי לאו דבל יראה ודחי עכ"פ טלטול דרבנן וע"כ מותר לטלטלו ולהשליכו לנהר או לבית הכסא או לפררו ולזרוק לרוח. ואפילו לשרוף מותר לכמה פוסקים דמתוך שהותרה הבערה לצורך הותרה נמי שלא לצורך בכגון זה שהוא צורך היום קצת. וכתבו האחרונים שנהגו העולם כדעה הראשונה וכסתימת השו"ע ובכל גווני כופין עליו כלי מ"מ היכי דנהוג כסברא האחרונה נהוג ואין להם לבטל מנהגם וכ"ז דוקא בחמץ גמור ומשום לתא דב"י וב"י אבל בתבשיל שנאסר משום שמצא בו חטה וכדומה אפילו לסברא אחרונה אסור לבערו ביו"ט אלא יכפה עליו כלי וישהנו עד חוה"מ והסכימו הרבה אחרונים דאפילו נמצא החטה בתבשיל בשביעי של פסח דאם ישהנו עד שנכנס יום האחרון יהיה מותר להשהותו וכדמבואר בסימן תס"ז ס"י ונמצא כמשהה החמץ ע"מ לקיימו אפ"ה אין לו לבערו בפסח ואפילו ע"י עכו"ם אלא כופה עליו כלי ואחר יו"ט שורף החטה ואוכל התבשיל:(6) Le brûler sur place – même s'il ne bouge pas du tout le 'hamets (c'est interdit), car c'est allumer un feu sans nécessité pour le jour même. Or, de la formulation sans réserve du Choulhan Aroukh, il ressort que même pour du 'hamets qu'il n'a pas annulé, par exemple du 'hamets qui est devenu 'hamets pendant Yom Tov, qu'il est impossible d'annuler, et pour lequel il transgresse l'interdit de bal yéraé (« il ne sera pas vu »), il n'y a malgré cela pas d'autre remède que de retourner un ustensile dessus. Mais beaucoup de décisionnaires pensent que c'est seulement pour du 'hamets qu'il a annulé avant Yom Tov, pour lequel il ne transgresse pas bal yéraé, et qui n'a besoin d'être détruit que d'ordre rabbinique, afin qu'il n'en vienne pas à le manger, qu'il suffit de retourner un ustensile dessus ; mais pour du 'hamets qu'il n'a pas annulé, l'interdit de bal yéraé de la Torah vient repousser au moins l'interdit de déplacement (de mouktsé), qui est d'ordre rabbinique ; c'est pourquoi il est permis de le déplacer et de le jeter au fleuve ou aux toilettes, ou de l'émietter et de le jeter au vent. Et même le brûler est permis selon plusieurs décisionnaires, car « puisque l'allumage du feu a été permis pour une nécessité (de nourriture), il a aussi été permis sans nécessité » (mitokh), dans un cas comme celui-ci, où il y a un certain besoin pour le jour. Et les A'haronim ont écrit que l'usage général suit le premier avis et la formulation sans réserve du Choulhan Aroukh, et que dans tous les cas on retourne un ustensile sur lui. Néanmoins, là où l'on a l'usage de suivre le dernier avis, on suit cet usage, et on ne doit pas abolir leur usage. Et tout cela ne concerne que le 'hamets véritable, en raison de l'interdit de bal yéraé et bal yimatsé (« il ne sera pas trouvé »). Mais pour un plat qui a été interdit parce qu'on y a trouvé un grain de blé ou un cas semblable, même selon le dernier avis, il est interdit de le détruire à Yom Tov ; il faut plutôt retourner sur lui un ustensile et le garder jusqu'à 'Hol HaMoèd. Et beaucoup d'A'haronim se sont accordés à dire que même si le grain de blé a été trouvé dans le plat le septième jour de Pessa'h, de sorte que s'il le garde jusqu'à l'entrée du dernier jour (le huitième, en diaspora), il lui sera permis de le garder, comme il est expliqué au siman 467, séif 10, et qu'il se trouve donc comme quelqu'un qui garde du 'hamets dans l'intention de le conserver, malgré cela il ne doit pas le détruire pendant la fête de Pessa'h, même par l'intermédiaire d'un non-Juif ; il retourne plutôt sur lui un ustensile, et après Yom Tov il brûle le grain de blé et mange le plat.
séif katan 6
- (ז) אסור - וכתבו האחרונים דאם יש נכרי לפניו יכול להטילו לים או לבית הכסא על ידו ואפילו בחמץ שכבר ביטלו דאינו צריך ביעור רק מדרבנן משום דטלטול ע"י נכרי הוא שבות דשבות ומותר במקום מצוה וכדמבואר לעיל בסימן שכ"ה ס"ב ובסימן תמ"ד ס"ד בכגון זה עיי"ש ומ"מ אין העולם נוהגין כן ובכל גווני כופין עליו כלי:(7) Est interdit – et les A'haronim ont écrit que, s'il y a un non-Juif devant lui, il peut le jeter à la mer ou aux toilettes par son intermédiaire, même pour du 'hamets qu'il a déjà annulé, qui n'a besoin d'être détruit que d'ordre rabbinique, car le déplacement par un non-Juif est un chevout dichvout (un interdit rabbinique sur un interdit rabbinique), qui est permis dans un cas de mitsva, comme il est expliqué plus haut au siman 325, séif 2, et au siman 444, séif 4, dans un cas semblable ; voir là-bas. Néanmoins, l'usage général n'est pas ainsi, et dans tous les cas on retourne un ustensile sur lui.
séif katan 7
- (ח) לענין זה - ר"ל דאם מצא חמץ ביו"ט שני אינו כופה עליו את הכלי אלא יוציאנו ויבערנו מיד וה"ה אם מצא ביו"ט ראשון שצריך לכפות עליו כלי יעמוד כן עד הלילה וכשיגיע יו"ט שני יבערנו ועיין בשכנה"ג והובא בא"ר שכמה פוסקים חולקים ע"ז דיו"ט שני שוינהו רבנן כיו"ט ראשון לכל דבר. ולהלכה הסכימו האחרונים דאם כבר ביטל חמצו יו"ט שני כראשון רק אם לא ביטל חמצו או נתחמץ תוך הפסח דאינו בכלל ביטול והיה בזה שיעור כזית דלכו"ע עובר בזה על בל יראה ובל ימצא יש לסמוך בזה על סברת היש מי שאומר ולטלטל בעצמו החמץ להשליכו לים או לבית הכסא מאחר שלדעת רוב ראשונים מותר בזה גם ביו"ט הראשון:(8) À cet égard – c'est-à-dire que, s'il a trouvé du 'hamets le second jour de Yom Tov, il ne retourne pas d'ustensile sur lui, mais le sort et le détruit immédiatement ; et de même, s'il en a trouvé le premier jour de Yom Tov, où il doit retourner sur lui un ustensile, il le laisse ainsi jusqu'à la nuit, et à l'arrivée du second jour de Yom Tov il le détruit. Et voir le Knesset HaGuedola, rapporté par l'Eliya Rabba, selon lequel plusieurs décisionnaires contestent cela, car les Sages ont assimilé le second jour de Yom Tov au premier jour de Yom Tov en toute chose. Et pour la halakha, les A'haronim se sont accordés à dire que, s'il a déjà annulé son 'hamets, le second jour de Yom Tov est comme le premier ; mais s'il n'a pas annulé son 'hamets, ou que celui-ci est devenu 'hamets pendant Pessa'h, de sorte qu'il n'est pas inclus dans l'annulation, et qu'il y en a la mesure d'un kezayit, de sorte que selon tous il transgresse par là bal yéraé et bal yimatsé, on peut s'appuyer en cela sur l'avis du « il y a un avis selon lequel » (rapporté au séif 2), et même déplacer soi-même le 'hamets pour le jeter à la mer ou aux toilettes, puisque, selon la plupart des Richonim, cela est permis même le premier jour de Yom Tov (voir séif katan 6).
séif katan 8
- (ט) ה"ז דוחפו - אף דאין החמץ שלו ואינו עובר בב"י מ"מ אסור להשהותו ברשותו דלמא אתי למיכל מיניה בשעה שעולה על הגג להשתמש בו:(9) Celui-ci le repousse – bien que le 'hamets ne lui appartienne pas et qu'il ne transgresse pas bal yéraé, il est néanmoins interdit de le garder dans son domaine, de peur qu'il n'en vienne à en manger au moment où il monte sur le toit pour s'en servir.
séif katan 9
- (י) בקנה - וליגע בו בידים אסור דלמא אתי למיכל מיניה ואע"ג דחמץ שלו מטלטלו ושורפו בחוה"מ וכדלעיל בס"א התם שאני דכיון שהוא מחזר עליו לשורפו לא חיישינן שמא ישכח ויאכלנו:(10) Avec un bâton – mais le toucher avec les mains est interdit, de peur qu'il n'en vienne à en manger. Et bien que son propre 'hamets, il le déplace et le brûle pendant 'Hol HaMoèd, comme dit plus haut au séif 1, là-bas c'est différent : puisqu'il s'en occupe pour le brûler, on ne craint pas qu'il oublie et le mange.
séif katan 10
- (יא) דאסור לטלטלו וכו' - היינו אף ע"י דחיפה בקנה דטלטול מן הצד שמיה טלטול וישהנו עד חוה"מ ואח"כ ידחפנו לגגו של עכו"ם או לר"ה:(11) Car il est interdit de le déplacer, etc. – c'est-à-dire même en le repoussant avec un bâton, car un déplacement indirect (tiltoul min hatsad) est considéré comme un déplacement ; il le garde donc jusqu'à 'Hol HaMoèd, et ensuite il le repousse sur le toit du non-Juif ou dans le domaine public.
séif katan 11
- (יב) ואינו יודע וכו' - דין זה הוא לפי מנהג זמנם שהיו אופין מצות עבה קצת ולא היו חלוקין בתארם מככרות של חמץ:(12) Et il ne sait pas, etc. – cette règle est selon l'usage de leur époque, où l'on cuisait des matsot un peu épaisses, qui ne différaient pas d'aspect des pains de 'hamets.
séif katan 12
- (יג) בתר בתרא - והרי משתמשין כעת רק במצה בכל הבית ועוד שהרי בדק את הבית כדין קודם פסח ולא נשאר מחמץ כלום ובודאי היא ממצה שמשתמשין באחרונה. וכתבו האחרונים דאפילו מצא הפת בגומא או בחור אין חוששין שמא לא ראה אותה בשעת הבדיקה שמן הסתם בדק כדינו בחורין ובסדקין כמו שנתבאר לעיל בסימן תל"ג ודוקא כשהגומא מגולה אבל אם מצא פת בגומא שאינה נראית לכל כגון שמצא בחריץ ובשולי התיבה ומכוסה בקרשי שולי התיבה ואינו נראה לכל יש לחוש שמא פת זו היא חמץ וחייב לבערה מיד. ועיין בבה"ל מה שכתבנו בשם הר"ח בעיקר דינו דסעיף זה:(13) Le dernier état – or on n'utilise maintenant que de la matsa dans toute la maison ; de plus, il a vérifié la maison selon la règle avant Pessa'h et il n'est resté aucun 'hamets ; c'est donc certainement un morceau de la matsa qu'on utilise en dernier. Et les A'haronim ont écrit que même s'il a trouvé le pain dans une cavité ou dans un trou, on ne craint pas qu'il ne l'ait pas vu au moment de la recherche, car on présume qu'il a cherché selon la règle dans les trous et les fentes, comme il a été expliqué plus haut au siman 433. Et cela ne vaut que lorsque la cavité est découverte ; mais s'il a trouvé du pain dans une cavité qui n'est pas visible à tous, par exemple s'il l'a trouvé dans une fente au fond d'un coffre, recouvert par les planches du fond du coffre, et non visible à tous, il faut craindre que ce pain ne soit du 'hamets, et il est obligé de le détruire immédiatement. Et voir dans le Biour Halakha ce que nous avons écrit au nom du Ra'h au sujet du principe même de la règle de ce séif.
séif katan 13